FALSE ALARM : NOUS L’AVONS ECHAPPE BELLE

Vous ne vous en êtes peut-être pas rendu compte, mais nous l’avons échappé belle ce week-end. L’alerte au missile balistique lancée par erreur, samedi 13 janvier, peu avant 8 heure, à Hawaï, via sms et réseaux sociaux aux habitants de l’archipel isolé dans le Pacifique central aurait pu avoir des répercussions incalculables.
Tout d’abord parce que Hawaï, archipel volcanique où vivent 1,5 millions d’individus est un État américain.
Ensuite parce qu’en dépit de l’apaisement dernièrement constaté dans le cadre de l’organisation des Jeux olympiques d’hiver en Corée du Sud, les récents lancements de missiles balistiques et essais nucléaires auxquels à procédé la Corée du Nord, étaient à l’origine de la montée en puissance du climat de tension entre Kim Jong-Un et Donald Trump, qui comme on le sait a le tweet rapide et un gros bouton sur son bureau.
En réalité, il s’agissait d’une fake news ou plus exactement d’une false alarm, autrement dit d’une gravissime erreur humaine, survenue lors de la relève d’une équipe de l’agence locale de gestion des événements d’urgence (EMA ) qui dépend du ministère américain de la Justice et utilise aux Etats-Unis le même système Amber pour l’alerte enlèvement dont la fiabilité a toujours été contestée.
Qu’une personne ait par mégarde appuyé sur le mauvais bouton témoigne de la légitimité des craintes que suscitent la gestion des systèmes d’alerte et les risques récurrents de dérapages, de bévues qu’ils comportent.
Fort heureusement, le gouverneur de Hawaï, David Ige, et l’agence locale de gestion des événements d’urgence (EMA) ont démenti, dans les minutes qui ont suivi, l’alerte portant sur l’arrivée d’un missile balistique.
Cet incident préoccupant qui ne peut être pris à la légère, a également montré que le président des Etats-Unis, inévitablement immédiatement informé, a su garder son sang froid.
Nous sommes néanmoins en présence d’une erreur humaine qui aurait pu être fatale et entrainer une réplique lourde de conséquences pour l’humanité et la paix mondiale. Lire la suite

COREES : UNE PREMIERE VICTOIRE OLYMPIQUE

C’est avec satisfaction qu’AWI constate aujourd’hui le net apaisement du climat de tension généré ces derniers mois par des échanges au ton guerrier entre Kim Jong-Un et Donald Trump sur fond de lancements de missiles balistiques et d’essais nucléaires menés par la Corée du Nord.

Des opérations et provocations qui ont légitimement inquiété la communauté internationale qui commençait à craindre très sérieusement un risque de clash de la part de l’un ou l’autre des belligérants.

C’était avant que les frères ennemis de la péninsule coréenne ne parviennent finalement à se retrouver mardi 9 janvier pour des pourparlers liés à la demande de participation de la Corée du Nord aux Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang.
Si le problème à l’origine du différend demeure entier, la période qui s’ouvre offre néanmoins une possible mise dans les starting-block de négociations aux dimensions élargies, notamment entre Washington et Pyongyang.

La chronique du 2 janvier 2017 intitulée : « Corée : des Olympiades pour endiguer un jeu dangereux » diffusée sur la webradio webtv tv indépendante, se voulait d’ailleurs optimiste concernant l’éventuelle participation d’athlètes nord-coréens aux Jeux olympiques d’hiver en Corée du Sud. Lire la suite

COREE DU NORD – COREE DU SUD : UNE TRÊVE POUR EVITER LE PIRE


Les pourparlers officiels entre la Corée du Nord et la Corée du Sud qui se tiendront mardi prochain dans le village de Panmunjeom, en Corée du Nord, à moins de 500 mètres de la frontière intercoréenne, dans la province de Hwanghae, augurent une trêve bienvenue.

Tout d’abord parce que de tels échanges entre ces deux pays n’ont pas eu lieu depuis décembre 2015. On ne peut donc que souhaiter que ces derniers contribuent à apaiser le vif climat de tension guerrière qui prévaut depuis 1950-1953 . On se doit également d’espérer que cette ouverture conduise Donald Trump et Kim Jong Un à mettre momentanément un terme aux provocations qui inquiètent légitimement la communauté internationale sur fond d’essais balistiques et nucléaires menés par la Corée du Nord.

Le report des exercices militaires à grande échelle menés conjointement par les Etats-Unis et la Corée du Sud dans cette région du monde, mais aussi et surtout l’organisation des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang auxquels comptent participer les Coréens du Nord et du Sud, mais aussi les Américains devraient offrir un retour au calme, même s’il n’est que relatif.

Preuve est apportée dans la péninsule coréenne de cet apaisement avec la présence de banderoles accrochées à une clôture de barbelés près de la zone militarisée séparant les deux Corées, à Paju, en Corée du Sud portant des messages en faveur de l’unification des deux Corées.
Toutefois, l’éclaircie qui se dessine dans la perspective des JO d’hiver demeure relativement aléatoire.

Kim reste en effet visiblement déterminé concernant la détention par son pays d’armes nucléaires, surtout lorsqu’il déclare à l’occasion de ses voeux développer en masse des missiles nucléaires pour un déploiement opérationnel et ajoute, une nouvelle fois, qu’il lancerait une frappe nucléaire si son pays était menacé.

Et c’est là que des images satellites viennent quelque peu ternir le souci d’apaisement.

Les analystes du site 38 North, qui suivent avec attention l’évolution de la situation en Corée du Nord, rapportaient dernièrement que Pyongyang s’apprêtait à tester un moteur-fusée dans une installation de Sohae, où tous les lancements de satellites ont eu lieu depuis 2012.

L’imagerie satellitaire du 25 décembre a notamment révélé qu’un nouveau test de moteur pourrait avoir lieu dans un proche avenir, même s’il ne s’agit pas, selon des sources bien informées , d’un nouveau lancement de fusée.
De plus, certains pays proches ne cachent pas leurs inquiétudes. Lire la suite

COREE : DES OLYMPIADES POUR ENDIGUER UN JEU DANGEREUX

Les Jeux Olympiques d’hiver qui se dérouleront du 9 au 25 février à Pyeongchang, en Corée du Sud, et seront suivis des Jeux paralympiques, du 9 au 18 mars, pourraient constituer une étape clé dans la course folle à la nucléarisation d’armements qui a conduit la Corée du Nord à générer une vive tension au sein du Conseil de sécurité de l’ONU. Autrement dit, ces olympiades pourraient s’avérer particulièrement bénéfiques sur le plan sportif mais aussi diplomatique. Du moins aimerait-on l’imaginer au regard des enjeux. Se saisir de cet évènement qui rassemble et réjouit les peuples pour ouvrir de nouvelles pistes de dialogue entre Pyongyang et Séoul, constituerait sans nul doute le plus bel exploit qu’on aimerait avoir à saluer, en ce début d’année 2018. Toujours est-il  qu’en présentant ses voeux de Nouvel An, Kim Jong-Un a semblé vouloir détendre l’atmosphère en proposant l’ouverture de discussions sur l’envoi d’une délégation nord-coréenne aux prochains Jeux Olympiques d’hiver. Persuadé de disposer d’armements nucléaires opérationnels dont la vocation serait à l’en croire, exclusivement dissuasive, il n’a pu s’empêcher de provoquer en précisant que le bouton de mise à feu était sur son bureau. Un détail qui n’a certainement pas échappé aux observateurs qui voient d’un très mauvais oeil les multiples essais balistiques menés ces derniers temps et n’apprécient pas davantage l’attitude belligérante de ce pays d’Asie orientale. Face à la menace qui pèse sur les Etats-Unis, il n’est donc guère surprenant que lors de sa fête du Nouvel An à Mar-a-Lago, Donald Trump se soit montré dubitatif en déclarant : « Nous verrons, nous verrons ». Il est certain que si les athlètes nord-coréens étaient amenés à participer aux Jeux olympiques d’hiver, un blanc manteau, symbole de paix par excellence, pourrait offrir l’occasion d’une belle sortie de crise, voire encourager sur la lancée un règlement pacifique de la situation. Tout en restant prudent, on ne peut que former le voeu d’un retour à la raison de tous côtés. Une orientation qui devra inévitablement passer par un tremplin de négociation nécessitant le respect de règles strictes pour éviter tout saut vers l’inconnu qui ne pourrait que détruire les efforts de paix déjà malmenés dans de nombreuses régions du globe. Comme il est possible de le  constater, à Pyeongchang, toutes les pistes  sont ouvertes. Chroniques audio de retour prochainement

LE CONSEIL DE SECURITE DE L’ONU A T’IL LES MOYENS DE SES AMBITIONS ?

Alors qu’Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies, déclarait, le 6 avril dernier, que les opérations de maintien de la paix menées par l’ONU se trouvaient à la croisée des chemins, le programme des discussions du Conseil de sécurité s’annonce particulièrement chaud dans les jours et mois à venir.

Dés le 11 décembre, il devrait être question des violations des droits de l’homme en Corée du Nord. Ensuite, les ministres du Conseil de sécurité des Nations Unies se réuniront le 15 décembre pour évoquer les programmes nucléaires et de missiles balistiques de ce pays d’Asie orientale.

Cette information émane de l’ ambassadeur du Japon aux États-Unis, Monsieur Koro Bessho, président en ce mois de décembre du Conseil qui se compose de 15 membres.

Il est à ce titre intéressant d’observer que la Chine a tenté sans succès d’arrêter trois réunions précédentes concernant les droits de l’homme en procédant à un vote procédural. Un minimum de neuf voix est en effet nécessaire pour remporter un tel vote, sachant que ce pays tout comme la Russie, les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France ne peuvent pas exercer leur veto.

Toutefois, la réunion qui doit être organisée bénéficie d’ores cet déjà du soutien de neuf membres – États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Sénégal, Suède, Ukraine et Uruguay.

Mis en liste noire depuis déjà de nombreuses années, par les Etats-Unis au vu de rapports accablants, la Corée du Nord et son leader charismatique Kim Jong Un vont se trouver une nouvelle fois au banc des accusés. Lire la suite et écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon

LA COREE DU NORD AFFICHE UN NOUVEAU VISAGE


Qui se cache derrière ce joli minois ?
Ni plus ni moins la sœur du leader nord-coréen Kim Jong Un.
A 28 ans, Kim Yo Jong vient d’ailleurs d’être nommée par ce dernier membre suppléant du politburo au sein du Parti dirigeant des travailleurs de Corée – l’organe du parti tout-puissant – où les principales affaires de l’État sont décidées.
Parce qu’il s’agit d’une femme, Kim Jong Un estime que sa présence aux sein des plus hautes instances du pays ne constitue pas une menace pour son leadership. De plus, selon le dicton : « Le sang est plus épais que l’eau « , Kim Jong Un juge pouvoir faire totalement confiance à Kim Yo Jong qui n’en est pas à sa première expérience. Lire la suite

« THE VIETNAM WAR » DE KEN BURNS APPELLE AUJOURD’HUI A LA RAISON

La diffusion cette semaine, sur la chaîne Arte, des neuf épisodes de 52 minutes de la série documentaire « The Vietnam War », réalisée par l’Américain Ken Burns résonne tout particulièrement aujourd’hui comme un véritable avertissement.
Car la montée en puissance des invectives que se lancent depuis quelques mois Donald Trump, 45e président des Etats-Unis et Kim Jong-un, actuel dirigeant de la République populaire démocratique de Corée, ne font qu’alimenter les risques d’un conflit armé.
Si comme l’affirme Ken Burns : « La guerre offre l’occasion d’observer, le pire évidemment mais aussi le meilleur de l’être humain », il apparaît plus indispensable que jamais que des hommes et femmes de bonne volonté parviennent à faire entendre raison à ces deux détenteurs de pouvoir qui pourraient entraîner le monde vers une véritable catastrophe.
Les propos guerriers de Donald Trump lors de son intervention à l’Onu n’ont eu pour seule conséquence que de conduire Pyongyang à brandir de nouvelles menaces en évoquant une réplique qui se traduirait par un tir de bombe H d‘une puissance sans précédent dans le Pacifique.
Comme nous le précisions récemment, le premier qui commettra l’erreur fatale de déclencher un conflit armé portera l’entière responsabilité des multiples désordres qui s’en suivront. Lire la suite

UN LIVRE ET UN SITE WEB POUR EN SAVOIR PLUS SUR LA COREE DU NORD

Le livre est en français, le site web en anglais. Paru aux éditions Tallandier en octobre 2016, l’ouvrage intitulé : « La Corée du Nord en 100 questions » signé Juliette Morillot, coréanologue spécialiste de la péninsule qui a été professeur à l’université nationale de Séoul et directrice de séminaire sur les relations intercoréennes à l’École de guerre de Paris et Dorian Malovic grand reporter, chef du service Asie pour le quotidien La Croix, a aujourd’hui plus jamais de bonnes raisons d’être lu.
Alors que ce pays intensifie ses essais nucléaires et tirs de missiles balistiques qui se traduisent entre autres par une montée en régime des menaces verbales entre Kim-Jong-un et Donald Trump, les questions posées par les auteurs de ce livre permettent de mieux comprendre ce qui renforce légitimement l’inquiétude de la communauté internationale. Lire la suite

POURQUOI LES SANCTIONS CONTRE LA COREE DU NORD N’Y CHANGERONT RIEN

Tant qu’on ne voudra pas comprendre que la Corée du Nord est un état tampon qui a valeur de préservatif et permet de protéger deux grands pays ( Chine -Russie) contre tout risque de contamination américano-sud-coréenne, on n’avancera pas.
Les sanctions prises par la Communauté internationale contre la Corée du Nord, n’ont pour seuls effets que de renforcer la notoriété de Kim-Jong-un auprès de son peuple soumis, en lui donnant la possibilité de l’épater à coups de lancements de missiles balistiques. Quant au Japon, qui a une frontière maritime avec ce pays, il a pour des raisons tant historiques, politiques que géographiques de légitimes raisons de s’inquiéter de tirs qui le menacent au premier chef.
Mais force est de constater aujourd’hui que sur la scène internationale, Kim-Jong-Un est parvenu à se hisser à la Une des magazines afin de démontrer qu’il existe qu’il n’est pas « impuissant ». Il fait tout pour le démontrer, y compris en se présentant comme le papa d’un petit garçon qui suivra ses pas, assurant ainsi comme ce fût déjà le cas pour lui la succession.
Au milieu de tout cela, la détention et les essais d’armes nucléaires par un petit pays de 120.540 km2 marqué par son régime totalitaire qui compte quelque 25 millions d’habitants, dont quasiment 10 millions de militaires, a de quoi inquiéter. C’est d’ailleurs sans doute parce que ce pays d’Asie de l’Est se sait de plus en plus isolé que l’objectif consiste avant tout à apporter la démonstration d’une capacité à tenir tête aux grandes puissances et plus particulièrement les Etats-Unis.
En dépit des critiques adressées à la Corée du Nord par la Chine et la Russie qui ont des frontières communes avec ce pays, l’idée consistant à renforcer les sanctions est loin d’être unanimement partagée par ces derniers. Pékin ne souhaite pas se priver de ce voisin parapluie qui est également pourvoyeur de ressources indispensables. Et la dernière déclaration de Vladimir Poutine qui met en garde contre une « catastrophe planétaire » en cas de durcissement des provocations d’une côté comme de l’autre, sans parler des risques de dérapage, apparaît explicite.
Alors comment sortir du jeu dangereux auquel se livre Kim-Jong-Un en personne ? Lire la suite

LA FABLE DU TIGRE ET DU HERISSON

Finalement, on aimerait penser que l’escalade verbale à haut risque entre Kim Jong Un et Donald Trump s’arrête là. Car la morale de cette histoire qui génère un climat de tension compréhensible bien au-delà des îles Mariannes est sans doute contenue – du moins faut-il l’espérer – dans un conte accessible aux enfants nord-coréens âgés de 4 à 5 ans intitulé “A Hedgehog Defeats the Tiger”. C’est la raison pour laquelle Patrick Gorgeon, directeur de la rédaction de la webradio webtv indépendante AWI vous donne rendez-vous en tout début de semaine prochaine pour essayer de comprendre comment et pourquoi le hérisson sensé incarner la Corée du Nord a toujours voulu tenir tête au tigre représenté par les Etats-Unis et vice versa. De quelle façon l’un comme l’autre  sont en ce XXIe siècle parvenus à sauver la face sans ne jamais en venir à commettre l’irréparable. C’est du moins ce qu’on aimerait constater prochainement, conscients que la nucléarisation de l’armement, conçue avant tout pour dissuader, constituera néanmoins en raison de sa détention par 9 pays* une menace patente et pérenne pour l’humanité. Cliquez ici pour écouter la chronique audio