LA COREE DU NORD AFFICHE UN NOUVEAU VISAGE


Qui se cache derrière ce joli minois ?
Ni plus ni moins la sœur du leader nord-coréen Kim Jong Un.
A 28 ans, Kim Yo Jong vient d’ailleurs d’être nommée par ce dernier membre suppléant du politburo au sein du Parti dirigeant des travailleurs de Corée – l’organe du parti tout-puissant – où les principales affaires de l’État sont décidées.
Parce qu’il s’agit d’une femme, Kim Jong Un estime que sa présence aux sein des plus hautes instances du pays ne constitue pas une menace pour son leadership. De plus, selon le dicton : « Le sang est plus épais que l’eau « , Kim Jong Un juge pouvoir faire totalement confiance à Kim Yo Jong qui n’en est pas à sa première expérience. Lire la suite

« THE VIETNAM WAR » DE KEN BURNS APPELLE AUJOURD’HUI A LA RAISON

La diffusion cette semaine, sur la chaîne Arte, des neuf épisodes de 52 minutes de la série documentaire « The Vietnam War », réalisée par l’Américain Ken Burns résonne tout particulièrement aujourd’hui comme un véritable avertissement.
Car la montée en puissance des invectives que se lancent depuis quelques mois Donald Trump, 45e président des Etats-Unis et Kim Jong-un, actuel dirigeant de la République populaire démocratique de Corée, ne font qu’alimenter les risques d’un conflit armé.
Si comme l’affirme Ken Burns : « La guerre offre l’occasion d’observer, le pire évidemment mais aussi le meilleur de l’être humain », il apparaît plus indispensable que jamais que des hommes et femmes de bonne volonté parviennent à faire entendre raison à ces deux détenteurs de pouvoir qui pourraient entraîner le monde vers une véritable catastrophe.
Les propos guerriers de Donald Trump lors de son intervention à l’Onu n’ont eu pour seule conséquence que de conduire Pyongyang à brandir de nouvelles menaces en évoquant une réplique qui se traduirait par un tir de bombe H d‘une puissance sans précédent dans le Pacifique.
Comme nous le précisions récemment, le premier qui commettra l’erreur fatale de déclencher un conflit armé portera l’entière responsabilité des multiples désordres qui s’en suivront. Lire la suite

UN LIVRE ET UN SITE WEB POUR EN SAVOIR PLUS SUR LA COREE DU NORD

Le livre est en français, le site web en anglais. Paru aux éditions Tallandier en octobre 2016, l’ouvrage intitulé : « La Corée du Nord en 100 questions » signé Juliette Morillot, coréanologue spécialiste de la péninsule qui a été professeur à l’université nationale de Séoul et directrice de séminaire sur les relations intercoréennes à l’École de guerre de Paris et Dorian Malovic grand reporter, chef du service Asie pour le quotidien La Croix, a aujourd’hui plus jamais de bonnes raisons d’être lu.
Alors que ce pays intensifie ses essais nucléaires et tirs de missiles balistiques qui se traduisent entre autres par une montée en régime des menaces verbales entre Kim-Jong-un et Donald Trump, les questions posées par les auteurs de ce livre permettent de mieux comprendre ce qui renforce légitimement l’inquiétude de la communauté internationale. Lire la suite

POURQUOI LES SANCTIONS CONTRE LA COREE DU NORD N’Y CHANGERONT RIEN

Tant qu’on ne voudra pas comprendre que la Corée du Nord est un état tampon qui a valeur de préservatif et permet de protéger deux grands pays ( Chine -Russie) contre tout risque de contamination américano-sud-coréenne, on n’avancera pas.
Les sanctions prises par la Communauté internationale contre la Corée du Nord, n’ont pour seuls effets que de renforcer la notoriété de Kim-Jong-un auprès de son peuple soumis, en lui donnant la possibilité de l’épater à coups de lancements de missiles balistiques. Quant au Japon, qui a une frontière maritime avec ce pays, il a pour des raisons tant historiques, politiques que géographiques de légitimes raisons de s’inquiéter de tirs qui le menacent au premier chef.
Mais force est de constater aujourd’hui que sur la scène internationale, Kim-Jong-Un est parvenu à se hisser à la Une des magazines afin de démontrer qu’il existe qu’il n’est pas « impuissant ». Il fait tout pour le démontrer, y compris en se présentant comme le papa d’un petit garçon qui suivra ses pas, assurant ainsi comme ce fût déjà le cas pour lui la succession.
Au milieu de tout cela, la détention et les essais d’armes nucléaires par un petit pays de 120.540 km2 marqué par son régime totalitaire qui compte quelque 25 millions d’habitants, dont quasiment 10 millions de militaires, a de quoi inquiéter. C’est d’ailleurs sans doute parce que ce pays d’Asie de l’Est se sait de plus en plus isolé que l’objectif consiste avant tout à apporter la démonstration d’une capacité à tenir tête aux grandes puissances et plus particulièrement les Etats-Unis.
En dépit des critiques adressées à la Corée du Nord par la Chine et la Russie qui ont des frontières communes avec ce pays, l’idée consistant à renforcer les sanctions est loin d’être unanimement partagée par ces derniers. Pékin ne souhaite pas se priver de ce voisin parapluie qui est également pourvoyeur de ressources indispensables. Et la dernière déclaration de Vladimir Poutine qui met en garde contre une « catastrophe planétaire » en cas de durcissement des provocations d’une côté comme de l’autre, sans parler des risques de dérapage, apparaît explicite.
Alors comment sortir du jeu dangereux auquel se livre Kim-Jong-Un en personne ? Lire la suite

LA FABLE DU TIGRE ET DU HERISSON

Finalement, on aimerait penser que l’escalade verbale à haut risque entre Kim Jong Un et Donald Trump s’arrête là. Car la morale de cette histoire qui génère un climat de tension compréhensible bien au-delà des îles Mariannes est sans doute contenue – du moins faut-il l’espérer – dans un conte accessible aux enfants nord-coréens âgés de 4 à 5 ans intitulé “A Hedgehog Defeats the Tiger”. C’est la raison pour laquelle Patrick Gorgeon, directeur de la rédaction de la webradio webtv indépendante AWI vous donne rendez-vous en tout début de semaine prochaine pour essayer de comprendre comment et pourquoi le hérisson sensé incarner la Corée du Nord a toujours voulu tenir tête au tigre représenté par les Etats-Unis et vice versa. De quelle façon l’un comme l’autre  sont en ce XXIe siècle parvenus à sauver la face sans ne jamais en venir à commettre l’irréparable. C’est du moins ce qu’on aimerait constater prochainement, conscients que la nucléarisation de l’armement, conçue avant tout pour dissuader, constituera néanmoins en raison de sa détention par 9 pays* une menace patente et pérenne pour l’humanité. Cliquez ici pour écouter la chronique audio

COREE DU NORD ET ETATS-UNIS PRIES DE NE PAS JOUER AVEC LE FEU

Bien que soyons loin de la poignée de main, on a envie de croire en un possible retour au calme. Car les échanges de propos guerriers entre Donald Trump et Kim Jong Un sont préoccupants. Ils nous plongent en cette période estivale dans un océan d’incertitudes compte tenu de la planante menace de dérapage qui prévaut.
Bien qu’en France, les médias privilégient davantage les œufs contaminés au regard des risques sanitaires récurrents, reléguer les invectives auxquelles se livrent ces deux hommes aussi imprévisibles l’un que l’autre au second plan, apparaît pour le moins incongru.
Certes, tant qu’ils en restent à une escalade verbale, le pire peut être évité. Mais si des paroles on passe à des décisions sans appel augurant du possible déclenchement d’un conflit armé, de surcroît nucléaire, il faudra reconnaître que la folie a conduit au pire.
L ‘aversion au risque ressentie par l’ensemble des places boursières démontre que la joute verbale entre ces deux hommes d’Etat jette un froid. Mais, pas plus la Corée du Nord que les Etats-Unis n’ont intérêt à ce que la situation s’envenime.
D’un côté comme de l’autre, toute intervention militaire aurait pour conséquence inéluctable de plonger les deux protagonistes, mais aussi le monde entier, dans le tourbillon d’un désastre qui signerait la profonde cupidité de dirigeants ayant choisi de jouer avec le feu.
Fort heureusement, dans les coulisses, des hommes et femmes diplomates ainsi que de nombreux conseillers s’investissent et se mobilisent bien au-delà de ces deux pays pour faire entendre raison et trouver des solutions de sortie de crise. Mais y parviendront-ils ? Lire la suite