PERFORMANCES ENVIRONNEMENTALES : LA TURQUIE A ENCORE BEAUCOUP A FAIRE


Oui, cette image teintée « tourisme » est superbe. On se croirait au royaume des Mille et Une Nuits. Mais la réalité est tout autre !

Sans mesures concrètes pour améliorer l’efficacité énergétique et accroître l’utilisation des sources d’énergie renouvelables, la Turquie continuera d’augmenter ses émissions de gaz à effet de serre au cours des prochaines années. Telle est la conclusion que tirent les auteurs du dernier rapport publié par l’OCDE qui ne manquent pas de faire quelques recommandations pour remédier à la situation.

Les causes des mauvaises performances environnementales de ce pays de près de 80 millions d’ habitants auxquels s’ajoute 1,9 million de réfugiés syriens, et dont la population urbaine représente 75 %, s’expliquent pour plusieurs raisons.

Tout d’abord une forte dépendance au charbon, pétrole et gaz, les énergies fossiles représentant 88% du mix énergétique, mais aussi une demande énergétique en forte croissance.

Pourtant, en une décennie, des incitations à l’investissement ont permis de doubler l’utilisation d’énergies renouvelables qui atteignent désormais 12%. Tout reste donc à faire. Lire la suite

STRATEGIE ENERGETIQUE ET SOURCES D’INSPIRATION

Inutile de tourner autour du pot !
Histoire de clarifier la situation posons clairement deux questions propres à alimenter le débat public : « Êtes-vous favorable à une transition énergétique donnant un rôle moteur aux énergies renouvelables ? » et « Accepteriez vous l’application d’un surcoût au regard des investissements conséquents qu’impose cette transition énergétique ?».
Car si les ambitions sont grandes de parvenir à une moindre dépendance énergétique d’origine fossile ( charbon, fuel, gaz) ,d’une part, et de mettre fin au phénomène de réchauffement climatique qui menace à terme la vie sur Terre, d’autre part, les solutions avancées sur la base d’une exploitation plus soutenue d’énergie éolienne, solaire, marine… ont encore un côté expérimental qui laisse planer le doute quant à leur caractère véritablement opérationnel. Car finalement, ces dernières auront elles le pouvoir de se substituer même partiellement aux ressources jusqu’ici utilisées pour assurer le chauffage et les transports notamment dont les besoins dont croissants. Quant au nucléaire, on fini par douter qu’il constitue véritablement une solution d’avenir, en raison de l’âge de nombreuses centrales et de ses effets sur l’environnement par déchets interposés. Il n’y a guère que les barrages hydrauliques qui fassent figures de solutions naturelles capables de produire de l’électricité tout en conciliant respect de l’environnement et besoins énergétiques, encore que.
Le cri d’alarme lancé une nouvelle fois depuis 2007 par le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) qui estime que s’il n’est pas contrôlé, le changement climatique aura des impacts étendus et graves étendus et irréversibles fait certes froid dans le dos pour les générations à venir. Sans parler des gaz à effet de serre dans l’atmosphère dont les concentrations ont atteint les niveaux les plus élevés depuis…. 800.000 ans.
D’où l’intérêt du numéro de Problèmes économiques qui s’articule atour d’une série d’articles sur ce thème en posant la question « Quelle transition énergétique ? »
Surtout en prévision de la Conférence mondiale sur le climat qui se tiendra en décembre 2015 à Paris, alors que la France affiche des objectifs particulièrement ambitieux dans ce domaine. Sans parler de l’accord énergie climat 2030 signé récemment à grand peine par les 28 pays membres de l’Union européenne dont personne ne peut savoir s’il pourra être véritablement respecté à la lettre. Lire la suite