A LA CORBEILLE TOUT N’EST PAS A JETER

Pour aussi décevants qu’apparaissent les cours actions d’entreprises françaises enregistrés ces derniers temps, force est de constater que certaines valeurs parviennent à mieux tirer leur épingle du jeu que d’autres. Il est vrai que depuis déjà quelques temps, de nombreux facteurs de risque incitent les investisseurs à la prudence sur l’ensemble des places financières mondiales. En cause : les taux d’intérêt américains, le Brexit, l’Arabie saoudite, la dette italienne, les guerres commerciales, les marchés émergents, la reprise du « sell-off » sur les marchés chinois. Néanmoins, si comme tend à le démontrer entre autres l’indice phare de la Bourse de Paris qui a perdu plus de 9 % en octobre, son pire mois depuis août 2011, tout rally de fin d’année semble compromis, il est tout de même des valeurs attractives qui parviennent à se distinguer sur fond de bons résultats. Et c’est là que le luxe notamment fait bande à part. Alors qu’AWI évoquait en début de semaine l’état de santé de l’industrie textile « made in France », citant au passage quelques noms prestigieux de ce secteur d’activité, la pesante atmosphère qui règne actuellement sur les places financières ne semble pas porter ombrage à quelques belles valeurs. Alors qu’une légère tendance haussière du CAC 40 se dessine ce mercredi (+ 0,62% à midi) après être passé hier sous la barre des 5.000 points, des groupes français solidement ancrés dans le luxe et le fashion conservent une longueur d’avance. La hausse la plus spectaculaire en Bourse de Paris est celle du groupe de luxe Kering, qui bondit de 7,08% après avoir publié mardi soir un chiffre d’affaires trimestriel confirmant le dynamisme de sa griffe vedette, Gucci, et précise au passage ne percevoir pour l’instant aucun ralentissement de la demande en Chine. Dans le sillage de Kering, LVMH s’adjuge 1,53%, Hermès 2,12% et Burberry 1,2%.
Comme quoi à la corbeille tout n’est pas à jeter.Une chronique complémentaire pourrait en dire plus prochainement Cliquez ici pour en savoir plus

L’INDUSTRIE TEXTILE FRANCAISE DANS LE FIL DE L’ACTUALITE

Chercher à coudre une chronique qui assemble économie et fashion fait appel à une ouverture d’esprit, mais aussi à de petites mains.
Pour justifier qu’AWI s’en saisisse, il a suffi qu’un tissu d’informations relatif à l’industrie textile en France réuni dans une récente étude d’Insee Première, permette de faire un point sur des réalités souvent cachées par le large vêtement évènementiel qui couvre l’actualité nationale et internationale.
Alors que les fashion weeks ont dernièrement offert à de nombreux créateurs, couturiers et stylistes français et étrangers la possibilité de présenter leurs nouvelles collections printemps-été 2019, d’une part, et que le Mondial de l’Auto a permis aux constructeurs automobiles  de lever  le voile sur des modèles porteurs d’innovations, d’autre part, nous ne pouvions passer sous silence un secteur d’activité qui se plie en quatre dans ces deux domaines. Car si notre industrie textile se trouve durement concurrencée pour certains produits liés à plus particulièrement à l’habillement, elle se distingue par son savoir-faire hors pair concernant les textiles à forte valeur ajoutée, à l’instar de ceux utilisés dans l’aéronautique et l’automobile.
De fil en aiguille, cette chronique vise à dresser le portrait et la situation d’un univers professionnel qui se trouve directement confronté au revers de la mondialisation. Un secteur d’activité porteur de quelque 103.000 salariés qui doit faire preuve de sa capacité à relever bien des défis. Ces derniers mettent l’industrie textile made in France dans l’obligation de porter une attention particulière sur sa stratégie en termes de production comme de commercialisation. Objectif : être en mesure de continuer à en découdre au niveau mondial, sans être contrainte de tailler dans ses effectifs et de revoir son organisation de pied en cape. Cliquez ici pour suivre le fil de la chronique audio