VERS UN HEUREUX DENOUEMENT D’UN ECHANGE EMPLOI LARGEMENT MEDIATISE

La chronique intitulée : » Bon sens et bonnes filières : direction plein emploi » mise en ligne sur la webradio webtv indépendante AWI, le 17 septembre dernier, qui avait trait à l’échange entre un jeune diplômé en horticulture à la recherche d’un emploi relevant de ses compétences professionnelles et le chef de l’Etat, a connu une suite particulièrement encourageante. Le quotidien Le Figaro révèle aujourd’hui que la présidence de la République a mis le jeune chômeur en relation avec la Fédération nationale des producteurs horticulteurs et pépiniéristes (FNPHP), dans le but de lui trouver un emploi. Cette information tend à démontrer que la piste évoquée dans la chronique qui faisait clairement référence à cette organisation professionnelle, n’était pas dénuée de bon sens.
La chronique précisait en effet : « Plutôt que de conseiller à ce jeune diplômé en horticulture de se lancer dans la restauration ou l’hôtellerie par défaut, Emmanuel Macron aurait pu inviter ce dernier à approfondir ses recherches vers l’un de ces nouveaux débouchés, situé non loin du secteur du bâtiment. » .
avant d’ajouter en conclusion : « Une activité encore naissante qui tend à se développer en France comme à l’étranger et consiste à végétaliser des immeubles de bureaux et d’habitations, afin d’offrir une nouvelle respiration aux villes et à ceux qui y vivent ou y travaillent. »
Comme quoi pouvoir rencontrer le chef de l’Etat peut parfois s’avérer particulièrement bénéfique. Pour peu que çà marche, Emmanuel Macron devra désormais souvent traverser la rue, les situations de ce type n’ayant rien d’exceptionnel. Lire la suite

BON SENS ET BONNES FILIERES – DIRECTION PLEIN EMPLOI

Alors que l’exécutif a défendu lundi en bloc les propos tenus ce week-end par Emmanuel Macron à un jeune diplômé en horticulture, de 25 ans, en recherche d’emploi, certaines réactions à ce court échange ont été marquées au coin du bon sens.

En déclarant à ce jeune en pleines Journées européennes du patrimoine : “Si vous êtes prêts et motivés, dans l’hôtellerie, le café, la restauration, dans le bâtiment, il n’y a pas un endroit ou je vais, où ils ne me disent pas qu’ils cherchent des gens”../.. “Honnêtement, hôtel, café, restaurant, je traverse la rue, je vous trouve un emploi”, le chef de l’Etat est sans doute allé un peu vite en besogne.
Chaud défenseur de l’environnement ayant placé la transition écologique et solidaire au rang de priorité, Emmanuel Macron n’est pas sans savoir que les établissements qui forment aux métiers de l’horticulture, se présentent comme des écoles d’éco-activités.

Aussi Valérie Pécresse, présidente Les Républicains (LR) de la région Ile-de-France, a sans doute eu raison de déclarer sur France 2 :
“Ces propos sont d’une grande brutalité parce qu’on ne dit pas à un jeune horticulteur qui a la passion de son métier: « vous allez travailler dans l’hôtellerie”

Dans la foulée, François Félix, président de la FNPHP (Fédération nationale des producteurs de l’horticulture et des pépinières) a reconnu : « L’horticulture, est une filière qui plait, mais c’est aussi une filière qui souffre économiquement depuis plusieurs années ». Ce secteur qui représente 3.300 producteurs en France et 18.000 emplois, a en effet perdu plus de 5.000 emplois en 7 ans.

A t’on su expliquer à ce jeune diplômé qui pouvait à juste titre croire en son avenir dans l’horticulture que sa formation qualifiante ne débouchait pas inéluctablement sur un emploi ? Qu’en réalité pour répondre aux besoins du marché du travail, tout repose entre autres sur la capacité d’adaptation, la polyvalence, la mobilité, voire une totale réorientation en termes d’activité professionnelle. Quoi qu’il en soit, le choix du jeune en question ne peut être blâmé, certaines écoles d’horticulture faisant valoir des métiers durables à l’aide de formules du type : « De la 4ème à Bac+3, nous aidons à cultiver les talents »

A titre d’exemple, L’EA TECOMAH, l’une de ces écoles des éco-activités basée en région parisienne, forme chaque année 600 jeunes à l’aménagement paysager et à la valorisation des espaces, ce qui la met en lien direct avec l’environnement. Lire la suite

LA VALORISATION DE L’APPRENTISSAGE EN BONNE VOIE

Le vif mécontentement manifesté par Hervé Morin, président de l’association des régions de France, concernant la politique gouvernementale sur l’apprentissage aurait-il porté ses fruits ?
On serait tenté de le penser à la lecture du rapport de synthèse qui a été remis mardi, à l’issue de la concertation conduite par Sylvie Brunet, présidente de la section Travail et emploi du Conseil économique, social et environnemental qui a présidé les débats.
En attendant de savoir ce que le projet de loi qui sera présenté au parlement au printemps prochain retiendra, les signaux semblent néanmoins s’être mis au vert à la veille d’une période de transition.
Parmi les 44 propositions figurant dans le rapport, certaines retiennent plus particulièrement l’attention, toutes étant guidées par une volonté de simplification et d’efficience.
Pour n’en citer que quelques-unes : convergence entre contrat d’apprentissage et de professionnalisation; sensibilisation des collégiens aux métiers; création d’une agence de l’apprentissage; rémunération des apprentis; reconnaissance des diplômes; formation des enseignants et chefs d’entreprise; certification des acquis des apprentis; définition de référentiels d’activités professionnelles plus proches des évolutions et des besoins des entreprises, aide unique aux entreprises… figurent au programme d’une réforme attendue.
Considéré à juste titre comme un véritable tremplin permettant l’acquisition de savoirs et savoir-faire débouchant sur des qualifications reconnues dans de nombreuses spécialités et secteurs d’activités, l’apprentissage représente l’une des meilleures portes d’accès à un vrai métier, autrement  dit à l’emploi pour de nombreux jeunes peu attirés par les études supérieures. Alors que la chronique audio venait d’être enregistrée et mise en ligne, Muriel Pénicaud, ministre du Travail, a annoncé mercredi sur Europe 1 que le gouvernement avait retenu quatre premières propositions* du rapport issu des concertations sur l‘apprentissage, qui fait l‘objet d‘une profonde réforme avec celles de la formation professionnelle et l‘assurance chômage. Lire la suite

 » EURO APP’  » UNE HEUREUSE INITIATIVE EUROPEENNE EN FAVEUR DE L’APPRENTISSAGE DES JEUNES

Antoine Godbert est interviewé par Patrick Gorgeon

C’est à partir d’une idée émise par Jean Arthuis, eurodéputé français, que la Commission européenne et le Parlement européen ont pris l’initiative de lancer, dés le mois d’octobre, un projet pilote appelé « Erasmus des apprentis » ou encore « Euro App' ».
Cette nouvelle et deuxième orientation du programme Erasmus+ repose sur un constat largement partagé qui veut que les pays les mieux lotis en terme d’emploi des 15-24 ans sont ceux qui ont une grande culture de l’apprentissage. Une réalité qui conduit les regards à se tourner notamment vers l’Allemagne où la formation en alternance particulièrement développée, permet à ce pays d’afficher l’un des taux du chômage des jeunes les plus bas de 7,2% contre 24% en France. Au niveau de l’UE, le taux s’élève à 18,8% avec de fortes disparités entre pays du nord et pays du sud où l’apprentissage est moins pratiqué.
Cette initiative particulièrement encourageante et prometteuse arrive au bon moment. Lire la suite

OPERATION  » EURO APP' » A NE PAS MANQUER LA SEMAINE PROCHAINE SUR AWI

Antoine Godbert, président de l’association « Euro App' » répond aux questions de Patrick Gorgeon, directeur de la rédaction de la webradio webtv AWI, concernant le lancement de l’opération pilote qui permettra, à partir du mois d’octobre, à 75 jeunes apprentis français de suivre leur formation professionnelle au sein d’entreprises françaises et étrangères dans un pays de l’UE et de bénéficier des mêmes conditions que les étudiants du programme Erasmus. Lire la suite