LA VICTOIRE EUROPEENNE EN GOLF PEUT-ELLE RENFORCER L’ENVIE D’EUROPE ?


Deux évènements de nature très différente, l’un sportif et l’autre politique, permettront-ils aux Européens et donc notamment aux Français de se placer sur le fairway avec détermination et confiance ?
Les Français ont beau ne pas classer le golf au tout premier rang de leurs sports favoris, ce dernier n’arrivant en 7e position, la victoire remportée dimanche à l’issue de la troisième journée de la 42e édition de la Ryder Cup qui opposait pour la première fois en France, les meilleurs golfeurs européens et américains du moment, dépasse le seul exploit sportif. Force est de constater que le point décisif a été acquis par l’un des tout meilleurs joueurs européens, l’italien Francesco Molinari, opposé à l’américain Phil Mickelson, Tiger Woods s’étant montré en petite forme. Cet évènement met en évidence l’existence de talents européens qui en tapant des balles sur un parcours difficile, ont su valoriser une discipline victime, du moins en France, d’une image de sport de nantis.
D’autant que ce résultat relativement inattendu pourrait avoir un green effet rebond sur les élections européennes qui auront lieu dans les 27 États membres de l’Union européenne (UE) entre le 23 et le 26 mai 2019, les Français étant appelés à voter le dimanche 26 mai.
Chez nous, le scrutin permettra d’élire les soixante-dix-neuf députés européens représentant la France au Parlement européen.
A l’instar de ce qu’ont su faire les joueurs de golf sur un parcours aux fairways étroits, aux roughs épais et aux obstacles d’eau spectaculaires, nos candidats aux élections européennes devront témoigner de leur envie d’une Europe victorieuse et convaincre de l’intérêt de poursuivre dans cette voie. Emmanuel Macron entend d’ailleurs s’engager dans la campagne pour les élections européennes l’an prochain sans modifier son rythme de réformes puisqu’il affirme:
“Je m’impliquerai car je crois à une campagne pour une Europe de l’ambition et de l’avenir, des démocrates et des progressistes. C’est un combat de civilisation, un combat historique, et je ne céderai rien aux extrêmes”.
C’est bien le fair-play, conduite honnête dans un sport comme en toute circonstance, qui devra être privilégié sur le parcours des élections européennes, les candidats ayant ainsi l’occasion de faire valoir de solides arguments pour que l’Europe swingue sur le terrain de la mondialisation et marque des points. Lire la suite

UNE EUROPE SANS TAPIS ROUGE

Le film « European élection 2014 » qui n’a pas été présenté au Festival de Cannes aura tout de même fait participer 28 pays en s’intéressant au sort de plus de 507 millions d’individus invités à se prononcer lors de cet épisode démocratique.
Sans tapis rouge, sans fards ni paillettes, les résultats des scrutins qui seront officiellement proclamés dimanche soir porteront quoi qu’il advienne un message qui aura, soit valeur d’encouragement, soit valeur de découragement. Ces élections devront néanmoins conduire l’Europe à se doter d’une véritable gouvernance pour répondre aux attentes pressantes des peuples dans de très nombreux domaines. De nationalité française et de citoyenneté européenne, les hommes et femmes prétendants aux postes d’euro-députés, devront s’attacher à défendre et à promouvoir des idées et concepts mobilisateurs et novateurs. Ils se rapprocheront pour ce faire de leurs homologues qui auront, dans d’autres pays membres, fait eux aussi le choix de se respecter en optant pour l’union des forces afin de défendre des valeurs de cohésion et de développement économique et social au niveau d’un vaste continent. Ce film à gros budget qui n’aura pas bénéficié de toute la publicité et promotion requises, devra apporter la démonstration que les rôles de figurants incarnés par les citoyens européens sont tout aussi importants que ceux interprétés par des acteurs vedettes incarnant les parlementaires européens. A l’issue de la projection du film, les critiques se focaliseront sur la désertion des lieux de vote et l’absentéisme notoire qui en a découlé. On cherchera à expliquer et parfois à justifier les menaces que fait peser le verdict des urnes. On tentera également de trouver des coupables, sans pardonner de grosses erreurs en termes de pédagogie, d’information, de stratégie.
On comprendra peut être enfin que les hommes et femmes ont, toutes générations confondues, besoin de grands projets d’avenir. Que les rails ( !) sur lesquels nous transportons nos vies doivent avoir la même dimension pour que circulent sans entraves, à l’échelle de l’Union européenne, des ambitions confirmant la volonté des peuples de vivre ensemble un développement harmonieux et durable dans les temps à venir.
On en conclura sans doute que les échecs parsèment souvent les chemins de la réussite.
Le film « European election 2014 » laissera chacun libre d’interpréter la suite des évènements. Il ne se termine d’ailleurs pas par la mention « Fin » ou « The End ». Lire la suite

PLAIDOYER POUR UNE EUROPE FORTE

L’absence de véritables débats citoyens sur les enjeux européens ou encore d’émissions consacrées aux grands projets susceptibles de confirmer la place et le rôle du vieux continent sur les grandes chaines de télévision avant l’élection des eurodéputés est aussi surprenante qu’affligeante.
Plutôt que de nous assommer avec des films de guerre sur fond de centenaire de la guerre de 14-18, ou de 70eme anniversaire de la guerre de la seconde guerre mondiale n’aurait il pas été plus judicieux en ce début de XXI e siècle de nous parler de construction d’avenir.
Car les interventions des candidats de tous bords qui ont été amenés à s’exprimer sont restées très éloignées des préoccupations actuelles des peuples représentant les 28 pays membres.
Née à la veille du référendum sur le traité constitutionnel européen, en mai 2005, AWI reste en effet convaincue que le moteur européen impose de faire partager au plus grand nombre des projets qui donnent envie d’Europe.
Mettre de la passion dans la consolidation de l’Europe qui doit avant tout disposer d’une véritable gouvernance et afficher des objectifs qui rejoignent les légitimes préoccupations relatives aux défis à relever en matière de recherche, de production, de santé, de formation, d’aménagement, de culture… était la condition sine qua non pour parvenir à provoquer un engouement et donc une mobilisation des électeurs.
Insipide en termes de contenus, la campagne des élections européennes qui prendra fin le 24 mai au soir, présente le risque de se solder en France par une abstention massive et de ruiner ainsi les espoirs placés dans la construction d’une Europe dynamique et forte.
Sans esprit de rassemblement, de partage et de conquête sous la bannière étoilée, l’Europe qui est devenue une machine à perdre en se focalisant sur endettement et déficits risque fort de transformer le rêve en cauchemar. De plus, sa mise en échec ne manquera pas de provoquer les sourires narquois de ceux qui confirment chaque jour être de grands acteurs de la mondialisation.
Dominer ou être dominés ?  Telle est la question ! Lire la suite

POURQUOI L’EUROPE ?

Parce que vous faîtes partie des 505, 7 millions d’habitants de l’Union européenne à 28, et parce que votre destin, l’avenir de la communauté constituée en 1958 est désormais entre vos mains, vous irez voter le 25 mai 2014.
Les élections qui se profilent sont à mettre en parallèle avec les commémorations qui marqueront cette année le centième anniversaire de la guerre de 14-18. Des hommes et femmes de bonne volonté ont en effet compris en quoi la création d’un espace européen pouvait marquer la fin de conflits armés entre pays voisins, mais aussi donner une chance à ces derniers de nouer des alliances pour faire face à un monde ouvert qui ne cesse de bouger.
L’Europe aurait d’ailleurs mérité de figurer cette année, à titre exceptionnel, dans tous les programmes scolaires, du primaire au supérieur, dans l’enseignement général comme dans l’enseignement technique.
La crise économique qui frappe le vieux continent devrait permettre aux européens, toutes générations confondues, de repenser ensemble le fonctionnement de leurs institutions, de leur mode de développement, de leur mode vie. Innover en utilisant le levier européen, c’est d’abord comprendre que le partage des cultures, des compétences, des connaissances… constitue le trousseau de clés capables de créer une véritable dynamique des peuples, autour d’objectifs clairement définis.
Il est à ce titre rassurant de constater qu’en dépit de critiques émises par quelques fondamentalistes, une majorité de Français reconnaissent les vertus et pouvoirs de l’Europe, même lorsqu’on touche à leur monnaie. Aussi attendent ils qu’une véritable gouvernance de cette entité reconnue voit le jour.
L’Europe qui a su tisser des liens étroits entre 28 nations, doit désormais apporter la démonstration de sa capacité à agir dans tous les domaines qui intéressent directement les hommes, qu’il s’agisse de santé, de logement, d’aménagement des territoires, de développement durable, de progrès scientifiques, de formation, d’innovation, de NTIC…
Dans les temps à venir, il s’agira de démontrer que la double nationalité à dominante européenne qui permet de conserver son identité propre est un atout de poids. La mondialisation n’a plus qu’à bien se tenir ! Lire la suite