LA FRANCE EST-ELLE EN CAPACITE DE SE FAIRE UN ENNEMI SUPPLEMENTAIRE ?

« La France sera l’ennemie de la Syrie si elle participe à une intervention contre le régime de Damas », déclarait Bachar al Assad dans une interview accordée au Figaro paru mardi.
Sans nier la possession d’armes chimiques qu’il dément avoir utilisées, le dirigeant syrien ajoutait entre autres : « Dans la mesure où la politique de l’État français est hostile au peuple syrien, Il y aura des répercussions, négatives bien entendu, sur les intérêts de la France. »
Et sa vision des réalités concernant cette partie du Monde n’est en rien erronée « Le Moyen-Orient est un baril de poudre….Or tout le monde perdra le contrôle de la situation lorsque le baril de poudre explosera. Le chaos et l’extrémisme se répandront. Un risque de guerre régionale existe. »
Même si de rebondissements en rebondissements, de votes en votes, l’intervention américaine semble se préciser et la Russie paraît revoir sa position quant à son soutien inconditionnel au régime syrien, une question reste en suspens: qu’avons nous véritablement à gagner en cas d’intervention militaire française en Syrie ?
Les armes politiques ont elles été utilisées jusqu’à la dernière cartouche ?
Car même si l’OCDE entre autres se montre plus optimiste sur la croissance française, notre pays compte également sur son sol de sérieux ennemis et sait devoir disposer de moyens efficaces pour combattre, sans relâche : chômage, déficits publics, impôts notamment. Or une entrée en guerre contre la Syrie susceptible de déstabiliser le fragile équilibre du Moyen-Orient pourrait au bout du compte compromettre toute perspective de relance de l’activité économique en nous plaçant sous de dangereux feux croisés, qu’il s’agisse des prix des matières premières au premier rang desquelles le pétrole et de questions de sécurité.
Cette chronique audio fait suite à celle intitulée : « Sur le pied de guerre » diffusée le 28 août dernier. Lire la suite écouter l’émission

LE LANGAGE GUERRIER EST UN LANGAGE NORMAL

Face aux situations de crise grave, l’art de la métaphore  guerrière tend à se développer, y compris au plus haut niveau de l’Etat. Cet art est même redevenu manifestement un constituant  et une illustration de la communication politique. De droite comme de gauche, femmes et hommes politiques, cherchent par ce biais à mobiliser la population avec des termes et expressions chocs souvent empruntés au vocabulaire guerrier et à fort relent de patriotisme. Avec Nicolas Sarkozy nous devions : »Aller chercher la croissance avec les dents ». Avec François Hollande, nous avons dernièrement eu droit au : «  Je suis en situation de combat ». Reste à savoir si dans le monde dans lequel nous vivons, l’esprit de combat peut se contenter de formules à connotation guerrière. Si les Français sont prêts à s’engager dans une lutte sans merci pour préserver leurs activités et leurs emplois. Et offrir de nouvelles perspectives d’avenir aux générations futures. Lire la suite écouter l’émission

DU LUXE ET DES ARMES

Faut-il parodier ce qu’ont dit, en leur temps, certains grands hommes pour faire un arrêt sur image qui donne une  vision correcte de la situation qui prévaut aujourd’hui ? Winston Churchill déclarait en effet  devant la Chambre des Communes, à la veille de  la seconde guerre mondiale :  » Je n’ai rien à offrir que du sang, du labeur, des larmes et de la sueur ». Car la guerre économique mondiale qui fait rage depuis le réveil des peuples, place chaque pays  et ses ressortissants  devant un double défi : prospérer et gagner en infuence.  Pour ce faire, chaque nation a le choix des armes. Et si la dernière  étude de l’INSEE sur  le coût du travail dans l’industrie manufacturière et les services marchands au niveau européen, démontre que la France n’a finalement rien à envier aux autres, pas même à l’Allemagne, mieux vaut regarder de près ce qui reste porteur pour notre économie, et a valeur de vitrine de notre savoir-faire sur les cinq continents. Lire la suite écouter l’émission