LES MULTIPLEXES PORTENT LA PROJECTION CINEMATOGRAPHIQUE EN HAUT DE L’AFFICHE


Suite à la chronique consacrée, le week-end dernier, à la 25eme édition du festival du cinéma russe de Honfleur dont nous avons été empêchés de nous faire l’écho, AWI ne pouvait en rester à ce regrettable incident de parcours. C’est donc sur la base d’excellentes nouvelles extraites de la dernière enquête d’Insee Première concernant la projection cinématographique que nous avons choisi de faire un arrêt sur image.
Il est vrai qu’on a eu peur !
Dans les années 90 , on a même cru son existence menacée sur fond d’emprise de la télévision au sein des foyers, du développement du magique magnétoscope de salon. Jusqu’à ce qu’un total renversement de tendance se dessine dés 2000 et se confirme les années suivantes.
La filière audio-visuelle qui repose sur la production, la postproduction, la distribution et la projection en salles a généré en 2015 un chiffre d’affaires de 11,6 milliards d’euros. Quant au secteur de la projection cinématographique , il a réalisé au total un chiffre d’affaires d‘environ 1,45 milliards d’euros en 2015.
Le fameux coq qui apparaissait sur grand écran a du même coup toutes raisons de figurer aujourd’hui en haut de l’affiche, le parc français de cinémas étant le premier d’Europe avec 5.700 écrans contre 4.700 en Allemagne et 4.100 au Royaume Uni.
De plus, alors que 132 groupes structurent le secteur, ces derniers sont essentiellement français, trois d’entre eux, dont deux multinationaux, concentrant près de la moitié des entrées et des recettes. Lire la suite

LA QUALITE DE VIE DANS LES TERRITOIRES FRANÇAIS REVELATRICE D’UNE NECESSAIRE SOLIDARITE INTER-REGIONALE

La mesure de la qualité de vie dans les territoires français métropolitains, objet de l’une des dernières études de l’INSEE, fait suite à celle qui portait sur l’attractivité économique des territoires, voire d’analyses plus ciblées concernant des régions comme Rhône-Alpes, le Nord-Pas-de-Calais, le Finistère, l’Ile de France, révélatrices de profondes disparités qui ne tiennent pas qu’à l’aspect purement économique.
Ces analyses gagnent aujourd’hui en intérêt et pertinence en raison de la loi sur la fusion des régions adoptée à l’Assemblée nationale le 18 juillet. Une loi qui redessine la carte des territoires dans l’Hexagone et constitue la première étape d’une réforme d’envergure de l’organisation territoriale de la France.
Elaborée dans la concertation avec les élus locaux, fortement enrichie dans le cadre du débat parlementaire, elle poursuit deux objectifs principaux :
– construire l’action publique du XXIème siècle, qui repose sur la confiance dans la capacité des élus locaux à s’organiser, avec l’Etat, pour fournir aux citoyens des services accessibles et efficaces ;
– encourager la participation des territoires au redressement économique du pays.
Pour aborder l’étude de l’INSEE paru dernièrement, Sylvie Marchand, responsable du département actions régionales a accepté de répondre à nos questions. L’étude portant sur la qualité de vie dans les territoires français métropolitains qui a fait appel à une trentaine d’indicateurs , recouvrant treize dimensions à l’échelle de 2.677 territoires de vie, s’inscrit dans le prolongement des recommandations de la Commission Stiglitz remises en septembre 2009.
Ce document qui s’appuyait sur l ‘utilisation d’indicateurs alternatifs de niveau de vie, avait d’ailleurs conduit à quelques reclassements entre pays, sans véritablement remettre en cause l’avance apparente des États-Unis. Toutefois, les indicateurs de conditions de vie faisaient apparaître des contrastes bien plus marqués dans les domaines de la santé, de l’éducation, des risques de chômage et de pauvreté ou de sécurité , sans parler du problème de soutenabilité climatique.
En France, alors que chacun aspire au bien vivre et que la mobilité devient de plus en plus incontournable, l’étude concernant la qualité de vie dans les territoires métropolitains français proposée dernièrement par l’INSEE, pourrait presque faire office de guide Michelin pour Français à la recherche d’un lieu de vie résidentielle idéale, même si la panacée n’est visiblement pas encore de ce monde !
En attendant que nos territoires de vie se voient attribuer des étoiles sur la base de nombreux indicateurs de qualité. Lire la suite