L’ITALIE EN TÊTE DE GONDOLE D’UNE ACTUALITE POLITIQUE EUROPEENNE AGITEE (Actualisé au 1er juin 2018)

L’Italie s’offre une première place au coeur de l’actualité européenne. Ce pays connaît en effet depuis dimanche soir une nouvelle crise politique. Le Mouvement Cinq Etoiles (M5S, anti-système) et la Ligue (extrême droite) ont abandonné leur projet de former un gouvernement après le refus du président Sergio Mattarella d’avaliser leur choix de l’économiste eurosceptique Paolo Savona, 81 ans, comme ministre de l’Economie.
L’idée que l’Italie ne sera pas dirigée par un gouvernement hostile à l’euro a fait monter les marchés lundi matin. Toutefois, ils ont ensuite reperdu du terrain, réalisant qu’il s’agissait-là d’une solution à court terme. Le président italien Sergio Mattarella a nommé lundi l’économiste Carlo Cottarelli, un ancien du Fonds monétaire international (FMI), à la tête d’un gouvernement de transition chargé de préparer le budget 2019 et d’organiser des élections législatives anticipées. Face à l’incertitude qui prévaut, le Premier ministre italien Carlo Cottarelli a annoncé lundi qu’il allait réunir “très rapidement” un gouvernement pour accompagner le pays vers de nouvelles élections, qui ne se tiendront pas avant l’automne ou au début de l’an prochain. Lire la suite de cette chronique actualisée quotidiennement

ALLEMAGNE, ITALIE, COREE DU NORD, USA, RUSSIE : QUINTE DE LA SEMAINE

Les noms qui apparaissent dans le titre de cette chronique sont ceux qu’il vous fallait cocher cette semaine sur votre grille de jeu pour avoir la chance de remporter le quinté de l’actualité.
Concernant l’Allemagne, force est de constater qu’il aura fallu plus de cinq mois après les élections législatives pour savoir si oui ou non la chancelière Angela Merkel parviendrait à former autour d’elle cette grande coalition la désignant du même coup pour un quatrième mandat, beaucoup d’incertitudes ayant alimenté les pronostics sur ses chances de victoire.
Quant à l’Italie, considérée comme le troisième cheval de bataille de l’Union européenne, elle se retrouve dans ce qu’on nomme un imbroglio qui dans la langue de Sénèque comme de Molière veut qu’il s’agisse d’une situation confuse et d’une grande complexité, autrement dit d’une affaire embrouillée. La coalition de droite formée autour de Forza Italia de Silvio Berlusconi est donnée en tête, devant le Mouvement anti-système Cinq Etoiles (M5S), qui opère une percée spectaculaire et devient ainsi le premier parti politique italien.
De plus, à l’ère de la mondialisation et alors que rien ne vous échappe, la Corée du Nord s’est trouvée samedi prise de court en raison de l’invitation lancée par Donald Trump à Kim-Jong-un, sans tweet glacé ajouté.
Cela dit, Donald Trump avait déjà fait très fort avant le week-end en affirmant que les guerres commerciales étaient de bonnes guerres et en annonçant dans la foulée des mesures protectionnistes visant sans délai la taxation des importations d’acier et d’aluminium. De quoi jeter un froid sur les marchés boursiers mais aussi chez les partenaires commerciaux des Etats-Unis, qu’il s’agisse des pays européens comme du Canada ou de la Chine notamment. Qu’à cela ne tienne, s’il en est ainsi, en France on taxera les produits américains ! De quoi rendre accroc au Lewis !
Nous vivons une époque formidable. Tout va très vite ! Lire la suite

CHANGEMENT CLIMATIQUE ET CREUX DE VAGUES

Bologna, Italy, June11, 2017. REUTERS/Max Rossi


L’actualité serait-elle à ce point polluée par des blocs parasites de nature à dissoudre les politiques de bonnes intentions touchant l’un des domaines considérés comme prioritaires au niveau planétaire ?
On est aujourd’hui en droit de se poser la question. Surtout lorsqu’on compare l’écho donné à plusieurs évènements récents.
Alors que la dénonciation de l’accord climat de Paris par Donald Trump a provoqué un tsunami d’indignations de par le monde, et que la non moins spectaculaire réplique d’Emmanuel Macron proclamant la France ambassadrice du climat a été fort appréciée sur les cinq continents, l’ambiance s’est très vite refroidie les jours suivants.
Force est en effet de constater que ni la Journée mondiale de l’océan qui avait lieu le 8 juin, ni la Réunion du G7 qui s’est tenue à Bologne, les 11 et 12 juin, en présence notamment des ministres de l’environnement des sept pays et des commissaires de l’Union européenne pour l’environnement et le climat n’ont semblé retenir l’attention.
Pourtant, comme le montre la photo qui illustre cette chronique, les Italiens avaient, comme à l’accoutumée, organisé ce temps fort avec maestria. Ils avaient dressé une très grande table verte ! Mais en dépit de tout cela, même Nicolas Hulot, notre ministre de l’Ecologie solidaire n’a fait qu’un rapide et discret passage. Comme vous allez le constater en écoutant la chronique audio, les bonnes intentions en terme de transition énergétique sont une chose, les réalités économiques du commerce international en sont une autre. Cliquez ici pour écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon