GUERRE COMMERCIALE TRANSATLANTIQUE : TRÊVE OU ARMISTICE ?

Si les marchés ont visiblement apprécié ce jeudi les déclarations du président de la Commission européenne et du président des Etats-Unis, à l’issue de leur rencontre, mercredi, à Washington, rien n’est encore véritablement joué.
Plutôt que d’un véritable accord, il s’agit davantage d’une amorce de processus de négociation qui doit éviter le déclenchement d’une guerre commerciale transatlantique qui ne ferait que des perdants.
Un avis partagé par la Banque de France qui précise qu’un relèvement généralisé de 10 points de pourcentage des droits de douane à l’importation pourrait réduire le PIB mondial de 1 % après deux ans. En outre, une baisse de la productivité, une hausse du coût de financement du capital et une plus faible demande d’investissement viendraient augmenter le coût du protectionnisme. Au total, la réduction du PIB mondial en volume atteindrait 3 % en deux ans.
On comprend donc aisément que toute initiative politique visant au rapprochement et à la négociation d’un accord dans le respect des intérêts des forces en présence, ne puisse qu’être saluée et soutenue Cliquez ici pour écouter la chronique audio

« L’AVENIR A 27 » : UNE SUPER-PRODUCTION MADE IN UE EN PREPARATION

La présentation mercredi, par Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, du Livre blanc sur l’Avenir de l’Europe, fait l’objet d’une chronique vidéo réalisée par Patrick Gorgeon, directeur de la rédaction de la webradio webtv indépendante AWI. Cliquez ici pour consulter la chronique vidéo

QUE PARLER D’UNE SEULE VOIX A 27 EST UN ART DIFFICILE MÊME AU SON DE L’UE

C’est au château de Bratislava qui offre par temps clair de magnifiques perspectives mais aussi à bord d’un bateau sur le beau Danube bleu dont le niveau très bas a malheureusement empêché la pause musée prévue au Danubia, que se sont retrouvés vendredi les chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-Sept.
Réunis pour tenter de définir une feuille de route qui donne une nouvelle impulsion au continent européen et permette de regagner la confiance des Citoyens de l’UE, plusieurs questions figuraient à l’ordre du jour : l’affaiblissement marqué de l’Europe ; la politique migratoire; la lutte contre le terrorisme; le bilan de la Commission Juncker; la défense européenne; la formation des jeunes; la menace d’expulsion de la Hongrie, sans oublier le profond malaise provoqué par les résultats du référendum britannique. Lire la suite

LE PLAN D’INVESTISSEMENT LANCE PAR LA COMMISSION EUROPEENNE POUR RELANCER LA CROISSANCE PLACE LA TRANSITION ENERGETIQUE AU RANG DE PRIORITE

En présentant le 26 novembre un grand plan d’investissement devant permettre de mobiliser au final 315 milliards d’euros sur trois ans, essentiellement financé sur fonds privés, Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne a laissé aux 28 pays membre de l’UE le soin d’annoncer leurs projets. Forte de 32 projets représentant quelque 48 milliards d’euros d’investissements sur la période 2015-2017, ceux annoncés par la France sont essentiellement tournés vers l’innovation et le numérique, sans oublier un vaste programme de rénovation urbaine, de mise aux normes thermiques de logements et de rénovation d’une partie de son réseau ferroviaire et maritime. Quant à l’Allemagne, le détail de ses 58 projets estimés à environ 89 milliards d’euros qui n’a pas encore été révélé, comprendrait certains projets déjà mis en avant par le gouvernement, comme le développement de l’internet haut-débit en Allemagne ou de l’éolien offshore, cette dernière orientation bénéficiant d’un fort crédit aux yeux de la Commission européenne.
Il est vrai que quelques chiffres mettent en lumière les avancées de ce secteur. Au cours de la première moitié de 2014, 220 éoliennes offshore totalisant 781 MW de puissance étaient connectées au réseau électrique et donc en mesure d’assurer 8% de la demande d’électricité de l’Union européenne. D’où la nécessité, au regard des nombreux projets qui se dessinent, de parvenir dans ce domaine à une meilleure coordination des politiques nationales au niveau européen, condition sine qua non de notre sécurité énergétique.
Pour arriver à une véritable interconnexion, Thomas Becker, président de l’ EWEA Association européenne de l’énergie éolienne, a tenu à préciser: « Ce n’est pas que notre Europe a besoin de plus d’énergie pour que cela se réalise, mais plutôt que notre énergie a besoin de plus d’Europe »
Les propos de Jean Claude Juncker, président de la Commission européenne ne pouvaient donc que rassurer, ce dernier ayant déclaré « Il est dans l’intérêt de tous que l’énergie ne soit pas utilisé comme un outil politique. Le temps est venu que l’Europe soit droite sur ses pieds, et mette en commun ses ressources, en combinant ses infrastructures et en mettant dans un tronc commun son pouvoir de négociation »
Un défi qui impose la création d’une véritable Union européenne de l’énergie à l’heure où les risques générés par le changement climatique ne font plus de doutes. L’occasion pour l’ EWEA de mettre en avant se solides arguments en faveur d’un soutien renforcé aux énergies renouvelables et plus particulièrement au secteur de l’éolien. Lire la suite

LES PARADOXES ECONOMIQUES, SOCIAUX ET ENVIRONNEMENTAUX ACTUELS PEUVENT-ILS INSPIRER UN NOUVEAU MODE DE DEVELOPPEMENT ?

Les difficultés auxquelles se heurte le développement de notre société peuvent elles la rendre plus forte pour relever les défis d’avenir ?
Les nombreux paradoxes qui apparaissent clairement dans toutes les activités humaines sont ils dangereux ?
Le paradoxe qui doit susciter la curiosité et la réflexion admet trois acceptions principales, selon la force qu’on veut bien lui donner. Au sens le plus fort, il s’agit d’un récit, d’un texte, voire d’un événement, d’une action fondamentalement contradictoire. Et comme vous allez le constater nous sommes aujourd’hui en plein dedans.
Tout d’abord avec le discours politique qui en perdant en crédibilité finit par miner les énormes potentiels humains et techniques disponibles, seuls capables de transformer par voie d’innovations et de travail les paroles en actes.
Alors que nous sommes de plus en plus nombreux sur la vieille croûte, vieillissement et naissances obligent, nous rencontrons de plus en plus de difficultés pour satisfaire chacun en termes d’activité, d’emploi, de pouvoir d’achat ou plus simplement de bonheur de vivre.
Tandis que nous cherchons à simplifier la vie, nous passons en réalité notre temps à la complexifier.
Alors que la planète Terre est devenue grâce aux innovations en matière de transport de communication notamment, un gros village, nous nous renfermons sur nous mêmes par crainte d’invasion ou d’évasion.
Bien que nous disposions de richesses naturelles exceptionnelles, nous passons notre temps à en appauvrir certaines, à gâcher de la matière, et tardons à opérer une transition énergique de nos besoins énergétiques.
Dans quel monde vivons nous ? Je vous le demande !
Comment mettre à profit les multiples paradoxes qui rythment ce tournant d’époque et marquent sans doutes le début d’une ère nouvelle ?
Comment faire en sorte que les paradoxes identifiés donnent naissance à des solutions offrant de nouvelles et harmonieuses perspectives de développement ?
De quoi alimenter un vrai débat de société ! Lire la suite

RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE : L’EUROPE EN EBULLITION

Lorsque cette introduction a été rédigée, l’accord entre les 28 pays membres sur le Paquet énergie climat 2030 était encore en cours de négociation. En revanche, la chronique audio enregistrée ce lundi prend en compte les décisions qui ont été votées en soulignant l’importance que ces dernières peuvent avoir sur le climat économique.
Question température ambiante, l’année 2014 sera vraisemblablement la plus chaude jamais enregistrée, depuis la fin du XIXe siècle.
Un phénomène qui a sans doute donné quelques arguments supplémentaires à Connie Hedegaard, commissaire européenne à l’action pour le climat qui comptait bien voir, avant son départ, les 28 pays membres adopter le paquet Energie-Climat 2030 lors du Conseil européen des 23 et 24 octobre à Bruxelles.
Il est vrai que les trois objectifs proposés par la Commission – réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport à 1990, porter la part des énergies renouvelables à 27% et améliorer l’efficacité énergétique de 30% –ont fait l’objet d’intenses tractations entre les capitales européennes qui ne partagent pas toutes le même point de vue.
Car en réalité, les économies d’énergie que l’Europe peut réaliser le plus facilement concernent les pays les moins riches , autrement dit Pologne, République Tchèque, Slovaquie, Hongrie, Bulgarie, Roumanie. Or c’est justement un Polonais, Donald Tusk, plutôt classé climatosceptique qui prendra début novembre la présidence de la Commission. D’où un certain scepticisme sur la suite des évènements !
La France, qui accueillera le sommet sur le climat des Nations unies en décembre 2015, n’est pas la meilleure élève de la classe européenne qui voit s’affronter sur le sujet, d’un côté les fervents partisans ((Allemagne, Luxembourg, Belgique, Irlande, Danemark, Portugal Espagne, et Grèce) et de l’autre les ardents détracteurs parmi lesquels figure notamment l’Angleterre.
Le challenge énergie climat place l’Europe sous le feu des projecteurs. Il a en effet également pour but d’entrainer dans son sillage des pays comme la Chine, les Etats-Unis ou encore la Russie afin de provoquer une prise de conscience des enjeux au niveau planétaire.
Quoi qu’il en soit, l’accord auquel sont finalement parvenus, vendredi matin, les 28 pays membres prévoit un plan d’investissements 300 milliards d’euros qui vise à rendre possible les objectifs énergétiques qui ont été fixés. Ce plan sera d’ailleurs présenté, avant fin décembre, par le futur président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.
Nous reviendrons prochainement sur ce sujet avec la parution du dernier numéro de Problèmes économique qui rassemble une série d’articles sous le titre : « Quelle transition énergétique ? ». Lire la suite