FLEGME BRITANNIQUE POST BREXIT : WHAT ELSE ?

David Cameron, Premier ministre britannique, qui répondait lundi aux questions des députés à la Chambre des communes, s’est montré à la fois très serein et très déterminé. En dépit de questions parfois embarrassantes, il a su répondre en peu de mots, sans trahir le fond de son action et de sa pensée. Et hier en se rendant à Bruxelles, il savait devoir s’expliquer sur la conduite que compte observer son pays plongé après Brexit dans une demande de divorce à effets rebonds émanant des 27 autres pays membres de l’Union européenne. Mais il ne s’est pas démonté pour autant. Il a réaffirmé à ses interlocuteurs ce qu’il avait déjà clairement dit la veille, à savoir qu’il refusait tout recours à l’article 50 visant une sortie rapide de la Grande Bretagne de l’UE et, qu’il excluait catégoriquement l’idée consistant à procéder à un second référendum, le vote des Britanniques du 23 juin devant avant tout être respecté.
Habile, après avoir remis sa démission, il laisse à son successeur le soin de s’atteler aux tâches délicates qui l’attendent, la nomination de ce dernier devant intervenir avant le 2 septembre.
De quoi agacer certains chauds partisans d’une sortie rapide du Royaume-Uni comme la France et l’Italie, l’Allemagne adressant par la voix de Angela Merkel un message de fermeté, sans toutefois lancer d’ultimatum. Lire la suite