LA QUALITE DE VIE DANS LES TERRITOIRES FRANÇAIS REVELATRICE D’UNE NECESSAIRE SOLIDARITE INTER-REGIONALE

La mesure de la qualité de vie dans les territoires français métropolitains, objet de l’une des dernières études de l’INSEE, fait suite à celle qui portait sur l’attractivité économique des territoires, voire d’analyses plus ciblées concernant des régions comme Rhône-Alpes, le Nord-Pas-de-Calais, le Finistère, l’Ile de France, révélatrices de profondes disparités qui ne tiennent pas qu’à l’aspect purement économique.
Ces analyses gagnent aujourd’hui en intérêt et pertinence en raison de la loi sur la fusion des régions adoptée à l’Assemblée nationale le 18 juillet. Une loi qui redessine la carte des territoires dans l’Hexagone et constitue la première étape d’une réforme d’envergure de l’organisation territoriale de la France.
Elaborée dans la concertation avec les élus locaux, fortement enrichie dans le cadre du débat parlementaire, elle poursuit deux objectifs principaux :
- construire l’action publique du XXIème siècle, qui repose sur la confiance dans la capacité des élus locaux à s’organiser, avec l’Etat, pour fournir aux citoyens des services accessibles et efficaces ;
- encourager la participation des territoires au redressement économique du pays.
Pour aborder l’étude de l’INSEE paru dernièrement, Sylvie Marchand, responsable du département actions régionales a accepté de répondre à nos questions. L’étude portant sur la qualité de vie dans les territoires français métropolitains qui a fait appel à une trentaine d’indicateurs , recouvrant treize dimensions à l’échelle de 2.677 territoires de vie, s’inscrit dans le prolongement des recommandations de la Commission Stiglitz remises en septembre 2009.
Ce document qui s’appuyait sur l ‘utilisation d’indicateurs alternatifs de niveau de vie, avait d’ailleurs conduit à quelques reclassements entre pays, sans véritablement remettre en cause l’avance apparente des États-Unis. Toutefois, les indicateurs de conditions de vie faisaient apparaître des contrastes bien plus marqués dans les domaines de la santé, de l’éducation, des risques de chômage et de pauvreté ou de sécurité , sans parler du problème de soutenabilité climatique.
En France, alors que chacun aspire au bien vivre et que la mobilité devient de plus en plus incontournable, l’étude concernant la qualité de vie dans les territoires métropolitains français proposée dernièrement par l’INSEE, pourrait presque faire office de guide Michelin pour Français à la recherche d’un lieu de vie résidentielle idéale, même si la panacée n’est visiblement pas encore de ce monde !
En attendant que nos territoires de vie se voient attribuer des étoiles sur la base de nombreux indicateurs de qualité. Lire la suite écouter l’émission

TOURISME EN FRANCE : UN SECTEUR D’ACTIVITE QUI PESE DES MILLIARDS D’EUROS

Deux études, l’une émanant de l’OMT et portant sur le tourisme mondial en 2013, l’autre publiée dernièrement par l’INSEE concernant les dépenses des touristes français et étrangers en France en 2011, tendent à démontrer que ce secteur d’activité parvient à afficher de belles performances, en dépit d’une dépréciation du climat économique.
Le baromètre OMT du tourisme mondial montre en effet que les arrivées de touristes internationaux ont grimpé de 5% en 2013 pour atteindre le chiffre record de 1.087 millions. Et malgré des défis économiques et géopolitiques persistants, les résultats du tourisme international ont largement dépassé les attentes, puisque 52 millions de touristes supplémentaires ont parcouru le monde en 2013.
On observe également qu’en dépit d’une demande plus vigoureuse pour des destinations en région Asie-Pacifique ( +6%) en Afrique (+6%) ou encore les Amériques ( +4%) notamment, l’Europe arrive en tête en terme de fréquentation. Avec 29 millions d’arrivées de touristes internationaux supplémentaires en 2013, ce sont en effet 563 millions de visiteurs qui ont choisi le vieux continent.
Avec son flux de touristes globe-trotters, la Chine occupe désormais la première place, et la Fédération de Russie la 5eme position.
Si les Allemands les Japonais et les Italiens sont moins nombreux à voyager, les Turques, Qataris Philippins, Indonésiens, Ukrainiens et Brésiliens se font de plus en plus grands voyageurs.
Alors que la France a accueilli 81,4 millions de visiteurs étrangers en 2011, notre pays est néanmoins passé de la 3eme place à la 7eme place , la Suisse, l’Allemagne et l’Autriche constituant désormais le trio de tête selon le classement du Forum Economique Mondial.
Pourtant, en 2011, le montant des dépenses effectuées à des fins de loisirs ou d’affaires par les touristes français et étrangers, en France métropolitaine s’est élevé à 141 milliards d’euros, auxquels s’ajoutent 4 milliards d’euros pour les départements d’outre-mer.
Sur fond de grisaille économique et de morosité ambiante en France, le tourisme demeure au niveau mondial l’une des rares industries pourvoyeuse de richesses et d’emplois. Et si la concurrence repose sur une guerre des prix, la qualité des produits et la qualité des services demeurent deux atouts de poids pour séduire et attirer toujours plus de clients. Lire la suite écouter l’émission

EN PLEINE GUERRE ECONOMIQUE MONDIALE LE PAVILLON FRANÇAIS FLOTTE EN TERRE ETRANGERE

Face à une reprise jugée « fragile » par le chef de l’Etat qui répondait hier aux questions de journalistes à l’occasion de la Fête nationale du 14 juillet, les actions menées par nombre de nos entreprises qui se livrent à un combat sans merci sur fond de grande guerre économique mondiale méritent sans nul doute d’être saluées.
A ce titre, la dernière étude de l’INSEE portant sur la présence de filiales de grands groupes français à l’étranger renvoie une image qui tend à traduire le dynamisme d’une partie importante de nos industries et de nos services au niveau planétaire.
L’ internationalisation galopante de l’économie qui ne se limite pas au seul développement des exportations et importations, la création de filiales, voire la prise de contrôle d’unités existantes à l’étranger faisant également partie de la stratégie.
Toutefois, les données communiquées par l’INSEE au sujet des groupes français à l’étranger ne doit pas masquer que la France se situe juste derrière les Etats-Unis et l’Irlande, sur l’échiquier mondial des acquisitions d’entreprises nationales par des concurrents étrangers.
De plus, certains chiffres doivent être interprétés avec précaution, les grands groupes français annonçant 5 millions de salariés à l’étranger dont 3 millions hors Union européenne, sans que cette tendance implique l’embauche de Français expatriés ni n’induise une baisse du chômage en France.
Par ailleurs, lorsqu’on examine les statistiques fournies par le ministère des affaires étrangères français, ces dernières confirment que si 1.427.046 français sont partis en dehors de France en 2008, ils étaient 1.566.119 fin 2011.
Et lorsqu’on cherche à savoir où vont ces Français qui quittent l’Hexagone, on s’aperçoit que la Suisse, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne figurent aux premiers rangs. Toutefois, bien d’autres pays comme la Belgique, l’Espagne, Israël, le Canada , mais aussi le Maroc, l’Algérie , la Tunisie, ou encore la Chine, le Brésil et le Mexique sont également des destinations choisies par des Français qui ne partent pas en touristes.
Reste que la présence d’entreprises françaises à l’étranger permet d’observer qu’outre les banques et les compagnies d’assurance, aucun secteur d’activité n’échappe à cette tendance à l’internationalisation. Il s’agit certes d’une bonne nouvelle sur fond de mondialisation de l’économie. Mais cette dernière doit néanmoins être nuancée compte tenu de réalités qui ne peuvent être ignorées.
La guerre qui fait rage met la France dans l’obligation de s’armer pour relever les défis auxquels elle doit faire face sur son propre territoire, tout en poursuivant ses efforts de conquêtes de marchés en terre étrangère. Lire la suite écouter l’émission

LES DEPARTS MASSIFS DE FIN DE CARRIERE D’ICI 2020 SONT ILS DE BON AUGURE EN TERMES DE CREATION D’EMPLOIS ?

Lorsqu’on regarde l’évolution de la pyramide des âges de la population française, le moins qu’on puisse dire c’est que le Gaulois accuse un coup de vieux qui le rend plus « in » que « out ». Bon an mal an, la population française continue de vieillir sous le double effet de l’augmentation de l’espérance de vie et de l’avancée en âge des générations nombreuses du baby-boom nées entre 1947 et 1973.
Au 1er janvier 2011, l’âge moyen des hommes en France atteignait 38,9 ans et celui des femmes 41,9 ans. Et aujourd’hui, tous sexes confondus, l’âge moyen en France dépasse 40 ans alors qu’il était tout juste inférieur à 37 ans il y a 20 ans.
En dépit d’un taux de natalité que certains de nos proches voisins européens nous envient, l’âge moyen de la population en France passera à 43,6 ans en 2040.
A titre de comparaison il est intéressant d’observer qu’en Allemagne l’âge médian est de 43,3 ans et qu’il faut aller à Monaco pour toucher l’extrême, à savoir 50 ans.
En revanche, en Afrique, au Niger, en Ouganda, au Mali notamment, l’âge médian de la population est de 18 ans
Quant aux Etats Unis, ils bénéficient d’une population dont l’âge médian n’est que de 36 ans.
Une situation qui soulève chez nous un certain nombre de questions en pleine période de transition économique. Le vieillissement de la population qui traduit la constante amélioration de l’état de santé des individus peut il être considéré comme une bonne nouvelle ? Les départs massifs de fin de carrière d’ici 2020 dans toutes les régions sont ils de bon augure en termes de création d’activités et d’emplois ?
Le papy boom aura t’il raison de la crise ?
Visiblement, rien n’est moins sûr. Lire la suite écouter l’émission

LE PERE NOËL EST UN HUMANOÏDE QUI ADORE LES ENFANTS ET L’INNOVATION

Pour terminer l’année en beauté et rester en harmonie avec les préoccupations de chacun en une période qui se veut festive, en dépit des difficultés actuelles, la webradio AWI ne pouvait passer sous silence Noël sans se laisser porter par les produits tendances qui connaissent un véritable engouement.
Que vous soyez chaud partisan de produits traditionnels à vocation pédagogique et autres jouets en bois à senteurs écolo, il vous sera très difficile de ne pas prêter attention à ces équipements tendance qui portés par l’innovation technologique, la miniaturisation et le développement des services associés enregistrent un véritable succès dans le monde entier.
La dernière étude de l’INSEE concernant les dépenses des ménages français en produits de l’économie de l’information depuis 50 ans, ne laisse d’ailleurs planer aucun doute sur ce qui explique cette tendance de fond.
En 2012, les ménages ont en effet dépensé 67 milliards d’euros en produits de l’économie de l’information, ce qui représente 2.370 euros en moyenne par ménage. Ils consacrent aujourd’hui 6,0% de leur budget à ces derniers contre seulement 3,8% en 1960.
Il est vrai que depuis 50 ans, plusieurs innovations ont pris place dans notre quotidien. La télévision avec le développement des postes couleurs, des écrans plats puis les ordinateurs à partir des années 70. Ensuite sont apparus les bouquets de programmes de radio et de télévision, le téléphone mobile et Internet. Outre l’intérêt patent en termes de communication et d’accès aux savoirs, cette économie doit notamment son développement à une très forte baisse des prix des équipements de l’ordre de –4,3% par an en moyenne de 2008 à 2012, alors que la hausse des prix des services n’a été que de +3,5% en moyenne .
Voilà pourquoi la webradio AWI qui s’attache à regarder les réalités en face et à donner de la voix ne pouvait rester muette au pied du sapin et à la veille du Nouvel An. Lire la suite écouter l’émission

FRACTURE NUMERIQUE : DE MOINS EN MOINS DE BRAS CASSES

L’étude de l’INSEE réalisée par Vincent Gombault de la division « Conditions de vie des ménages » publiée aujourd’hui est assez réconfortante. Elle met en effet en lumière la formidable montée en puissance de l’utilisation d’Internet toutes générations et appartenances socioprofessionnelles confondues depuis 2007.
Démonstration est ainsi apportée que les NTIC ont su, en une poignée d’années, réduire la fracture numérique constatée en France au début du XXI e siècle en donnant à un grand nombre de personnes mais aussi aux entreprises de toutes tailles des possibilités d’échanges d’informations et de contacts infinis grâce à la spider web.
Au niveau européens, les Français se positionnent aujourd’hui au 8e rang des pays les plus branchés toile, soit 8 points au dessus de la moyenne européenne, les Suédois âgés de 16 à 74 ans étant 94% à utiliser Internet et les Roumains seulement 50%.
En 2012, en France métropolitaine , trois personnes sur quatre ont utilisé Internet au cours des trois derniers mois, contre seulement 56% en 2007.
Un joli résultat qui tend à démontrer que les qualités de ce médium sont largement reconnues même si certains, notamment parmi les plus de 75 ans restent encore marginalisés dans un processus de communication et d’information planétaire que plus rien se semble pouvoir arrêter. Lire la suite écouter l’émission

L’OPTIMISME MIS A MAL PAR DES SCENARIOS DE RECESSION

Dans une récente chronique présentée sous la forme d’un bulletin météo-éco  intitulé : «  Un vent d’optimisme pourrait chasser les perturbations » , AWI tentait de se  raccrocher à un optimisme raisonné, après élections. Elle se basait pour se faire sur un certain nombre de données dont personne ne peut contester l’existence, même si force est de reconnaître que ces dernières demeurent insuffisantes pour contribuer efficacement au retour de la confiance et de la croissance. Mais, c’était sans compter sur  les notes économiques publiées la semaine dernière par l’OCDE, l’OFCE ainsi que  l’INSEE, qui sont venues jeter de l’huile sur le feu. Lire la suite écouter l’émission

LES DOM JUAN DE LA POLITIQUE ENTRENT EN SCENE

Les trois coups ont été frappés mercredi 15 février. Le public a en effet eu droit, ce jour là, quasiment à la même heure, à deux représentations  très différentes du DOM JUAN  de la politique française. Un rôle mythique  qui démontre  à l’évidence  qu’il n’y a que deux acteurs vedettes susceptibles de se retrouver façe à façe, au jour du deuxième tour.

Lire la suite écouter l’émission