FRANCOIS HOLLANDE : DEBUT DECEMBRE C’EST DEJA DEMAIN !

N’en déplaise à certains, il faudra bien attendre début décembre, comme le chef de l’Etat l’a lui même annoncé, pour savoir s’il se déclare ou non candidat à l’élection présidentielle de 2017. Une promesse de président normal qui a vécu un quinquennat particulièrement tourmenté.
Certes, les sondages d’opinions ne lui sont guère favorables, 9 Français sur 10 exprimant, dans l’un des derniers en date, le souhait qu’il ne se représente pas pour un second mandat. Sans parler des roses primaires de la gauche pleines d’épines !
Mais François Hollande est-il homme à renoncer ?
Confronté à une obligation de résultats au regard des multiples promesses faites aux Français en 2012, alors qu’il n’était encore que candidat dans la série : « Moi président de la République, Je … » François Hollande est sans nul doute aujourd’hui bien conscient qu’en l’état actuel de sa cote de popularité, sa victoire relèverait quasiment du miracle.
Toutefois, compte tenu de sa personnalité, de sa méthode mais aussi des décisions qu’il a été amené à prendre dans de nombreux domaines touchant à la fois la politique intérieure et étrangère, certains résultats de dernières minutes ne pourraient-ils pas l’encourager à se déclarer prêt à relever le défi ? Lire suite & Ecouter chronique audio

L’AVANT-PROJET D’ACCORD DE LA COP21 PAS BONN ET UN FRANCOIS HOLLANDE PEU DISERT SUR LE CLIMAT


En annonçant, il y a peu, que le 1er septembre serait désormais la « Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création », le pape François,, toujours très au fait de l’actualité, aurait aimé graver dans le marbre une journée mondiale pour l’environnement.
Mais cet appel au réveil des consciences des nations, venu du Vatican, lancé à la veille de conférence internationale sur climat, a fait un flop.
Le pape François, homme très engagé pour la sauvegarde de l’humanité doit aujourd’hui douter de l’existence d’une réelle volonté des représentants des peuples à s’accorder sur les moyens financiers et solutions techniques susceptibles de permettre l’atteinte des objectifs visant à lutter contre le réchauffement climatique.
Car en lançant lors de la session de négociations ouverte à Bonn un appel aux participants pour que ceux qui sont en mesure de le faire apportent leur contribution, Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la convention-cadre de l’ONU sur le climat, a dû constater que la quête était bien pauvre.
Et force est d’observer que la grande conférence qui doit réunir à Paris 195 pays autour des questions climatiques manque de financement. Les caisses de l’ONU présentent en effet un trou de 1,2 million d’euros. Autrement dit, en l’état actuel, il y aura tout juste de quoi payer la session de négociations ouverte lundi à Bonn qui n’a d’ailleurs pas été à la hauteur des espoirs, mais de plus, il n’y aura pas assez pour couvrir la prochaine session prévue en octobre.
Or, sans ces rencontres, il sera difficile d’élaborer l’avant-projet d’accord qui doit être soumis aux débats de la COP21 à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015.
Faut-il croire à la sauvegarde de la planète et au miracle ?
Rien n’est moins sûr, la sixième conférence de presse du Président de la République d’une durée de deux heures qui s’est tenue le 7 septembre n’ayant accordé que 5 petites minutes aux enjeux de la conférence internationale sur le climat (COP21) qui butent visiblement sur la question essentielle du financement. Lire la suite

LE PATRIOTISME ECONOMIQUE « MADE IN RUSSIA » SE REVEILLE

Cette dépêche de l’AFP, du 19 décembre 2014, témoigne que le patriotisme économique « made in Russia » existe bel et bien :
« L’homme le plus riche de Russie, Alicher Ousmanov, a annoncé vendredi avoir rapatrié dans son pays ses principaux actifs, l’opérateur télécom MegaFon et le sidérurgiste MetalloInvest, après l’annonce par Vladimir Poutine de mesures pour contrer les fuites de capitaux croissantes.
Les « participations majoritaires » de ces entreprises ont été transférées en Russie conformément à la volonté du président russe de lutter contre les paradis fiscaux et en raison de nouvelle dispositions sur l’impôt sur les bénéfices des sociétés étrangères, a indiqué dans un communiqué USM, la holding de l’homme d’affaires, dont la fortune est estimée par Forbes à 18,6 milliards de dollars.
Ces actifs étaient auparavant basés à Chypre.
De nombreuses sociétés russes sont contrôlées par des holdings appartenant à des Russes mais basés à l’étranger, souvent Chypre dont le régime fiscal est très favorable.
Vladimir Poutine a depuis des années fait une priorité de la lutte contre les paradis fiscaux mais cette nécessité s’est renforcée avec la crise ukrainienne et les sanctions occidentales, qui ont entraîné des fuites de capitaux massives du pays.
Début décembre, le président russe a ainsi proposé une « amnistie totale » à ceux qui rapatrieraient leurs capitaux en Russie, qui ne seront pas inquiétés concernant l’origine de ces fonds. «
Confrontée à la fuite de ses cerveaux et de ses entreprises, la France ferait bien de s’inspirer de la méthode.
Car ce qu’affirme l’historien russe Egor Kholmogorov :  » Nous devons réapprendre à vivre, à créer nos propres richesses » s’applique autant à la Russie qu’à notre pays qui s’il ne souffre pas de problèmes liés à la dévaluation de sa monnaie protégé par l’euro et bénéficie de la baisse des cours du pétrole, aspire néanmoins lui aussi à dynamiser son économie pour sortir de la crise.
Un véritable sujet de réflexion et donc de chronique que la webradio webtv indépendante AWI vous invite à écouter ! Lire la suite

LA MACHINE A HABITER COINCEE PAR DES GRAINS DE SABLE

Alors que le gouvernement de « combat » constitué il y a cinq mois a présente lundi sa démission, Manuel Valls s’est vu confirmé par François Hollande au poste de Premier ministre pour former un nouvel équipage. Août n’aura jamais aussi bien porté son nom ! D’où l’impatience fébrile des observateurs à la veille de la révélation de la composition du nouveau gouvernement et des noms des titulaires d’un portefeuille ministériel, en ce maussade lundi.
L’événement quelque peu imprévu tombe mal, sachant que devaient être présentées cette semaine des mesures phares visant à éclairer plusieurs dossiers chauds de rentrée, notamment celui ayant trait à la relance de la construction neuve.
La chute des mises en chantier de logements neufs qui n’est pas à proprement parler, une surprise, met le gouvernement au pied d’un mur bétonné. Il est vrai que sur les trois mois allant d’avril à juin, la baisse a atteint 19 % par rapport à la même période en 2013, et 9,6 % sur les douze derniers mois.
Mais en réalité, aujourd’hui, c’est le marché du logement dans son ensemble, autrement dit à la fois public et privé, individuel comme collectif qui est frappé de paralysie. La chute du pouvoir d’achat des ménages, le manque de confiance dans l’avenir, la montée du chômage, la dégringolade des transactions dans l’ancien qui s’accompagne d’une baisse, parfois importante, parfois relative des prix des biens, témoignent en effet de l’ampleur du marasme immobilier, en dépit de taux d’emprunt particulièrement bas.
Compte tenu de l’importance du parc existant, dont le taux d’occupation est loin d’être saturé, la machine à habiter, une expression de l’architecte Le Corbusier souffre de la présence de grains de sable qui ne tiennent pas uniquement à l’aspect quantitatif.
Sur fond de bruits de couloirs, les pistes qui devraient être annoncées au lendemain du remaniement pour relancer la machine à habiter sont elles de bon aloi ? Lire la suite

LA SANTE SANS PILOTE ?

Le verdict des élections municipales et le remaniement du gouvernement qui s’en est suivi, le 31 mars, risquent ils de porter atteinte au secteur Santé dans son ensemble ?
Passé le 1er avril qui a permis à certains d’annoncer la suppression du ministère de la Santé et la vente de son bâtiment dans le VIIe arrondissement parisien en vue d’une transformation en Ehpad, l’absence de tout ministre de la Santé de plein exercice au sein du gouvernement Valls a de quoi surprendre.
Surtout lorsqu’on se souvient avoir entendu François Hollande , lundi 31 mars, après la passation de pouvoirs entre Jean-Marc Ayrault et Emmanuel Valls au poste de Premier ministre, évoquer, dans une allocution télévisée, la mise en place d’un pacte de solidarité dont l’un des piliers serait la Sécurité sociale, avec une priorité donnée à la santé.
Il faudra donc attendre la semaine prochaine pour savoir si un ou une secrétaire d’Etat à la Santé sera nommé(e).
Quoi qu’il en soit, Marisol Touraine, désormais ministre des Affaires sociales stricto-sensu avait très peu fait parler d’elle avant comme pendant l’entre deux tours des élections municipales.
Même les commentateurs de la vie politique semblaient l’avoir totalement oubliée.
Or la santé, l’assurance maladie et la protection sociale dans son ensemble figurent parmi les priorités pour une grande majorité de Français.
La Santé ne peut donc se passer de pilote, surtout à l’heure où une stratégie nationale doit être menée. Lire la suite

LES FRANCAIS A LA RECHERCHE DE VOIES DE REPRISE

Les élections municipales auront, comme on s’en doutait, bousculé le grand agenda et sonné le glas du premier chapitre d’un quinquennat plombé. Sans qu’il soit nécessaire d’attendre les résultats définitifs au soir du second tour, il se dit que François Hollande devrait s’adresser aux Français sur TF1, à l’issue d’élections locales qui traduisent de toute évidence une pressante demande de changement d’équipe et de politique. D’où ce parfum enivrant de remaniement !
Alors que les délicates élections européennes se profilent à l’horizon du mois de juin, et que la confiance des Français reste en berne, force est de constater que 86 % des Français interrogés dans un récent sondage demandent le départ Jean-Marc Ayrault, actuel premier ministre.
Est-ce à dire que l’homme n’a pas su convaincre ou que les actions politiques ont manqué de pertinence et de punch ? Que les signes de reprise de l’économie européenne mais surtout la légère progression du climat des affaires en France essentiellement due aux secteurs du commerce de gros comme de détail au mois de mars, certes peu perceptibles, arrivent trop tard ?
Surtout lorsqu’on apprend cette semaine, à la lecture des enquêtes réalisées par le bureau d’études Markit auprès des directeurs d’achat en France, en Allemagne et en zone euro qu’une amélioration des perspectives de reprise en raison de chiffres meilleurs qu’attendu de la France, dont le secteur privé a renoué avec la croissance, semblent de confirmer. Toutefois, les données publiées mardi par le ministère de l’Ecologie et du Développement durable concernant le nombre de logements autorisés comme celui des mises en chantier qui marquent la poursuite de leur recul en février en France, laissent planer le doute quant à une véritable reprise. Les résultats des élections municipales seraient ils les véritables marqueurs d’un changement ? Lire la suite

LES « PETI » VONT DEVENIR GRANDS !

Peut-être devrions nous arrêter de regarder les BRICS comme des poids lourds incontournables dans le cadre de nos échanges commerciaux. Les pays émergents de taille intermédiaire (PETI) constituent en effet une part croissante du commerce mondial et offrent des opportunités à l’exportation aux entreprises françaises. Les ventes aux « PETI » représentent 11 % de l’ensemble des exportations dominées par les produits de haute valeur technologique, alors que les achats aux PETI regroupent des biens à moindre valeur ajoutée.
Mais qui sont ces PETI ?
Des pays européens (Turquie, Ukraine, Kazakhstan), le Maghreb (Algérie, Egypte, Tunisie, Maroc), des pays d’Afrique subsaharienne (Nigeria, Côte d’Ivoire, Kenya, Afrique du Sud), l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis, des pays d’Amérique latine (Mexique, Argentine, Chili, Colombie) et d’Asie (Indonésie, Malaisie, Thaïlande, Vietnam, Philippines).
A l’image du Myanmar (Birmanie), du Vietnam et de la Colombie, de nouvelles économies font une percée, tandis que d’autres consolident leur position, comme la Corée du Sud, la Turquie ou l’Indonésie. Tous ces « PETI » évoluent dans un contexte différent de celui des années 2000, et sont souvent moins dépendants des économies avancées et plus intégrés entre eux commercialement.
Autant d’informations reprises dans le document « Etudes et éclairages » qui vient de paraître et s’appuie sur les données douanières françaises (DGDDI) et les résultats issus des organismes internationaux.
Cette chronique audio est à rapprocher de celles diffusées dernièrement sur AWI qui portaient notamment sur les perspectives de développement des pays émergents. Lire la suite

CONSEIL STRATEGIQUE DE L’ATTRACTIVITE OU COMMENT UN CHEVAL DE TROIE EST ENTRE SUR NOTRE SOL

« La France pourrait devenir le nouveau marché émergent du monde », ce propos de Anand Mahindra, patron indien du groupe industriel du même nom qui faisait partie de la trentaine de chefs d’entreprises étrangères installées en France invités à l’Elysée pour un conseil stratégique de l’attractivité ne manque pas d’humour.
D’autant que cette rencontre au sommet de l’Etat n’est pas sans rappeler l’épisode fameux de la mythologie grecque, lorsque Ulysse, célèbre pour son intelligence rusée eut l’idée de confier à Epéios la construction d’un cheval géant en bois creux. Présenté comme cadeau, ce dernier cachait en effet  un groupe de soldats qui purent ainsi piller la ville de Troie.
Face à la guerre économique qui fait rage, nombreux sont les pays qui cherchent des solutions et des investisseurs susceptibles de relancer l’activité et de créer des emplois sur leur sol. Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, la Suède, l’Espagne, le Japon ont tous été amenés à conduire des entreprises de séduction.
La France ne disposerait elle plus de talents, de compétences, de forces vives pour conquérir des marchés, créer des richesses et des emplois ?
Les réactions des chefs d’entreprises étrangères aux annonces faites par le président de la République qui sont reprises dans les quotidiens économiques montrent que ces derniers attendent désormais des mesures concrètes, notamment en matière  d’abaissement du coût du travail. Mais le cheval de Troie est bel et bien entré dans notre champ économique national comme un présent pour l’avenir. Reste à savoir la façon qu’auront les guerriers étrangers d’utiliser les armes dont ils disposent., conscients des faiblesses qui sont les nôtres. Dongfeng, groupe public chinois créé à la fin des années 60 pour fournir les camions de l’armée chinoise qui vient de prendre 14% du constructeur automobile français  PSA  après que  Geely! ait racheté de Volvo Cars, démontre que la stratégie de conquête  des pays émergents remet au goût du jour  la mythologie grecque. Lire la suite

ON VA ATTENDRE QUE CA POUSSE !

Certains, même parmi les grosses légumes se demandent actuellement si le Premier ministre mais aussi le chef de l’Etat ont la main verte. Chez les Verts bien sûr, mais aussi chez ceux qui voient rouge et ont réussi à transformer la Bastille en champ de revendications, les électeurs du Grand jardinier apparaissant on ne peut plus dubitatifs.
Le décor des prochaines semaines est donc planté.
Ce n’est pas parce que l’actualité ronronne suivant un fil rouge que rien ne semble pouvoir couper qu’il faut en déduire qu’il ne se passe rien. En ces temps difficiles, marqués par un hiver économique aussi rigoureux qu’interminable, les Français ont besoin de soleil, de chaleur.
Deux éléments susceptibles de redonner optimisme et confiance à tout individu, quelle que soit sa situation professionnelle et personnelle, ses projets, sa capacité de se lever chaque matin pour relever tous les défis.
Le politique n’échappe pas à cette situation. Lui aussi doit savoir faire partager son courage, ses ambitions, sa vision de l’avenir.
D’où l’intervention dimanche soir d’un Premier ministre venu pour l’occasion dans son habit de jardinier. Une façon habile d’apporter crédit à un président dont la cote de popularité s’enfonce chaque jour un peu plus dans la terre glaise. Un président qui croit néanmoins en sa bonne étoile et surtout à son pouvoir de changer les choses.
Assurer la prospérité de l’Hexagone n’est pas chose facile ! Victime des affres d’un climat délétère qui sévit bien au-delà de nos frontières, notre santé précaire appelle des remèdes. Or la boite à outils présentée par notre Grand jardinier ne semble pas encore avoir permis de faire renaître espoir et confiance.
Mais la terre est bonne mère. Bien que maltraitée, elle finira, nous dit-on, au prix de soins mais aussi de sacrifices, par nous rendre les fruits de nos efforts et nous redonner des raisons de croire à la possible éclosion d’un monde meilleur.

LA POLITIQUE A LA RECHERCHE DE TALENTS ET D’ŒUVRES MARQUEURS DES TEMPS ACTUELS ET A VENIR

Cette fois, ça y est !  Les fêtes de fin d’année sont bel et bien terminées, la rentrée des classes marquant le retour des enfants gâtés. Après avoir présenté et reçu des vœux dans lesquels il est de coutume d’enfiler toujours les mêmes perles : santé, travail, projets, réussites…, il ne reste plus qu’à affronter les affres du climat. Pour ceux qui croient encore aux bonnes « actions », les corbeilles ont laissé tomber un message encourageant à l’issue de la première journée de cotation, les places financières mondiales ayant brillé de mille feux à la suite de l’accord budgétaire trouvé, in extremis mardi soir, aux Etats-Unis. Du coup, le CAC 40 a formé des vœux sonnants et trébuchants : « + 2,55% c’est l’Amérique ! » Mais c’était sans compter sur les effets d’annonce et leur caractère somme toute éphémère.

Il est vrai que la séance de « vœux désargentés » présentés par François Hollande, le 31 décembre, aux Français, n’était pas faite pour regonfler le moral des troupes. Surtout lorsque le chef de l’Etat dût admettre un certain nombre d’incohérences et d’erreurs de communication au cours des sept premiers mois de mandat et en remettre une couche en déclarant : « « Je n’ignore rien de vos inquiétudes. Elles sont légitimes. Et je n’entends pas vous dissimuler les difficultés qui nous attendent. » Lire la suite