POURQUOI L’OURAGAN « FLORENCE » FAIT-IL CRAINDRE UN DESASTRE ENVIRONNEMENTAL ?

Copie d’écran The Guardian


Bien que « Florence » apparaisse perdre en intensité à l’approche des cotes de la Caroline du Nord et du Sud, l’ouragan ayant étant rétrogradé de catégorie 4 à catégorie 3, on comprend aisément l’inquiétude que soulève ce type d’événement qui justifie pleinement l’ordre d’évacuation donné à 1,4 million d’habitants de la région.
En septembre 1999, l’ouragan Floyd classé en catégorie 2 qui était survenu après l’ouragan Dennis, avait été la pire catastrophe naturelle de l’histoire de l’État. Les inondations avaient tué des dizaines de personnes et laissé des villes entières sous l’eau, laissant des habitants bloqués sur les toits de maisons.
En 1954, Hazel fût le dernier ouragan de catégorie 4 à frapper la Caroline du Nord, tuant plus de 19 personnes et provoquant d’immenses dégâts à la suite d’inondations.
On comprend mieux que l’ouragan « Florence » fasse craindre un désastre environnemental à la lecture de ce qui suit. Lire la suite

QUAND LES CATASTROPHES NATURELLES SOULEVENT LES QUESTIONS DE CLIMAT ET D’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE


Cette photo impressionnante relative aux inondations qui ont frappé samedi les Alpes maritimes (REUTERS/Eric Gaillard) ressemble en réalité à beaucoup d’autres prises sur ce thème. Chacun peut en effet constater que pour illustrer l’événement, il y a presque toujours une voiture en piteux état et du goudron arraché. Cela signifie t’il que la réponse est dans la question ?
Toujours est il que lundi la préfecture du département a dressé le bilan de ces inondations en annonçant 20 morts et deux disparus, sans parler des dégâts matériels dont le chiffrage demandera du temps.
Après les pluies torrentielles qui se sont abattues sur plusieurs villes, dont Cannes, Mandelieu-La-Napoule et Antibes, environ 9.200 foyers se trouvaient encore privés d’électricité lundi matin.
Alors bien entendu, comme toujours, lorsque de pareils événements surviennent, on cherche des responsables. Mais il faut rester prudent dans l’appréciation du phénomène et de ses causes. Car des drames de cette nature ont déjà eu lieu chez nous comme dans de nombreuses régions du globe. Et ils ont parfois fait davantage de dégâts et de victimes. Comme le souligne un expert, il est très difficile de dire s’il y a un responsable dans l’histoire qui s’appelle réchauffement climatique ou urbanisation galopante. « Les deux mon général », serait on tenter de dire!
Quoi qu’il en soit, force est de constater que tout le monde a un peu, pour ne pas dire beaucoup, joué avec la nature depuis déjà un certain temps. En pensant qu’on pouvait bétonner et goudronner à outrance partout et sans risques, qu’on pouvait ignorer l’importance que revêt l’entretien des espaces naturels, des fossés aux forêts, des cours d’eau aux côtes littorales, des vallées et plaines aux montagnes…
Il est certain qu’avec le réchauffement climatique avéré, cette conduite à haut risque ne donne que plus d’acuité à la façon que nous avons eu de gérer l’occupation de l’espace et donc d’aménager le territoire,en sur-densifiant des espaces urbains, en créant des zones d’activités qui ont poussé comme des champignons. En agglomérant plutôt qu’en recherchant un juste équilibre. Le ministère de l’écologie précise d’ailleurs qu’en France, 11 % de la population est exposée au risque d’inondation par cours d’eau selon. On sait ainsi pertinemment qu’en métropole, 12 départements ont 20% ou plus de leur population dans des zones où le risque d’inondation existe, comme dans le Var, les Alpes-de-Haute-Provence ou les Alpes-Maritimes notamment. Et comme nous avons la mémoire courte, sans doute faut-il rappeler quelques-unes des catastrophes naturelles, pas si anciennes que çà, qui ont marqué l’histoire de ces dernières années en France mais aussi à l’étranger, provoquant des dégâts considérables sur le plan matériel et humain. Lire la suite