LA FED RELEVE LE NIVEAU DU TAUX D’INTERET DE REFERENCE

La Réserve fédérale (FED) a annoncé mercredi par la voie de son président Jérôme Powell, une hausse d’un quart de point de son taux d’intérêt de référence, tout en ajoutant qu’elle envisageait de continuer à relever ses taux l’an prochain.
Le taux de référence passera ainsi de 2,25 % à 2,5%. Les responsables de la Fed estiment que ce relèvement du taux ne découragera pas la croissance économique qui se situe aux Etats-Unis entre 2,5 et 3,5%.
Les hausses de taux de la Fed visent à augmenter les coûts d’emprunt pour les entreprises et les consommateurs, bien qu’il semble que les taux plus élevés appliqués aux prêts hypothécaires et aux prêts auto commencent à peser sur la demande. Toutefois, la Fed obverse que les dépenses globales des ménages « ont continué de croître fortement. » Lire la suite

BANQUES CENTRALES SUPERSTARS

L’image représentant le futur siège de la BCE à Francfort, illustre parfaitement le côté superstar des banques centrales dotées de super pouvoirs. Force est de reconnaître le rôle éminent joué par ces institutions dont le coeur de métier tend à s’enrichir depuis la crise de 2008. Mais jusqu’où peuvent aller les compétences d’une banque centrale lorsqu’on sait que deux écoles de pensées s’affrontent, certains banquiers centraux souhaitant se cantonner à leur mission traditionnelle de garant de la stabilité monétaire, quand d’autres y ajoutent désormais la stabilité financière moyennant la mise en place d’instruments adéquats. Comme le souligne Pierre-Henri Thomas journaliste au Vif l’Express, un journal belge :  » Depuis le mois d’août 2007, les banques centrales sont sur le pont pour endiguer une des plus grande tempête économiques et financières de l’histoire ». Après avoir fait tourner comme jamais la planche à billets et avoir baissé leurs taux à zéro, voire en-dessous, elles ne savent plus quoi faire pour rassurer les investisseurs, relancer le crédit et tenter de ranimer l’inflation. Car la crise qui débute dans les pays émergents, est loin d’être éradiquée en Europe comme au Japon, la fragilité de l’économie américaine demeurant patente, en dépit de signes encourageants ces dernières années.
D’où l’intérêt présenté par le dernier numéro de Problèmes économiques, publié à la Documentation française, consacré à ces institutions monétaires. Il suffit en effet que Mario Draghi (BCE) ou Janet Yellen (FED) fassent une déclaration dans un sens ou dans un autre pour que cette dernière influence notablement l’orientation des marchés boursiers et les politiques économiques menées par les pays développés comme émergents.
En ne se préoccupant plus seulement de la stabilité monétaire, mais également de la stabilité financière, les « banques des banques » sont devenues des « boosteur » de l’économie et des garants des Etats.
Présentes sur les 5 continents, elles font en quelque sorte la pluie et le beau temps à l’échelle mondiale.
La chronique audio s’arrête sur les explications fournies par un certain nombre d’acteurs et observateurs de ces « temples de la monnaie et de la finance » qui, il faut bien le dire, gouvernent le monde, en influençant les comportements d’Etats comme d’hommes de pouvoir au sein du tissu économique. Lire la suite

LA FED ENTRETIENT LE SUSPENS AVANT ET APRES


Il aura fallu faire preuve d’une infinie patience voire d’un grand self control avant que ne soit finalement prise par la FED la décision concernant les taux directeurs. Le genre de temps suspendu qui rend particulièrement nerveux les marchés financiers et laisse planer au niveau planétaire un sur-doute sur les répercussions possibles d’une démarche aux multiples conséquences au vu d’hypothèses de reprise de la croissance de plus en plus hypothétiques. Car en l’état actuel de l’économie mondiale, tout mouvement haussier des taux initié par la Banque centrale américaine peut tout emporter sur son passage, et à l’instar d’un cyclone faire des dégâts et donc de nombreuses victimes. D’où la fébrile attente d’une décision dont l’impact sur les marchés actions, les marchés de taux, les devises (parité euro / dollar) est patent. Il est vrai que la mesure a de quoi inquiéter sachant qu’il y a près de 7 ans que les taux des Fed funds sont proches de zéro (0,00% à 0,25% depuis décembre 2008). D’autant que si quelques pâles arguments du type petite amélioration de l’emploi aux Etats-Unis, faiblesse de l’inflation imputable entre autres à la chute des cours du pétrole plaident en faveur d’une hausse des taux, ceux qui laissent penser que le moment est mal choisi et qu’une telle mesure pourrait miner l’état de santé de nombreux secteurs de l’économie sont légion. A l’heure où cette introduction à la chronique audio est publiée, la décision de la FED n’est pas encore connue, cette dernière devant être prise dans la soirée. Mais l’information que tout le monde attendait est bien tombée dans la soirée dans un Ouf de soulagement : « The Federal Reserve announced on Thursday that it is keeping its benchmark interest rate at or near zero, allowing job growth to continue unhindered. » Une démonstration de prudence compte tenu des lourdes incertitudes qui pèsent encore sur l’évolution de la situation économique aux Etats-Unis mais aussi dans le monde. Autant de facteurs qui justifient qu’au lendemain de la décision prise par la Banque centrale américaine qui provoque une chute des places boursières, une réflexion de fond se soit imposée avant de donner de la voix le 18 septembre à 16H. Lire la suite