L’INDUSTRIE TEXTILE FRANCAISE DANS LE FIL DE L’ACTUALITE

Chercher à coudre une chronique qui assemble économie et fashion fait appel à une ouverture d’esprit, mais aussi à de petites mains.
Pour justifier qu’AWI s’en saisisse, il a suffi qu’un tissu d’informations relatif à l’industrie textile en France réuni dans une récente étude d’Insee Première, permette de faire un point sur des réalités souvent cachées par le large vêtement évènementiel qui couvre l’actualité nationale et internationale.
Alors que les fashion weeks ont dernièrement offert à de nombreux créateurs, couturiers et stylistes français et étrangers la possibilité de présenter leurs nouvelles collections printemps-été 2019, d’une part, et que le Mondial de l’Auto a permis aux constructeurs automobiles  de lever  le voile sur des modèles porteurs d’innovations, d’autre part, nous ne pouvions passer sous silence un secteur d’activité qui se plie en quatre dans ces deux domaines. Car si notre industrie textile se trouve durement concurrencée pour certains produits liés à plus particulièrement à l’habillement, elle se distingue par son savoir-faire hors pair concernant les textiles à forte valeur ajoutée, à l’instar de ceux utilisés dans l’aéronautique et l’automobile.
De fil en aiguille, cette chronique vise à dresser le portrait et la situation d’un univers professionnel qui se trouve directement confronté au revers de la mondialisation. Un secteur d’activité porteur de quelque 103.000 salariés qui doit faire preuve de sa capacité à relever bien des défis. Ces derniers mettent l’industrie textile made in France dans l’obligation de porter une attention particulière sur sa stratégie en termes de production comme de commercialisation. Objectif : être en mesure de continuer à en découdre au niveau mondial, sans être contrainte de tailler dans ses effectifs et de revoir son organisation de pied en cape. Cliquez ici pour suivre le fil de la chronique audio

EN FRANCE UN PARC DE LOGEMENTS OBJET DE GRANDES VACANCES

Avec 67 186 638 habitants au 1er janvier 2018, et 35,2 millions de logements (hors Mayotte), en dehors des locaux d’hébergements dans les résidences offrant des services spécifiques, la dernière enquête de l’Insee livre des réalités qui expliquent ce peut apparaître, au premier regard, contradictoire.
Entre 2010 et 2015, la France s’est enrichit de 374.000 logements par an, ce qui représente l’équivalent du parc de logements d’un département comme le Haut-Rhin.
En 2015, 29 millions de logements étaient des résidences principales.
Si avant 2010 leur part dans le nombre total de logements augmentait, entre 2010 et 2015, elle a diminué de 0,9 point.
Clé de l’augmentation du parc de logements, la résidence principale ne contribue plus que pour les deux tiers à cette croissance, alors que leur part  atteignait 86% entre 1990 et 1999.
Plusieurs facteurs expliquent cette tendance du parc de logements.
Tout d’abord, l’augmentation du nombre de résidences secondaires ou occasionnelles mais aussi le nombre de logements vacants.
Avec 2,8 millions de logements en état de vacance, ces derniers représentaient en 2015 pas moins de 8,0% du parc global. Une proportion qui n’a cessé d’augmenter au cours des années. Ce qui interpelle également, ce sont les données relatives au  rythme de vacances de logements qui a augmenté depuis 2010 au rythme de + 3 ,4% par an.  Il est  également vrai  que ce phénomène est plus marqué dans les villes centres qu’en périphérie.  Bien entendu, à Paris où la demande dépasse largement l’offre, mais aussi  dans de grande villes où le marché de l’immobilier est tendu, le phénomène de vacance est nettement moins important sans pour  autant être inexistant.
L’enquête Insee, révèle  également une  situation qui apparaît  contradictoire. En effet, entre 2010 et 2015, le parc de logements a augmenté au rythme moyen de 1,1 % par an, soit 2,2 fois plus rapidement que la population.  Autant d’informations qui soulèvent de nombreuses questions et méritent quelques explications. Cliquez ici pour consulter la chronique audio

LES MULTIPLEXES PORTENT LA PROJECTION CINEMATOGRAPHIQUE EN HAUT DE L’AFFICHE


Suite à la chronique consacrée, le week-end dernier, à la 25eme édition du festival du cinéma russe de Honfleur dont nous avons été empêchés de nous faire l’écho, AWI ne pouvait en rester à ce regrettable incident de parcours. C’est donc sur la base d’excellentes nouvelles extraites de la dernière enquête d’Insee Première concernant la projection cinématographique que nous avons choisi de faire un arrêt sur image.
Il est vrai qu’on a eu peur !
Dans les années 90 , on a même cru son existence menacée sur fond d’emprise de la télévision au sein des foyers, du développement du magique magnétoscope de salon. Jusqu’à ce qu’un total renversement de tendance se dessine dés 2000 et se confirme les années suivantes.
La filière audio-visuelle qui repose sur la production, la postproduction, la distribution et la projection en salles a généré en 2015 un chiffre d’affaires de 11,6 milliards d’euros. Quant au secteur de la projection cinématographique , il a réalisé au total un chiffre d’affaires d‘environ 1,45 milliards d’euros en 2015.
Le fameux coq qui apparaissait sur grand écran a du même coup toutes raisons de figurer aujourd’hui en haut de l’affiche, le parc français de cinémas étant le premier d’Europe avec 5.700 écrans contre 4.700 en Allemagne et 4.100 au Royaume Uni.
De plus, alors que 132 groupes structurent le secteur, ces derniers sont essentiellement français, trois d’entre eux, dont deux multinationaux, concentrant près de la moitié des entrées et des recettes. Lire la suite

LA QUALITE DE VIE DANS LES TERRITOIRES FRANÇAIS REVELATRICE D’UNE NECESSAIRE SOLIDARITE INTER-REGIONALE

La mesure de la qualité de vie dans les territoires français métropolitains, objet de l’une des dernières études de l’INSEE, fait suite à celle qui portait sur l’attractivité économique des territoires, voire d’analyses plus ciblées concernant des régions comme Rhône-Alpes, le Nord-Pas-de-Calais, le Finistère, l’Ile de France, révélatrices de profondes disparités qui ne tiennent pas qu’à l’aspect purement économique.
Ces analyses gagnent aujourd’hui en intérêt et pertinence en raison de la loi sur la fusion des régions adoptée à l’Assemblée nationale le 18 juillet. Une loi qui redessine la carte des territoires dans l’Hexagone et constitue la première étape d’une réforme d’envergure de l’organisation territoriale de la France.
Elaborée dans la concertation avec les élus locaux, fortement enrichie dans le cadre du débat parlementaire, elle poursuit deux objectifs principaux :
– construire l’action publique du XXIème siècle, qui repose sur la confiance dans la capacité des élus locaux à s’organiser, avec l’Etat, pour fournir aux citoyens des services accessibles et efficaces ;
– encourager la participation des territoires au redressement économique du pays.
Pour aborder l’étude de l’INSEE paru dernièrement, Sylvie Marchand, responsable du département actions régionales a accepté de répondre à nos questions. L’étude portant sur la qualité de vie dans les territoires français métropolitains qui a fait appel à une trentaine d’indicateurs , recouvrant treize dimensions à l’échelle de 2.677 territoires de vie, s’inscrit dans le prolongement des recommandations de la Commission Stiglitz remises en septembre 2009.
Ce document qui s’appuyait sur l ‘utilisation d’indicateurs alternatifs de niveau de vie, avait d’ailleurs conduit à quelques reclassements entre pays, sans véritablement remettre en cause l’avance apparente des États-Unis. Toutefois, les indicateurs de conditions de vie faisaient apparaître des contrastes bien plus marqués dans les domaines de la santé, de l’éducation, des risques de chômage et de pauvreté ou de sécurité , sans parler du problème de soutenabilité climatique.
En France, alors que chacun aspire au bien vivre et que la mobilité devient de plus en plus incontournable, l’étude concernant la qualité de vie dans les territoires métropolitains français proposée dernièrement par l’INSEE, pourrait presque faire office de guide Michelin pour Français à la recherche d’un lieu de vie résidentielle idéale, même si la panacée n’est visiblement pas encore de ce monde !
En attendant que nos territoires de vie se voient attribuer des étoiles sur la base de nombreux indicateurs de qualité. Lire la suite