G7 : LES SOURIRES DE FACADE LAISSENT PLACE A UNE SOUPE A LA GRIMACE

C’est à bord d’Air Force One que Donald Trump qui s’était envolé pour Singapour à envoyé son tweet annonçant qu’il retirait son soutien au communiqué commun du G7 obtenu non sans difficultés, rejetant la faute sur des propos du Premier ministre canadien Justin Trudeau.

« En raison des fausses déclarations de Justin à sa conférence de presse, et du fait que le Canada impose des taxes massives sur nos agriculteurs, travailleurs et entreprises américains, j’ai demandé à nos représentants américains de retirer le soutien au communiqué, tandis que nous envisageons des tarifs sur les automobiles qui inondent le marché américain! ».

Il s’agit une nouvelle fois d’une volte-face spectaculaire du président des Etats-Unis, sachant qu’il avait déclaré peu avant son départ qu’il y souscrivait.

Ce torpillage de dernière minute rend de facto caduque la déclaration commune sur le commerce grâce à laquelle le « Groupe des sept » (Etats-Unis, Canada, Italie, Royaume-Uni, France, Allemagne, Japon) pensait être parvenu pour sauver la face.
Les sourires de façade affichés par les dirigeants à la fin du sommet du G7 laissent place à une soupe à la grimace qui ne manquera pas de faire des vagues et de susciter de nombreuses réactions.

Il ne resta plus qu’à souhaiter que la rencontre entre Donald Trump et Kim Jong-un qui se veut historique, ne donne pas lieu à un nouveau revirement de dernière minute.

Quoi qu’il en soit, l’échec du sommet du G7, combiné à d’autres événements majeurs comme une rencontre entre Trump et Kim Jong-un, la réunion de la Fed qui devrait relever mercredi prochain ses taux directeurs pour la deuxième fois cette année, suivie de près de celle de la BCE jeudi, ainsi que de la Banque du Japon jeudi et vendredi vont mettre les investisseurs sous pression. Information à suivre

SOMMET ETATS-UNIS – COREE DU NORD QUAND L’IMPROBABLE DEVIENT ENVISAGEABLE

Les alliés régionaux des États-Unis, Japon, Corée du Sud ainsi que la Chine, principal allié de la Corée du Nord, ont exhorté les deux pays à sauver le sommet vendredi.

Lors d’un forum économique à Saint-Pétersbourg, le vice-président chinois Wang Qishan a déclaré qu’un tel sommet était nécessaire pour assurer la sécurité dans la péninsule coréenne, ce qui touche les intérêts fondamentaux de la Chine.

Et comme la chronique du jeudi 24 mai le laissait entendre au regard du caractère assez imprévisible des réactions de Donald Trump comme de Kim Jong-un, une nouvelle étape a été franchie dans le bon sens dans la journée de vendredi.
En effet, après avoir annulé la rencontre du 12 juin à Singapour en évoquant « l’hostilité ouverte » de Pyongyang, le président américain Donald Trump a indiqué aujourd’hui que le sommet avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un pourrait être sauvé, après avoir accueilli une déclaration de conciliation de la Corée du Nord disant qu’elle restait ouverte aux négociations. Lire la suite

SINGAPOUR EMBLEMATIQUE D’UN ESPOIR DE RETOUR A LA RAISON

Photo: A. Marchand


Le choix de Singapour où se tiendra le 12 juin la rencontre entre Donald Trump, Président des Etats-Unis et Kim Jong-un, Dirigeant suprême de la République populaire démocratique de Corée, offrira t’il l’occasion de sceller un accord historique de paix et de redorer l’image négative que se sont taillés ces deux chefs d’Etat sur la scène internationale ?
La chronique vidéo vous en dit plus ! Cliquez ici pour consulter la chronique vidéo

L’ACCORD SUR LE NUCLEAIRE IRANIEN N’ETAIT PAS PARFAIT MAIS RESPECTE


12 années de discussions auront été nécessaires pour parvenir à cet accord historique sur le nucléaire iranien signé en 2015 par Téhéran avec les États-Unis, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne.
Mais en ce mardi 8 mai 2018, l’ambiance diplomatique était pour le moins tendue avant que Donald Trump ne fasse officiellement part depuis la Maison Blanche de sa décision de rompre ledit accord et de rétablir les sanctions appliquées précédemment. Lire la suite

DONALD TRUMP ET KIM JONG-UN SAURONT-ILS EVITER LA DOUCHE FROIDE ?

Les douches froides ne sont pas une découverte, y compris en période de réchauffement climato-diplomatique ! Elles sont en effet depuis toujours monnaie courante et ne concernent pas exclusivement les relations entre les Etats-Unis et la Corée du Nord. Il suffit pour s’en convaincre de suivre les nombreuses péripéties qui alimentent entre autres régulièrement les échanges avec la Russie comme l’Iran.

Il y a peu, tout semblait se présenter sous les meilleurs auspices et annoncer un dénouement heureux concernant le programme de dénucléarisation à l’origine du sérieux différend qui oppose le 45e président des Etats-Unis au chef suprême de la République populaire de Corée du Nord donnant des sueurs froides à la communauté internationale.

En indiquant samedi qu’elle comptait suspendre ses essais nucléaires et de missiles et mettre au rebut son site d’essais nucléaires, pour privilégier sa croissance économique et son désir de paix, le monde entier s’est à juste titre réjoui de cette louable intention de la Corée du Nord à la veille du premier sommet avec la Corée du Sud depuis plus de dix ans.

Mais c’était sans compter sur la subtilité des desseins exprimés par Kim Jong Un et les réactions aussi instantanées que spontanées de Donald Trump via Twitter.

Car le sommet qui doit réunir les deux hommes fin mai début juin, promet d’être un temps fort de l’actualité internationale. Il y a d’ailleurs fort à parier que lors de sa visite à Washington, Emmanuel Macron abordera notamment ce sujet avec le 45e président des Etats-Unis, une « relation spéciale » s’étant établie entre les deux chefs d’Etat, selon les propres termes du président de la République. Clquez ici pour écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon

FRAPPES MILITAIRES COORDONNEES EN SYRIE : QU’ON SOIT POUR OU CONTRE

Lorsqu’on examine les déclarations faites avant, pendant et après le « one-time shot » (coup unique) par les différents chefs d’Etat qui ont pris la décision de mener des frappes militaires ciblées sur des sites identifiés comme étant de potentiels lieux de production ou stockage d’armes chimiques en Syrie, et qu’on regarde le résultat, on peut parler d’une réussite.
Car il aura tout même fallu attendre 7 ans voire plus pour assister à une prise de conscience des dangers que font peser la détention et l’utilisation d’armes chimiques par certains dictateurs qui à l’instar de Bachar El Assad, demeurent quoi qu’il en soit encore à ce jour impunis. Pour que çà bouge vraiment, il aura fallu attendre que de dramatiques massacres d’hommes femmes et enfants se reproduisent sous nos yeux.
L’opération à haut risque qui a été menée par la coalition n’a quoi qu’il en soit vraisemblablement pas pu être envisagée ni conduite sans une étroite collaboration entre les parties prenantes : Etats-Unis, France, Grande Bretagne, mais aussi avec Russie, la Syrie ayant très vraisemblablement été également informée de l’immente intervention militaire.
En se parant pour la circonstance de leurs costumes de chefs de guerre, les défenseurs du droit international interdisant l’utilisation d’armes chimiques, à savoir Donald Trump, Emmanuel Macron et Theresa May étaient bien conscients de la nécessité d’agir en évitant toute erreur susceptible de déclencher une guerre mondiale. Lire la suite

UN COMPTE A REBOURS DE 72 HEURES DECISIF

Le retour au devant de la scène internationale de deux personnages clés de bandes dessinées traduites en plusieurs langues n’a malheureusement rien d’une plaisanterie. Goudurix et Assurancetourix se trouvent en effet plongés au cœur de conflits armés qui témoignent en Syrie comme au Yémen notamment de leur monstruosité au regard du nombre de victimes civiles qui démontrent le recours à des armes chimiques clairement prohibées.
En articulant sa ligne éditoriale de la semaine autour de la rencontre d’Emmanuel Macron avec le prince héritier saoudien Mohamed ben Salman en visite à Paris puis la dénonciation des effets délétères du commerce des armes, AWI voulait avant tout planter le décors d’une situation de crise grave.
Aussi lorsque Emmanuel Macron en vient à annoncer mardi que la France fera part “dans les prochains jours”, en coordination avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni, de sa décision quant à une éventuelle riposte militaire contre les “capacités chimiques” du régime syrien, le chef de l’Etat rend incontournable l’évocation de ce sujet brûlant à l’occasion de son intervention télévisée jeudi.
En cause, l’appui militaire de la Russie au régime syrien, et la violation de la résolution 2401 du Conseil de sécurité de l’Onu, qui exige l’arrêt des combats en Syrie.
Mais la dernière réunion du Conseil de sécurité qui s’est traduite entre autres par un véto russe a fait monter la tension d’un cran.
Vassily Nebenzia, l’ambassadeur de Russie aux Nations unies, a justifié ce 12e veto russe en sept ans de conflit qui a fait plus de 350.000 morts par la volonté de « ne pas entraîner le Conseil de sécurité dans des aventures ».
Moins de 72 heures nous séparent donc aujourd’hui d’une possible frappe aérienne ciblée des Occidentaux en Syrie sans que personne ne puisse dire avec certitude ce qu’il résultera réellement de ce type d’action armée. Alors que tout doit être fait pour ne pas laisser l’usage d’armes chimiques se poursuivre, la diplomatie apparaît ne plus être en mesure de faire entendre raison aux auteurs et acteurs de massacres d’hommes, femmes et enfants dont le caractère intolérable est patent. D’où la légitimité de la lourde décision à prendre pour y mettre fin. Lire la suite

L’OPTIMISME MADE IN FRANCE VU DEPUIS LES ETATS-UNIS

La chronique audio qui vient étayer cette chronique épistolaire proposée la semaine dernière sur la webradio webtv indépendante aWI vous en dit plus. Cette dernière s’inscrit en réaction à l’article titré « Are the French the New Optimists? signé Pamela Druckerman, publié dans le New York Times, jeudi 22 mars, jour des manifestations et grèves test en France.

La vision que peuvent avoir certains observateurs étrangers concernant le moral retrouvé des Français et le crédit que ces derniers accordent à la politique menée par Emmanuel Macron, doit sans doute être tempérée à la lecture des résultats des derniers sondages d’opinion.

Surtout lorsque la dernière enquête mensuelle BVA-La Tribune-Orange-RTL, témoigne d’un sérieux effritement de la popularité de Macron. 57% des répondants déclarent en effet avoir une mauvaise opinion du président de la République, soit 4 points de plus et si 40% des interrogés indiquent avoir une bonne opinion du chef de l’Etat, c’est 3 points de moins par rapport au dernier sondage réalisé le mois dernier.

En réalité, l’impression dont fait état sur le ton interrogatif Pamela Druckerman concernant l’optimisme retrouvé des Français, illustre avant tout la perte de confiance et le pessimisme ambiant qui semblent gagner nombre de ses compatriotes qui doutent de leur aura et avenir.

La situation paradoxale que traduit l’état moral des peuples des deux côtés de l’Atlantique conduit à poser deux questions.
Faut-il en déduire que le Français est par nature profondément versatile et change d’avis comme de chemise dés que çà bouge ?
L’Amérique finit-elle par douter d’elle même depuis l’élection de son 45e président en dépit des nombreux atouts dont elle dispose dans de multiples domaines?

Pour en savoir plus, il vous faudra attendre la chronique qui vous sera proposée la semaine sur AWI. Cette dernière tentera d’apporter des éléments de réponse et pistes de réflexion au vu de l’impact que peuvent avoir les espoirs comme les craintes que laissent percevoir l’horizon politique, économique, social, environnemental aux Etats-Unis et en France, voire au niveau mondial. Cliquez ici pou écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon

L’OPTIMISME MADE IN FRANCE VU DEPUIS LES ETATS-UNIS

L’article titré « Are the French the New Optimists? signé Pamela Druckerman publié dans le New York Times jeudi 22 mars, jour des manifestations et grèves test en France, conduit à s’interroger sur ce qui explique le sentiment exprimé Outre Atlantique.

La vision que peuvent avoir certains observateurs étrangers concernant le moral retrouvé des Français et le crédit que ces derniers accordent à la politique menée par Emmanuel Macron, doit sans doute être tempérée à la lecture des résultats des derniers sondages d’opinion.

Surtout lorsque la dernière enquête mensuelle BVA-La Tribune-Orange-RTL, témoigne d’un sérieux effritement de la popularité de Macron. 57% des répondants déclarent en effet avoir une mauvaise opinion du président de la République, soit 4 points de plus et si 40% des interrogés indiquent avoir une bonne opinion du chef de l’Etat, c’est 3 points de moins par rapport au dernier sondage réalisé le mois dernier.

En réalité, l’impression dont fait état sur le ton interrogatif Pamela Druckerman concernant l’optimisme retrouvé des Français, illustre avant tout la perte de confiance et le pessimisme ambiant qui semblent gagner nombre de ses compatriotes qui doutent de leur aura et avenir.

La situation paradoxale que traduit l’état moral des peuples des deux côtés de l’Atlantique conduit à poser deux questions.
Faut-il en déduire que le Français est par nature profondément versatile et change d’avis comme de chemise dés que çà bouge ?
L’Amérique finit-elle par douter d’elle même depuis l’élection de son 45e président en dépit des nombreux atouts dont elle dispose dans de multiples domaines?

Pour en savoir plus, il vous faudra attendre la chronique qui vous sera proposée la semaine sur AWI. Cette dernière tentera d’apporter des éléments de réponse et pistes de réflexion au vu de l’impact que peuvent avoir les espoirs comme les craintes que laissent percevoir l’horizon politique, économique, social, environnemental aux Etats-Unis et en France, voire au niveau mondial. Lire la suite

FALSE ALARM : NOUS L’AVONS ECHAPPE BELLE

Vous ne vous en êtes peut-être pas rendu compte, mais nous l’avons échappé belle ce week-end. L’alerte au missile balistique lancée par erreur, samedi 13 janvier, peu avant 8 heure, à Hawaï, via sms et réseaux sociaux aux habitants de l’archipel isolé dans le Pacifique central aurait pu avoir des répercussions incalculables.
Tout d’abord parce que Hawaï, archipel volcanique où vivent 1,5 millions d’individus est un État américain.
Ensuite parce qu’en dépit de l’apaisement dernièrement constaté dans le cadre de l’organisation des Jeux olympiques d’hiver en Corée du Sud, les récents lancements de missiles balistiques et essais nucléaires auxquels à procédé la Corée du Nord, étaient à l’origine de la montée en puissance du climat de tension entre Kim Jong-Un et Donald Trump, qui comme on le sait a le tweet rapide et un gros bouton sur son bureau.
En réalité, il s’agissait d’une fake news ou plus exactement d’une false alarm, autrement dit d’une gravissime erreur humaine, survenue lors de la relève d’une équipe de l’agence locale de gestion des événements d’urgence (EMA ) qui dépend du ministère américain de la Justice et utilise aux Etats-Unis le même système Amber pour l’alerte enlèvement dont la fiabilité a toujours été contestée.
Qu’une personne ait par mégarde appuyé sur le mauvais bouton témoigne de la légitimité des craintes que suscitent la gestion des systèmes d’alerte et les risques récurrents de dérapages, de bévues qu’ils comportent.
Fort heureusement, le gouverneur de Hawaï, David Ige, et l’agence locale de gestion des événements d’urgence (EMA) ont démenti, dans les minutes qui ont suivi, l’alerte portant sur l’arrivée d’un missile balistique.
Cet incident préoccupant qui ne peut être pris à la légère, a également montré que le président des Etats-Unis, inévitablement immédiatement informé, a su garder son sang froid.
Nous sommes néanmoins en présence d’une erreur humaine qui aurait pu être fatale et entrainer une réplique lourde de conséquences pour l’humanité et la paix mondiale. Lire la suite