L’INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE BOUSCULEE PAR LE SUCCES DES MEDICAMENTS GENERIQUES

L’industrie pharmaceutique recherche désespérément un remède miracle, une potion magique. Car avec un chiffre d’affaires de plus de 50 milliards d’euros en 2012, dont 48 % à l’exportation, la part de l’industrie pharmaceutique française dans la production industrielle totale enregistre un léger recul depuis 2010.
En 2012, le chiffre d’affaires des médicaments en ville (remboursables et non remboursables) s’est élevé à 21,1 milliards d’euros (en prix fabricant hors taxes), soit – 2,3 % par rapport à 2011, après + 0,3 % en 2011. Le marché du médicament remboursable a décru de 3,3 % entre 2011 et 2012. Le marché de prescription officinal a ainsi connu pour la première fois de son histoire une croissance négative. Cette baisse qui touche également le marché hospitalier résulte entre autres de la combinaison d’un tassement des prescriptions, de baisses de prix de grande ampleur et de l’envolée des génériques. Et la récente décision prise par la Commission européenne à l’égard de 9 laboratoires pharmaceutiques concernant les médicaments génériques met surtout en lumière les accords dits « pay for delay » qui consistent pour certains grand groupes pharmaceutiques à payer des concurrents pour qu’ils ne lancent pas de médicaments génériques susceptibles de concurrencer leurs propres médicaments de marque.
La commission européenne s’est donc saisi du dossier considérant que les arrangement entre fabricants de médicaments princeps et producteurs de génériques pourraient avoir conduit à des surcoûts de 20% pour les consommateurs. Une action qui aurait retardé l’arrivée de certains médicaments génériques de deux ans. A l’issue d’une enquête qui aura duré quatre ans, la Commission européenne a donc condamné neuf laboratoires pharmaceutiques à payer une amende de 146 millions d’euros. Lire la suite

LE THERAPEUTE ET LE PATIENT *

Emprunter le titre du livre écrit par Théodore Cherbuliez, médecin pédopsychiatre et psychanalyste, récemment paru chez Baroch Editions, pour introduire la chronique audio entrant dans la rubrique « santé et assurance maladie » et portant sur le bon usage des médicaments et des génériques notamment, n’a rien de délirant.
En effet, à l’occasion de la publication de son premier livre, l’auteur, d’origine suisse, qui a toujours exercé simultanément dans son cabinet privé et comme chef de clinique dans les établissements hospitaliers new yorkais les plus prestigieux, où il a longtemps dispensé son enseignement, met en lumière 50 ans d’expérience en psychanalyse avec l’application d’une méthode originale.
Cette dernière se résume en une formule simple, sans aucun additifs ni adjuvants : « Le thérapeute doit la vérité à son patient, mais la réciproque n’est pas obligatoire ». Et le court chapitre consacré aux médicaments livre, pour sa part, un éclairage sans concessions quant à leur prescription et leur rôle.
A l’heure où la diffusion et la consommation de médicaments génériques adoptées dans de nombreux pays (États-Unis, Allemagne, Angleterre, France…) constituent une source d’économie importante pour les systèmes de santé, une vérité mérite d’être retenue : un princeps comme un générique restent des médicaments aux propriétés similaires dont la consommation demeure soumise à prescription médicale, dont on ne peut ignorer les effets récurrents en marge des bienfaits qu’ils procurent au patient pour soigner une maladie. Autrement dit, un médicament n’est quoi qu’il en soit pas un produit anodin. Mais il est également vrai que le marché du médicament pèse lourd ! Qu’il s’agisse de princeps comme de génériques, preuve en est apportée à travers une récente étude de l’IMS Heath qui estime que les dépenses mondiales de médicaments atteindront 1,2 milliard de milliards de dollars en 2017. Un chiffre qui flanque mal au crâne ! Lire la suite

MEDICAMENTS,GENERIQUES ET E-COMMERCE

Alors que l’Autorité de la concurrence a émis mercredi un avis défavorable sur le projet d’arrêté du gouvernement concernant la vente en ligne de médicaments, en raison de « l’ensemble important d’interdictions et de restrictions » qu’il contient, il est intéressant de revenir sur le rôle joué par les différents professionnels de santé reconnus et notamment celui qui revient entre autres aux pharmaciens qui ont pignon sur rue.
Il est vrai qu’une directive européenne de 2011 rend possible la vente de médicaments sur Internet, tout en laissant la possibilité aux Etats membres de l’encadrer. Toutefois, selon Patrick Zeïtoun, président de l’Union des pharmaciens de la région parisienne qui a présenté un recours en référé devant le Conseil d’Etat concernant la mise en vente libre des médicaments sur Internet, cet avis va à contre courant des objectifs visés en termes de compétences, d’économies et de santé publique.
Voilà pourquoi les précisions qu’il apporte sur le dossier pharmaceutique (DP) sont intéressantes Car ce que le système informatique mis en place au niveau des officines françaises permet de faire, la vente en ligne de médicaments ne le permet pas.
Quant à la prescription et délivrance de médicaments génériques, Patrice Rolin, conseiller à la CPAM du Val-de- Marne rappelle ce qui a servi de déclencheur en termes de consommation. D’autant que ces médicaments moins chers ont comme le rappelle Patrick Zeïtoun les même propriétés que les médicaments de marque. Lire la suite

QUASI STABILITE DES DEPENSES DE SANTE DE SOINS DE VILLE REMBOURSEES PAR L’ASSURANCE MALADIE DU VAL-DE-MARNE EN 2012

La CPAM du Val-de-Marne vient de publier un très intéressant document détaillé concernant les dépenses de santé remboursées en 2012 dans le cadre des soins de ville. Les tableaux et indicateurs qu’il compote permettent d’apprécier l’évolution des différents postes de dépenses d’une année sur l’autre,  qu’il s’agisse des médicaments ( génériques et princeps) , d’ honoraires médicaux,  d’indemnités journalières, de frais de transports sanitaires, d’actes de biologie, de soins infirmiers, de soins dentaires notamment.. Laurence Bergier, directrice de la gestion du risque et de la lutte contre les fraudes à la CPAM du Val-de-Marne a accepté de répondre aux questions qu’on est en droit de se poser à la lecture  de ces informations qui parfois interpellent. En effet, avec 1.173.700 milliard d’euros remboursés  aux assurés sociaux de ce département qui compte 1.328.0000 habitants, la progression des dépenses n’est que de 0,1% par rapport à celles de l’année 2011. Lire la suite

UN PAYS EN PARFAITE SANTE QUI REND « MALADE » SES VOISINS

Avant de vous inviter à participer à un parcours santé chez l’un de nos voisins européens, nous nous sommes interrogés sur la meilleure façon de susciter  votre curiosité. Voilà pourquoi tout commence par une longue question verte à la Prévert :  » Pouvez-vous citer le pays qui compte 82 millions d’habitants dont l’ espérance de vie est de  77,1 ans  pour les hommes  et 82,4 ans pour les femmes,  se distingue par une croissance de son PIB de  + 2,6%, une balance commerciale excédentaire de plus de 100 milliards d’euros,  un taux de chômage de 7%,   une décroissance  démographique de -2,3%,  un système de santé en pleine forme ? »  Précisons d’emblée que ce pays européen, souvent montré en exemple, finit  par agacer ses voisins  au bord de la crise de nerfs.  Aussi soyez patients et attentifs Lire la suite

MEDICAMENTS GENERIQUES : CHERCHEZ LE HIATUS !

 A l’instar des Etats, des banques, des compagnies d’assurance  et de nombreuses  entreprises publiques et privées, les CPAM  font l’objet de notation sur la base de ce qu’il est convenu d’appeler des conventions d’objectifs et de gestion (COG). Instaurés par les ordonnances « Juppé » de 1996, les objectifs et les moyens alloués par l’Etat à l’ensemble des organismes de sécurité sociale, donnent en effet lieu à une démarche contractuelle pluriannuelle qui se traduit par l’établissement  de  conventions  d’objectifs et de gestion. Négociées pour une période de quatre ans, ces dernières sont ensuite déclinées en contrats pluriannuels de gestion (CPG) entre  la caisse nationale ( CNAMTS) et les  caisses locales,  en l’occurrence les CPAM. Lire la suite

MEDICAMENTS GENERIQUES : CHERCHEZ LE HIATUS !

 A l’instar des Etats, des banques, des compagnies d’assurance  et de nombreuses  entreprises publiques et privées, les CPAM  font l’objet de notation sur la base de ce qu’il est convenu d’appeler des conventions d’objectifs et de gestion (COG). Instaurés par les ordonnances « Juppé » de 1996, les objectifs et les moyens alloués par l’Etat à l’ensemble des organismes de sécurité sociale, donnent en effet lieu à une démarche contractuelle pluriannuelle qui se traduit par l’établissement  de  conventions  d’objectifs et de gestion. Négociées pour une période de quatre ans, ces dernières sont ensuite déclinées en contrats pluriannuels de gestion (CPG) entre  la caisse nationale ( CNAMTS) et les  caisses locales,  en l’occurrence les CPAM. Lire la suite