FAUT-IL CRAINDRE UNE NOUVELLE CRISE ECONOMIQUE MONDIALE ?

L’image reprise ici illustre l’article paru dans l’édition des Echos du jeudi 11 octobre sous le titre : « Les Bourses européennes flanchent dans le sillage de Wall Street ». Elle témoigne d’inquiétudes qui n’ont rien de virtuelles et reflètent la tendance observée sur les places asiatiques et américaines.
Alors que cette année marque le dixième anniversaire de la crise économique mondiale de 2008 qui allait provoquer ce que l’on sait, plusieurs signes avant-coureurs conduisent à s’interroger sur les impacts que pourraient avoir un remake en 2018. Lire la suite

LA TURQUIE CONFRONTEE A UNE CRISE PLURIELLE

L’effondrement de la livre turque ne trouve pas son explication dans la seule décision du président Trump, de doubler les tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium turcs.
Bien que la détérioration des relations entre les Etats-Unis et la Turquie ne date pas d’hier, les problèmes de ce pays du Moyen-Orient qui compte 81 millions d’habitants, vont bien au-delà d’un différend commercial. Avant de revenir sur les multiples causes de la crise à la fois monétaire et financière qui frappe la Turquie et menace de se propager, les évènements qui se succèdent actuellement imposent une vigilance accrue. Après avoir chuté à un plus bas historique à 7,24 pour un dollar lundi, la livre turque rebondit mardi de 5,22% à 6,54 pour un dollar.
Les annonces de la banque centrale turque, qui fournira toute la liquidité nécessaire aux banques afin d’assurer une stabilité financière, permettent aux investisseurs de respirer et revenir prudemment vers les actifs plus risqués. Néanmoins, les hausses des places boursières européennes demeurent modestes, le CAC40 gagnant 0,21% à midi.
La conférence téléphonique que doit tenir jeudi le ministre turc des Finances, Berat Albayrak,avec des investisseurs des Etats-Unis, d’Europe et du Moyen-Orient permettra t’elle de redonner confiance à ces derniers ? Recep Tayyip Erdogan, acceptera t’il de revoir de fond en comble sa vision de l’économie, autrement dit d’augmenter entre autres les taux d’intérêt pour pallier aux risques d’une inflation galopante ?
D’autant que les opérateurs craignent que la crise turque, qui met en exergue les faiblesses du pays (inflation, déficit courant, dette extérieure en devises et faiblesse relative des réserves de changes), ne contamine d’autres pays émergents.
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QUAND LES RISQUES DE DEFLATION MENACENT L’ECONOMIE EUROPEENNE

Cette chronique s’annonce au moment où l’Insee vient de révéler dans sa dernière note de conjoncture, que la France était entrée en janvier en territoire d’inflation négative pour la première fois depuis fin 2009, rejoignant ainsi une tendance enregistrée dans toute l’Europe,
Même si on admet, à l’instar de Guido Hülsmann, professeur à l’université d’Anger et Senior Fellow au Mises Institute aux Etats-Unis, que la richesse d’une nation ne s’explique ni par la quantité de monnaie fiduciaire ni par le niveau des prix des produits et services, le risque de déflation hante tous les pays.
A cet égard, la situation récente à laquelle s’est trouvé confronté le Japon justifie cette inquiétude, le Premier ministre Shinzo Abe ayant fait de la lutte contre la déflation sa priorité pour remettre son pays sur pied. Toutefois, pour qu’il y ait véritablement déflation, il faut une baisse prolongée des prix, tous produits secteurs et pays confondus. Or tel n’est pas le cas ! En dépit d’une baisse notable des prix de l’énergie, des produits alimentaires, mais aussi du secteur télécommunications et des médicaments, ceux de l’immobilier, des services et des salaires, constituent encore de solides remparts face au risque de déflation.
La désinflation qui se singularise par un ralentissement du rythme de hausse des prix présente quoi qu’il en soit pour avantage d’augmenter le pouvoir d’achat des consommateurs et donc de relancer la demande. Basée sur une monnaie comme l’euro, cette tendance améliore la qualité de la monnaie ce qui permet d’acheter davantage de biens pour la même somme d’argent.
En revanche, la déflation qui se caractérise par une baisse des prix généralisée et durable représente un poison mortel pour l’économie réelle. Car en augmentant les taux d’intérêt réels et la valeur des dettes, elle asphyxie les entreprises et les force à se débarrasser de leurs avoirs et à solder leurs stocks pour se désendetter.
La parution du dernier numéro de Problèmes économiques intitulé « 2015, années de la déflation ? » donne à travers les analyses réalisées par plusieurs experts, la possibilité de mieux comprendre l’impact négatif que pourrait avoir un ralentissement généralisé des prix sur les perspectives de croissance, la protection sociale, mais aussi les objectifs d’économies que l’Hexagone s’est fixés. Lire la suite