FACE AUX DIFFICULTES ACTUELLES LES JEUNES NE VEULENT PAS RESTER LES BRAS CROISES

En dépit d’une conjoncture encore morose en termes d’activité et d’emploi dans notre pays , les jeunes français qui ont des projets professionnels ne comptent pas rester dans l’attente de jours meilleurs pour entreprendre.
Conscients des difficultés rencontrées dans de nombreux secteurs d’activités et de perspectives d’embauches au sein d’entreprises publiques et privées encore très aléatoires, les jeunes se montrent de plus en plus séduits par le « do it yourself ».
Ce phénomène touche garçons et filles, toutes catégories sociales confondues, que les jeunes soient ou non détenteurs d’une solide formation professionnelle voire d’un niveau d’études supérieures et de diplômes. Cette tendance qui joue parfois du self made man est une bonne nouvelle, même si tous les aspirants ne sont pas promis au même succès.
Enclenchée et même boostée avec la formule de l’auto-entrepreneur créée en 2009 par Hervé Novelli , cette tendance entrepreneuriale qui touche tous les métiers doit être encouragée. Elle tend d’ailleurs à prendre de l’ampleur notamment grâce aux apports des nouvelles technologies de l’information et de la communication qui fournissent de précieux moyens d’échanges et outils qui facilitent l’élaboration de projets d’entreprise voire le développement d’innovations entrant dans le cadre de la création de start-ups.
L’initiative privée est une chance pour notre économie et pour ceux qui osent se lancer dans ce qu’il faut bien appeler une aventure.
Depuis le 19 décembre 2014, de nouvelles dispositions définies par la loi Pinel du 18 juin 2014 s’appliquent au régime de l’auto-entrepreneur. Mais si le terme de micro-entrepreneur se substitue à celui d’auto-entrepreneur, les avantages et possibilités offertes demeurent identiques.
Il est vrai qu’une création d’entreprise sur deux, en France, passe par le canal de l’auto-entreprise qui répond à la fois une véritable attente et à des besoins. Ce n’est donc pas un hasard si on dénombre aujourd’hui plus de un million de micro-entreprises.
Les étudiants aspirent également à devenir chefs d’entreprise, sachant qu’un diplômé sur quatre de la promotion 2013 a créé son entreprise un an après la sortie, contre 17 % en 2011 et seulement 9 % en 2004. D’ailleurs, de nombreuses écoles et universités se montrent de plus en plus à l’écoute des projets présentés par des étudiants, Pour preuve l’initiative prise début 2015 par l’’université Paris-Dauphine de lancer un nouveau dispositif « pour aider les étudiants à se lancer dans l’aventure entrepreneuriale » avec un programme de pré-incubation appelé D-Start.
La jeunesse a compris qu’elle devait prendre son avenir professionnel en mains ! Lire la suite

LES DEPARTS MASSIFS DE FIN DE CARRIERE D’ICI 2020 SONT ILS DE BON AUGURE EN TERMES DE CREATION D’EMPLOIS ?

Lorsqu’on regarde l’évolution de la pyramide des âges de la population française, le moins qu’on puisse dire c’est que le Gaulois accuse un coup de vieux qui le rend plus « in » que « out ». Bon an mal an, la population française continue de vieillir sous le double effet de l’augmentation de l’espérance de vie et de l’avancée en âge des générations nombreuses du baby-boom nées entre 1947 et 1973.
Au 1er janvier 2011, l’âge moyen des hommes en France atteignait 38,9 ans et celui des femmes 41,9 ans. Et aujourd’hui, tous sexes confondus, l’âge moyen en France dépasse 40 ans alors qu’il était tout juste inférieur à 37 ans il y a 20 ans.
En dépit d’un taux de natalité que certains de nos proches voisins européens nous envient, l’âge moyen de la population en France passera à 43,6 ans en 2040.
A titre de comparaison il est intéressant d’observer qu’en Allemagne l’âge médian est de 43,3 ans et qu’il faut aller à Monaco pour toucher l’extrême, à savoir 50 ans.
En revanche, en Afrique, au Niger, en Ouganda, au Mali notamment, l’âge médian de la population est de 18 ans
Quant aux Etats Unis, ils bénéficient d’une population dont l’âge médian n’est que de 36 ans.
Une situation qui soulève chez nous un certain nombre de questions en pleine période de transition économique. Le vieillissement de la population qui traduit la constante amélioration de l’état de santé des individus peut il être considéré comme une bonne nouvelle ? Les départs massifs de fin de carrière d’ici 2020 dans toutes les régions sont ils de bon augure en termes de création d’activités et d’emplois ?
Le papy boom aura t’il raison de la crise ?
Visiblement, rien n’est moins sûr. Lire la suite