EN PLEINE GUERRE ECONOMIQUE MONDIALE LE PAVILLON FRANÇAIS FLOTTE EN TERRE ETRANGERE

Face à une reprise jugée « fragile » par le chef de l’Etat qui répondait hier aux questions de journalistes à l’occasion de la Fête nationale du 14 juillet, les actions menées par nombre de nos entreprises qui se livrent à un combat sans merci sur fond de grande guerre économique mondiale méritent sans nul doute d’être saluées.
A ce titre, la dernière étude de l’INSEE portant sur la présence de filiales de grands groupes français à l’étranger renvoie une image qui tend à traduire le dynamisme d’une partie importante de nos industries et de nos services au niveau planétaire.
L’ internationalisation galopante de l’économie qui ne se limite pas au seul développement des exportations et importations, la création de filiales, voire la prise de contrôle d’unités existantes à l’étranger faisant également partie de la stratégie.
Toutefois, les données communiquées par l’INSEE au sujet des groupes français à l’étranger ne doit pas masquer que la France se situe juste derrière les Etats-Unis et l’Irlande, sur l’échiquier mondial des acquisitions d’entreprises nationales par des concurrents étrangers.
De plus, certains chiffres doivent être interprétés avec précaution, les grands groupes français annonçant 5 millions de salariés à l’étranger dont 3 millions hors Union européenne, sans que cette tendance implique l’embauche de Français expatriés ni n’induise une baisse du chômage en France.
Par ailleurs, lorsqu’on examine les statistiques fournies par le ministère des affaires étrangères français, ces dernières confirment que si 1.427.046 français sont partis en dehors de France en 2008, ils étaient 1.566.119 fin 2011.
Et lorsqu’on cherche à savoir où vont ces Français qui quittent l’Hexagone, on s’aperçoit que la Suisse, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne figurent aux premiers rangs. Toutefois, bien d’autres pays comme la Belgique, l’Espagne, Israël, le Canada , mais aussi le Maroc, l’Algérie , la Tunisie, ou encore la Chine, le Brésil et le Mexique sont également des destinations choisies par des Français qui ne partent pas en touristes.
Reste que la présence d’entreprises françaises à l’étranger permet d’observer qu’outre les banques et les compagnies d’assurance, aucun secteur d’activité n’échappe à cette tendance à l’internationalisation. Il s’agit certes d’une bonne nouvelle sur fond de mondialisation de l’économie. Mais cette dernière doit néanmoins être nuancée compte tenu de réalités qui ne peuvent être ignorées.
La guerre qui fait rage met la France dans l’obligation de s’armer pour relever les défis auxquels elle doit faire face sur son propre territoire, tout en poursuivant ses efforts de conquêtes de marchés en terre étrangère. Lire la suite écouter l’émission

LES DEPARTS MASSIFS DE FIN DE CARRIERE D’ICI 2020 SONT ILS DE BON AUGURE EN TERMES DE CREATION D’EMPLOIS ?

Lorsqu’on regarde l’évolution de la pyramide des âges de la population française, le moins qu’on puisse dire c’est que le Gaulois accuse un coup de vieux qui le rend plus « in » que « out ». Bon an mal an, la population française continue de vieillir sous le double effet de l’augmentation de l’espérance de vie et de l’avancée en âge des générations nombreuses du baby-boom nées entre 1947 et 1973.
Au 1er janvier 2011, l’âge moyen des hommes en France atteignait 38,9 ans et celui des femmes 41,9 ans. Et aujourd’hui, tous sexes confondus, l’âge moyen en France dépasse 40 ans alors qu’il était tout juste inférieur à 37 ans il y a 20 ans.
En dépit d’un taux de natalité que certains de nos proches voisins européens nous envient, l’âge moyen de la population en France passera à 43,6 ans en 2040.
A titre de comparaison il est intéressant d’observer qu’en Allemagne l’âge médian est de 43,3 ans et qu’il faut aller à Monaco pour toucher l’extrême, à savoir 50 ans.
En revanche, en Afrique, au Niger, en Ouganda, au Mali notamment, l’âge médian de la population est de 18 ans
Quant aux Etats Unis, ils bénéficient d’une population dont l’âge médian n’est que de 36 ans.
Une situation qui soulève chez nous un certain nombre de questions en pleine période de transition économique. Le vieillissement de la population qui traduit la constante amélioration de l’état de santé des individus peut il être considéré comme une bonne nouvelle ? Les départs massifs de fin de carrière d’ici 2020 dans toutes les régions sont ils de bon augure en termes de création d’activités et d’emplois ?
Le papy boom aura t’il raison de la crise ?
Visiblement, rien n’est moins sûr. Lire la suite écouter l’émission

LE PERE NOËL EST UN HUMANOÏDE QUI ADORE LES ENFANTS ET L’INNOVATION

Pour terminer l’année en beauté et rester en harmonie avec les préoccupations de chacun en une période qui se veut festive, en dépit des difficultés actuelles, la webradio AWI ne pouvait passer sous silence Noël sans se laisser porter par les produits tendances qui connaissent un véritable engouement.
Que vous soyez chaud partisan de produits traditionnels à vocation pédagogique et autres jouets en bois à senteurs écolo, il vous sera très difficile de ne pas prêter attention à ces équipements tendance qui portés par l’innovation technologique, la miniaturisation et le développement des services associés enregistrent un véritable succès dans le monde entier.
La dernière étude de l’INSEE concernant les dépenses des ménages français en produits de l’économie de l’information depuis 50 ans, ne laisse d’ailleurs planer aucun doute sur ce qui explique cette tendance de fond.
En 2012, les ménages ont en effet dépensé 67 milliards d’euros en produits de l’économie de l’information, ce qui représente 2.370 euros en moyenne par ménage. Ils consacrent aujourd’hui 6,0% de leur budget à ces derniers contre seulement 3,8% en 1960.
Il est vrai que depuis 50 ans, plusieurs innovations ont pris place dans notre quotidien. La télévision avec le développement des postes couleurs, des écrans plats puis les ordinateurs à partir des années 70. Ensuite sont apparus les bouquets de programmes de radio et de télévision, le téléphone mobile et Internet. Outre l’intérêt patent en termes de communication et d’accès aux savoirs, cette économie doit notamment son développement à une très forte baisse des prix des équipements de l’ordre de –4,3% par an en moyenne de 2008 à 2012, alors que la hausse des prix des services n’a été que de +3,5% en moyenne .
Voilà pourquoi la webradio AWI qui s’attache à regarder les réalités en face et à donner de la voix ne pouvait rester muette au pied du sapin et à la veille du Nouvel An. Lire la suite écouter l’émission

FRACTURE NUMERIQUE : DE MOINS EN MOINS DE BRAS CASSES

L’étude de l’INSEE réalisée par Vincent Gombault de la division « Conditions de vie des ménages » publiée aujourd’hui est assez réconfortante. Elle met en effet en lumière la formidable montée en puissance de l’utilisation d’Internet toutes générations et appartenances socioprofessionnelles confondues depuis 2007.
Démonstration est ainsi apportée que les NTIC ont su, en une poignée d’années, réduire la fracture numérique constatée en France au début du XXI e siècle en donnant à un grand nombre de personnes mais aussi aux entreprises de toutes tailles des possibilités d’échanges d’informations et de contacts infinis grâce à la spider web.
Au niveau européens, les Français se positionnent aujourd’hui au 8e rang des pays les plus branchés toile, soit 8 points au dessus de la moyenne européenne, les Suédois âgés de 16 à 74 ans étant 94% à utiliser Internet et les Roumains seulement 50%.
En 2012, en France métropolitaine , trois personnes sur quatre ont utilisé Internet au cours des trois derniers mois, contre seulement 56% en 2007.
Un joli résultat qui tend à démontrer que les qualités de ce médium sont largement reconnues même si certains, notamment parmi les plus de 75 ans restent encore marginalisés dans un processus de communication et d’information planétaire que plus rien se semble pouvoir arrêter. Lire la suite écouter l’émission

L’OPTIMISME MIS A MAL PAR DES SCENARIOS DE RECESSION

Dans une récente chronique présentée sous la forme d’un bulletin météo-éco  intitulé : «  Un vent d’optimisme pourrait chasser les perturbations » , AWI tentait de se  raccrocher à un optimisme raisonné, après élections. Elle se basait pour se faire sur un certain nombre de données dont personne ne peut contester l’existence, même si force est de reconnaître que ces dernières demeurent insuffisantes pour contribuer efficacement au retour de la confiance et de la croissance. Mais, c’était sans compter sur  les notes économiques publiées la semaine dernière par l’OCDE, l’OFCE ainsi que  l’INSEE, qui sont venues jeter de l’huile sur le feu. Lire la suite écouter l’émission

LES DOM JUAN DE LA POLITIQUE ENTRENT EN SCENE

Les trois coups ont été frappés mercredi 15 février. Le public a en effet eu droit, ce jour là, quasiment à la même heure, à deux représentations  très différentes du DOM JUAN  de la politique française. Un rôle mythique  qui démontre  à l’évidence  qu’il n’y a que deux acteurs vedettes susceptibles de se retrouver façe à façe, au jour du deuxième tour.

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