EN PLEIN ELAN – Chronique actualisée le 9 juin 2018 à 21H

Députés et sénateurs ont intérêt à tenir le rythme s’ils veulent que l’Elan entendez la loi dite : « Evolution du logement, aménagement et numérique » soit votée au Parlement d’ici l’été.
Le nombre impressionnant d’amendements, près de 2.000 restant encore à examiner, témoigne en effet de la taille gigantesque du chantier qui devrait contraindre les législateurs à des prolongations durant le week-end.
Il faut reconnaître que dés qu’on touche au logement privé et social, on s’aperçoit très vite de la complexité du jeu de construction, compte tenu du nombre de pièces qui doivent être simultanément repensées, qu’il s’agisse entre autres de l’encadrement des loyers, des règles d’urbanisme, des permis de construire, des baux numériques, des copropriétés, de locations touristiques, de logements pour handicapés, de transformation de bureaux en logements…
Sans nier le caractère positif des actions menées précédemment, force est de reconnaître que ces dernières n’ont pas permis de répondre à tous les problèmes posés.
La phrase qui introduit le projet de loi ELAN résume clairement la situation : « Notre politique du logement est encore trop pensée pour les besoins d’hier, et pas assez pour ceux d’aujourd’hui, encore moins ceux de demain ». Lire la suite

LE LOGEMENT S’ANNONCE COMME L’UN DES DOSSIERS CHAUDS DE LA RENTREE

L’illustration de cette chronique se veut significative. Tout reste à faire !
Annoncée par le Premier ministre Édouard Philippe lors de son discours de politique générale avant que Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics ne la confirment, la réduction dés octobre des aides au logement n’a pas manqué de susciter de vives réactions de réprobation.
Car les aides au logement bénéficient en France à environ 6,5 millions de personnes.
Au nombre de trois et non cumulables, ces aides appelées APL, Alf et Als s’adressent aux personnes dont les ressources sont particulièrement modestes : jeunes, salariés ou non , retraités, étudiants. Elles sont attribuées sur la base de critères clairement définis.
Elles visent à la fois l’accession à la propriété et la location dans le neuf comme dans l’ancien.
Mais ces aides au logement coûtent chaque année quelque 18,5 milliards d’euros au budget de l’Etat. D’où la tentation de tirer sur la couverture sociale. Lire la suite