FAUT-IL CRAINDRE LA VOLATILITE DES MARCHES BOURSIERS ?

Photo : The Associated Press/Richard Drew


La sérieuse correction enregistrée en ce début d’année par les places boursières à l’échelle mondiale ne peut réellement surprendre. Dés fin 2017, nombre d’analystes mettaient en garde contre le risque de volatilité des marchés d’actions en invitant les actionnaires à prendre leurs bénéfices. Néanmoins, au vu de la tendance actuelle, certains analystes n’hésitent pas à juger ce brutal ajustement aussi nécessaire que sain. Histoire de se rassurer, on retiendra que depuis le 31 décembre 2011, date du dernier recul des marchés, les progressions des indices boursiers ont été impressionnantes. En réalité, plusieurs phénomènes expliquent l’euphorie sur le marché des actions, notamment la forte progression des bénéfices des entreprises et des taux d’intérêts maintenus très bas en raison des politiques accommodantes menées par les banques centrales. Conséquence, les bourses mondiales se sont nettement appréciées sur 2017 atteignant des sommets historiques de valorisation. Jusqu’à ce que le doute s’empare des acteurs et provoque ce qui a le même goût, la même apparence qu’un krach mais se  doit en l’instant présent d’être qualifié de mini.
Le signal envoyé vendredi en clôture par la Bourse de New York qui a rebondi après avoir chuté de plus de 4% la veille, à l’issue d’une semaine de grande volatilité, va t’il rassurer les places boursières ? Cliquez ici pour lire la suite et écouter la chronique audio

LA HAUSSE DES COURS DU PETROLE RALLUME LES MARCHES BOURSIERS

Quelque peu déconfites par la valse-hésitation de la Fed d’augmenter ou non ses taux et par une économie mondiale en panne de perspectives encourageantes, les places boursières frappées de léthargie se sont ressaisies en ce lundi 19 septembre chauffées par le pétrole.
En clôture le CAC 40 affichait ainsi à la clôture un gain de 1,43 %, à 4.394,19 points, après une semaine morose (-3,5%).
Même si le volume des échanges a été faible (2,5 milliards d’euros) toutes les places financières européennes ont suivi l’évolution des valeurs pétrolières et minières dopées par les cours de l’or noir. A Londres le Footsie a pris 1,48 % et à Francfort le Dax a gagné 0,93 %. Le baril se traite à 46,90 dollars pour la référence de Brent de la mer du Nord (+ 1,85 %), qui sert de repère en Europe, et à 44,12 dollars pour le WTI américain (+ 2 %). La tendance haussière s’est confirmée à Wall Street, soutenue par les valeurs financières et l’énergie, à la veille de la réunion de deux jours de la Réserve fédérale portant sur les taux d’intérêt. A en croire les sondages, si la probabilité d’une hausse des taux directeurs en septembre est de 18 %, elle monte à 26,8 % pour la réunion de novembre et à 55,5 % en décembre.
Bien que l’économie américaine affiche de bons résultats en matière d’emploi et d’inflation, nombreux sont les investisseurs, économistes, observateurs voire décideurs politiques à estimer que l’économie US n’est toujours pas prête à encaisser des taux plus élevés.
On comprend donc que l’intervention de Janet Yellen, présidente de la Fed, soit très attendue. D’autant que la Banque du Japon (Boj) entamera également mardi une réunion de deux jours de son conseil de politique monétaire.
Force est de constater que les cours du pétrole et le climat d’incertitude qui entoure les taux directeurs aux Etats-Unis, sont pour beaucoup dans les mouvements en dents de scie des indicateurs boursiers depuis déjà un certain temps. Surtout lorsqu’on constate à quel point les cours du pétrole particulièrement volatiles soufflent le chaud et le froid. Lire la suite