L’ACCORD SUR LE NUCLEAIRE IRANIEN N’ETAIT PAS PARFAIT MAIS RESPECTE


12 années de discussions auront été nécessaires pour parvenir à cet accord historique sur le nucléaire iranien signé en 2015 par Téhéran avec les États-Unis, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne.
Mais en ce mardi 8 mai 2018, l’ambiance diplomatique était pour le moins tendue avant que Donald Trump ne fasse officiellement part depuis la Maison Blanche de sa décision de rompre ledit accord et de rétablir les sanctions appliquées précédemment. Lire la suite

L’AWI-MAGE DE LA SEMAINE – IRAN ET LIBERTE

Conçue par l’architecte Hossein Amanat qui avait remporté le projet en 1966 à l’âge de 24 ans, cette tour fût inaugurée le 16 octobre 1971 à l’occasion de la commémoration du 2 500 e anniversaire de l’Empire perse. Haute de 45 mètres et entièrement recouverte de quelque 25 000 plaques de marbre blanc d’Ispahan, cette tour Shahyād « mémoire des Rois », allait être renommée tour Azadi autrement dit « liberté » après la Révolution de 1979.
Ce symbole de modernité méritait de figurer en bonne place au moment où le vote d’environ 40 millions d’Iraniennes et Iraniens semble confirmer la réélection de Hassan Rohani, président de la République islamique d’Iran depuis 2013, dont les partisans attendent qu’il apporte notamment des libertés sociales et économiques plus importantes. Selon nos dernières informations Hassan Rohani a bien été réélu président avec 57 % des voix. Il est possible de retrouver les émissions consacrées à l’Iran en utilisant le moteur de recherche d’AWI. Lire la suite

L’IRAN CHERCHE A ECRIRE UN NOUVEAU CHAPITRE DE SON HISTOIRE

Getty Images/Alireza Firouzi

Getty Images/Alireza Firouzi


Le président Iranien modéré, Monsieur Hassan Rohani, s’est réjoui sur son compte Twitter du résultat du second tour des élections législatives qui ont eu lieu le 29 avril, sauf à Téhéran, en raison des résultats du premier tour.
Il a notamment salué la victoire des 17 femmes députées aux élections parlementaires et a émis le vœu que ce succès annonce une action plus efficace de femmes compétentes dans tous les domaines au sein du Parlement et du Gouvernement.
Deux choses sont importantes à noter. Tout d’abord, c’est la première fois depuis la révolution islamique de 1979 que l’assemblée comptera autant de femmes. Quatre femmes ont en effet été élues au second tour, portant à 17 le nombre de députées, dont quinze réformatrices, contre neuf, toutes conservatrices, dans la précédente Assemblée. Ensuite, pour la première fois depuis 2004, le Parlement n’est plus dominé par les conservateurs.
Un véritable changement semble donc pouvoir s’opérer en Iran comme en témoigne Parvaneh Salahshouri, députée de Téhéran, élue pour sa part dès le premier tour des législatives. Concernant le hidjab, obligatoire pour les femmes en République islamique d’Iran, elle estime en effet judicieux que le port de ce dernier devienne facultatif.
Déjà, la couleur politique des nouvelles députées élues lors du premier tour permettait d’envisager un véritable changement dans la mesure où aucune d’entre elles n’appartenait aux partis conservateurs. Onze de ces parlementaires sont issues de la « liste de l’espoir », soutenue par les réformateurs et les partisans du président modéré, Hassan Rohani. Les trois autres sont indépendantes. La moitié de ces élues ont moins de 40 ans. La plus jeune, Zahra Saidi, ingénieure en génie industriel de 29 ans, vient de la ville de Mobarakeh, dans la province conservatrice d’Ispahan, où elle a battu ses dix rivaux, tous des hommes.
La nouvelle assemblée se réunira fin mai pour élire son chef.
Arrivé le 1er mai à Téhéran accompagné d’une importante délégation de chargés d’affaires pour une visite de trois jours, le président sud-coréen, Park Geun-hye, a tenu à souligner : « Le Moyen-Orient est vital pour maintenir la paix et la sécurité mondiale » Il a par ailleurs jugé les efforts du monde, y compris ceux des pays de la région, en faveur d’une paix durable dans la région, très significatifs.
Interviewé par le journal anglais basé à Téhéran, Iran Daily, ce dernier a reconnu que la région était actuellement confrontée à divers défis politiques et économiques. Il a également précisé que l’Iran, nation clé dans la région, pouvait jouer un rôle constructif dans la lutte contre les difficultés actuelles.
En indiquant que le gouvernement coréen appuierait les efforts de la communauté internationale, il a émis le souhait qu’une solution politique puisse être trouvée rapidement pour remédier à l’instabilité régionale et à la crise humanitaire causées par la guerre en Syrie.
Lorsqu’on suit l’actualité iranienne, force est de constater que depuis la levée des sanctions économiques, nombreux sont les pays qui soit maintiennent le cap des bons échanges, soit cherchent à renouer des relations commerciales avec l’Iran, à l’instar entre autres de l’Allemagne, de l’Australie, et bien entendu de la France.
Il est vrai que le changement de politique qui se dessine est crucial pour l’Iran où le chômage touche 11% de la population active et près de 25 % de jeunes. Reste encore à convaincre notamment les Etats-Unis de desserrer l’étau et à espérer que l’Iran puisse parvenir, en dépit d’un marché pétrolier particulièrement instable, mener à bien d’importants investissements indispensables dans de nombreux domaines ( transports, infrastructures, environnement,nouvelles technologies… ) sans oublier le social. Des hommes, des femmes, des enfants vivent en Iran et cherchent à écrire un nouveau chapitre de l’histoire de leur pays, de leur vie. Lire la suite

QUAND L’IRAN TEMOIGNE UNE VOLONTE D’OUVERTURE ET DE DIALOGUE

Monsieur Ali Ahani, Ambassadeur de la République Islamique d’Iran à Paris depuis 2012, répond aux questions de Patrick Gorgeon, journaliste et directeur de la rédaction de la webradio webtv indépendante AWI. Lire la suite

L’IRAN DE RETOUR SUR LA SCENE DU COMMERCE INTERNATIONAL

Après le déplacement en Inde de François Hollande, accompagné d’une quarantaine de chefs d’entreprise, « Rafale et EPR » en tête, la visite mercredi, en France, du président iranien, Hassan Rohani, suscite bien des espoirs en termes d’échanges commerciaux, après la levée des sanctions financières liées à l’arrêt du programme nucléaire.
D’abord à Rome, puis à Paris, le président iranien qui emmène avec lui une délégation de 120 personnalités, dont de nombreux représentants du monde des affaires, signe ainsi avant tout le retour en grâce de ce pays, longtemps placé en liste noire.
En qualifiant son premier déplacement à l’étranger de « page en or dans l’histoire de l’Iran », il a conscience qu’un « long chemin » reste à parcourir pour une réintégration de l’Iran dans le commerce international.
Le dernier numéro de « Questions internationales » publié à la Documentation française intitulé : « Iran : le retour » qui rassemble les analyses de plusieurs spécialistes et observateurs permet d’apprécier les atouts mais aussi les points faibles de ce pays.
Avec un territoire grand comme trois fois celui de la France, l’Iran fait figure de plateforme géostratégique quasi-incontournable dans la région du Moyen-Orient, capable de contribuer à un rééquilibrage dans une zone du globe en proie à de nombreux différends et conflits armés. Lire la suite