PAROLE DE GRANDE MUETTE : CA PASSE OU CA CASSE

Après avoir remis sa démission au président de la République, mercredi 19 juillet, le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées françaises a tenu à préciser :
« A titre personnel, je reste indéfectiblement attaché à mon pays et à ses armées. Ce qui m’importera, jusqu’à mon dernier souffle, c’est le succès des armes de la France »
Cet homme aux qualités personnelles et états de service unanimement reconnus au niveau national et international doit son départ précipité et néanmoins réfléchi au différend qui l’a opposé à Emmanuel Macron pour avoir dénoncé en langage clair l’amputation de 850 millions d’euros sur le budget de la défense nationale.
« Nous payons le prix du sang. Nous attendons une légitime solidarité pour les coûts financiers », avait-il déclaré devant la commission de la défense de l’Assemblée nationale. « Il n’y a pas de gras dans nos armées. On attaque le muscle, alors que la situation sécuritaire se dégrade ! C’est mon devoir de vous le dire. »
AWI estime qu’Emmanuel Macron – qui soit dit en passant n’a pas fait son service national – a eu tort de chercher à humilier publiquement le général Pierre de Villiers en soulignant que c’était lui le premier chef des armées et que c’était à lui seul de décider.
Le chef d’état-major des armées françaises respecté de tous bénéficiait en effet de longue date d’un véritable capital confiance. Il avait parfaitement su assurer sa mission aux côtés de ses hommes et s’attacher à la défense de la France et des Français. C’est le général François Lecointre qui lui succède. Lire la suite

DE L’ART DE FAIRE PLUS ET MIEUX AVEC MOINS

Ou de l’art de pactiser. En proposant lundi lors de la conférence des territoires aux élus locaux un « pacte » associant une refonte de la fiscalité locale, avec notamment la suppression controversée de la taxe d’habitation, à des « libertés nouvelles » en terme d’organisation, Emmanuel Macron n’a pas provoqué l’ire de ces derniers. Le plan d’économies de 13 milliards d’euros contre 10 milliards initialement prévus sur la durée du quinquennat, excluant toute « baisse brutale » des dotations de l’Etat en 2018, a même été salué par François Baroin, sénateur-maire Les Républicains de Troyes, président de l’association des maires de France (AMF) et des puissantes régions de France.
L’idée est bien de faire plus et mieux avec moins d’argent et moins d’élus locaux dont l’autonomie sera néanmoins renforcée. Déjà salué par le FMI, le train de réformes que compte mener à bien le président de la République pour assainir les comptes et remettre la France sur les rails bénéficie indéniablement d’un vent favorable. Vent debout, Jupiter et son équipage ne ménageront pas leurs efforts pour franchir le cap de bonne espérance à la rentrée, passage délicat toujours marqué par des courants et vents forts. D’autant qu’ensuite, d’ici « le printemps prochain » une commission de travail engagera une réflexion de fond sur l’organisation de la feuille de route. De plus, une « agence nationale de la cohésion des territoires » sera créée. De quoi rassurer ceux qui craignaient un avis de tempête dans certaines régions de France en ce bel été 2017. Cliquez ici pour consulter la chronique vidéo de Patrick Gorgeon

RÊVE AUTOUR D’UN TWEET CLIMAT DE DONALD TRUMP

Il n’est pas de rêves inatteignables ! C’est sans doute ce qu’il faut retenir, même si celui dont il est question ici aujourd’hui ne s’est, du moins jusqu’à présent, pas encore confirmé comme étant susceptible de se traduire en une réalité. En cette période de vacances, il me tarde de vous rapporter mon rêve extraordinaire.
« Alors qu’Emmanuel Macron remontait les Champs-Elysées en compagnie du général De Villiers, notre président a su la veille frapper un grand coup sur fond d’accord climat lors de la visite de Donald Trump et de son épouse à Paris ». Une dépêche anonyme pur produit de l’imagination du rêveur annonçant : « Invités de marque du couple Macron à l’occasion du défilé 14 juillet marquant le 100e anniversaire de l’intervention de l’armée américaine en France, Donald Trump, qui s’apprêtait à entrer à bord de Air Force One pour retrouver sa Maison Blanche, a envoyé un tweet depuis la passerelle : « Emmanuel Macron, Président français m’a définitivement convaincu. Les Etats-Unis adopteront donc l’accord climat de Paris sans réserve, aucune. » Et le rêve se poursuit :
 » Le dîner à la Tour Eiffel a permis de stabiliser la température sur Terre. Les cotes de popularité des deux hommes se sont littéralement envolées en France comme aux Etats-Unis. Lors du dîner Brigitte Macron aurait glissé à l’oreille de Melania Trump : « Je crois toujours au possible ». Lire la suite

ICEBERG GEANT A LA DERIVE

Le 6 juin 2016, nous avions fait de la faille baptisée « Larsen C « , l’Awi-Mage de la semaine. Surveillé de près par les scientifiques, le risque de fracture lié à la présence de cette faille mesurant plus de 110 km de long et 530 m de profondeur sur l’Antarctique s’est confirmé. Et le 12 juillet, un immense iceberg d’une surface de 5.600 km2 et d’un poids de plus de 1.000 milliards de tonnes a fini par se détacher. Si ce dernier ne doit, aux dires de certains observateurs, pas avoir d’impact immédiat sur le niveau des océans, il ne fera que fragiliser la surface glaciaire et sera amené à dériver dans des eaux dont la température est en constante augmentation. Qu’il s’agisse ou non d’une conséquence du réchauffement climatique provoqué par l’activité humaine, on ne peut rester indifférent face à un phénomène de cette ampleur. De quoi refroidir les climato-sceptiques ! Mais cet évènement est-il pour autant susceptible de conduire Donald Trump à revenir sur sa décision de retrait de l’accord climat de Paris ? Rien n’est moins sûr ! Il permettra néanmoins à Emmanuel Macron de verser un énorme glaçon dans les discussions qui auront lieu lors du prochain sommet climat qui doit se tenir le 12 décembre à Paris. Un moment qui apparaît bien choisi lorsqu’on sait que Al Gore, ancien vice-président des États-Unis de 1993 à 2001, membre du Parti démocrate et environnementaliste convaincu, reviendra en fin d’année argumenter sa position en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique. Après avoir tenté, comme beaucoup d’autres personnalités politiques mais aussi d’hommes d’affaires, de convaincre le président des Etats-Unis de ne pas sortir de l’accord climat signé en 2015 à Paris, le documentaire américain de Davis Guggenheim sorti en 2006 auquel il avait participé, ne restera en effet pas sans lendemain. On ne peut que regretter qu’ Al Gore qui n’en est plus à une vérité qui dérange près nous fasse attendre le 1er novembre 2017 pour nous livrer « Une suite qui dérange. Le temps de l’action ». Un documentaire dont la bande-annonce est d’ores et déjà consultable. Cliquez ici pour visualiser le clip vidéo

ACCORD CLIMAT : MACRON SORT LE GRAND JEU

Si aucune montée en température concernant l’accord climat de Paris, signé en décembre 2015, n’avait été relevée chez Emmanuel Macron lorsqu’il était candidat à la présidence de la République française, il en est tout autrement depuis qu’il a été élu. La présence de Nicolas Hulot, ministre d’Etat et ministre de la transition écologique et solidaire n’explique pas à elle seule la ferme détermination dont fait régulièrement preuve le chef de l’Etat.
Le soutien apporté par des champions des émissions mondiales de gaz à effet de serre comme la Chine, l’Inde ou la Russie lui donne en effet clairement l’avantage.
Les multiples tentatives menées par les sherpas français impliqués dans les négociations sur l’accord final du G20, avec l’aide de la présidence allemande, pour limiter les ambiguïtés que souhaitait introduire la délégation américaine, n’ont pas conduit Donald Trump à revenir sur sa décision de retrait. Une situation qui offre à Macron la possibilité de sortir le grand jeu.
Car en dépit de l’insertion d’une clause sibylline précisant que les Etats-Unis « vont œuvrer pour travailler étroitement avec d’autres partenaires pour faciliter une utilisation plus propre et efficace des énergies fossiles, et aider à déployer des énergies renouvelables et d’autres sources d’énergies propres », le président français a souligné l' »irréversibilité » de l’accord historique de Paris.
Une situation qui explique qu’ Emmanuel Macron ait choisi de sortir un joker à l’issue d’un G20 en annonçant la tenue, le 12 décembre 2017, d’un nouveau sommet climat en France. Un sommet qui portera notamment sur les questions de financement des mesures climatiques. Un sommet qui devra selon ses propres termes « identifier les projets qui pourront ainsi être financés et qui manifesteront une avancée concrète » de l’engagement international pris par 195 états, peut-être demain 194″.
L’occasion d’évoquer l’un des projets élaborés par AWI dés 2005. Ce dernier voit en effet sa pertinence et cohérence renforcées à l’heure où tout doit être fait pour renforcer la dimension économique, sociale et environnementale de l’accord de Paris.
C’est donc en consultant la chronique vidéo qu’il vous sera possible d’apprécier la nature et l’intérêt dudit projet qui présentait pour avantages d’offrir sur une même plate-forme: un pôle d’accueil d’entreprises françaises et étrangères et chercheurs spécialisés dans les énergies renouvelables; un espace d’exposition et de démonstration des techniques et procédés ouvert au public; un centre de formation destiné notamment aux jeunes désireux d’acquérir des compétences dans des métiers d’avenir. Un concept original qui aurait aujourd’hui toutes raisons d’exister. Cliquez ici pour consulter la chronique vidéo de Patrick Gorgeon

EFFICACITE REPRESENTATIVITE RESPONSABILITE – L’ASSEMBLEE NATIONALE ATTEND DE SAVOIR

Sous l’ère Macron, les engagements de réformes pris durant la campagne présidentielle seront tenus au cours des cinq années à venir, sans pour autant céder à tout empressement démesuré.
Cette précision qui a été apportée par Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, au lendemain du discours du chef de l’Etat devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles et juste avant le discours de politique générale du Premier ministre à l’Assemblée nationale a sans nul doute eu pour objectifs de calmer le jeu et de rassurer.
Confirmation a ainsi été apportée que Jupiter était bien le maître des horloges. Et que la volonté d’un profond changement se devait d’obéir à une stratégie soucieuse de définir les actions à mener en fonction de leur caractère prioritaire mais aussi de leur faisabilité.
En dressant les grandes lignes de son programme d’actions, le président de la République a apporté la démonstration qu’il laissait à son Premier ministre le soin d’exposer dans le détail les moyens que compte se donner le gouvernement pour parvenir à ses fins.
Il faut en effet comme l’a plusieurs fois souligné Emmanuel Macron lors de son discours: « Regarder les réalités en face »
En déclarant lundi sur France 2 : « Il n’est pas question que l’Union européenne accorde un nouveau délai à la France pour ramener ses déficits publics à 3% du PIB ou moins comme elle s’y est engagée », Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques a témoigné de l’étroitesse du champ de tir dont dispose la France pour atteindre ses objectifs.
Le Premier ministre, Edouard Philippe, avait d’ailleurs annoncé la semaine dernière que des mesures d’économie seraient prises pour contenir les déficits publics à 3% en fin d’année. Il sait tout comme Pierre Moscovici qu’une politique budgétaire sérieuse sans être austère doit être au rendez-vous.
Efficacité, représentativité et responsabilité guideront très vraisemblablement le discours de politique générale prononcé par Edouard Philippe en ce mardi 4 juillet 2017 devant l’Assemblée nationale, ce dernier ayant récemment affirmé préférer l’efficacité à la popularité. Lire la suite

UNE TRES CHAUDE SEMAINE S’ANNONCE EN CE DEBUT D’ETE 2017

Ceci n’est pas à proprement parler un bulletin purement météorologique visant à vous informer du temps qu’il fera sur vos lieux de villégiature. Il s’agit en réalité de l’annonce du déclenchement d’une chaude semaine politique en ce début de mois de juillet qui a de quoi retenir au-delà de la seule attention du regard.
A tel point qu’en ce 30 juin 2017, certains qui se préparaient à faire leurs valises pour s’évader à l’occasion de vacances d’été bien méritées, doivent se demander si c’est vraiment le bon moment pour partir et, surtout se déconnecter de l’actualité.
Car, en raison de deux évènements politiques majeurs, la semaine prochaine ne sera pas sans intérêt.
Lundi 3 juillet, Emmanuel Macron, président de la République française réunira à Versailles, le Parlement en formation de Congrès pour s’adresser aux représentants de la nation récemment élus. Un rendez-vous présidentiel nécessaire jugé trop rare qui lui permettra de livrer sa vision de l’avenir, sa philosophie et sa stratégie. Ce ne sera que la troisième fois qu’un président s’exprime devant le Congrès depuis la réforme constitutionnelle de 2008 qui permet cette forme d’intervention.
Et le mardi 4 juillet, c’est Edouard Philippe, Premier ministre, qui prononcera son discours de politique générale dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Il suivra en cela la règle définie sous la Ve République, qui veut que les Premiers ministres se présentent devant les députés pour exposer de manière solennelle les grands axes de leurs programmes de gouvernement et les principales mesures qu’ils souhaitent mettre en œuvre.
Bien entendu, compte tenu de la majorité absolue dont bénéficie le gouvernement, la question de confiance ne rencontrera pas d’obstacles susceptibles de contrarier la percée de Jupiter.
Ces deux temps forts marqueront le véritable « top départ » de la nouvelle politique française.
De quoi justifier la privation de quelques jours de congés pour peu qu’on se sente, à un titre ou à un autre, concerné par la feuille de route détaillée en termes de décisions et d’actions à venir. D’autant que ces dernières auront été concoctées pour offrir aux Françaises et Français l’assurance de véritables espoirs en de meilleurs et encourageants lendemains. En attendant la rentrée… Lire la suite

DIRECTIVES EUROPEENNES LA FRANCE NE VEUT PLUS SURTRANSPOSER

La France qui a élu à sa tête un jeune président enthousiaste et europhile dont la campagne a largement promu les vertus de l’Europe, serait elle tentée de faire machine arrière ou du moins de vouloir calmer le jeu des transpositions des directives européennes en droit français ?
C’est du moins ce qu’à clairement laissé entendre Christophe Castaner, Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du Gouvernement lorsqu’il a délcaré : « Le gouvernement veut arrêter de « surtransposer » les directives européennes dans le droit français afin de renforcer l’attractivité de la place de Paris, notamment dans le cadre du Brexit. » Cliquez ici pour lire la suite et écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon

HOMME PROVIDENTIEL ET SAUT VERS L’INCONNU AVEC LE GOUVERNEMENT PHILIPPE 2


AWI- 19/06/2017 – Après avoir évité le pire lors de la présidentielle 2017, la France s’engage avec espoir vers l‘inconnu.
Le résultat du second tour des élections législatives a en effet essentiellement confirmé les pouvoirs d’un homme providentiel au profil jamais vu par le passé, parvenu contre toute attente à se faire élire président de la République française. Un homme qui a quasiment su faire table rase des vieux appareils, objet de nombreuses critiques citoyennes auxquels il ne reste pour ainsi dire que des strapontins.
En dépit de taux d’abstention records, d’une part au second tour de la présidentielle ( + 25 % ) et d’autre part au second tour des législatives ( 57,4 %) , le grand renouvellement du paysage politique ne va pas sans susciter de nombreuses attentes et immenses espoirs en termes  de perspectives et d’actions.
Car il faut être honnête, les Françaises et Français qui se sont rendus aux urnes n’ont pas voté pour les candidats et candidates qui briguaient le poste de député. Ils ont en réalité confirmé leur volonté de changement radical en s’appuyant sur la ligne définie par Emmanuel Macron.
L’aura dont bénéficie le nouveau chef de l’Etat veut qu’il en soit ainsi.
Cet indéniable succès de début de mandat met dans l’obligation de résultats rapides et symptomatiques.
On ne peut donc que souhaiter pleine réussite au commandant de bord et aux membres d’équipage, sachant que tout échec serait très durement sanctionné et qu’il pourrait conduire à une authentique catastrophe. Le capital confiance placé en Emmanuel Macron, le gouvernement d’Edouard Philippe et celles et ceux qui siègeront en qualité de députés sous l’étiquette LREM ou Modem à l’Assemblée nationale ne supportera aucun couac.
C’est aujourd’hui la seule chose qu’on puisse affirmer sans risque d’erreur.
En ce lendemain d’une trop longue période d’élections qui aura duré pratiquement une année, les regards des Français doivent à l’instar de ceux d’Emmanuel Macron, qui inaugurait ce lundi le 52e Salon aéronautique du Bourget, se tourner vers le bleu du ciel. D’autant que le président a ensuite rencontré l’astronaute Thomas Pesquet de retour de la Station spatiale internationale, démonstration d’un saut vers un futur plein d’inconnues. -AWI-20/06/2017- Il est vrai que le remaniement gouvernemental annoncé comme technique à l’issue des élections législatives s’annonce en réalité beaucoup plus important que prévu. D’où la nécessité d’attendre le résultat final avant de chronique. D’autant qu’il faut se rendre à l’évidence.
-AW_21/06/2017- En ce 21 juin, jour de fête de la musique sur fond de canicule, alors que la composition gouvernementale avait commencé en fanfare, la formation placée sous la direction d’Edouard Philippe, se trouve interrompue dans son élan pour cause de départs en cascade.
Après avoir expliqué, au lendemain de l’élection du président de la République, que le délai de nomination des ministres était dû à un souci d’examen approfondi des candidatures aux postes clés afin d’éviter tout risque de fausses notes, le premier gouvernement a finalement explosé au décollage.
Richard Ferrand, ministre de la cohésion territoriale, Sylvie Goulard, ministre des armées, François Bayrou, ministre de la justice, Marielle de Sarnez , ministre des affaires européennes, quittent le gouvernement.
Quatre ministres c’est beaucoup !
On comprend ainsi qu’avant d’interpréter la chronique politique de la semaine, AWI ait choisi d’attendre en coulisses d’en savoir plus.
Cliquez ici pour écouter la chronique audio enregistrée à l’issue de l’annonce de la composition du gouvernement Philippe 2

ACTION CLIMAT LA FRANCE SAISIT LA BALLE AU BOND

En écho aux propos tenus la semaine dernière par Emmanuel Macron après l’annonce par Donald Trump du retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris, Nicolas Hulot a annoncé mardi l’ouverture dans les prochains jours d’un site internet pour attirer les chercheurs et les acteurs économiques désireux de participer à la transition écologique, énergétique et climatique.
Mais en précisant : « Le monde est dans une course contre la montre pour réduire les émissions de gaz à effet de serre », Christine Lins, secrétaire exécutive du réseau d’experts REN21 (Renewable Energy Policy Network for the 21st Century), ne se doutait pas encore que la France s’engage aussi promptement dans l’action.
Alors que Emmanuel Macron a souligné mercredi, lors du conseil des ministres, que la lutte contre le changement climatique et la lutte contre le terrorisme devaient être des priorités du quinquennat, le porte-parole du gouvernement a apporté la démonstration que le temps était venu d’agir.
Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, présentera en effet dans 15 jours un plan d’action contre le changement climatique et un calendrier précis sur des actions qui seront menées pendant les cinq prochaines années sera dévoilé dans le mois à venir.
Il est vrai qu’en dépit des 161 gigawatts de nouvelles capacités de production d’énergie renouvelable (éolien, solaire, géothermie, etc.) installées dans le monde, en 2016, le pari consistant à limiter le réchauffement climatique sous les 2 degrés d’ici la fin du siècle n’est pas gagné d’avance. D’où la nécessité de sortir des énergies fossiles ( fuel et charbon) et d’accélérer les investissements dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.
Fin 2016, au niveau mondial, les énergies vertes représentaient 24,5% de la production d’électricité et 19,3% de la consommation finale d’énergie. Toutefois, pour la troisième année consécutive, les émissions de CO2 liées au secteur de l’énergie sont restées stables.
Selon des sources diplomatiques françaises, il y a désormais une claire volonté côté français d’aboutir à des annonces dans ces domaines à l’occasion du G20 des 7 et 8 juillet, voire lors du conseil des ministres franco-allemand du 13 juillet.
Alors que Roland Garros bat son plein, il se dit que Emmanuel Macron tout comme Nicolas Hulot seraient prêts à monter au filet pour donner à la France toutes les chances de marquer des points sur Terre battue. Lire la suite