LE DIEU DU STADE

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Il faut avouer qu’au terme de la première mi-temps, rien ne semblait gagné d’avance. Tout s’est en effet joué à la 51e minute du match, avec le but marqué d’un joli coup de tête par Samuel Umtiti sur un corner de Griezmann. L’Equipe de France tient ainsi sa troisième finale en Coupe du monde. Les Bleus affronteront alors le vainqueur de l’autre demi-finale, qui opposera mercredi à Moscou l’Angleterre à la Croatie. A peine sorti des ors de Versailles, Emmanuel Macron avait filé en Russie pour assister à cette demi-finale opposant les Bleus aux Diables rouges de Belgique. La victoire (1-0) que n’a pas manqué de saluer débout et enthousiaste le président de la République française a suscité une véritable liesse dans tous les villages et villes de l’Hexagone.
Emmanuel Macron qui avait tenu à être présent dans les gradins du stade de Saint-Pétersbourg, n’a pu que se réjouir de cette victoire. Pris au jeu, il devrait d’ailleurs selon son entourage, assister également à la finale, dimanche, “sauf événement l’en empêchant”. Lire la suite

L’IMMIGRATION UN SUJET POLITIQUE QUI RONGE LA SOCIETE

L’immigration qui est devenue une question politique majeure en Europe comme aux Etats-Unis, influence considérablement la montée en puissance des nationalismes et autres populismes dont témoignent les résultats des dernières élections.

En Italie, Matteo Salvani, leader de la Ligue qui a été nommé ministre de l’intérieur, un des postes clé du gouvernement, a d’ailleurs conformément à ce qu’il avait annoncé lors de sa campagne électorale confirmé ses intentions. Objectifs : « renvoyer chez eux » près d’un demi-million de « clandestins » ; refuser aux bateaux des ONG, opérationnelles au large de la Libye, la possibilité de jeter l’ancre dans les ports italiens ; bloquer toutes les frontières du pays.

L’écho de ce durcissement de la politique migratoire a immédiatement résonné en Slovénie, le Parti démocratique slovène (SDS) ayant remporté ce dimanche les élections législatives, avec 25 % des voix. Tout au long de sa campagne, son président Janez Jansa avait brandi le spectre d’une invasion migratoire dans son pays. Et force est de constater que dans ce petit pays d’un peu plus de 2 millions d’habitants, son message a été capté par de nombreux électeurs.

Même l’Allemagne qui faisait encore, il y a peu, figure d’exemple en matière d’accueil et d’intégration des migrants, ces derniers ayant permis de palier le déficit en termes de main d’œuvre et donc de renforcer la compétitivité du pays, se trouve au pied du mur. Lire la suite

NE PARLEZ PLUS DE PLAN BANLIEUES MAIS DE VISION ET DE SENS

L’appel à la mobilisation nationale pour les villes et les quartiers défavorisés lancé par le chef de l’Etat, lors d’un discours prononcé à Tourcoing, le 14 novembre 2017, se traduit par un changement de méthode.
Si les toutes propositions émises dans le rapport  » Vivre ensemble, vivre en grand » remis par Jean-Louis Borloo le 26 avril n’ont pas été retenues, force est néanmoins de constater que ces dernières ont largement inspiré la stratégie qu’Emmanuel Macron compte appliquer pour remédier aux difficultés économiques et sociales rencontrées.
Comme le précisait l’Elysée avant l’intervention d’Emmanuel Macron : « L’enjeu n’est pas tant budgétaire que de mobilisation et d’efficacité ». D’où la volonté de mettre sur les rails, dans les meilleurs délais, des mesures qui se raccrochent à l’amélioration globale de l’économie française et répondent aux besoins les plus pressants des habitants et des élus directement concernés. Ces dernières rappelées dans la chronique audio touchent entre autres la sécurité, la lutte contre le trafic de drogues et la radicalisation, l’éducation et la création de stages pour les jeunes en troisième avec lancement d’une bourse dédiée, la création de places de crèches, l’intervention des entreprises porteuses d’emplois… Le changement de méthode veut également que la rénovation urbaine ne soit plus l’alpha et l’omega de la revitalisation des banlieues et quartiers défavorisés. En présentant son plan d’actions devant plusieurs centaines de personnes dont le premier ministre et une partie du gouvernement, le président de la République savait être attendu au tournant par les élus locaux, entrepreneurs et responsables associatifs, mais aussi les 5 millions d’habitants des quelques 1.300 quartiers prioritaires en métropole.
Le chronique audio vous en dit plus. Cliquez ici pour écouter la chronique de Patrick Gorgeon

« VIVRE ENSEMBLE – VIVRE EN GRAND »: LA POLITIQUE DE LA VILLE AU RAPPORT


Tout est dans le titre du rapport qui prescrit les remèdes destinés à répondre à une crise qui depuis déjà fort longtemps gangrène nombre de nos cités et banlieues défavorisés et nécessite une action publique déterminée de grande ampleur !
Aussi ce rapport sur les quartiers prioritaires remis jeudi 26 avril par Jean Louis Borloo au Premier ministre demande t’il toute l’attention requise.
En se voyant confier à l’automne dernier par le président de la République, un rapport sur les banlieues, l’homme qui fût tour à tour ministre de la Ville et de la Cohésion sociale entre 2002 et 2007, mais aussi Initiateur de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) en 2003 a en effet travaillé sur les pistes évoquées par Emmanuel Macron.
D’où la présentation de 19 « programmes » visant à mettre en œuvre une ambitieuse « réconciliation nationale ».
Très attendu par les élus de banlieue qui ont récemment dénoncé le « mépris de l’Etat » accusé de ne pas mesurer la gravité de la situation, la réflexion sur la politique de la ville confiée à Jean-Louis Borloo vise à « changer la donne » dans les quartiers prioritaires et à « relancer la rénovation urbaine ». Lire la suite

« EM » ET « MBS » CHERCHENT A « SAOUDER » LES RELATIONS PARIS-RYAD

Arrivé dimanche sur le sol français pour une visite de trois jours, le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman bin Abdul Aziz surnommé « MBS » et Emmanuel Macron, Président de la République française dit « EM »,vont tenter de trouver les voies d’un réchauffement des relations entre Paris et Ryad.
L’occasion pour AWI de revenir sur le numéro de « Questions internationales » publié à la Documentation française consacré à l’Arabie Saoudite. Un pays qui est longtemps apparu comme un pôle de stabilité dans un Moyen-Orient en proie à de multiples conflits, terrorisme, interventions extérieures, guerres intestines, dissensions nationales et religieuses, instabilité politique.
Au deuxième jour de la visite du prince héritier saoudien Mohamed ben Salman en France, l’Elysée a annoncé qu’Emmanuel Macron se rendra en fin d’année en Arabie saoudite pour signer des contrats avec Ryad, ces derniers ayant été préalablement définis dans le cadre d’un “document stratégique”.
La webradio webtv indépendante AWI vous en dit plus. Cliquez ici pour écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon

TOUT EST FAIT POUR QUE CA MARCHE VRAIMENT MIEUX !

Le smiley qui illustre cette chronique convient à merveille !
Héritier de statistiques 2017 bien meilleures que prévu concernant notamment le taux de chômage en France, mais aussi premier de cordée d’une amélioration globale qui semble devoir se confirmer dans le cadre d’une nette embellie du climat mondial des affaires, Emmanuel Macron bénéficie en sa maison France d’une ambiance plus encourageante que son prédécesseur à pareille époque.
Porteur de nombreuses réformes touchant à tout, il s’annonce comme l’homme jeune chef de l’Etat capable de redresser la barre et de faire renaître un sentiment disparu appelé confiance.

Pas étonnant donc que Christine Lagarde, Directrice générale du FMI qui a l’œil sur les compteurs de l’économie mondiale mais aussi bien entendu un regard prononcé sur l’état de santé de son pays ait adressé jeudi « haut et fort » un satisfecit au vu de la qualité et de l’ambition des réformes engagées par le gouvernement. Lire la suite

WHY NOT A BREXIT BRIDGE ?

Réunis lundi à Bruxelles, les patrons britanniques sont montés au créneau pour diminuer l’impact du Brexit, en s’attachant à défendre notamment l’union douanière. Car force est de constater que si les ces derniers témoignent d’une légitime impatience concernant le devenir des échanges commerciaux et tirent les premiers, les sujets de sa grâcieuse Majesté dans leur ensemble tout comme les Européens, ne savent plus trop ce qu’il va réellement résulter de ce divorce qui se veut à l’amiable.
C’est donc au commissaire européen Michel Barnier et à David Davis, secrétaire d’Etat britannique que revient la délicate mission de négocier les meilleures conditions de ce dernier, sachant que la dead line de la phase de transition fixée au 30 mars 2019 ne semble pas recueillir l’adhésion des 27 pays membres de la famille européenne , certains souhaitant un au-dela 2020.
Tous s’attachent donc à définir des « ponts » afin de parvenir à un accord de libre-échange entre l’UE et la Grande-Bretagne qui reste encore à tricoter.
De plus, qui dit divorce, dit pension alimentaire. Estimée par les Vingt-Sept, entre 60 et 100 milliards d’euros, le Royaume-Uni, n’entend pas débourser plus de 40 milliards.
Et l’après a, en l’absence de Big ben, un furieux goût d’After eight ?
Toutefois, l’arrangement recherché pour que la Grande Bretagne quitte définitivement l’UE n’empêche pas certains et notamment Boris Johnson, promoteur du Brexit, de toujours chercher à séduire et innover tous azimuts.
En présentant à Emmanuel Macron, lors de sa visite en l’humble demeure de Theresa May au 10 Downing Street, le projet de construction d’un pont autoroutier de 38 kilomètres de long visant à relier la France, pardon l’Europe, à la Grande Bretagne, Boris a fait très fort! Alors que certains veulent, à l’instar de Donald Trump, construire un mur entre le Mexique et les Etats-Unis, il en est un qui prône l’édification d’un pont destiné à renforcer les bonnes relations.
La différence est de taille, tant sur le plan symbolique que politique et pratique. Vous voulez certainement savoir pourquoi un « Brexit Bridge » serait un beau BB. Cliquez ici pour lire la suite puis écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon

LE POINT MARQUE EN VUE DE LA FORMATION D’UNE TROISIEME GRANDE COALITION EN ALLEMAGNE RESTE A TRANSFORMER

Le protocole d’accord qui a reçu dans la nuit de vendredi l’assentiment du CDU-CSU d’Angela Merkel et du Bavarois Horst Seehofer et celui du SPD de Martin Schulz, ne marque pas la fin de la partie engagée sur le terrain politique en Allemagne. Il faudra notamment attendre la décision que prendront les délégués du SPD qui se réuniront le 21 janvier en congrès à Bonn. Il s’agit d’un temps fort pour ce pays en bonne santé, puisque l’objectif consiste à transformer l’essai marqué le 12 janvier qui conduirait à la formation d’une troisième grande coalition amenée à diriger la politique allemande. Lire la suite et écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon

LE CHEVAL QUI DOMPTE LE DRAGON SUR LA ROUTE DE LA SOIE

C’est sous ce profil avantageux qu’Emmanuel Macron,  surnommé «Ma-Ke-Long» selon la transcription phonétique de son nom en mandarin, a débuté ce lundi sa visite d’État en Chine.
Le pharaonique projet de nouvelle route de la soie porté par une Chine qui est en passe de ce hisser au premier rang des puissances économiques mondiales, témoigne d’une dynamique avérée qui s’appuie sur la claire volonté de développement affichée par les dirigeants de ce gigantesque pays.
Si la Chine n’occupait en 2017 que la 22e place dans le classement mondial de l’innovation, elle est néanmoins parvenue à passer en 16e position en terme de qualité de l’innovation.
Ces progrès sont attribuables à un certain nombre d’indicateurs solides, s’agissant de la principale économie à revenu moyen en passe de se rapprocher des pays à revenu élevé. Parmi les facteurs qui expliquent le phénomène, on peut citer notamment: l’échelle du marché intérieur, la place occupée par les professionnels du savoir, le nombre de brevets déposés, les exportations de haute technologie, les dessins et modèles industriels par origine…
A se demander si le Consumer Electronics Show (CES) qui se tient actuellement à Las Vegas ne devra pas sous peu se délocaliser pour s’établir dans l’une de ces cités chinoises en plein boom, à l’instar de Shanghai, Beinjing, Tianjin, Shenzhen, Chongqing, notamment, sans parler des Smart cities qui émergent sur le territoire à vitesse grand V. Cliquez ici pour lire la suite puis écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon

AVIS AUX COURAGEUX MODERES ET PUDIQUES

Tout est dans la tournure de phrase ainsi que dans l’explication de texte. Les mots ont en effet un sens qui peut donner lieu à bien des interprétations, une fois sortis de leur contexte. Surtout en pleine rentrée scolaire et politique !
Dans cet esprit, la petite phrase prononcée par Emmanuel Macron lors d’un déplacement à Athènes « “Je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes” pourrait très certainement être retenue comme l’un des sujets du prochain baccalauréat avec cette question : « Faut-il toujours prendre l’auteur au pied de la lettre ? ».
Celles et ceux qui s’interrogent sur la signification et la portée de ces propos dont on ne peut nier le caractère provocateur, voire humiliant – lorsqu’on se sent visé – pourront toujours s’en remettre aux explications fournies par le porte-parole du gouvernement.
Démonstration que le contexte dans lequel s’inscrivent les mots revêt une grande importance.
Car, selon le secrétaire d‘Etat chargé des relations avec le Parlement, le président de la République a en réalité voulu par ce biais critiquer “la posture de fainéantise” des gouvernements depuis trente ans. Si comme l’affirme Chistophe Castaner : « Je crois que les Français ne sont pas totalement idiots » le « totalement » est en l’occurrence un adjectif inutile et quelque peu ambiguë qui peut faire monter la mayonnaise.
Lorsqu’on parle ou qu’on écrit, on n’est jamais trop prudent. Mais là où on est en droit de s’interroger, c’est lorsque Jean-Luc Mélenchon, président du groupe Insoumis à l‘Assemblée, a du coup appelé vendredi par un tweet les “abrutis, cyniques, fainéants” à manifester lors des deux journées de mobilisation prévues contre la réforme du code du travail, les 12 et 23 septembre. Encore fallait-il se sentir concerné. Lire la suite en attendant le retour des chroniques audio ou vidéo