ET SI LE SABLE VENAIT LUI AUSSI A MANQUER ?

Après avoir attiré votre attention sur l’intérêt présenté par certains métaux qui a l’instar du cuivre, lithium, cobalt… voient leurs cours grimper en raison d’une surabondance de la demande, d’une part, et de ressources limitées, d‘autre part, c’est sur le sable que nous arrêtons aujourd’hui.
Car si ces métaux « précieux » occupent une place de premier ordre dans la fabrication de voitures électriques et autres batteries, le sable se glisse partout.
Aussi, n’allez pas croire que les sables du désert qui cachent bien des énergies fossiles ( pétrole, gaz, charbon, schistes, ) et font figure d’une inépuisable ressource ne nous mettent à l’abri d’une pénurie. Surexploités en raison de leurs propriétés qui les rendent indispensables pour la réalisation de nombreux objets de la vie quotidienne comme le verre, l’électronique, ou encore des matériaux de construction type béton, notamment, le sable est également devenu incontournable pour répondre aux défis du changement climatique, après transformation en silicium. Une nouvelle orientation qui veut que la transition énergétique passe par un recours accéléré à l’électricité, via les énergies renouvelables. Une tendance qui met du même coup le sable au pied du mur pour répondre aux immenses besoins liés entre autres à la fabrication des capteurs solaires photovoltaïques, éoliennes et autres technologies de pointe comme la fibre optique.
Le forfait Sable qu’on imaginait illimité pourrait, si on n’y prend garde, se réduire comme peau de chagrin et donc faire appel au génie humain pour résoudre l’étendue du problème. Effet climat ou pas, des preuves auraient été apportées que le sable se ferait de plus en plus rare et viendrait même à manquer. C’est du moins l’une des conclusions que tire une poignée de scientifiques spécialisés en recherche sur la biodiversité.
Pour en savoir plus, il vous faudra attendre la semaine prochaine. Vous pourrez néanmoins, à l’occasion d’une plage de repos, patienter en consultant la chronique intitulée : « ENVOLEE DES COURS DE CERTAINS METAUX : AWI AVAIT VU JUSTE » diffusée le 17 octobre dernier sur AWI. Cliquez ici pour écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon

ACCORD CLIMAT : MACRON SORT LE GRAND JEU

Si aucune montée en température concernant l’accord climat de Paris, signé en décembre 2015, n’avait été relevée chez Emmanuel Macron lorsqu’il était candidat à la présidence de la République française, il en est tout autrement depuis qu’il a été élu. La présence de Nicolas Hulot, ministre d’Etat et ministre de la transition écologique et solidaire n’explique pas à elle seule la ferme détermination dont fait régulièrement preuve le chef de l’Etat.
Le soutien apporté par des champions des émissions mondiales de gaz à effet de serre comme la Chine, l’Inde ou la Russie lui donne en effet clairement l’avantage.
Les multiples tentatives menées par les sherpas français impliqués dans les négociations sur l’accord final du G20, avec l’aide de la présidence allemande, pour limiter les ambiguïtés que souhaitait introduire la délégation américaine, n’ont pas conduit Donald Trump à revenir sur sa décision de retrait. Une situation qui offre à Macron la possibilité de sortir le grand jeu.
Car en dépit de l’insertion d’une clause sibylline précisant que les Etats-Unis « vont œuvrer pour travailler étroitement avec d’autres partenaires pour faciliter une utilisation plus propre et efficace des énergies fossiles, et aider à déployer des énergies renouvelables et d’autres sources d’énergies propres », le président français a souligné l' »irréversibilité » de l’accord historique de Paris.
Une situation qui explique qu’ Emmanuel Macron ait choisi de sortir un joker à l’issue d’un G20 en annonçant la tenue, le 12 décembre 2017, d’un nouveau sommet climat en France. Un sommet qui portera notamment sur les questions de financement des mesures climatiques. Un sommet qui devra selon ses propres termes « identifier les projets qui pourront ainsi être financés et qui manifesteront une avancée concrète » de l’engagement international pris par 195 états, peut-être demain 194″.
L’occasion d’évoquer l’un des projets élaborés par AWI dés 2005. Ce dernier voit en effet sa pertinence et cohérence renforcées à l’heure où tout doit être fait pour renforcer la dimension économique, sociale et environnementale de l’accord de Paris.
C’est donc en consultant la chronique vidéo qu’il vous sera possible d’apprécier la nature et l’intérêt dudit projet qui présentait pour avantages d’offrir sur une même plate-forme: un pôle d’accueil d’entreprises françaises et étrangères et chercheurs spécialisés dans les énergies renouvelables; un espace d’exposition et de démonstration des techniques et procédés ouvert au public; un centre de formation destiné notamment aux jeunes désireux d’acquérir des compétences dans des métiers d’avenir. Un concept original qui aurait aujourd’hui toutes raisons d’exister. Cliquez ici pour consulter la chronique vidéo de Patrick Gorgeon

TRUMP AU CHARBON


Le titre de la chronique vidéo que vous êtes invités à consulter cette semaine pourrait prêter à sourire. Or, il n’en est rien !
Car les récentes décisions qui ont été prises par le 45e président des Etats-Unis concernant la relance des énergies fossiles pourraient bien coûter fort cher aux Américains mais aussi à l’humanité toute entière.
Au vu de ces dernières qui marquent un véritable retour en arrière, on pourrait s’amuser à transformer le « call me » en un « Coal me », référence étant faîte au coup de grisou écologique généré par la relance du charbon.
On comprend aisément que Laurent Fabius, ancien ministre des Affaires étrangères qui fût également président de la COP21 ait dénoncé mercredi les décisions prises par la nouvelle présidence américaine en matière de lutte contre le réchauffement climatique estimant qu’il s’agissait là d’un « recul grave ».
Alors que le président des Etats-Unis cherche à privilégier les vieilles recettes d’une époque révolue à base d’industries polluantes, on finit par se demander à quoi sert la Silicon Valley porteuse d’innovations remarquables dont bon nombre sont axées sur l’exploitation des énergies renouvelables.
La chronique vidéo s’intéresse également à bien d’autres réalités qui touchent d’autres pays développés, souvent montrés en exemple. Sans parler de ressources énergétiques hors pétrole et charbon dont on ne maîtrise toujours pas le traitement des déchets, à l’instar du nucléaire.
Cliquez ici pour consulter la chronique vidéo de Patrick Gorgeon

LES 7 PERLES DU MOYEN ORIENT RESOLUMENT TOURNEES VERS L’AVENIR

En rassemblant, le 23 mai, en son siège de Masdar City, ville futuriste surgie en plein désert à proximité d’Abu Dhabi, des représentants des États membres, les acteurs internationaux et les dirigeants locaux pour célébrer sa cinquième année d’exploitation l’Agence internationale de l’énergie renouvelable (IRENA) témoigne une démarche et des ambitions résolument tournées vers l’avenir. Le 26 mai marquera en effet également le lancement de la Semaine de l’innovation de l’IRENA, une première qui permettra de réunir des industriels et politiques pour présenter, discuter et explorer des solutions innovantes sur le thème retenu cette année «The Age of Renewable Power ». Les Emirats arabes unis (EAU) qui regroupent sept émirats : Abu Dhabi, Dubaï, Sharjah, Ajman, Umm al-Qaiwain, Ras al-Khaimah et Fujairah ont connu jusqu’ici deux grandes périodes de leur économie, celle de la pêche des perles et de l’activité maritime, puis celle du pétrole. Mais l’or noir depuis quelques temps confronté à la chute des cours, n’est plus aussi prometteur en termes d’enrichissement et de développement que par le passé. Conscients des défis qu’ils leur faut relever, les Emirats arabes unis ont bien compris qu’ils devaient s’intéresser de près à la transition énergétique en s’orientant vers d’autres sources de richesses potentielles venues cette fois du soleil du vent, notamment. Il s’agit pour ainsi dire de la troisième grande mutation de la péninsule Arabique. Encore habitée, dans les années 1920, par des Bédouins et des populations côtières de pêcheurs et plongeurs à la recherche de perles vivant sous le contrôle de chefs de diverses tribus, les Emirats arabes unis sont devenus, dés les années 60-70, grâce à la manne pétrolière, une façade ultramoderne ouverte au tourisme où se sont établis de nombreuses compagnies étrangères, construits des centres commerciaux et grattes-ciel impressionnants, pour se transformer en une vitrine vivante de la révolution technologique. Pour avoir su mener jusqu’ici un développement équilibré assorti d’une modernité contrôlée, contrairement à d’autres pays pour qui le pétrole et le gaz sont devenus des malédictions, les Emirats arabes unis s’apprêtent désormais à relever l’un des défis majeurs de ce XXIe siècle. Cette région du monde parviendra t’elle à s’ériger en modèle ? C’est à cette question que tente de répondre la chronique audio. Lire la suite

STRATEGIE ENERGETIQUE ET SOURCES D’INSPIRATION

Inutile de tourner autour du pot !
Histoire de clarifier la situation posons clairement deux questions propres à alimenter le débat public : « Êtes-vous favorable à une transition énergétique donnant un rôle moteur aux énergies renouvelables ? » et « Accepteriez vous l’application d’un surcoût au regard des investissements conséquents qu’impose cette transition énergétique ?».
Car si les ambitions sont grandes de parvenir à une moindre dépendance énergétique d’origine fossile ( charbon, fuel, gaz) ,d’une part, et de mettre fin au phénomène de réchauffement climatique qui menace à terme la vie sur Terre, d’autre part, les solutions avancées sur la base d’une exploitation plus soutenue d’énergie éolienne, solaire, marine… ont encore un côté expérimental qui laisse planer le doute quant à leur caractère véritablement opérationnel. Car finalement, ces dernières auront elles le pouvoir de se substituer même partiellement aux ressources jusqu’ici utilisées pour assurer le chauffage et les transports notamment dont les besoins dont croissants. Quant au nucléaire, on fini par douter qu’il constitue véritablement une solution d’avenir, en raison de l’âge de nombreuses centrales et de ses effets sur l’environnement par déchets interposés. Il n’y a guère que les barrages hydrauliques qui fassent figures de solutions naturelles capables de produire de l’électricité tout en conciliant respect de l’environnement et besoins énergétiques, encore que.
Le cri d’alarme lancé une nouvelle fois depuis 2007 par le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) qui estime que s’il n’est pas contrôlé, le changement climatique aura des impacts étendus et graves étendus et irréversibles fait certes froid dans le dos pour les générations à venir. Sans parler des gaz à effet de serre dans l’atmosphère dont les concentrations ont atteint les niveaux les plus élevés depuis…. 800.000 ans.
D’où l’intérêt du numéro de Problèmes économiques qui s’articule atour d’une série d’articles sur ce thème en posant la question « Quelle transition énergétique ? »
Surtout en prévision de la Conférence mondiale sur le climat qui se tiendra en décembre 2015 à Paris, alors que la France affiche des objectifs particulièrement ambitieux dans ce domaine. Sans parler de l’accord énergie climat 2030 signé récemment à grand peine par les 28 pays membres de l’Union européenne dont personne ne peut savoir s’il pourra être véritablement respecté à la lettre. Lire la suite

TRANSITION ENERGETIQUE : DE LA DIFFICULTE DE CHANGER DE CAP

Le premier choc pétrolier qui remonte au début des années 70 avait ouvert la voie à une réflexion sur la mauvaise influence de la dépendance énergétique, les risques de pénurie en pétrole et en gaz, le coût de la facture énergétique. A cette époque, qui n’est pas si lointaine, la question du réchauffement climatique n’était pas la préoccupation première.
Toujours est-il que la France notamment, s’était retrouvée bloquée faute de carburant. De longues queues aux stations services donnaient une impression de fin d’un monde. Le transport des marchandises était bloqué. Certains faisaient des stocks de carburant en remplissant des citernes dans leur garage ou leur jardin. De savants experts nous expliquaient que les réserves en pétrole et en gaz ne nous permettaient plus de satisfaire notre développement. Qu’il nous fallait trouver d’autres solutions pour répondre à nos besoins. Et c’est d’ailleurs à cette époque que des pionniers de l’écologie, comme René Dumont, premier candidat sous l’étiquette du mouvement écologique, à la Présidence de la République en 1974, nous invitait à prendre conscience de la nécessité de promouvoir l’écologie politique apparue dans les années 1920 qui consistait à appliquer la science écologique à la politique et à la gestion de la cité.
Dés 1971, l’écologie était devenue un axe important des politiques mondiales et l’UNESCO avait lancé un programme de recherche appelé Man and Biosphere, qui visait à accroître les connaissances sur les relations entre l’Homme et la Nature qui allait déboucher sur la définition du concept de réserve de biosphère.
En 1972, les Nations unies organisaient la première conférence internationale sur l’environnement humain à Stockholm. Cette conférence fut à l’origine du slogan « penser globalement, agir localement ». Lors du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992, les risques liés à la biosphère fûrent reconnus officiellement par les grandes communautés mondiales.
En 1997, était signé le Protocole de Kyōto qui mettait en évidence les dangers des gaz à effet de serre, principaux responsables du changement climatique. La plupart des nations allaient prendre en compte l’impact des activités humaines sur l’environnement de la planète.
Et aujourd’hui, la déclaration de Maria van der Hoeven, directrice executive de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) est claire : « Plus on attend, plus la conversion de notre approvisionnement énergétique est cher » avant de conclure « Il est temps de changer de cap ». Lire la suite

L’ALGERIE CONFRONTEE AU RISQUE DE DEPENDANCE ENERGETIQUE ?

Alors que l’opposition divisée qui a décliné les thèmes du chômage, du logement et du mauvais fonctionnement des services publics, ne semble pas en mesure de s’attirer un soutien populaire, les Algériens devraient réélire pour un quatrième mandat le chef de l’Etat sortant, Abdelaziz Bouteflika, 77 ans, physiquement diminué depuis un accident vasculaire cérébral subi en 2013.
Or le déclin des ressources en pétrole et en gaz potentiellement exploitables offrant des rendements élevés met en lumière les failles d’une économie de rente qui menace l’avenir de ce pays.
Si les observateurs font observer qu’une partie de la jeunesse s’est détournée de la politique pour finalement se résigner à laisser les coudées franches à la génération des « libérateurs » de la guerre d’indépendance peu enclins au changement, les risques liés aux menaces qui pèsent sur les gisements de ressources énergétiques conventionnelles ne peuvent être pris à la légère. Ils mettent en effet en évidence la nécessite de soutenir le développement des énergies renouvelables ainsi que les recherches concernant le gaz et pétrole de schistes , ces dernières ayant, en moins de dix ans, profondément modifié la scène énergétique américaine et la donne énergétique mondiale. Outre le coup de projecteur sur la situation que connaît l’Algérie qui est aujourd’hui le 3e producteur de pétrole en Afrique et le 1er producteur africain de gaz, cette chronique permet de revenir sur la piste des « roches mères » décrites dans l’ouvrage signé Pierre René Bauquis, géologue et économiste, qui livre son « Parlons gaz de schiste en 30 questions », publié à la Documentation française.
Ce livre a le mérite de faire le point sur les différentes techniques d’exploitation de pétrole et de gaz de schistes, notamment via la fracturation hydraulique interdite sur le sol français et en Bulgarie, ainsi que sur les impacts géostratégiques et environnementaux. Il fait également le point sur les réserves exploitables en France et dans le monde, en soulignant au passage que les Etats-Unis sont le seul pays où les propriétaires des sols le sont également du sous-sol. Autrement dit, les Américains ont la possibilité de vendre leurs droits à la recherche des ressources en pétrole et en gaz conventionnelles et non conventionnelles sous leurs propriétés. Autant d’éléments qui conduisent à s’interroger sur la dépendance énergétique de l’Algérie dont le développement a jusqu’ici été sauvé par la manne de l’or noir. Lire la suite

« UN AMERICAIN A PARIS »

Ce titre vous rappelle sans doute celui d’un film musical américain réalisé par Vincente Minnelli, sorti en 1951, qui avait notamment pour acteurs Gene Kelly, Leslie Caron. Quant à Jeremy Rifkin qui a 68 ans, c’ est un « Américain à paris » entendez par là un metteur en scène du développement durable  qui vous invite à une projection  dans le futur. Cet essayiste américain, spécialiste de prospective qui fît ses études à l’Université de Pennsylvanie, l’Université Tufts et à la Wharton School,  préside la Fondation pour les tendances économiques (Foundation on Economic Trends). Auteur de : La troisième révolution industrielle », ouvrage dans lequel il décrit les mutations en cours de l’économie et propose les bases d’une croissance durable tout au long du XXIe siècle, cet  « Américain à paris »  est venu en France pour relever des défis d’avenir en misant  sur la région Nord-Pas-de-Calais.  Conscient que les énergies fossiles, utilisées dans la quasi-totalité de nos activités, devront être remplacées par des sources d’énergie renouvelables : éolien, solaire, hydroélectricité, géothermie, transformation de déchets agricoles, Jérémy Rifkin nous projette un scénario  dans lequel  le parc immobilier est  repensé : chaque immeuble devenant une mini-centrale énergétique capable de collecter l’énergie sur place ; de nouvelles méthodes de stockage, via l’hydrogène notamment, étant développées pour pouvoir emmagasiner l’énergie ainsi produite ; le réseau électrique étant , grâce à Internet, transformé en réseau intelligent, en source ouverte permettant à chacun de se connecter en tous points et ne payer que ce qu’il consomme. Le 25 octobre dernier, en présentant, au World Forum de Lille ,son Master Plan, élaboré avec une centaine d’acteurs du monde économique, politique, académique et associatif, ce génie de la prospective était venu dessiner l’avenir d’une région qui a connu bien d’autres révolutions industrielles. Son film  préfigure sans doute l’univers dans lequel les générations futures vivront et s ‘épanouiront. Aussi prenez place. La séance ne fait que commencer ! Lire la suite

COUP DE PROJECTEUR SUR UN GRAND ARCHITECTE DES PARCS EOLIENS ET SOLAIRES BASE A HONFLEUR

Alors que le grand débat national, ouvert et citoyen, sur la transition énergétique a invité les français à débattre jusqu’en juillet 2013 pour déterminer quelle énergie sera utilisée dans 10, 20, 30 ou 40 ans, quels sont les investissements nécessaires aujourd’hui, comment développer les énergies renouvelables, comment optimiser au maximum nos consommations et utiliser au mieux l’énergie disponible, la webradio AWI s’est tournée vers JUWI, un acteur clé du développement des énergies renouvelables.
Ce grand architecte des parcs éoliens et solaires en France installé notamment à Honfleur compte en effet aujourd’hui plusieurs parcs à son actif. Auteur d’ études approfondies faisant intervenir  des professionnels spécialisés et qualifiés, le cœur de métier de JUWI ne se limite pas à la mesure des vents. Ce bureau d’études réalise également entre autres l’analyse des différents critères relatifs à l’installation d’énergies renouvelables sur des territoires, procède au dépôt du permis de construire, choisit les fabricants des équipements idoines et assure le suivi des installations pendant toute la durée de vie des parcs. Cette mission de maîtrise d’œuvre indispensable s’apparente à celle de tout architecte qui se voit confier un projet de construction exigeant en termes de performances et de qualité.
JUWI qui emploie une quinzaine de personnes à Honfleur fait également appel aux compétences d’experts indépendants. Et Nishal Ramdoo, chargé de communication,  apporte au cours de l’interview qu’il nous accordée de nombreuses et intéressantes précisions sur l’activité de cette entreprise. L’occasion de recueillir son sentiment sur un projet de plateforme dédiée aux énergies renouvelables que Patrick Gorgeon, directeur de la rédaction d’AWI avait présenté au maire de Honfleur, il y a déjà quelques années. Lire la suite

LE MIX ENERGETIQUE A DU MAL A PRENDRE

Il en est du mix énergétique comme de la mayonnaise. Ca prend ou ça ne prend pas !
Et si une bonne mayonnaise joue un rôle majeur pour accompagner un bon plateau de fruits de mer par exemple, un bon mix énergétique est lui sensé soutenir au mieux tout développement économique qui se veut durable.
Or, ce qui devait alimenter les discussions de la Commission européenne sur la transition énergétique le 22 mai dernier, est finalement passé à la trappe. Le message final à en effet simplement consisté à réaffirmer que les principales orientations visant à guider la politique énergétique de l’Union européenne fixées en février 2011 restaient valables aujourd’hui. Autrement dit rien ne change !.
Il est vrai que toutes les conférences mondiales: Copenhague en 2009, Cancun en 2010 , Durban en 2011 et Doha en 2012 ont clairement montré que la mise en œuvre d’une stratégie globale visant la lutte contre le changement climatique, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’essor des filières renouvelables serait longue et difficile.
Pourtant, comme le déclarait un jour Jacques Chirac alors Président de la République française : « Il y a le feu dans la maison ! ».
Patrice Geoffron , professeur à Paris Dauphine faisait d’ailleurs récemment le point sur les controverses et les enjeux liés à l’épuisement des ressources fossiles et l’impact de leur combustion sur le réchauffement climatique qui doivent conduire les économies avancées et émergentes à modifier considérablement leur mix énergétique. Mais tout le monde n’a pas les mêmes idées et les mêmes recettes. On constate même de notables divergences de vues. Dans la série : » De la réflexion naît l’action » le 25 mai sera en France une journée citoyenne qui aura pour thème la transition énergétique.