L’ART DU PILOTAGE DE TOUTE POLITIQUE ECONOMIQUE SOCIALE ET ENVIRONNEMENTALE

Le pilotage de la politique économique, sociale et environnementale française fait appel en France, comme partout dans le monde, à des compétences qui ne sont pas sans rappeler celles requises entre autres dans l’aviation. Il impose au chef de l’Etat, commandant de bord, mais aussi au Premier ministre, copilote, épaulé par des membres d’équipage soudés et avertis, de mener dans les meilleures conditions l’ensemble des passagers à bon port, l’objectif consistant à atteindre, dans un espace mondialisé, une destination en s’assurant du confort et de la sécurité de tous.
Autrement dit, au vu des responsabilités qui leur incombent, ces derniers doivent avoir les yeux ouverts sur l’avionique qui réunit l’ensemble des équipements électroniques, électriques et informatiques d’une rare complexité, amenés à fournir de multiples informations relatives au bon fonctionnement de l’appareil et aux conditions de vol qui peuvent parfois se trouver perturbées par des évènements aussi importants que brutaux. La formation de celles et ceux auxquels revient la mission de transporter la société, vise d’ailleurs à répondre à toutes les situations d’urgence aussi bien matérielles, qu’humaines et météorologiques.
Ce qui s’applique pour la compagnie France, concerne également toutes celles qui sous d’autres pavillons, naviguent dans le gigantesque espace des échanges mondialisés. Lire la suite avant d’écouter en vol la chronique audio de Patrick Gorgeon

L’INTERVENTION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE NE PEUT PLUS ATTENDRE*

Quel que soit le décor qui sera choisi, rarement intervention d’un président de la République française au regard d’évènements préoccupants tenant en l‘occurrence à la situation critique d’une part importante de la population française, aura été aussi attendue, aussi longtemps.

Surtout lorsque des manifestations d’ampleur au caractère violent et préjudiciable, menaçant l’économie française, trouvent en raison de leurs lieux symboliques de résonance, écho bien au delà de l’Hexagone et de ses DOM TOM. Sachant de plus que ces dernières discréditent les espoirs placés dans des représentants d’un pouvoir qui prétendait rassembler les Français autour d’un projet de société présenté comme particulièrement novateur et prometteur.

Si l’annonce d’une augmentation de la taxe carbone sur les carburants a mis le feu aux poudres ( Chronique du 2/12/2018 »Gilets jaunes : ou le syndrome du pétard à mèche »), les revendications ont ensuite très vite explosé jusqu’à ne plus se compter, ces dernières allant jusqu’à demander la démission du chef de l’Etat.

Face à cette situation, l’obstination dont il a été fait preuve, mais aussi le silence assourdissant du chef de l’Etat constatés depuis le 17 novembre, ont nourri une colère qui vient de loin sur fond de malaise économique social et environnemental, auquel n’ont été apportées jusqu’ici que des mesures déconnectées des réalités de terrain.
D’autant qu’en se montrant à plusieurs reprises déterminés à ne pas changer de cap, le chef de l’Etat, le Premier ministre et le porte parole du gouvernement n’ont fait que souffler sur des braises qui ont déclenché une quasi guère civile, embrasant la capitale et de grandes villes de province.

En confirmant dimanche, qu’Emmanuel Macron s’exprimerait « dès le tout début de la semaine », le porte-parole du gouvernement  jusqu’ici souriant et inflexible avait-il besoin d’ajouter : « La réponse à la crise ne peut pas se résumer à la « signature d’un chèque » pour chaque protestataire ».

Cette présentation de la prochaine intervention d’Emmanuel Macron ne peut en effet que provoquer a priori un réflexe de suspicion, bien que la raison invite avant tout à écouter ce que le président de la République proposera aux Français qui s’estiment sacrifiés et victimes d’une politique qui les dessert tout en favorisant les plus aisés. Lire la suite

TRANSITION ECOLOGIQUE ET SOLIDAIRE : FAUT-IL PARLER D’ ILLUSIONS PERDUES ?

Lorsqu’on lit les nombreux commentaires de Français ayant suivi mardi l’intervention du chef d’Etat sur la programmation pluriannuelle de l’énergie au  cours de laquelle il fait des propositions visant à répondre voire calmer les « Gilets jaunes », on est conduit à  émettre des doutes.
Qu’il s’agisse de la création immédiate d’un Haut Conseil pour le climat; de la réduction de la part du nucléaire à 50% en 2035; des primes destinées à la reconversion du parc automobile; du renouvellement des chaudières au fioul d’ici 10 ans; de la fermeture des centrales au charbon d’ici 2022; de la mise en place d’une taxe flottante sur les carburants; d’une relance d’industries en mesure de fabriquer en France capteurs solaires, éoliennes, batteries…; de recherches sur le stockage de l’énergie…, tout apparaît lointain et peu à même de répondre à court et moyen termes aux besoins et attentes exprimés. Lire la suite

QUAND LE BLACK SATURDAY SUCCEDE AU BLACK FRIDAY

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors que le Black Friday a pour objectif, une fois dans l’année, d’inciter y compris en France, les quidams du monde entier à surconsommer, les Black Saturday nés en France de revendications concernant l’augmentation de taxes, ont tendance à se succéder générant un climat délétère.
Quels que soient les motifs d’une manifeste contestation et pour aussi légitimes qu’ils soient, la violence assortie de casses est le plus sûr moyen de conduire à l’échec.
Face à la détermination affichée par l’exécutif comme par les « Gilets jaunes », un chemin de la raison existe sans nul doute.
La partie de bras de fer qui s’est engagée entre un mouvement qui se veut sans étiquette politique et le pouvoir en place, sur fond d’annonce d’une augmentation des taxes sur les carburants à compter du 1er janvier 2019, pour s’élargir à la dénonciation des différentes taxes amputant le pouvoir d’achat, ne peut rester sans issue, sans solutions.
Surtout lorsque ces dernières mettent à mal ceux qui peinent à boucler leurs fins de mois en dépit de leur activité professionnelle qui leur impose de parcourir de longs trajets quotidiens entre leur lieu d’habitation et de travail. La situation que connaissent nombre de ceux qui ne résident pas dans des villes ou agglomérations dotées de transports en commun leur permettant de se déplacer autrement qu’à l’aide leur véhicule personnel, ont assez logiquement l’impression qu’on les prive ainsi d’une liberté de mobilité chèrement acquise.
Conscients que nous vivons une période de profonde mutation des modes de vie et de travail sur fond de prise en considération d’enjeux climatiques au caractère vital pour l’humanité toute entière, l’indispensable transition énergétique à laquelle nous sommes tous soumis ne peut se faire qu’avec l’adhésion des peuples.
Un pays développé comme la France doit donc se montrer capable de relever les défis économiques, sociaux et environnementaux. Lire la suite

APRES L’OPERATION « GILETS JAUNES » AWI VOUS APPORTE UN PEU D’H.E.R*

Lorsqu’on fait fausse route, mieux vaut changer de trajectoire.

Cette aimable mise en garde s’applique à tous et en toutes circonstances.

Mais elle trouve aujourd’hui un retentissement particulier face au refus clairement notifié par Edouard Philippe, Premier ministre, de revenir sur la décision qui a été prise d’augmenter la taxe sur les carburants, au risque d’amplifier la vague de mécontentement exprimée par de nombreux Français à l’occasion de l’opération dite « Gilets jaunes ».
Changer de trajectoire ne signifie pas pour autant se détourner du louable objectif qu’on cherche à atteindre, mais réside simplement dans le fait d’accepter l’idée de la nécessité de changer d’itinéraire pour y parvenir. Une façon d’éviter tout risque de blocage préjudiciable.
AWI vous invite à écouter une chronique qui une manquera pas d’en surprendre plus d’un.
Vous prendrez bien un peu d’HER ! Un HER qui pourrait vous faire suffoquer. Cliquez ici pour écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon, directeur de la rédaction d’AWI

LE PLAN SANTE S’ATTAQUE AUX RACINES DU MAL DONT SOUFFRE LE SECTEUR

Le plan santé qui a été présenté mardi par Emmanuel Macron, président de la République, et Agnès Buzyn, ministre de la santé, devra faire ses preuves. Car en dépit du caractère urgent des légitimes attentes des professionnels de santé comme de celles de très nombreux Français, il faudra du temps pour que les bénéfices de ce plan santé deviennent véritablement palpables.
Fort de 54 mesures, ce dernier se fixe pour objectif de transformer un secteur représenté par la médecine libérale dont le mode d’organisation demande à être repensé et des hôpitaux au bord de “l’implosion”  ces  deux incontournables santé étant appelés à devenir des “piliers de l’Etat providence du XXIe siècle” centrés sur le patient et l’offre de soins sur tout le territoire.
Bien que le plan de l’exécutif soit appelé «Ma Santé 2022», l’ambition consiste à changer radicalement de paradigme en procédant à une restructuration du système de santé pour les 5o années à venir. Il n’est pas question de dépenser beaucoup plus, mais de dépenser nettement mieux. Dans cet esprit, l’adaptation du système de santé aux besoins pressants du corps médical devra contribuer à  une amélioration notable  de l’accès aux soins des Français confrontés entre autres par endroits aux déserts médicaux. Une démarche volontariste qui sait devoir tenir compte de deux défis majeurs : le vieillissement de la population et la forte augmentation du nombre de patients atteints de maladies chroniques.
Doté d’un budget global de 3,4 milliards d’euros d’ici 2022, ce plan santé consacrera 1,6 milliard d’euros à «la structuration des soins dans les territoires», 920 millions à l’investissement hospitalier, 500 millions à la «transformation numérique» et 420 millions à «l’évolution des métiers et des formations». Awi reviendra très vite pour de plus amples informations. Lire la suite

TÊTES DES MAUVAIS JOURS OU COMMENT FAIRE BONNE FIGURE

 

 

 

 

Tous les dirigeants du peuple de France ont eu, un jour ou l’autre, à l’instar de leurs homologues étrangers, droit à leurs mauvais jours et affiché leurs grimaces de circonstance. Et Emanuel Macron ne fait sans doute pas exception à la règle !
Force est en effet de reconnaître que les derniers sondages d’opinion réalisés auprès d’échantillons représentatifs de la population, traduisent des réactions qui mettent en évidence la déception de nombreux Français au regard de la politique menée tambour battant. En cette période de rentrée, on aurait aimé une ambiance plus cool. Que les indicateurs économiques, sociaux et environnementaux permettent de se réjouir d’un climat de prospérité retrouvé, et que des perspectives encourageantes se dessinent à un horizon rapproché pour toutes les générations. Or à ce jour il n’en est rien ! A la veille de la présentation du plan pauvreté, la webradio webtv indépendante AWI fait le point. Cliquez ici pour écouter la chronique

PAR TOUTATIS !

Il en est des notes d’humour greffées dans des déclarations officielles modèle Macron comme des tweets incendiaires « made in Trump ». Ca crée l’effet surprise et çà alimente réactions et polémiques.

Il faut reconnaître que l’impression qu’a donné notre chef de l’Etat du nouveau monde qu’il appelle de ses voeux , nous a ramené très loin en arrière, à l’époque où un ensemble de peuples protohistoriques habitait la Gaule.

En glissant un trait d’humour dans son discours prononcé devant la communauté française au Danemark, Emmanuel Macron a t’il voulu s’inspirer des propos rassembleurs récemment tenus par Barack Obama, à Johannesburg, en Afrique du Sud, lors de la commémoration du centenaire de la naissance de Nelson Mandela ?

L’ancien président des Etats-Unis avait en effet à cette occasion dénoncé toutes les formes de discrimination et souligné les avantages du vivre ensemble. En évoquant la diversité des origines des joueurs de l’équipe de France qui venait de remporter la Coupe du monde de football 2018, il avait lui-même déclaré : « Tous ces gars ne me semblent pas Gaulois… mais ils sont Français, bien Français !»

Le profil gaulois est donc cette année très en vogue. Lire la suite

LE DIEU DU STADE

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Il faut avouer qu’au terme de la première mi-temps, rien ne semblait gagné d’avance. Tout s’est en effet joué à la 51e minute du match, avec le but marqué d’un joli coup de tête par Samuel Umtiti sur un corner de Griezmann. L’Equipe de France tient ainsi sa troisième finale en Coupe du monde. Les Bleus affronteront alors le vainqueur de l’autre demi-finale, qui opposera mercredi à Moscou l’Angleterre à la Croatie. A peine sorti des ors de Versailles, Emmanuel Macron avait filé en Russie pour assister à cette demi-finale opposant les Bleus aux Diables rouges de Belgique. La victoire (1-0) que n’a pas manqué de saluer débout et enthousiaste le président de la République française a suscité une véritable liesse dans tous les villages et villes de l’Hexagone.
Emmanuel Macron qui avait tenu à être présent dans les gradins du stade de Saint-Pétersbourg, n’a pu que se réjouir de cette victoire. Pris au jeu, il devrait d’ailleurs selon son entourage, assister également à la finale, dimanche, “sauf événement l’en empêchant”. Lire la suite

L’IMMIGRATION UN SUJET POLITIQUE QUI RONGE LA SOCIETE

L’immigration qui est devenue une question politique majeure en Europe comme aux Etats-Unis, influence considérablement la montée en puissance des nationalismes et autres populismes dont témoignent les résultats des dernières élections.

En Italie, Matteo Salvani, leader de la Ligue qui a été nommé ministre de l’intérieur, un des postes clé du gouvernement, a d’ailleurs conformément à ce qu’il avait annoncé lors de sa campagne électorale confirmé ses intentions. Objectifs : « renvoyer chez eux » près d’un demi-million de « clandestins » ; refuser aux bateaux des ONG, opérationnelles au large de la Libye, la possibilité de jeter l’ancre dans les ports italiens ; bloquer toutes les frontières du pays.

L’écho de ce durcissement de la politique migratoire a immédiatement résonné en Slovénie, le Parti démocratique slovène (SDS) ayant remporté ce dimanche les élections législatives, avec 25 % des voix. Tout au long de sa campagne, son président Janez Jansa avait brandi le spectre d’une invasion migratoire dans son pays. Et force est de constater que dans ce petit pays d’un peu plus de 2 millions d’habitants, son message a été capté par de nombreux électeurs.

Même l’Allemagne qui faisait encore, il y a peu, figure d’exemple en matière d’accueil et d’intégration des migrants, ces derniers ayant permis de palier le déficit en termes de main d’œuvre et donc de renforcer la compétitivité du pays, se trouve au pied du mur. Lire la suite