« EM » ET « MBS » CHERCHENT A « SAOUDER » LES RELATIONS PARIS-RYAD

Arrivé dimanche sur le sol français pour une visite de trois jours, le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman bin Abdul Aziz surnommé « MBS » et Emmanuel Macron, Président de la République française dit « EM »,vont tenter de trouver les voies d’un réchauffement des relations entre Paris et Ryad.
L’occasion pour AWI de revenir sur le numéro de « Questions internationales » publié à la Documentation française consacré à l’Arabie Saoudite. Un pays qui est longtemps apparu comme un pôle de stabilité dans un Moyen-Orient en proie à de multiples conflits, terrorisme, interventions extérieures, guerres intestines, dissensions nationales et religieuses, instabilité politique.
Au deuxième jour de la visite du prince héritier saoudien Mohamed ben Salman en France, l’Elysée a annoncé qu’Emmanuel Macron se rendra en fin d’année en Arabie saoudite pour signer des contrats avec Ryad, ces derniers ayant été préalablement définis dans le cadre d’un “document stratégique”.
La webradio webtv indépendante AWI vous en dit plus. Cliquez ici pour écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon

TOUT EST FAIT POUR QUE CA MARCHE VRAIMENT MIEUX !

Le smiley qui illustre cette chronique convient à merveille !
Héritier de statistiques 2017 bien meilleures que prévu concernant notamment le taux de chômage en France, mais aussi premier de cordée d’une amélioration globale qui semble devoir se confirmer dans le cadre d’une nette embellie du climat mondial des affaires, Emmanuel Macron bénéficie en sa maison France d’une ambiance plus encourageante que son prédécesseur à pareille époque.
Porteur de nombreuses réformes touchant à tout, il s’annonce comme l’homme jeune chef de l’Etat capable de redresser la barre et de faire renaître un sentiment disparu appelé confiance.

Pas étonnant donc que Christine Lagarde, Directrice générale du FMI qui a l’œil sur les compteurs de l’économie mondiale mais aussi bien entendu un regard prononcé sur l’état de santé de son pays ait adressé jeudi « haut et fort » un satisfecit au vu de la qualité et de l’ambition des réformes engagées par le gouvernement. Lire la suite

WHY NOT A BREXIT BRIDGE ?

Réunis lundi à Bruxelles, les patrons britanniques sont montés au créneau pour diminuer l’impact du Brexit, en s’attachant à défendre notamment l’union douanière. Car force est de constater que si les ces derniers témoignent d’une légitime impatience concernant le devenir des échanges commerciaux et tirent les premiers, les sujets de sa grâcieuse Majesté dans leur ensemble tout comme les Européens, ne savent plus trop ce qu’il va réellement résulter de ce divorce qui se veut à l’amiable.
C’est donc au commissaire européen Michel Barnier et à David Davis, secrétaire d’Etat britannique que revient la délicate mission de négocier les meilleures conditions de ce dernier, sachant que la dead line de la phase de transition fixée au 30 mars 2019 ne semble pas recueillir l’adhésion des 27 pays membres de la famille européenne , certains souhaitant un au-dela 2020.
Tous s’attachent donc à définir des « ponts » afin de parvenir à un accord de libre-échange entre l’UE et la Grande-Bretagne qui reste encore à tricoter.
De plus, qui dit divorce, dit pension alimentaire. Estimée par les Vingt-Sept, entre 60 et 100 milliards d’euros, le Royaume-Uni, n’entend pas débourser plus de 40 milliards.
Et l’après a, en l’absence de Big ben, un furieux goût d’After eight ?
Toutefois, l’arrangement recherché pour que la Grande Bretagne quitte définitivement l’UE n’empêche pas certains et notamment Boris Johnson, promoteur du Brexit, de toujours chercher à séduire et innover tous azimuts.
En présentant à Emmanuel Macron, lors de sa visite en l’humble demeure de Theresa May au 10 Downing Street, le projet de construction d’un pont autoroutier de 38 kilomètres de long visant à relier la France, pardon l’Europe, à la Grande Bretagne, Boris a fait très fort! Alors que certains veulent, à l’instar de Donald Trump, construire un mur entre le Mexique et les Etats-Unis, il en est un qui prône l’édification d’un pont destiné à renforcer les bonnes relations.
La différence est de taille, tant sur le plan symbolique que politique et pratique. Vous voulez certainement savoir pourquoi un « Brexit Bridge » serait un beau BB. Cliquez ici pour lire la suite puis écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon

LE POINT MARQUE EN VUE DE LA FORMATION D’UNE TROISIEME GRANDE COALITION EN ALLEMAGNE RESTE A TRANSFORMER

Le protocole d’accord qui a reçu dans la nuit de vendredi l’assentiment du CDU-CSU d’Angela Merkel et du Bavarois Horst Seehofer et celui du SPD de Martin Schulz, ne marque pas la fin de la partie engagée sur le terrain politique en Allemagne. Il faudra notamment attendre la décision que prendront les délégués du SPD qui se réuniront le 21 janvier en congrès à Bonn. Il s’agit d’un temps fort pour ce pays en bonne santé, puisque l’objectif consiste à transformer l’essai marqué le 12 janvier qui conduirait à la formation d’une troisième grande coalition amenée à diriger la politique allemande. Lire la suite et écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon

LE CHEVAL QUI DOMPTE LE DRAGON SUR LA ROUTE DE LA SOIE

C’est sous ce profil avantageux qu’Emmanuel Macron,  surnommé «Ma-Ke-Long» selon la transcription phonétique de son nom en mandarin, a débuté ce lundi sa visite d’État en Chine.
Le pharaonique projet de nouvelle route de la soie porté par une Chine qui est en passe de ce hisser au premier rang des puissances économiques mondiales, témoigne d’une dynamique avérée qui s’appuie sur la claire volonté de développement affichée par les dirigeants de ce gigantesque pays.
Si la Chine n’occupait en 2017 que la 22e place dans le classement mondial de l’innovation, elle est néanmoins parvenue à passer en 16e position en terme de qualité de l’innovation.
Ces progrès sont attribuables à un certain nombre d’indicateurs solides, s’agissant de la principale économie à revenu moyen en passe de se rapprocher des pays à revenu élevé. Parmi les facteurs qui expliquent le phénomène, on peut citer notamment: l’échelle du marché intérieur, la place occupée par les professionnels du savoir, le nombre de brevets déposés, les exportations de haute technologie, les dessins et modèles industriels par origine…
A se demander si le Consumer Electronics Show (CES) qui se tient actuellement à Las Vegas ne devra pas sous peu se délocaliser pour s’établir dans l’une de ces cités chinoises en plein boom, à l’instar de Shanghai, Beinjing, Tianjin, Shenzhen, Chongqing, notamment, sans parler des Smart cities qui émergent sur le territoire à vitesse grand V. Cliquez ici pour lire la suite puis écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon

AVIS AUX COURAGEUX MODERES ET PUDIQUES

Tout est dans la tournure de phrase ainsi que dans l’explication de texte. Les mots ont en effet un sens qui peut donner lieu à bien des interprétations, une fois sortis de leur contexte. Surtout en pleine rentrée scolaire et politique !
Dans cet esprit, la petite phrase prononcée par Emmanuel Macron lors d’un déplacement à Athènes « “Je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes” pourrait très certainement être retenue comme l’un des sujets du prochain baccalauréat avec cette question : « Faut-il toujours prendre l’auteur au pied de la lettre ? ».
Celles et ceux qui s’interrogent sur la signification et la portée de ces propos dont on ne peut nier le caractère provocateur, voire humiliant – lorsqu’on se sent visé – pourront toujours s’en remettre aux explications fournies par le porte-parole du gouvernement.
Démonstration que le contexte dans lequel s’inscrivent les mots revêt une grande importance.
Car, selon le secrétaire d‘Etat chargé des relations avec le Parlement, le président de la République a en réalité voulu par ce biais critiquer “la posture de fainéantise” des gouvernements depuis trente ans. Si comme l’affirme Chistophe Castaner : « Je crois que les Français ne sont pas totalement idiots » le « totalement » est en l’occurrence un adjectif inutile et quelque peu ambiguë qui peut faire monter la mayonnaise.
Lorsqu’on parle ou qu’on écrit, on n’est jamais trop prudent. Mais là où on est en droit de s’interroger, c’est lorsque Jean-Luc Mélenchon, président du groupe Insoumis à l‘Assemblée, a du coup appelé vendredi par un tweet les “abrutis, cyniques, fainéants” à manifester lors des deux journées de mobilisation prévues contre la réforme du code du travail, les 12 et 23 septembre. Encore fallait-il se sentir concerné. Lire la suite en attendant le retour des chroniques audio ou vidéo

DE L’ IMPATIENCE DES FRANCAIS

Dieu de la terre et du ciel, ainsi que tous les êtres vivants qui s’y trouvent, Jupiter doit admettre que l’éveil d’une croyance ou du moins d’une espérance en un monde meilleur se heurte souvent à des réalités très terre à terre.
La déception clairement affichée par de nombreux Français au regard de la stratégie politique menée jusqu’ici par Emmanuel Macron et son Premier ministre ne peut toutefois surprendre. Les Français sont en effet à la fois impatients et exigeants par nature. De plus, ils croient au Père Noël ! En réalité, ils attendaient tout autre chose en ce début de mandat. Il faut donc calmer tant que faire se peut leur légitime impatience. A ce titre, deux citations méritent d’être retenues. Celle de Louis XIV qui déclarait “C’est toujours l’impatience de gagner qui fait perdre.” Ou encore celle de Confucius qui précisait “Une petite impatience ruine un grand projet. ”
Comme l’indiquait lors de ses premières interventions publiques Edouard Philippe dont la cote de popularité s’érode également : « Je ne cherche pas la popularité mais l’efficacité ». C’est donc gagné sur le premier point, mais perdu sur le second, les mesures annoncées dans différents domaines ne bénéficiant pas d’un quota d’appréciations favorables significatif, sensé révéler les bienfaits des nouvelles orientations politiques.
Pourtant, la période estivale propre à une remise en forme et à l’expression de grands desseins d’avenir se doit de donner au chef de l’Etat et au gouvernement les moyens d’assurer une rentrée toujours guettée comme un véritable traquenard. Or, au rythme où vont les résultats des sondages de popularité, les cents premiers jours de l’ère Macron témoignent d’une perte d’enthousiasme et de confiance non négligeable qui va jusqu’à toucher les sympathisants du président qui regroupent les membres de La République en marche (LREM), de l’UDI, et du MoDem. Y a t’il péril en la demeure ? Faut-il laisser passer l’orage sondagier qui n’attend finalement qu’un signe pour que le soleil brille et que les regards s’illuminent ? Cliquez ici pour écouter la chronique audio enregistrée lorsque la mer était calme

PAROLE DE GRANDE MUETTE : CA PASSE OU CA CASSE

Après avoir remis sa démission au président de la République, mercredi 19 juillet, le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées françaises a tenu à préciser :
« A titre personnel, je reste indéfectiblement attaché à mon pays et à ses armées. Ce qui m’importera, jusqu’à mon dernier souffle, c’est le succès des armes de la France »
Cet homme aux qualités personnelles et états de service unanimement reconnus au niveau national et international doit son départ précipité et néanmoins réfléchi au différend qui l’a opposé à Emmanuel Macron pour avoir dénoncé en langage clair l’amputation de 850 millions d’euros sur le budget de la défense nationale.
« Nous payons le prix du sang. Nous attendons une légitime solidarité pour les coûts financiers », avait-il déclaré devant la commission de la défense de l’Assemblée nationale. « Il n’y a pas de gras dans nos armées. On attaque le muscle, alors que la situation sécuritaire se dégrade ! C’est mon devoir de vous le dire. »
AWI estime qu’Emmanuel Macron – qui soit dit en passant n’a pas fait son service national – a eu tort de chercher à humilier publiquement le général Pierre de Villiers en soulignant que c’était lui le premier chef des armées et que c’était à lui seul de décider.
Le chef d’état-major des armées françaises respecté de tous bénéficiait en effet de longue date d’un véritable capital confiance. Il avait parfaitement su assurer sa mission aux côtés de ses hommes et s’attacher à la défense de la France et des Français. C’est le général François Lecointre qui lui succède. Lire la suite

DE L’ART DE FAIRE PLUS ET MIEUX AVEC MOINS

Ou de l’art de pactiser. En proposant lundi lors de la conférence des territoires aux élus locaux un « pacte » associant une refonte de la fiscalité locale, avec notamment la suppression controversée de la taxe d’habitation, à des « libertés nouvelles » en terme d’organisation, Emmanuel Macron n’a pas provoqué l’ire de ces derniers. Le plan d’économies de 13 milliards d’euros contre 10 milliards initialement prévus sur la durée du quinquennat, excluant toute « baisse brutale » des dotations de l’Etat en 2018, a même été salué par François Baroin, sénateur-maire Les Républicains de Troyes, président de l’association des maires de France (AMF) et des puissantes régions de France.
L’idée est bien de faire plus et mieux avec moins d’argent et moins d’élus locaux dont l’autonomie sera néanmoins renforcée. Déjà salué par le FMI, le train de réformes que compte mener à bien le président de la République pour assainir les comptes et remettre la France sur les rails bénéficie indéniablement d’un vent favorable. Vent debout, Jupiter et son équipage ne ménageront pas leurs efforts pour franchir le cap de bonne espérance à la rentrée, passage délicat toujours marqué par des courants et vents forts. D’autant qu’ensuite, d’ici « le printemps prochain » une commission de travail engagera une réflexion de fond sur l’organisation de la feuille de route. De plus, une « agence nationale de la cohésion des territoires » sera créée. De quoi rassurer ceux qui craignaient un avis de tempête dans certaines régions de France en ce bel été 2017. Cliquez ici pour consulter la chronique vidéo de Patrick Gorgeon

RÊVE AUTOUR D’UN TWEET CLIMAT DE DONALD TRUMP

Il n’est pas de rêves inatteignables ! C’est sans doute ce qu’il faut retenir, même si celui dont il est question ici aujourd’hui ne s’est, du moins jusqu’à présent, pas encore confirmé comme étant susceptible de se traduire en une réalité. En cette période de vacances, il me tarde de vous rapporter mon rêve extraordinaire.
« Alors qu’Emmanuel Macron remontait les Champs-Elysées en compagnie du général De Villiers, notre président a su la veille frapper un grand coup sur fond d’accord climat lors de la visite de Donald Trump et de son épouse à Paris ». Une dépêche anonyme pur produit de l’imagination du rêveur annonçant : « Invités de marque du couple Macron à l’occasion du défilé 14 juillet marquant le 100e anniversaire de l’intervention de l’armée américaine en France, Donald Trump, qui s’apprêtait à entrer à bord de Air Force One pour retrouver sa Maison Blanche, a envoyé un tweet depuis la passerelle : « Emmanuel Macron, Président français m’a définitivement convaincu. Les Etats-Unis adopteront donc l’accord climat de Paris sans réserve, aucune. » Et le rêve se poursuit :
 » Le dîner à la Tour Eiffel a permis de stabiliser la température sur Terre. Les cotes de popularité des deux hommes se sont littéralement envolées en France comme aux Etats-Unis. Lors du dîner Brigitte Macron aurait glissé à l’oreille de Melania Trump : « Je crois toujours au possible ». Lire la suite