UNE PHILOSOPHIE MORALE ET POLITIQUE VENUE DE GRECE


Quand on voit à quel point la couardise, le mensonge, la trahison, le manque de charisme et la malhonnêteté sont inscrits dans les gênes de bon nombre d’individus qui occupent des postes à responsabilités, y compris en politique, on se dit qu’Alexis Tsipras mériterait, en dépit des risques récurrents, de remporter les élections législatives de dimanche en Grèce.
Notre suivi de la crise grecque proposé durant l’été qui ne peut prétendre à l’exhaustivité en raison des épisodes qui se sont succédés au-delà de cette période, permet de retrouver les principaux événements qui ont marqué la crise grecque avant que les négociations avec l’UE n’aboutissent. Ces derniers nous avaient d’ailleurs conduit à considérer au final qu’Alexis Tsipras, Premier ministre grec, pouvait prétendre au titre d’homme politique de l’année 2015.
Car le comportement et l’honnêteté de cet homme politique jeune confronté à une situation délétère contraste avec ce que nous constatons le plus souvent et se résume en une formule simple : « Je dis ce que fais, mais je ne fais pas ce que je dis ».
Toute ressemblance avec des personnes ou des événements existants ou ayant existé ne serait que pure coïncidence.
Car ils sont nombreux ceux qui vous disent qu’ils feront ci, qu’ils feront ça ; qui vous tapent dans le dos ou vous embrasse sur la bouche pour mieux vous étrangler; qui fuient leurs responsabilités et se cachent dés qu’un événement les met dans une situation délicate.
Aussi, le jour où on vous demandera à qui vous aimeriez ressembler, sauf à puiser parmi de grands personnages qui ont marqué l’Histoire par leurs analyses, leurs propos voire leurs actions, vous constaterez que les modèles, les exemples dont on aimerait pouvoir s’inspirer font aujourd’hui cruellement défaut.
Voilà pourquoi les Grecs ont souhaité renouveler leur confiance à cet homme. Lire la suite

GRECE EUROPE LA PARTIE DE BRAS DE FER SE POURSUIT EN ATTENDANT LE DENOUEMENT IMMINENT


En titrant la chronique audio proposée le 9 juin « Grèce : « Ca passe ou ça casse ! » la webradio AWI mesurait la difficulté de parvenir à un accord au vu de la détermination affichée de part et d’autre. Il n’est donc guère surprenant que la réunion de l’Eurogroupe, la troisième depuis le début de la semaine, se soit achevée jeudi sur un nouveau constat d’échec. Les discussions sur les propositions soumises par Athènes et celles des « institutions » créancières (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) n’ont en effet pas permis d’élaborer un document de compromis. Les ministres des Finances de la zone euro se réuniront donc de nouveau samedi, trois jours seulement avant une échéance clé qui pourrait placer Athènes en défaut.
Sans accord permettant de débloquer les 7,2 milliards d’euros d’aide qui restent à verser à la Grèce, cette dernière en sera pas en mesure de rembourser l’échéance du 30 juin au FMI, d’un montant de 1,6 milliard.
Un tel défaut contraindrait les autorités à adopter des mesures de contrôle des capitaux et ouvrirait la voie à une possible sortie forcée de la Grèce de la zone euro.
Des diplomates expliquent que la tactique adoptée par les créanciers traduit leur exaspération face au refus du Premier ministre grec de tout compromis sur les dossiers clés que sont les retraites, la réforme du marché du travail, les salaires et la fiscalité, ce que Syriza appelle ses « lignes rouges ». Lire la suite

GARDER ESPOIR QUE LA FIEVRE RETOMBE


Les belles images qui fleurissent parfois dans notre champ d’émissions ne doivent pas masquer certaines réalités moins réjouissantes.
En titrant « Ca passe ou ça casse » la chronique proposée le 9 juin sur AWI dénonçait les risques planant sur la possibilité que la Grèce et les ténors de l’Europe parviennent à un accord sur fond d’exigences financières jugées inacceptables par le débirentier. Au-delà de l’effondrement avéré des places financières que provoque le climat délétère entretenu par le risque de « Grexit » de la Grèce, c’est en réalité l’équilibre global qui apparaît de plus en plus menacé.
Il en est de même dans un tout autre domaine, s’agissant cette fois de la conférence mondiale sur le climat ( COP21) et des défis qu’il appartient aux Etats de relever pour tenter de conjurer le mauvais sort qui menace de s’abattre sur les peuples au niveau planétaire. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) conclut d’ailleurs aujourd’hui dans son rapport « World energy outlook special report : Energy and climate change Energy and climate change » que les contributions déposées à ce jour par 39 pays sur les 196 vers la COP21 ne permettront pas de contenir l’augmentation de la température moyenne mondiale en-dessous du seuil des 2°C, les émissions de GES risquant de conduire à une augmentation de la température moyenne mondiale d’environ 2,6°C d’ici 2100 et 3,5°C après 2200. Autrement dit, en l’état actuel, le compte n’y est pas et le risque de dérèglement climatique demeure patent.
Pour alimenter le climat de suspicion, l’actuel PDG de Renault-Nissan a pour sa part mis de huile sur le feu en déclarant lors d’une récente conférence de presse : « Alors que Paris et le monde se préparent pour la conférence COP21 sur le changement climatique mondial, nous devons nous assurer que des politiques ambitieuses sur le changement climatique n’entrent pas en conflit avec la nécessaire protection de l’emploi et de la croissance en Europe ».
Et d’estimer que l’objectif consiste avant tout à trouver un juste équilibre qui repose essentiellement sur le maintien de l’activité et la préservation des emplois.
Il est vrai que de nombreux facteurs récents confortent ce type de discours. Des cours du pétrole qui poursuivent leur baisse et des menaces d’instabilités géopolitiques qui gagnent du terrain sur bien des continents, y compris en Europe.
Autant d’événements qui ne favorisent guère une sortie de crise et un authentique passage au vert.
La période que nous traversons n’envoie donc aucun signe propre à susciter de solides espoirs d’accalmie à court terme. Nous entrons dans une période de très fortes turbulences dont personne ne semble en mesure d’apprécier les conséquences à plus ou moins brève échéance, et face auxquelles il importe de témoigner de résilience.
La France qui a pour seuls véritables moteurs économiques son industrie de l’armement et son aéronautique civile contribue comme d’autres à alimenter une machine infernale qui alourdit le climat voire n’attend plus qu’une étincelle pour mettre le feu aux poudres. Mais il faut toutefois rester optimiste, sachant que les accès de fièvre qui frappent les humains comme la planète n’ont en-soi rien d’inéluctables.Voilà pourquoi la chronique audio se penche sur la fée électricité qui tente de jouer de sa baguette magique dans l’univers de la mobilité pour assurer transition énergétique et développement durable.Suivez le guide ! Lire la suite

GRECE : CA PASSE OU CA CASSE !


La situation actuelle de la Grèce inspire légitimement beaucoup d’inquiétude. Car l’hypothèse du pire qui se traduirait par une sortie de la Grèce de la zone euro, s’apparenterait à un scénario catastrophe. Or le sentiment de profonde incertitude qui prévaut depuis déjà quelques temps donne un très sérieux coup de blues aux marchés financiers qui ne parviennent plus à reprendre leur souffle. Bien que Jean-Claude Juncker président de la Commission européenne refuse toute idée de « grexit », l’hypothèse se balance dangereusement au-dessus des têtes des Etats membres de l’Union européenne jusque dans les couloirs du château bavarois d’Elmau qui abrite un sommet du G7 qui tire à sa fin. Conséquence, le risque d’un véritable « crash boursier » grandit ! Coincé entre ses promesses de lutte contre l’austérité et les exigences de l’Union européenne quant aux réformes que doit conduire son pays, Alexis Tsipras, Premier ministre grec, pourrait être l’auteur d’un suicide collectif qui ferait de nombreuses victimes et provoquerait avant terme la naissance de cette Europe à deux vitesse prônée par Emmanuel Macron, notre ministre de l’économie. Chacun retient sa respiration sans qu’on sache quel remède miracle imaginer compte tenu des menaces de contagion que ferait peser sur l’Europe tout éclatement de l’Union dont les fissures fragiliseraient ni plus ni moins l’économie mondiale. Lire la suite

LA CASSE DU VASE DE BRUXELLES REMAKE DU VASE DE SOISSON ?

Les frondeurs de l’Europe se font de plus en plus entendre. A tel point qu’on finit par se demander si Jean-Claude Juncker,président de la Commission européenne, ne prend pas le risque de devenir le Clovis de ce début de XXIe siècle ?
Certes, il est encore trop tôt pour savoir ce que l’Histoire retiendra comme l’un des faits marquants de ce début de siècle sur le plan géopolitique et économique.
Mais au-delà des conflits armés préoccupants qui ont lieu dans certaines régions du monde, les évènements qui se produisent actuellement sur le Vieux continent pourraient bien nous renvoyer à un épisode de l’Histoire des Francs qui remonte à la deuxième moitié du VIe siècle.
L’anecdote rapportée par Grégoire de Tours au livre II, chapitre 27 de l’Histoire des Francs n’est en effet pas sans récurrence avec la situation qui prévaut actuellement en Europe.
Même si comparaison n’est pas raison, ce n’est plus à Soisson mais à Bruxelles que pourrait se jouer la scène centrale. Rassemblées autour du « butin européen » les pays membres sont en effet confrontés à des divergences notables quant à la conduite à tenir pour relever les défis actuels. Certes, lorsque Le roi incarné en l’occurrence par Jean-Claude Juncker demande aux « très valeureux guerriers européens de poursuivre les réformes et leur lutte pour le désendettement », la plupart, hommes de bon sens (illi quorum erat mens sanior) lui répondent : « Tout ce que nous voyons ici est à toi, glorieux roi, et nous sommes nous-mêmes soumis à ton autorité (nos ipsi tuo sumus dominio subjugati). Et d’ajouter : « Agis maintenant comme il te plaira, personne ne peut te résister. » Mais, tout le monde ayant parlé, un soldat — homme léger, envieux et impulsif (levis, invidus ac facilis) — à la stupéfaction générale, vient de frapper le vase de Bruxelles en s’écriant : « Tu ne recevras que ce que le sort t’attribuera vraiment ! ». En d’autres termes : « Nous ne paierons et ne ferons ce qu’il te plaira que lorsque nous en aurons les moyens !»
Nous nous retrouvons ainsi au cœur d’une nouvelle version du vase de Soisson. Rempli de 28 pays membres, le vase de Bruxelles pourrait en effet sortir de l’épreuve de force, brisé ou du moins très cabossé. Car la politique voulue par le Clovis de l’Europe, Juncker 1er, qui demande à de nombreux pays d’entrer dans le moule pour préserver l’unité et la puissance européenne se heurte depuis peu à l’attitude d’un guerrier Grec nommé Tsipras qui fait figure de dirigeant soldat insolent en repoussant le remboursement des sommes que doit son pays aux calendes. De plus, la victoire du Podemos en Espagne qui s’inscrit dans la même stratégie politique commence à inquiéter sérieusement Bruxelles.
Et comme jamais deux sans trois, le premier ministre britannique qui semble douter de l’efficience de l’Union européenne entreprend une tournée des capitales européennes, en passant par Paris et Berlin, pour vendre son projet de référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE.
Il n’est donc pas étonnant que les places boursières qui toussent au moindre courant d’air se baladent dans le rouge en cette période troublée, même si d’autres incertitudes planent actuellement au-dessus de l’avenir de bien d’autres pays et régions du monde. Une histoire pour le moment sans légende ! Lire la suite

LA GRECE CONDUIT L’EUROPE A UNE REFLEXION DE FOND

Tout était réuni pour parvenir dimanche à une large victoire. En s’engageant à rompre avec les politiques d’austérité mises en oeuvre depuis la crise de 2009 et à renégocier la dette publique de la Grèce avec ses partenaires internationaux de l’Union européenne et du FMI, Alexis Tsipras, chef de file du parti de la gauche radicale grecque qui a frôlé dimanche la majorité absolue est bien le nouveau Premier ministre d’un gouvernement déterminé. Avec plus de 36% des voix et 149 députés sur un total de 300 à la Vouli et le renfort des Grecs indépendants qui disposent de 13 élus au parlement, le nouveau gouvernement disposera d’une majorité de 162 sièges. Reste à savoir si le nouveau Premier ministre pourra bousculer les règles jusqu’ici en vigueur du jeu à 28.
C’est en effet ce que le slogan » Changer la Grèce, Changer l’Europe » qui figurait lors des récents meeting sur les drapeaux brandis par une large partie de l’électorat grec épuisé qui ont précédé les élections législatives anticipées, laissait entendre.
Force est de constater que les cinq années de récession et de politique économique d’austérité qui ont conduit les Grecs à faire de nombreux sacrifices ont atteint la limite du supportable. D’où l’impact auprès d’une grande partie de l’électorat des promesses faites par Alexis Tsipras dont le « programme de Thessalonique » a pour objectifs le traitement de la crise humanitaire et la relance de la croissance. Socrate avait raison d’affirmer : « Ce qui fait l’homme, c’est sa grande faculté d’adaptation ». Au-delà du discours politique plébiscité, il appartiendra demain à Alexis Tsipras de ne pas décevoir les Grecs qui ne veulent pas que leur pays s’enferme dans une caverne et demeurent conscients de la nécessité de s’ouvrir sur le monde et donc l’Europe. Lire la suite

GRECE : LES DIEUX DE LA FINANCE SE REVEILLENT

Le fait que les ministres des Finances réunis à Bruxelles aient finalement décidé, jeudi 13 décembre, après plusieurs mois d’atermoiements, de débloquer 34,3 milliards d’euros d’aide à la Grèce, marque en cette fin d’année une respiration bienvenue sur fond de crise de la Zone Euro.
Peu de temps avant, la Grèce avait d’ailleurs proposé de racheter une partie de sa dette.  De plus, l’accord signé pour la création  d’un superviseur  unique pour les banques de la zone euro qui sera opérationnel  en mars 2014 permet d’envisager une recapitalisation des établissements financiers en perdition grâce aux fonds de secours européen.

Sommes-nous pour autant sortis d’affaires en peut-on désormais regarder l’avenir  avec un relatif optimisme ?

La Grèce qui faisait depuis 2009 figure de trublion sur l’échiquier européen en raison d’un endettement abyssal saura t’ elle mener une politique lui permettant d’assainir ses finances publiques, tout en lançant les réformes structurelles nécessaires à la reprise de la croissance ?

Ces questions font partie de celles que nous avons posées à Pierre Jovanovic, de retour d’un voyage en Grèce, qui nous a dit  ce qu’il a ressenti en posant le pied en Terre Hellénique. Une interview exclusive consultable sur lla webradio indépendante AWI à l’aide  d’un ordinateur ou d’un smartphone. Lire la suite

YOU NEVER GIVE ME YOUR MONEY – YOU ONLY GIVE ME YOUR FUNNY PAPER*

Pierre Jovanovic

Ces derniers temps, le monde vit avec un syndrome permanent qui tient aux crises qui se succèdent, sans  qu’on sache à quel moment tout cela prendra fin. Des deux côtés de l’Atlantique, les dirigeants des pays développés cherchent à retrouver un rythme de croissance pour assainir les comptes  économiques et sociaux,  et donner aux peuples des perspectives d’avenir plus florissantes.

Mais la crise des subprimes et la crise financière partagée par de nombreux pays confrontés à des endettements records, placent les monnaies en alerte rouge. Lire la suite

COUCOU ! BIENVENUE A L’AEROPORT DE DEAUVILLE NORMANDIE

Avec un titre volontairement provocateur, AWI endosse le rôle de l’oiseau farouche et vous invite à suivre l’interview accordée par Emmanuel Ibarra, Directeur de l’aéroport de Deauville Normandie.

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