REVELATIONS SUR LA POLITIQUE DU LOGEMENT : INFO OU INTOX ?

Que les propositions formulées dans un rapport, ou plus exactement un document de travail confidentiel concernant la politique du logement remis cet été au gouvernement apparaissent explosives à l’issue de leur publication fin janvier dans le quotidien Les Echos avant d’être largement reprises et commentées par les médias, personne ne pouvait en douter.
D’où la prompte réaction de la ministre du Logement, Sylvia Pinel, qui juge dans le Journal du dimanche que ce n’est pas le moment de modifier les aides personnalisées au logement (APL), estimant qu’une réforme des APL pourrait contrarier une possible reprise du secteur de l’immobilier à l’heure où toutes les conditions sont d’après elle réunies pour que le marché se reprenne.
Certes, tout le monde a bien conscience du caractère coûteux de la politique du logement qui a nécessité 46 milliards d’euros en 2014, soit plus de 2 % du PIB. Mais les 41 mesures qui doivent permettre d’économiser environ 4 milliards d’euros par an évoquées par les rapporteurs ne sont en l’état que des propositions.
On comprend néanmoins la légitime inquiétude générée par ce type d’information sachant qu’il n’y a pas de fumée sans feu. Et que ce qui est dans les tuyaux risque toujours d’apparaître au grand jour un beau matin.
La publication de ces informations était elle volontaire ? A t’on ainsi voulu tester le ressenti provoqué par ces dernières en les portant à la connaissance d’un large public ?
On comprend en effet aisément l’émoi que peut provoquer la suppression des aides à l’accession à la propriété qui facilitent chaque année l’achat de 50.000 résidences principales par des foyers modestes. 
Ou encore l’inquiétude générée par la suppression des APL pour les enfants rattachés à un foyer fiscal, notamment les étudiants et que les critères d’attribution des APL soient rattachés au montant du loyer et à la superficie du logement. Il en est de même s’agissant de la notion de création d’un patrimoine, disqualifiante pour nombre de candidats mais aussi d’autres mesures techniques présentées comme sources d’économies.
Quoi qu’il en soit, alors que la construction neuve bat des records de sous production et que le marché des logements existants se trouve à la peine en dépit de taux d’emprunt historiquement bas, les échos concernant la teneur de ce document de travail réalisé par le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD), l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et l’Inspection générale des finances (IGF), ne se sont pas fait attendre. Lire la suite

LES FRANCAIS AIMENT LEURS PHARMACIENS QUI SE FONT GUIDES DE HAUTE SANTE

Voilà au moins une information qui devrait remonter le moral d’un partie des professionnels de santé qui ont vitrine sur rue et permettent non seulement la délivrance de médicaments mais aussi celle de conseils avisés.
Car en dépit des 123 fermetures définitives d’officines enregistrées au cours de cette année, leur répartition harmonieuse demeure une réalité sur l’ensemble du territoire.
Au 1er janvier 2014, on comptait ainsi 21 915 officines libérales en métropole et 627 en départements d’Outre-mer, ce qui représente une pharmacie d’officine pour 2 900 habitants. Si ce nombre est supérieur au ratio constaté dans d’autres pays européens, la France, connaît néanmoins une densité pharmaceutique en retrait par rapport à ses voisins du fait de son vaste territoire.
Les pharmacies d’officine en France constituent un remarquable réseau de proximité. Le maillage complet du territoire national permet d’assurer un service de garde et d’urgence 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, ce qui garantit une véritable permanence des soins et du service pharmaceutique. Près de 50 000 pharmaciens titulaires et adjoints exercent en officine. Ce secteur de la pharmacie représente près de 120 000 emplois qualifiés.
Selon l’Ordre national des Pharmaciens, le nombre de pharmaciens inscrits à l’Ordre augmente à nouveau d’une année sur l’autre. En 2013, on dénombrait 378 pharmaciens de plus (+0,51%) par rapport à 2012 sous l’effet cumulé de l’augmentation du numerus clausus depuis 2006 et du retardement de départ à la retraite des pharmaciens .
Car, en dépit de signes positifs sur les tranches les plus jeunes, l’attractivité du métier de pharmacien est en berne. Le vieillissement de la population pharmaceutique n’est pas enrayé. 2 600 pharmaciens en exercice ayant 66 ans et plus (75% d’entre eux sont en officine). En 2013, plus de 19 000 pharmaciens étaient âgés de plus de 56 ans.
Pourtant, ni Internet, ni la vente de médicaments en grande surface ne semblent pouvoir actuellement remettre en question le rôle et la qualité des officines pharmaceutiques dans notre pays qui bénéficient d’un solide crédit de confiance de la part des consommateurs.
C’est du moins ce que prouve notamment une récente enquête menée par CSA pour « Les Echos et « Radio Classique ».
Il n’en demeure pas moins vrai que l’automédication tend à se répandre, en France comme dans d’autres pays, essentiellement pour des raisons économiques. Et c’est bien là que se situe le danger ! Une réalité perçue par l’Assurance maladie qui sait que l’accès aux soins ne peut, en dépit d’économies imposées, être bradé à tout prix.
. Lire la suite