SOMMET ETATS-UNIS – COREE DU NORD QUAND L’IMPROBABLE DEVIENT ENVISAGEABLE

Les alliés régionaux des États-Unis, Japon, Corée du Sud ainsi que la Chine, principal allié de la Corée du Nord, ont exhorté les deux pays à sauver le sommet vendredi.

Lors d’un forum économique à Saint-Pétersbourg, le vice-président chinois Wang Qishan a déclaré qu’un tel sommet était nécessaire pour assurer la sécurité dans la péninsule coréenne, ce qui touche les intérêts fondamentaux de la Chine.

Et comme la chronique du jeudi 24 mai le laissait entendre au regard du caractère assez imprévisible des réactions de Donald Trump comme de Kim Jong-un, une nouvelle étape a été franchie dans le bon sens dans la journée de vendredi.
En effet, après avoir annulé la rencontre du 12 juin à Singapour en évoquant « l’hostilité ouverte » de Pyongyang, le président américain Donald Trump a indiqué aujourd’hui que le sommet avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un pourrait être sauvé, après avoir accueilli une déclaration de conciliation de la Corée du Nord disant qu’elle restait ouverte aux négociations. Lire la suite

SINGAPOUR EMBLEMATIQUE D’UN ESPOIR DE RETOUR A LA RAISON

Photo: A. Marchand


Le choix de Singapour où se tiendra le 12 juin la rencontre entre Donald Trump, Président des Etats-Unis et Kim Jong-un, Dirigeant suprême de la République populaire démocratique de Corée, offrira t’il l’occasion de sceller un accord historique de paix et de redorer l’image négative que se sont taillés ces deux chefs d’Etat sur la scène internationale ?
La chronique vidéo vous en dit plus ! Cliquez ici pour consulter la chronique vidéo

COREE DU NORD ET COREE DU SUD S’ACCORDENT POUR LANCER LA PAIX


Il est encore trop tôt pour affirmer que le plat de nouilles froides préparé selon la recette Pyongyang, la plus réputée, sera avec le véritable hamburger made in USA, au menu de la rencontre entre Donald Trump et Kim Jong-un prévue fin mai début juin.
Mais il faut reconnaître que depuis les JO d’hiver de PyeongChang, le leader Nord-coréen met les petits plats dans les grands ,  contribuant ainsi à détendre très nettement  l’atmosphère.
Le dernier sommet intercoréen est en effet venu confirmer une montée en neige de déclarations pacifiques que personne n’imaginait possible au vu du climat délétère généré par les inquiétants lancements de missiles balistiques et  essais nucléaires. Comment oublier que ces derniers avaient porté à ébullition les tensions entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, sur fond d’invectives guerrières, allant jusqu’à créer de sérieux remous à l’échelle planétaire ? Mais  c’était sans  compter  sur  un changement  radical de politique et de vision de l’avenir !
Plusieurs déclarations de Kim et de Moon permettent de considérer qu’il devrait être possible de passer à table dans une ambiance détendue et réchauffée.
Bien d’autres signes encourageants marquent un tournant saisissant concernant les relations entre les deux Corées en guerre depuis le début des années 50. L’alignement dés samedi prochain du fuseau horaire du Nord sur celui du Sud, les 30 minutes séparant le temps de Pyongyang et de Séoul instauré en 2015 par Kim, n’ayant plus de raison d’exister selon les propres termes du leader de la République populaire de Corée du Nord. A cela s’ajoute le désormais possible rapprochement des familles au sein de la péninsule.
Quant à l’opération de dénucléarisation complète annoncée par Kim Jong-un avec lancement d’invitations aux experts et journalistes américains et sud-coréens à l’occasion de la fermeture du site d’essais nucléaires en mai, elle a tout pour plaire à la communauté internationale qui se verra conviée au processus de démantèlement des installations.
De quoi donner au prochain sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un un parfum de paix retrouvée, le dessert de cette rencontre historique réservant sans nul doute quelques surprises dont la Corée du Nord a le secret. Lire la suite

AWIK-END MUSIC WITH YOUN SUN NAH

Il y a des moments où certains évènements d’une actualité brûlante prennent le dessus. Comme on aime à le rappeler  :  » Il faut savoir se réjouir des bonnes nouvelles ». En acceptant l’invitation du leader nord-coréen, transmise jeudi par une délégation de Corée du Sud à la Maison-Blanche, le président américain remporte une bonne note et calme une tension qui devenait palpable au niveau mondial. La rencontre entre Kim-Jong-un et Donald Trump devrait avoir lieu d’ici le mois de mai sans qu’on sache encore où. Pour avoir clairement misé dans plusieurs chroniques sur le potentiel diplomatique que pouvaient représenter les JO d’hiver de PyeongChang qui ont notamment permis le rapprochement des deux Corées sur fond de mondialisation du sport, cet Awik-end music se devait de faire écho à une voix coréenne orientée jazz. Après avoir consacré, le 18 février dernier, ce temps musical à Hyon Song-wol, chanteuse nord-coréenne, c’est Youn Sun Nah chanteuse sud-coréenne qui vient cette semaine ponctuer un apaisement des tensions dans la péninsule qui résonne bien au-delà de l’Asie orientale. Cette chanteuse Coréenne est pour le moins surprenante pour ne pas dire suffocante. Un vrai phénomène sachant user des pouvoirs du scat, aussi bien que le faisait avant elle Ella Fidgerald. En la voyant et en l’écoutant, il vous faudra prendre une profonde respiration et retenir votre souffle. Surtout avec ce morceau « Momento magico » où elle livre entourée d’excellents musiciens, une prestation vocale de très haut niveau. Un talent qu’elle doit certainement en partie à un père chef de chœur et à une mère actrice de comédies musicales. En 1995, Youn Sun Nah avait choisi Paris puis Beauvais pour étudier la musique et le chant. De bons choix qui lui ont permis de recevoir de nombreux Prix, allant même en marge de ses albums et concerts jusqu’à se voir remettre le titre de Chevalier des Arts et des Lettres. Une véritable partition de vie rythmée qui ne manque pas de voyager entre Paris et Séoul. En 2012, le gouvernement coréen lui avait décerné un prix spécial pour sa contribution à la culture populaire et aux arts.
Au printemps 2013, la sortie de son troisième album pour le label ACT, intitulé Lento, avait donné lieu à une nouvelle tournée internationale en France, en Europe, en Asie et en Amérique du Nord. On en peut qu’encourager Youn Sun Nah à poursuivre son swing parcours propre à créer l’enchantement et encourager la paix. Cliquez ici pour consulter la séquence vidéo

PYEONGCHANG A J-1

A l’issue des négociations concernant la participation des athlètes nord-coréens aux JO d’hiver de Pyeongchang en Corée du Sud, Kim Jong Un avait annoncé qu’une délégation de haut niveau assisterait à la cérémonie d’ouverture.

Pas moins de 229 pom-pom girls tout sourires vêtues de manteaux couleur lie de vin et coiffées de chapkas en fourrure noire ont ainsi emboité le pas des sportifs pour se rendre au village olympique. Mais en dépit des questions qui leurs ont été posées par les journalistes présents à l’aéroport rien n’a filtré sur le spectacle proprement dit, car c’est une des surprises du chef. On ne sait d’ailleurs où sera Kim Jong Un lors des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver, peut-être à son bureau. Lire la suite

FALSE ALARM : NOUS L’AVONS ECHAPPE BELLE

Vous ne vous en êtes peut-être pas rendu compte, mais nous l’avons échappé belle ce week-end. L’alerte au missile balistique lancée par erreur, samedi 13 janvier, peu avant 8 heure, à Hawaï, via sms et réseaux sociaux aux habitants de l’archipel isolé dans le Pacifique central aurait pu avoir des répercussions incalculables.
Tout d’abord parce que Hawaï, archipel volcanique où vivent 1,5 millions d’individus est un État américain.
Ensuite parce qu’en dépit de l’apaisement dernièrement constaté dans le cadre de l’organisation des Jeux olympiques d’hiver en Corée du Sud, les récents lancements de missiles balistiques et essais nucléaires auxquels à procédé la Corée du Nord, étaient à l’origine de la montée en puissance du climat de tension entre Kim Jong-Un et Donald Trump, qui comme on le sait a le tweet rapide et un gros bouton sur son bureau.
En réalité, il s’agissait d’une fake news ou plus exactement d’une false alarm, autrement dit d’une gravissime erreur humaine, survenue lors de la relève d’une équipe de l’agence locale de gestion des événements d’urgence (EMA ) qui dépend du ministère américain de la Justice et utilise aux Etats-Unis le même système Amber pour l’alerte enlèvement dont la fiabilité a toujours été contestée.
Qu’une personne ait par mégarde appuyé sur le mauvais bouton témoigne de la légitimité des craintes que suscitent la gestion des systèmes d’alerte et les risques récurrents de dérapages, de bévues qu’ils comportent.
Fort heureusement, le gouverneur de Hawaï, David Ige, et l’agence locale de gestion des événements d’urgence (EMA) ont démenti, dans les minutes qui ont suivi, l’alerte portant sur l’arrivée d’un missile balistique.
Cet incident préoccupant qui ne peut être pris à la légère, a également montré que le président des Etats-Unis, inévitablement immédiatement informé, a su garder son sang froid.
Nous sommes néanmoins en présence d’une erreur humaine qui aurait pu être fatale et entrainer une réplique lourde de conséquences pour l’humanité et la paix mondiale. Lire la suite

COREES : UNE PREMIERE VICTOIRE OLYMPIQUE

C’est avec satisfaction qu’AWI constate aujourd’hui le net apaisement du climat de tension généré ces derniers mois par des échanges au ton guerrier entre Kim Jong-Un et Donald Trump sur fond de lancements de missiles balistiques et d’essais nucléaires menés par la Corée du Nord.

Des opérations et provocations qui ont légitimement inquiété la communauté internationale qui commençait à craindre très sérieusement un risque de clash de la part de l’un ou l’autre des belligérants.

C’était avant que les frères ennemis de la péninsule coréenne ne parviennent finalement à se retrouver mardi 9 janvier pour des pourparlers liés à la demande de participation de la Corée du Nord aux Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang.
Si le problème à l’origine du différend demeure entier, la période qui s’ouvre offre néanmoins une possible mise dans les starting-block de négociations aux dimensions élargies, notamment entre Washington et Pyongyang.

La chronique du 2 janvier 2017 intitulée : « Corée : des Olympiades pour endiguer un jeu dangereux » diffusée sur la webradio webtv tv indépendante, se voulait d’ailleurs optimiste concernant l’éventuelle participation d’athlètes nord-coréens aux Jeux olympiques d’hiver en Corée du Sud. Lire la suite

COREE DU NORD – COREE DU SUD : UNE TRÊVE POUR EVITER LE PIRE


Les pourparlers officiels entre la Corée du Nord et la Corée du Sud qui se tiendront mardi prochain dans le village de Panmunjeom, en Corée du Nord, à moins de 500 mètres de la frontière intercoréenne, dans la province de Hwanghae, augurent une trêve bienvenue.

Tout d’abord parce que de tels échanges entre ces deux pays n’ont pas eu lieu depuis décembre 2015. On ne peut donc que souhaiter que ces derniers contribuent à apaiser le vif climat de tension guerrière qui prévaut depuis 1950-1953 . On se doit également d’espérer que cette ouverture conduise Donald Trump et Kim Jong Un à mettre momentanément un terme aux provocations qui inquiètent légitimement la communauté internationale sur fond d’essais balistiques et nucléaires menés par la Corée du Nord.

Le report des exercices militaires à grande échelle menés conjointement par les Etats-Unis et la Corée du Sud dans cette région du monde, mais aussi et surtout l’organisation des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang auxquels comptent participer les Coréens du Nord et du Sud, mais aussi les Américains devraient offrir un retour au calme, même s’il n’est que relatif.

Preuve est apportée dans la péninsule coréenne de cet apaisement avec la présence de banderoles accrochées à une clôture de barbelés près de la zone militarisée séparant les deux Corées, à Paju, en Corée du Sud portant des messages en faveur de l’unification des deux Corées.
Toutefois, l’éclaircie qui se dessine dans la perspective des JO d’hiver demeure relativement aléatoire.

Kim reste en effet visiblement déterminé concernant la détention par son pays d’armes nucléaires, surtout lorsqu’il déclare à l’occasion de ses voeux développer en masse des missiles nucléaires pour un déploiement opérationnel et ajoute, une nouvelle fois, qu’il lancerait une frappe nucléaire si son pays était menacé.

Et c’est là que des images satellites viennent quelque peu ternir le souci d’apaisement.

Les analystes du site 38 North, qui suivent avec attention l’évolution de la situation en Corée du Nord, rapportaient dernièrement que Pyongyang s’apprêtait à tester un moteur-fusée dans une installation de Sohae, où tous les lancements de satellites ont eu lieu depuis 2012.

L’imagerie satellitaire du 25 décembre a notamment révélé qu’un nouveau test de moteur pourrait avoir lieu dans un proche avenir, même s’il ne s’agit pas, selon des sources bien informées , d’un nouveau lancement de fusée.
De plus, certains pays proches ne cachent pas leurs inquiétudes. Lire la suite

COREE : DES OLYMPIADES POUR ENDIGUER UN JEU DANGEREUX

Les Jeux Olympiques d’hiver qui se dérouleront du 9 au 25 février à Pyeongchang, en Corée du Sud, et seront suivis des Jeux paralympiques, du 9 au 18 mars, pourraient constituer une étape clé dans la course folle à la nucléarisation d’armements qui a conduit la Corée du Nord à générer une vive tension au sein du Conseil de sécurité de l’ONU. Autrement dit, ces olympiades pourraient s’avérer particulièrement bénéfiques sur le plan sportif mais aussi diplomatique. Du moins aimerait-on l’imaginer au regard des enjeux. Se saisir de cet évènement qui rassemble et réjouit les peuples pour ouvrir de nouvelles pistes de dialogue entre Pyongyang et Séoul, constituerait sans nul doute le plus bel exploit qu’on aimerait avoir à saluer, en ce début d’année 2018. Toujours est-il  qu’en présentant ses voeux de Nouvel An, Kim Jong-Un a semblé vouloir détendre l’atmosphère en proposant l’ouverture de discussions sur l’envoi d’une délégation nord-coréenne aux prochains Jeux Olympiques d’hiver. Persuadé de disposer d’armements nucléaires opérationnels dont la vocation serait à l’en croire, exclusivement dissuasive, il n’a pu s’empêcher de provoquer en précisant que le bouton de mise à feu était sur son bureau. Un détail qui n’a certainement pas échappé aux observateurs qui voient d’un très mauvais oeil les multiples essais balistiques menés ces derniers temps et n’apprécient pas davantage l’attitude belligérante de ce pays d’Asie orientale. Face à la menace qui pèse sur les Etats-Unis, il n’est donc guère surprenant que lors de sa fête du Nouvel An à Mar-a-Lago, Donald Trump se soit montré dubitatif en déclarant : « Nous verrons, nous verrons ». Il est certain que si les athlètes nord-coréens étaient amenés à participer aux Jeux olympiques d’hiver, un blanc manteau, symbole de paix par excellence, pourrait offrir l’occasion d’une belle sortie de crise, voire encourager sur la lancée un règlement pacifique de la situation. Tout en restant prudent, on ne peut que former le voeu d’un retour à la raison de tous côtés. Une orientation qui devra inévitablement passer par un tremplin de négociation nécessitant le respect de règles strictes pour éviter tout saut vers l’inconnu qui ne pourrait que détruire les efforts de paix déjà malmenés dans de nombreuses régions du globe. Comme il est possible de le  constater, à Pyeongchang, toutes les pistes  sont ouvertes. Chroniques audio de retour prochainement

LE CONSEIL DE SECURITE DE L’ONU A T’IL LES MOYENS DE SES AMBITIONS ?

Alors qu’Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies, déclarait, le 6 avril dernier, que les opérations de maintien de la paix menées par l’ONU se trouvaient à la croisée des chemins, le programme des discussions du Conseil de sécurité s’annonce particulièrement chaud dans les jours et mois à venir.

Dés le 11 décembre, il devrait être question des violations des droits de l’homme en Corée du Nord. Ensuite, les ministres du Conseil de sécurité des Nations Unies se réuniront le 15 décembre pour évoquer les programmes nucléaires et de missiles balistiques de ce pays d’Asie orientale.

Cette information émane de l’ ambassadeur du Japon aux États-Unis, Monsieur Koro Bessho, président en ce mois de décembre du Conseil qui se compose de 15 membres.

Il est à ce titre intéressant d’observer que la Chine a tenté sans succès d’arrêter trois réunions précédentes concernant les droits de l’homme en procédant à un vote procédural. Un minimum de neuf voix est en effet nécessaire pour remporter un tel vote, sachant que ce pays tout comme la Russie, les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France ne peuvent pas exercer leur veto.

Toutefois, la réunion qui doit être organisée bénéficie d’ores cet déjà du soutien de neuf membres – États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Sénégal, Suède, Ukraine et Uruguay.

Mis en liste noire depuis déjà de nombreuses années, par les Etats-Unis au vu de rapports accablants, la Corée du Nord et son leader charismatique Kim Jong Un vont se trouver une nouvelle fois au banc des accusés. Lire la suite et écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon