FAUT-IL CRAINDRE UNE NOUVELLE CRISE ECONOMIQUE MONDIALE ?

L’image reprise ici illustre l’article paru dans l’édition des Echos du jeudi 11 octobre sous le titre : « Les Bourses européennes flanchent dans le sillage de Wall Street ». Elle témoigne d’inquiétudes qui n’ont rien de virtuelles et reflètent la tendance observée sur les places asiatiques et américaines.
Alors que cette année marque le dixième anniversaire de la crise économique mondiale de 2008 qui allait provoquer ce que l’on sait, plusieurs signes avant-coureurs conduisent à s’interroger sur les impacts que pourraient avoir un remake en 2018. Lire la suite

EXTRACTION DU CHARBON : TRUMP ENFONCE LE PIC

Diffusée le 30 mars 2017, la chronique vidéo de Patrick Gorgeon, intitulée « Trump au Charbon » donnait déjà un clair aperçu de la politique énergétique et environnementale du 45e président des Etats-Unis. Dans ce domaine comme dans d’autres, Trump impose sa marque de fabrique politique en abrogeant tout ce qui a ses yeux va à l’encontre de son slogan de campagne  » Make America great again ». Lancé en 2015 par Barack Obama, le Clean Power Plan qui devait conduire le deuxième plus gros émetteur de gaz à effet de serre derrière la Chine, à s’éloigner du charbon, est bel et bien enterré. Favoriser des sources d’énergie produisant peu de gaz à effet de serre et lutter contre le réchauffement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre de ce secteur de 32% par rapport à 2005 et d’ici 2030 n’est plus d’actualité. Du moins outre Atlantique ! Néanmoins comme nous le faisons remarquer récemment, ce qui s’apparente à un retour en arrière ne signifie pas pour autant que les Etats-Unis se détournent des énergies renouvelables. De nombreuses actions sont en effet menées dans certains Etats et des entreprises spécialisées apportent chaque jour la démonstration de leur savoir-faire dans ce domaine.
Mais en visitant l’une des plus grosses régions productrices de charbon, en Virginie-Occidentale, Donald Trump a conscience de donner satisfaction  à un électorat fidèle qui saura le soutenir lors des prochaines élections de mi-mandat, en novembre prochain. Redonner le sourire aux gueules noires, relancer  un secteur étant désormais en mesure, contre toute attente, de créer des emplois est une opération qui laissera des traces. Force est de constater que l’engagement que le président  Trump avait pris en 2016 durant la campagne présidentielle de relancer l’extraction de charbon est tenu. Quant aux mesures destinées à assurer le soutien des entreprises productrices qui  comptent encore quelque 60.000 salariés, elles  font le  bonheurs des uns mais aussi certainement le malheur de ceux qui misaient sur l’intérêt d’une véritable révolution énergétique. Lire la suite

LA TURQUIE CONFRONTEE A UNE CRISE PLURIELLE

L’effondrement de la livre turque ne trouve pas son explication dans la seule décision du président Trump, de doubler les tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium turcs.
Bien que la détérioration des relations entre les Etats-Unis et la Turquie ne date pas d’hier, les problèmes de ce pays du Moyen-Orient qui compte 81 millions d’habitants, vont bien au-delà d’un différend commercial. Avant de revenir sur les multiples causes de la crise à la fois monétaire et financière qui frappe la Turquie et menace de se propager, les évènements qui se succèdent actuellement imposent une vigilance accrue. Après avoir chuté à un plus bas historique à 7,24 pour un dollar lundi, la livre turque rebondit mardi de 5,22% à 6,54 pour un dollar.
Les annonces de la banque centrale turque, qui fournira toute la liquidité nécessaire aux banques afin d’assurer une stabilité financière, permettent aux investisseurs de respirer et revenir prudemment vers les actifs plus risqués. Néanmoins, les hausses des places boursières européennes demeurent modestes, le CAC40 gagnant 0,21% à midi.
La conférence téléphonique que doit tenir jeudi le ministre turc des Finances, Berat Albayrak,avec des investisseurs des Etats-Unis, d’Europe et du Moyen-Orient permettra t’elle de redonner confiance à ces derniers ? Recep Tayyip Erdogan, acceptera t’il de revoir de fond en comble sa vision de l’économie, autrement dit d’augmenter entre autres les taux d’intérêt pour pallier aux risques d’une inflation galopante ?
D’autant que les opérateurs craignent que la crise turque, qui met en exergue les faiblesses du pays (inflation, déficit courant, dette extérieure en devises et faiblesse relative des réserves de changes), ne contamine d’autres pays émergents.
Cliquez ici pour écouter la chronique audio

LES VOIX DE LA RAISON PEINENT A SE FAIRE ENTENDRE

Ce dont il est question dans cette chronique témoigne que les effets Brexit comme ceux relatifs au durcissement des relations commerciales sur fond de renforcement des droits de douane qui mettent aux prises Etats-Unis, Europe et Chine, font mener un train d’enfer aux négociateurs. Et force est de constater que les voix de la raison peinent à se faire entendre.
Dans les grandes lignes, les risques d’erreurs d’aiguillage et de déraillement deviennent nombreux. D’où les interrogations et inquiétudes que soulèvent les bras de fer entre nations voire continents qui ne semblent pas devoir marquer de pause estivale. Lire la suite

G7 : LES SOURIRES DE FACADE LAISSENT PLACE A UNE SOUPE A LA GRIMACE

C’est à bord d’Air Force One que Donald Trump qui s’était envolé pour Singapour à envoyé son tweet annonçant qu’il retirait son soutien au communiqué commun du G7 obtenu non sans difficultés, rejetant la faute sur des propos du Premier ministre canadien Justin Trudeau.

« En raison des fausses déclarations de Justin à sa conférence de presse, et du fait que le Canada impose des taxes massives sur nos agriculteurs, travailleurs et entreprises américains, j’ai demandé à nos représentants américains de retirer le soutien au communiqué, tandis que nous envisageons des tarifs sur les automobiles qui inondent le marché américain! ».

Il s’agit une nouvelle fois d’une volte-face spectaculaire du président des Etats-Unis, sachant qu’il avait déclaré peu avant son départ qu’il y souscrivait.

Ce torpillage de dernière minute rend de facto caduque la déclaration commune sur le commerce grâce à laquelle le « Groupe des sept » (Etats-Unis, Canada, Italie, Royaume-Uni, France, Allemagne, Japon) pensait être parvenu pour sauver la face.
Les sourires de façade affichés par les dirigeants à la fin du sommet du G7 laissent place à une soupe à la grimace qui ne manquera pas de faire des vagues et de susciter de nombreuses réactions.

Il ne resta plus qu’à souhaiter que la rencontre entre Donald Trump et Kim Jong-un qui se veut historique, ne donne pas lieu à un nouveau revirement de dernière minute.

Quoi qu’il en soit, l’échec du sommet du G7, combiné à d’autres événements majeurs comme une rencontre entre Trump et Kim Jong-un, la réunion de la Fed qui devrait relever mercredi prochain ses taux directeurs pour la deuxième fois cette année, suivie de près de celle de la BCE jeudi, ainsi que de la Banque du Japon jeudi et vendredi vont mettre les investisseurs sous pression. Information à suivre

SOMMET ETATS-UNIS – COREE DU NORD QUAND L’IMPROBABLE DEVIENT ENVISAGEABLE

Les alliés régionaux des États-Unis, Japon, Corée du Sud ainsi que la Chine, principal allié de la Corée du Nord, ont exhorté les deux pays à sauver le sommet vendredi.

Lors d’un forum économique à Saint-Pétersbourg, le vice-président chinois Wang Qishan a déclaré qu’un tel sommet était nécessaire pour assurer la sécurité dans la péninsule coréenne, ce qui touche les intérêts fondamentaux de la Chine.

Et comme la chronique du jeudi 24 mai le laissait entendre au regard du caractère assez imprévisible des réactions de Donald Trump comme de Kim Jong-un, une nouvelle étape a été franchie dans le bon sens dans la journée de vendredi.
En effet, après avoir annulé la rencontre du 12 juin à Singapour en évoquant « l’hostilité ouverte » de Pyongyang, le président américain Donald Trump a indiqué aujourd’hui que le sommet avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un pourrait être sauvé, après avoir accueilli une déclaration de conciliation de la Corée du Nord disant qu’elle restait ouverte aux négociations. Lire la suite

SINGAPOUR EMBLEMATIQUE D’UN ESPOIR DE RETOUR A LA RAISON

Photo: A. Marchand


Le choix de Singapour où se tiendra le 12 juin la rencontre entre Donald Trump, Président des Etats-Unis et Kim Jong-un, Dirigeant suprême de la République populaire démocratique de Corée, offrira t’il l’occasion de sceller un accord historique de paix et de redorer l’image négative que se sont taillés ces deux chefs d’Etat sur la scène internationale ?
La chronique vidéo vous en dit plus ! Cliquez ici pour consulter la chronique vidéo

L’ACCORD SUR LE NUCLEAIRE IRANIEN N’ETAIT PAS PARFAIT MAIS RESPECTE


12 années de discussions auront été nécessaires pour parvenir à cet accord historique sur le nucléaire iranien signé en 2015 par Téhéran avec les États-Unis, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne.
Mais en ce mardi 8 mai 2018, l’ambiance diplomatique était pour le moins tendue avant que Donald Trump ne fasse officiellement part depuis la Maison Blanche de sa décision de rompre ledit accord et de rétablir les sanctions appliquées précédemment. Lire la suite

DONALD TRUMP ET KIM JONG-UN SAURONT-ILS EVITER LA DOUCHE FROIDE ?

Les douches froides ne sont pas une découverte, y compris en période de réchauffement climato-diplomatique ! Elles sont en effet depuis toujours monnaie courante et ne concernent pas exclusivement les relations entre les Etats-Unis et la Corée du Nord. Il suffit pour s’en convaincre de suivre les nombreuses péripéties qui alimentent entre autres régulièrement les échanges avec la Russie comme l’Iran.

Il y a peu, tout semblait se présenter sous les meilleurs auspices et annoncer un dénouement heureux concernant le programme de dénucléarisation à l’origine du sérieux différend qui oppose le 45e président des Etats-Unis au chef suprême de la République populaire de Corée du Nord donnant des sueurs froides à la communauté internationale.

En indiquant samedi qu’elle comptait suspendre ses essais nucléaires et de missiles et mettre au rebut son site d’essais nucléaires, pour privilégier sa croissance économique et son désir de paix, le monde entier s’est à juste titre réjoui de cette louable intention de la Corée du Nord à la veille du premier sommet avec la Corée du Sud depuis plus de dix ans.

Mais c’était sans compter sur la subtilité des desseins exprimés par Kim Jong Un et les réactions aussi instantanées que spontanées de Donald Trump via Twitter.

Car le sommet qui doit réunir les deux hommes fin mai début juin, promet d’être un temps fort de l’actualité internationale. Il y a d’ailleurs fort à parier que lors de sa visite à Washington, Emmanuel Macron abordera notamment ce sujet avec le 45e président des Etats-Unis, une « relation spéciale » s’étant établie entre les deux chefs d’Etat, selon les propres termes du président de la République. Clquez ici pour écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon

FRAPPES MILITAIRES COORDONNEES EN SYRIE : QU’ON SOIT POUR OU CONTRE

Lorsqu’on examine les déclarations faites avant, pendant et après le « one-time shot » (coup unique) par les différents chefs d’Etat qui ont pris la décision de mener des frappes militaires ciblées sur des sites identifiés comme étant de potentiels lieux de production ou stockage d’armes chimiques en Syrie, et qu’on regarde le résultat, on peut parler d’une réussite.
Car il aura tout même fallu attendre 7 ans voire plus pour assister à une prise de conscience des dangers que font peser la détention et l’utilisation d’armes chimiques par certains dictateurs qui à l’instar de Bachar El Assad, demeurent quoi qu’il en soit encore à ce jour impunis. Pour que çà bouge vraiment, il aura fallu attendre que de dramatiques massacres d’hommes femmes et enfants se reproduisent sous nos yeux.
L’opération à haut risque qui a été menée par la coalition n’a quoi qu’il en soit vraisemblablement pas pu être envisagée ni conduite sans une étroite collaboration entre les parties prenantes : Etats-Unis, France, Grande Bretagne, mais aussi avec Russie, la Syrie ayant très vraisemblablement été également informée de l’immente intervention militaire.
En se parant pour la circonstance de leurs costumes de chefs de guerre, les défenseurs du droit international interdisant l’utilisation d’armes chimiques, à savoir Donald Trump, Emmanuel Macron et Theresa May étaient bien conscients de la nécessité d’agir en évitant toute erreur susceptible de déclencher une guerre mondiale. Lire la suite