AVIS AUX COURAGEUX MODERES ET PUDIQUES

Tout est dans la tournure de phrase ainsi que dans l’explication de texte. Les mots ont en effet un sens qui peut donner lieu à bien des interprétations, une fois sortis de leur contexte. Surtout en pleine rentrée scolaire et politique !
Dans cet esprit, la petite phrase prononcée par Emmanuel Macron lors d’un déplacement à Athènes « “Je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes” pourrait très certainement être retenue comme l’un des sujets du prochain baccalauréat avec cette question : « Faut-il toujours prendre l’auteur au pied de la lettre ? ».
Celles et ceux qui s’interrogent sur la signification et la portée de ces propos dont on ne peut nier le caractère provocateur, voire humiliant – lorsqu’on se sent visé – pourront toujours s’en remettre aux explications fournies par le porte-parole du gouvernement.
Démonstration que le contexte dans lequel s’inscrivent les mots revêt une grande importance.
Car, selon le secrétaire d‘Etat chargé des relations avec le Parlement, le président de la République a en réalité voulu par ce biais critiquer “la posture de fainéantise” des gouvernements depuis trente ans. Si comme l’affirme Chistophe Castaner : « Je crois que les Français ne sont pas totalement idiots » le « totalement » est en l’occurrence un adjectif inutile et quelque peu ambiguë qui peut faire monter la mayonnaise.
Lorsqu’on parle ou qu’on écrit, on n’est jamais trop prudent. Mais là où on est en droit de s’interroger, c’est lorsque Jean-Luc Mélenchon, président du groupe Insoumis à l‘Assemblée, a du coup appelé vendredi par un tweet les “abrutis, cyniques, fainéants” à manifester lors des deux journées de mobilisation prévues contre la réforme du code du travail, les 12 et 23 septembre. Encore fallait-il se sentir concerné. Lire la suite en attendant le retour des chroniques audio ou vidéo

DE L’ IMPATIENCE DES FRANCAIS

Dieu de la terre et du ciel, ainsi que tous les êtres vivants qui s’y trouvent, Jupiter doit admettre que l’éveil d’une croyance ou du moins d’une espérance en un monde meilleur se heurte souvent à des réalités très terre à terre.
La déception clairement affichée par de nombreux Français au regard de la stratégie politique menée jusqu’ici par Emmanuel Macron et son Premier ministre ne peut toutefois surprendre. Les Français sont en effet à la fois impatients et exigeants par nature. De plus, ils croient au Père Noël ! En réalité, ils attendaient tout autre chose en ce début de mandat. Il faut donc calmer tant que faire se peut leur légitime impatience. A ce titre, deux citations méritent d’être retenues. Celle de Louis XIV qui déclarait “C’est toujours l’impatience de gagner qui fait perdre.” Ou encore celle de Confucius qui précisait “Une petite impatience ruine un grand projet. ”
Comme l’indiquait lors de ses premières interventions publiques Edouard Philippe dont la cote de popularité s’érode également : « Je ne cherche pas la popularité mais l’efficacité ». C’est donc gagné sur le premier point, mais perdu sur le second, les mesures annoncées dans différents domaines ne bénéficiant pas d’un quota d’appréciations favorables significatif, sensé révéler les bienfaits des nouvelles orientations politiques.
Pourtant, la période estivale propre à une remise en forme et à l’expression de grands desseins d’avenir se doit de donner au chef de l’Etat et au gouvernement les moyens d’assurer une rentrée toujours guettée comme un véritable traquenard. Or, au rythme où vont les résultats des sondages de popularité, les cents premiers jours de l’ère Macron témoignent d’une perte d’enthousiasme et de confiance non négligeable qui va jusqu’à toucher les sympathisants du président qui regroupent les membres de La République en marche (LREM), de l’UDI, et du MoDem. Y a t’il péril en la demeure ? Faut-il laisser passer l’orage sondagier qui n’attend finalement qu’un signe pour que le soleil brille et que les regards s’illuminent ? Cliquez ici pour écouter la chronique audio enregistrée lorsque la mer était calme

PAROLE DE GRANDE MUETTE : CA PASSE OU CA CASSE

Après avoir remis sa démission au président de la République, mercredi 19 juillet, le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées françaises a tenu à préciser :
« A titre personnel, je reste indéfectiblement attaché à mon pays et à ses armées. Ce qui m’importera, jusqu’à mon dernier souffle, c’est le succès des armes de la France »
Cet homme aux qualités personnelles et états de service unanimement reconnus au niveau national et international doit son départ précipité et néanmoins réfléchi au différend qui l’a opposé à Emmanuel Macron pour avoir dénoncé en langage clair l’amputation de 850 millions d’euros sur le budget de la défense nationale.
« Nous payons le prix du sang. Nous attendons une légitime solidarité pour les coûts financiers », avait-il déclaré devant la commission de la défense de l’Assemblée nationale. « Il n’y a pas de gras dans nos armées. On attaque le muscle, alors que la situation sécuritaire se dégrade ! C’est mon devoir de vous le dire. »
AWI estime qu’Emmanuel Macron – qui soit dit en passant n’a pas fait son service national – a eu tort de chercher à humilier publiquement le général Pierre de Villiers en soulignant que c’était lui le premier chef des armées et que c’était à lui seul de décider.
Le chef d’état-major des armées françaises respecté de tous bénéficiait en effet de longue date d’un véritable capital confiance. Il avait parfaitement su assurer sa mission aux côtés de ses hommes et s’attacher à la défense de la France et des Français. C’est le général François Lecointre qui lui succède. Lire la suite

DE L’ART DE FAIRE PLUS ET MIEUX AVEC MOINS

Ou de l’art de pactiser. En proposant lundi lors de la conférence des territoires aux élus locaux un « pacte » associant une refonte de la fiscalité locale, avec notamment la suppression controversée de la taxe d’habitation, à des « libertés nouvelles » en terme d’organisation, Emmanuel Macron n’a pas provoqué l’ire de ces derniers. Le plan d’économies de 13 milliards d’euros contre 10 milliards initialement prévus sur la durée du quinquennat, excluant toute « baisse brutale » des dotations de l’Etat en 2018, a même été salué par François Baroin, sénateur-maire Les Républicains de Troyes, président de l’association des maires de France (AMF) et des puissantes régions de France.
L’idée est bien de faire plus et mieux avec moins d’argent et moins d’élus locaux dont l’autonomie sera néanmoins renforcée. Déjà salué par le FMI, le train de réformes que compte mener à bien le président de la République pour assainir les comptes et remettre la France sur les rails bénéficie indéniablement d’un vent favorable. Vent debout, Jupiter et son équipage ne ménageront pas leurs efforts pour franchir le cap de bonne espérance à la rentrée, passage délicat toujours marqué par des courants et vents forts. D’autant qu’ensuite, d’ici « le printemps prochain » une commission de travail engagera une réflexion de fond sur l’organisation de la feuille de route. De plus, une « agence nationale de la cohésion des territoires » sera créée. De quoi rassurer ceux qui craignaient un avis de tempête dans certaines régions de France en ce bel été 2017. Cliquez ici pour consulter la chronique vidéo de Patrick Gorgeon

RÊVE AUTOUR D’UN TWEET CLIMAT DE DONALD TRUMP

Il n’est pas de rêves inatteignables ! C’est sans doute ce qu’il faut retenir, même si celui dont il est question ici aujourd’hui ne s’est, du moins jusqu’à présent, pas encore confirmé comme étant susceptible de se traduire en une réalité. En cette période de vacances, il me tarde de vous rapporter mon rêve extraordinaire.
« Alors qu’Emmanuel Macron remontait les Champs-Elysées en compagnie du général De Villiers, notre président a su la veille frapper un grand coup sur fond d’accord climat lors de la visite de Donald Trump et de son épouse à Paris ». Une dépêche anonyme pur produit de l’imagination du rêveur annonçant : « Invités de marque du couple Macron à l’occasion du défilé 14 juillet marquant le 100e anniversaire de l’intervention de l’armée américaine en France, Donald Trump, qui s’apprêtait à entrer à bord de Air Force One pour retrouver sa Maison Blanche, a envoyé un tweet depuis la passerelle : « Emmanuel Macron, Président français m’a définitivement convaincu. Les Etats-Unis adopteront donc l’accord climat de Paris sans réserve, aucune. » Et le rêve se poursuit :
 » Le dîner à la Tour Eiffel a permis de stabiliser la température sur Terre. Les cotes de popularité des deux hommes se sont littéralement envolées en France comme aux Etats-Unis. Lors du dîner Brigitte Macron aurait glissé à l’oreille de Melania Trump : « Je crois toujours au possible ». Lire la suite

ICEBERG GEANT A LA DERIVE

Le 6 juin 2016, nous avions fait de la faille baptisée « Larsen C « , l’Awi-Mage de la semaine. Surveillé de près par les scientifiques, le risque de fracture lié à la présence de cette faille mesurant plus de 110 km de long et 530 m de profondeur sur l’Antarctique s’est confirmé. Et le 12 juillet, un immense iceberg d’une surface de 5.600 km2 et d’un poids de plus de 1.000 milliards de tonnes a fini par se détacher. Si ce dernier ne doit, aux dires de certains observateurs, pas avoir d’impact immédiat sur le niveau des océans, il ne fera que fragiliser la surface glaciaire et sera amené à dériver dans des eaux dont la température est en constante augmentation. Qu’il s’agisse ou non d’une conséquence du réchauffement climatique provoqué par l’activité humaine, on ne peut rester indifférent face à un phénomène de cette ampleur. De quoi refroidir les climato-sceptiques ! Mais cet évènement est-il pour autant susceptible de conduire Donald Trump à revenir sur sa décision de retrait de l’accord climat de Paris ? Rien n’est moins sûr ! Il permettra néanmoins à Emmanuel Macron de verser un énorme glaçon dans les discussions qui auront lieu lors du prochain sommet climat qui doit se tenir le 12 décembre à Paris. Un moment qui apparaît bien choisi lorsqu’on sait que Al Gore, ancien vice-président des États-Unis de 1993 à 2001, membre du Parti démocrate et environnementaliste convaincu, reviendra en fin d’année argumenter sa position en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique. Après avoir tenté, comme beaucoup d’autres personnalités politiques mais aussi d’hommes d’affaires, de convaincre le président des Etats-Unis de ne pas sortir de l’accord climat signé en 2015 à Paris, le documentaire américain de Davis Guggenheim sorti en 2006 auquel il avait participé, ne restera en effet pas sans lendemain. On ne peut que regretter qu’ Al Gore qui n’en est plus à une vérité qui dérange près nous fasse attendre le 1er novembre 2017 pour nous livrer « Une suite qui dérange. Le temps de l’action ». Un documentaire dont la bande-annonce est d’ores et déjà consultable. Cliquez ici pour visualiser le clip vidéo

ACCORD CLIMAT : MACRON SORT LE GRAND JEU

Si aucune montée en température concernant l’accord climat de Paris, signé en décembre 2015, n’avait été relevée chez Emmanuel Macron lorsqu’il était candidat à la présidence de la République française, il en est tout autrement depuis qu’il a été élu. La présence de Nicolas Hulot, ministre d’Etat et ministre de la transition écologique et solidaire n’explique pas à elle seule la ferme détermination dont fait régulièrement preuve le chef de l’Etat.
Le soutien apporté par des champions des émissions mondiales de gaz à effet de serre comme la Chine, l’Inde ou la Russie lui donne en effet clairement l’avantage.
Les multiples tentatives menées par les sherpas français impliqués dans les négociations sur l’accord final du G20, avec l’aide de la présidence allemande, pour limiter les ambiguïtés que souhaitait introduire la délégation américaine, n’ont pas conduit Donald Trump à revenir sur sa décision de retrait. Une situation qui offre à Macron la possibilité de sortir le grand jeu.
Car en dépit de l’insertion d’une clause sibylline précisant que les Etats-Unis « vont œuvrer pour travailler étroitement avec d’autres partenaires pour faciliter une utilisation plus propre et efficace des énergies fossiles, et aider à déployer des énergies renouvelables et d’autres sources d’énergies propres », le président français a souligné l' »irréversibilité » de l’accord historique de Paris.
Une situation qui explique qu’ Emmanuel Macron ait choisi de sortir un joker à l’issue d’un G20 en annonçant la tenue, le 12 décembre 2017, d’un nouveau sommet climat en France. Un sommet qui portera notamment sur les questions de financement des mesures climatiques. Un sommet qui devra selon ses propres termes « identifier les projets qui pourront ainsi être financés et qui manifesteront une avancée concrète » de l’engagement international pris par 195 états, peut-être demain 194″.
L’occasion d’évoquer l’un des projets élaborés par AWI dés 2005. Ce dernier voit en effet sa pertinence et cohérence renforcées à l’heure où tout doit être fait pour renforcer la dimension économique, sociale et environnementale de l’accord de Paris.
C’est donc en consultant la chronique vidéo qu’il vous sera possible d’apprécier la nature et l’intérêt dudit projet qui présentait pour avantages d’offrir sur une même plate-forme: un pôle d’accueil d’entreprises françaises et étrangères et chercheurs spécialisés dans les énergies renouvelables; un espace d’exposition et de démonstration des techniques et procédés ouvert au public; un centre de formation destiné notamment aux jeunes désireux d’acquérir des compétences dans des métiers d’avenir. Un concept original qui aurait aujourd’hui toutes raisons d’exister. Cliquez ici pour consulter la chronique vidéo de Patrick Gorgeon

EFFICACITE REPRESENTATIVITE RESPONSABILITE – L’ASSEMBLEE NATIONALE ATTEND DE SAVOIR

Sous l’ère Macron, les engagements de réformes pris durant la campagne présidentielle seront tenus au cours des cinq années à venir, sans pour autant céder à tout empressement démesuré.
Cette précision qui a été apportée par Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, au lendemain du discours du chef de l’Etat devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles et juste avant le discours de politique générale du Premier ministre à l’Assemblée nationale a sans nul doute eu pour objectifs de calmer le jeu et de rassurer.
Confirmation a ainsi été apportée que Jupiter était bien le maître des horloges. Et que la volonté d’un profond changement se devait d’obéir à une stratégie soucieuse de définir les actions à mener en fonction de leur caractère prioritaire mais aussi de leur faisabilité.
En dressant les grandes lignes de son programme d’actions, le président de la République a apporté la démonstration qu’il laissait à son Premier ministre le soin d’exposer dans le détail les moyens que compte se donner le gouvernement pour parvenir à ses fins.
Il faut en effet comme l’a plusieurs fois souligné Emmanuel Macron lors de son discours: « Regarder les réalités en face »
En déclarant lundi sur France 2 : « Il n’est pas question que l’Union européenne accorde un nouveau délai à la France pour ramener ses déficits publics à 3% du PIB ou moins comme elle s’y est engagée », Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques a témoigné de l’étroitesse du champ de tir dont dispose la France pour atteindre ses objectifs.
Le Premier ministre, Edouard Philippe, avait d’ailleurs annoncé la semaine dernière que des mesures d’économie seraient prises pour contenir les déficits publics à 3% en fin d’année. Il sait tout comme Pierre Moscovici qu’une politique budgétaire sérieuse sans être austère doit être au rendez-vous.
Efficacité, représentativité et responsabilité guideront très vraisemblablement le discours de politique générale prononcé par Edouard Philippe en ce mardi 4 juillet 2017 devant l’Assemblée nationale, ce dernier ayant récemment affirmé préférer l’efficacité à la popularité. Lire la suite

UNE TRES CHAUDE SEMAINE S’ANNONCE EN CE DEBUT D’ETE 2017

Ceci n’est pas à proprement parler un bulletin purement météorologique visant à vous informer du temps qu’il fera sur vos lieux de villégiature. Il s’agit en réalité de l’annonce du déclenchement d’une chaude semaine politique en ce début de mois de juillet qui a de quoi retenir au-delà de la seule attention du regard.
A tel point qu’en ce 30 juin 2017, certains qui se préparaient à faire leurs valises pour s’évader à l’occasion de vacances d’été bien méritées, doivent se demander si c’est vraiment le bon moment pour partir et, surtout se déconnecter de l’actualité.
Car, en raison de deux évènements politiques majeurs, la semaine prochaine ne sera pas sans intérêt.
Lundi 3 juillet, Emmanuel Macron, président de la République française réunira à Versailles, le Parlement en formation de Congrès pour s’adresser aux représentants de la nation récemment élus. Un rendez-vous présidentiel nécessaire jugé trop rare qui lui permettra de livrer sa vision de l’avenir, sa philosophie et sa stratégie. Ce ne sera que la troisième fois qu’un président s’exprime devant le Congrès depuis la réforme constitutionnelle de 2008 qui permet cette forme d’intervention.
Et le mardi 4 juillet, c’est Edouard Philippe, Premier ministre, qui prononcera son discours de politique générale dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Il suivra en cela la règle définie sous la Ve République, qui veut que les Premiers ministres se présentent devant les députés pour exposer de manière solennelle les grands axes de leurs programmes de gouvernement et les principales mesures qu’ils souhaitent mettre en œuvre.
Bien entendu, compte tenu de la majorité absolue dont bénéficie le gouvernement, la question de confiance ne rencontrera pas d’obstacles susceptibles de contrarier la percée de Jupiter.
Ces deux temps forts marqueront le véritable « top départ » de la nouvelle politique française.
De quoi justifier la privation de quelques jours de congés pour peu qu’on se sente, à un titre ou à un autre, concerné par la feuille de route détaillée en termes de décisions et d’actions à venir. D’autant que ces dernières auront été concoctées pour offrir aux Françaises et Français l’assurance de véritables espoirs en de meilleurs et encourageants lendemains. En attendant la rentrée… Lire la suite

DIRECTIVES EUROPEENNES LA FRANCE NE VEUT PLUS SURTRANSPOSER

La France qui a élu à sa tête un jeune président enthousiaste et europhile dont la campagne a largement promu les vertus de l’Europe, serait elle tentée de faire machine arrière ou du moins de vouloir calmer le jeu des transpositions des directives européennes en droit français ?
C’est du moins ce qu’à clairement laissé entendre Christophe Castaner, Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du Gouvernement lorsqu’il a délcaré : « Le gouvernement veut arrêter de « surtransposer » les directives européennes dans le droit français afin de renforcer l’attractivité de la place de Paris, notamment dans le cadre du Brexit. » Cliquez ici pour lire la suite et écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon