NE PARLEZ PLUS DE PLAN BANLIEUES MAIS DE VISION ET DE SENS

L’appel à la mobilisation nationale pour les villes et les quartiers défavorisés lancé par le chef de l’Etat, lors d’un discours prononcé à Tourcoing, le 14 novembre 2017, se traduit par un changement de méthode.
Si les toutes propositions émises dans le rapport  » Vivre ensemble, vivre en grand » remis par Jean-Louis Borloo le 26 avril n’ont pas été retenues, force est néanmoins de constater que ces dernières ont largement inspiré la stratégie qu’Emmanuel Macron compte appliquer pour remédier aux difficultés économiques et sociales rencontrées.
Comme le précisait l’Elysée avant l’intervention d’Emmanuel Macron : « L’enjeu n’est pas tant budgétaire que de mobilisation et d’efficacité ». D’où la volonté de mettre sur les rails, dans les meilleurs délais, des mesures qui se raccrochent à l’amélioration globale de l’économie française et répondent aux besoins les plus pressants des habitants et des élus directement concernés. Ces dernières rappelées dans la chronique audio touchent entre autres la sécurité, la lutte contre le trafic de drogues et la radicalisation, l’éducation et la création de stages pour les jeunes en troisième avec lancement d’une bourse dédiée, la création de places de crèches, l’intervention des entreprises porteuses d’emplois… Le changement de méthode veut également que la rénovation urbaine ne soit plus l’alpha et l’omega de la revitalisation des banlieues et quartiers défavorisés. En présentant son plan d’actions devant plusieurs centaines de personnes dont le premier ministre et une partie du gouvernement, le président de la République savait être attendu au tournant par les élus locaux, entrepreneurs et responsables associatifs, mais aussi les 5 millions d’habitants des quelques 1.300 quartiers prioritaires en métropole.
Le chronique audio vous en dit plus. Cliquez ici pour écouter la chronique de Patrick Gorgeon

UNE MINISTRE EXPERIMENTEE POUR SOIGNER LE TRAVAIL

En nommant Muriel Pénicaud, ministre du Travail au gouvernement Edouard Philippe, Emmanuel Macron va t’il parvenir à désamorcer l’un des dossiers qui figure parmi les plus explosifs de son début de mandat ?
Toujours est-il que dés son arrivée, cette femme qui dispose d’une solide expérience dans le secteur privé et public, semble bénéficier d’un a priori favorable de la part de syndicats comme FO et la CFDT, même si coté patronal, Medef et CGPME, on attend de voir. Il est vrai que cette femme connaît bien le monde de l’entreprise.
En raison des postes à responsabilité qu’elle a occupés en tant que DRH au sein de grands groupes français, les questions concrètes liées au travail sont loin de lui être étrangères. De plus, son parcours dans le secteur public témoigne également du vif intérêt qu’elle porte à ce nœud gordien auquel aucune réelle solution n’a pu jusqu’ici être apportée. Lire la suite et consulter la chronique vidéo de Patrick Gorgeon

FACE AUX DIFFICULTES ACTUELLES LES JEUNES NE VEULENT PAS RESTER LES BRAS CROISES

En dépit d’une conjoncture encore morose en termes d’activité et d’emploi dans notre pays , les jeunes français qui ont des projets professionnels ne comptent pas rester dans l’attente de jours meilleurs pour entreprendre.
Conscients des difficultés rencontrées dans de nombreux secteurs d’activités et de perspectives d’embauches au sein d’entreprises publiques et privées encore très aléatoires, les jeunes se montrent de plus en plus séduits par le « do it yourself ».
Ce phénomène touche garçons et filles, toutes catégories sociales confondues, que les jeunes soient ou non détenteurs d’une solide formation professionnelle voire d’un niveau d’études supérieures et de diplômes. Cette tendance qui joue parfois du self made man est une bonne nouvelle, même si tous les aspirants ne sont pas promis au même succès.
Enclenchée et même boostée avec la formule de l’auto-entrepreneur créée en 2009 par Hervé Novelli , cette tendance entrepreneuriale qui touche tous les métiers doit être encouragée. Elle tend d’ailleurs à prendre de l’ampleur notamment grâce aux apports des nouvelles technologies de l’information et de la communication qui fournissent de précieux moyens d’échanges et outils qui facilitent l’élaboration de projets d’entreprise voire le développement d’innovations entrant dans le cadre de la création de start-ups.
L’initiative privée est une chance pour notre économie et pour ceux qui osent se lancer dans ce qu’il faut bien appeler une aventure.
Depuis le 19 décembre 2014, de nouvelles dispositions définies par la loi Pinel du 18 juin 2014 s’appliquent au régime de l’auto-entrepreneur. Mais si le terme de micro-entrepreneur se substitue à celui d’auto-entrepreneur, les avantages et possibilités offertes demeurent identiques.
Il est vrai qu’une création d’entreprise sur deux, en France, passe par le canal de l’auto-entreprise qui répond à la fois une véritable attente et à des besoins. Ce n’est donc pas un hasard si on dénombre aujourd’hui plus de un million de micro-entreprises.
Les étudiants aspirent également à devenir chefs d’entreprise, sachant qu’un diplômé sur quatre de la promotion 2013 a créé son entreprise un an après la sortie, contre 17 % en 2011 et seulement 9 % en 2004. D’ailleurs, de nombreuses écoles et universités se montrent de plus en plus à l’écoute des projets présentés par des étudiants, Pour preuve l’initiative prise début 2015 par l’’université Paris-Dauphine de lancer un nouveau dispositif « pour aider les étudiants à se lancer dans l’aventure entrepreneuriale » avec un programme de pré-incubation appelé D-Start.
La jeunesse a compris qu’elle devait prendre son avenir professionnel en mains ! Lire la suite

TOUT FAIRE POUR EVITER LE CHAOS ECONOMIQUE

L’énergie que nous déployons tous chaque jour, sur le plan personnel et professionnel, pour donner un sens à nos vies se heurte, aujourd’hui plus que jamais, à une crise économique sans fin et surtout sans perspectives de sortie à court terme.
Les nuages qui s’accumulent au-dessus de nos têtes assombrissent l’horizon, présentent pour inconvénient majeur de contrarier la plupart des projets, qu’il s’agisse de créer des entreprises, d’augmenter des activités, d’embaucher… ou encore de se lancer dans l’acquisition d’un bien immobilier voire d’une automobile, notamment. Or, qu’il s’agisse d’un Etat, d’une entreprise comme d’un individu, chacun sait qu’ il est rigoureusement impossible de créer des richesses sans investir.
Il est vrai qu’actuellement, la situation impose d’y réfléchir à deux fois avant de se lancer dans toute opération par définition à risques. A moins d’avoir en tête, mais aussi  entre les mains les moyens d’assurer un avenir à des actions mais aussi des projets qui tiennent la route.
Et lorsqu’on nous vante le cas des auto-entrepreneurs toujours plus nombreux, on évite de préciser qu’il s’agit, la plupart du temps, d’individus qui jouent le « do it yourself »,  voire  le  « sauve qui peut » afin d’éviter le naufrage, sachant que nombreux sont ceux qui n’ont au final aucune activité et donc aucun revenu.
Non, l’ambiance n’est pas à l’euphorie !
Les politiques sont en grande partie responsables du climat délétère actuel ! Lorsqu’on dit climat , on ne dit pas situation. Car c’est un fait, ce sont  les entreprises avant tout privées, quels que soient leur taille et leur secteur d’activité, qui donnent une dynamique à l’économie à travers les produits et prestations qu’elles proposent.
Une réalité qui ne doit pas masquer l’importance que revêt la force de conviction et d’entrainement du discours politique et le charisme dont doivent faire preuve ceux qui le prononcent. Car les citoyens de tous pays ont besoin de messages encourageants et  d’initiatives  de poids dont  l’intérêt patent doit, si possible,  être perceptible par le plus grand nombre.
Le « Ca ira mieux demain ! » ne suffit pas pour rassurer. Quant au  » C’est perdu d’avance », il a valeur  d’aveu d’impuissance. Les politiques en place  doivent donc  définir de véritables  stratégies de combat visant à  donner au plus  grand nombre d’individus  l’ envie de livrer bataille, l’objectif étant toujours de gagner ensemble. On en aurait presque la Marseillaise en bouche.
On aimerait tant pouvoir faire preuve d’optimisme !
Vous n’êtes pas obligés de soutenir la thèse défendue dans la chronique audio. Mais vous avez  le droit de réagir si vous vous sentez concernés ! Lire la suite

L’ACTIVITE ECONOMIQUE CONFRONTEE AU SAUT D’OBSTACLES

Le cheval qui demeure la plus belle conquête de l’homme explique peut-être ce titre quelque peu cavalier.
Car parler de développement économique de pays réputés riches lorsqu’on sait que plus d’un milliard de personnes vivent avec 2 dollars par jour ou moins, peut apparaître indécent. Pourtant, pays développés et pays émergents qui comptent eux aussi, à des degrés divers, des individus en grandes difficultés économiques et sociales, savent leur équilibre menacé pour cause de crises qui parfois semblent s’éterniser. Ces dernières nécessitent en effet de sérieux diagnostics et le recours à de vrais remèdes qui ne rencontrent pas toujours l’assentiment des populations auxquels ils sont destinés. Force est de constater que sur fond d’attractivité, de compétitivité, tous les pays recherchent les voies d’accès à une croissance durable, quitte à imposer de nouvelles approches et méthodes de développement. Mais la période de transition que nous vivons en ce début de siècle peut être longue et soumise à des règles sensiblement différentes  d’un pays à l’autre, en dépit d’une proximité qui n’est pas que géographique.
Comparer l’activité économique de deux pays membres de l’Union européenne est monnaie courante, la situation que connaît l’Allemagne nous étant souvent imposée en grille de lecture d’activités et performances. Voilà pourquoi, nous avons voulu élargir le champ d’investigations en prenant cette fois comme élément de comparaison les Etats-Unis. D’abord parce que ce pays s’appuie sur des fondamentaux quasi identiques aux nôtres dans le cadre de son développement. Ensuite parce que ce pays se relève lui aussi de la crise financière de 2008-2009 qui a semé la zizanie dans de nombreuses régions du globe.
L’analyse qui est proposée dans la chronique audio s’appuie sur les résultats des dernières enquêtes de conjoncture réalisées par différents instituts en France et aux Etats-Unis. Lire la suite

SUR LE PIED DE GUERRE

Alors que le son du clairon commence à se faire entendre en vue de la véritable rentrée, que les états-majors de tous bords se réunissent au grand complet pour élaborer des stratégies destinées à juguler un certain nombre de menaces qui pèsent au-dessus de nos têtes dans l’Hexagone, chacun fourbit ses armes.
Toutefois, les préoccupations économiques et sociales qui retiennent depuis déjà quelques temps l’attention en France ne peuvent masquer la perspective de frappes aériennes occidentales en Syrie qui semble se préciser. Russie et Chine continuant d’afficher leur ferme opposition à toute intervention étrangère armée contre le régime de Bachar al Assad.
Reflet du climat actuel, les places boursières Wall-Street comme Paris notamment dévissent.
Dans le même temps, Jean-Marc Ayrault, Premier ministre poursuit son opération de déminage sur les retraites,  les derniers chiffres du chômage devant être publiés mardi par l’Insee ne montrant aucune armistice sur le front de l’emploi.
Aussi, en attendant des lendemains meilleurs:  éviter tous les risques de conflits, chercher le consensus avec les différents partenaires sont deux objectifs qui semblent prévaloir au sein du gouvernement après des déclarations d’été un peu précipitées et donc corrigées.
On comprend donc aisément que cette rentrée 2013 ne s’annonce pas de tout repos tant au niveau national qu’international. Lire la suite

UNE DEFAITE DU TRAVAIL DIFFICILE A ADMETTRE

En cette année 2013, le 1er mai, jour de la Fête du Travail à haute valeur symbolique, affiche grise mine. Instituée à partir du XVIIIe siècle pour célébrer les réalisations des travailleurs, la fête internationale telle qu’elle est célébrée de nos jours tire son origine des combats du mouvement ouvrier pour obtenir la journée de huit heures, à la fin du XIXe siècle. En France, c’est en pleine occupation allemande, le 24 avril 1941, que le 1er mai fût officiellement désigné comme « la Fête du Travail et de la Concorde sociale » par le gouvernement de Vichy. Et le 23 avril 1919, le Sénat ratifiait la journée de huit heures faisant du 1er mai une journée chômée. Cette mesure sera reprise en avril 1947 par le gouvernement issu de la Libération.qui fît du 1er mai un jour férié et payé .
Aujourd’hui, la Fête du Travail est commémorée par un jour chômé dans la plupart des pays d’Europe à l’exception notamment de la Suisse et des Pays-Bas. Au Royaume-Uni, c’est le premier lundi de mai qui est férié. Au Canada et aux États-Unis, la journée internationale des travailleurs est également célébrée le 1er mai, tandis que la fête du travail est un jour férié du mois de septembre.  Autant dire que ce jour reste inscrit en bonne place dans le calendrier. Or la crise qui frappe de plein fouet l’économie mondiale et les mesures de rigueur adoptées pour tenter de redresser les comptes des nations donnent  a ce jour de fête particulièrement cette année un air « défaite du travail ». Lire la suite

UN FRANCOIS HOLLANDE RESPONSABLE CHOISIT LA JOURNEE DE LA GENTILLESSE POUR SA PREMIERE CONFERENCE DE PRESSE

Lors de sa première conférence de presse,  François Hollande a répondu à une question relative aux dernières statistiques qui montrent une nouvelle augmentation du chômage en France. Un fléau qui en dépit des mesures prises par le gouvernement Ayrault ne semble ne pas devoir  s’arrêter du jour au lendemain. Le chef de l’Etat a mis en avant le crédit d’impôt destiné aux entreprises qui vise à être opérationnel dés le 1er janvier 2013. Il a également voulu rassurer  les chefs d’entreprise  quant aux conditions liées à l’évaluation de ce dispositif. Pour François Hollande, nous devons tout mettre en oeuvre pour nous adapter à de nouvelles règles de développement et de croissance . Le mot mutation a été prononcé pour répondre  au défi d’ un monde nouveau.  Le président de la République a également pu sourire  en raison de son lapsus  relatif au taux de croissance  et au  taux du déficit public. Pour cette première conférence de presse,  François Hollande a  tenu  à affirmer son attitude  responsable. On saura très vite  si sa prestation lui permet de retrouver quelques faveurs  dans les sondages. Lire la suite

LA VERTUEUSE ECONOMIE VERTE NOUS FAIT LANGUIR

Une société qui cherche à tourner à l’économie verte tous azimuts peut-elle réellement créer plus d’activités et donc d’emplois qu’une société grise qui s’est illustrée depuis l’après guerre par la surproduction et le gâchis permanent avant de finir par échouer ? C’est la  question à laquelle  devront  répondre les Cassandres de la politique qui se lancent depuis quelques temps dans de nombreuses surenchères pour parvenir au développement durable de notre société. Or dans la dans la mythologie grecque, si Cassandre avait reçu d’Apollon le don de prédire l’avenir, on sait ce qu’il advint de ses prédictions.

 

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DE L’ART D’INTERPRETER LES REALITES ECONOMIQUES

Alexandre Pham, auteur d’un article intitulé: « Quelques vérités  pas toujours bonnes à dire  sur l’emploi en France »  publié dans la Tribune,  lundi 3 septembre,  peut se vanter  d’incarner le nouveau magicien  tout droit sorti de la planète « Apriori ». Dans le style premier de la classe, .cet homme jeune , président  de Lynx RH, réseau  de recrutement  temporaire  et permanent, livre en effet  une vision  des réalités économiques et sociales  françaises qui ne peut  manquer d’interpeller ceux qui suivent avec intérêt  l’actualité nationale et internationale. Basée sur un discours pur-jus années 70, sa théorie repose sur l’idée  selon laquelle  diplômes ne riment pas systématiquement avec emplois et les métiers  manuels  ne connaissent pas la crise. Son optimisme débordant  a un parfum de « Tout est possible ». Il  peut, soit agacer, soit séduire. Car dire qu’il y a des emplois partout et qu’il suffit de se baisser  pour les ramasser relève à n’en pas douter de la provocation.

Mais peut-être s’agit-il d’un conte de fées de rentrée des classes.

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