DE L’ IMPATIENCE DES FRANCAIS

Dieu de la terre et du ciel, ainsi que tous les êtres vivants qui s’y trouvent, Jupiter doit admettre que l’éveil d’une croyance ou du moins d’une espérance en un monde meilleur se heurte souvent à des réalités très terre à terre.
La déception clairement affichée par de nombreux Français au regard de la stratégie politique menée jusqu’ici par Emmanuel Macron et son Premier ministre ne peut toutefois surprendre. Les Français sont en effet à la fois impatients et exigeants par nature. De plus, ils croient au Père Noël ! En réalité, ils attendaient tout autre chose en ce début de mandat. Il faut donc calmer tant que faire se peut leur légitime impatience. A ce titre, deux citations méritent d’être retenues. Celle de Louis XIV qui déclarait “C’est toujours l’impatience de gagner qui fait perdre.” Ou encore celle de Confucius qui précisait “Une petite impatience ruine un grand projet. ”
Comme l’indiquait lors de ses premières interventions publiques Edouard Philippe dont la cote de popularité s’érode également : « Je ne cherche pas la popularité mais l’efficacité ». C’est donc gagné sur le premier point, mais perdu sur le second, les mesures annoncées dans différents domaines ne bénéficiant pas d’un quota d’appréciations favorables significatif, sensé révéler les bienfaits des nouvelles orientations politiques.
Pourtant, la période estivale propre à une remise en forme et à l’expression de grands desseins d’avenir se doit de donner au chef de l’Etat et au gouvernement les moyens d’assurer une rentrée toujours guettée comme un véritable traquenard. Or, au rythme où vont les résultats des sondages de popularité, les cents premiers jours de l’ère Macron témoignent d’une perte d’enthousiasme et de confiance non négligeable qui va jusqu’à toucher les sympathisants du président qui regroupent les membres de La République en marche (LREM), de l’UDI, et du MoDem. Y a t’il péril en la demeure ? Faut-il laisser passer l’orage sondagier qui n’attend finalement qu’un signe pour que le soleil brille et que les regards s’illuminent ? Cliquez ici pour écouter la chronique audio enregistrée lorsque la mer était calme