LA VALORISATION DE L’APPRENTISSAGE EN BONNE VOIE

Le vif mécontentement manifesté par Hervé Morin, président de l’association des régions de France, concernant la politique gouvernementale sur l’apprentissage aurait-il porté ses fruits ?
On serait tenté de le penser à la lecture du rapport de synthèse qui a été remis mardi, à l’issue de la concertation conduite par Sylvie Brunet, présidente de la section Travail et emploi du Conseil économique, social et environnemental qui a présidé les débats.
En attendant de savoir ce que le projet de loi qui sera présenté au parlement au printemps prochain retiendra, les signaux semblent néanmoins s’être mis au vert à la veille d’une période de transition.
Parmi les 44 propositions figurant dans le rapport, certaines retiennent plus particulièrement l’attention, toutes étant guidées par une volonté de simplification et d’efficience.
Pour n’en citer que quelques-unes : convergence entre contrat d’apprentissage et de professionnalisation; sensibilisation des collégiens aux métiers; création d’une agence de l’apprentissage; rémunération des apprentis; reconnaissance des diplômes; formation des enseignants et chefs d’entreprise; certification des acquis des apprentis; définition de référentiels d’activités professionnelles plus proches des évolutions et des besoins des entreprises, aide unique aux entreprises… figurent au programme d’une réforme attendue.
Considéré à juste titre comme un véritable tremplin permettant l’acquisition de savoirs et savoir-faire débouchant sur des qualifications reconnues dans de nombreuses spécialités et secteurs d’activités, l’apprentissage représente l’une des meilleures portes d’accès à un vrai métier, autrement  dit à l’emploi pour de nombreux jeunes peu attirés par les études supérieures. Alors que la chronique audio venait d’être enregistrée et mise en ligne, Muriel Pénicaud, ministre du Travail, a annoncé mercredi sur Europe 1 que le gouvernement avait retenu quatre premières propositions* du rapport issu des concertations sur l‘apprentissage, qui fait l‘objet d‘une profonde réforme avec celles de la formation professionnelle et l‘assurance chômage. Lire la suite

 » EURO APP’  » UNE HEUREUSE INITIATIVE EUROPEENNE EN FAVEUR DE L’APPRENTISSAGE DES JEUNES

Antoine Godbert est interviewé par Patrick Gorgeon

C’est à partir d’une idée émise par Jean Arthuis, eurodéputé français, que la Commission européenne et le Parlement européen ont pris l’initiative de lancer, dés le mois d’octobre, un projet pilote appelé « Erasmus des apprentis » ou encore « Euro App' ».
Cette nouvelle et deuxième orientation du programme Erasmus+ repose sur un constat largement partagé qui veut que les pays les mieux lotis en terme d’emploi des 15-24 ans sont ceux qui ont une grande culture de l’apprentissage. Une réalité qui conduit les regards à se tourner notamment vers l’Allemagne où la formation en alternance particulièrement développée, permet à ce pays d’afficher l’un des taux du chômage des jeunes les plus bas de 7,2% contre 24% en France. Au niveau de l’UE, le taux s’élève à 18,8% avec de fortes disparités entre pays du nord et pays du sud où l’apprentissage est moins pratiqué.
Cette initiative particulièrement encourageante et prometteuse arrive au bon moment. Lire la suite

OPERATION  » EURO APP' » A NE PAS MANQUER LA SEMAINE PROCHAINE SUR AWI

Antoine Godbert, président de l’association « Euro App' » répond aux questions de Patrick Gorgeon, directeur de la rédaction de la webradio webtv AWI, concernant le lancement de l’opération pilote qui permettra, à partir du mois d’octobre, à 75 jeunes apprentis français de suivre leur formation professionnelle au sein d’entreprises françaises et étrangères dans un pays de l’UE et de bénéficier des mêmes conditions que les étudiants du programme Erasmus. Lire la suite