RENTREE POLITIQUE SOUS LE SIGNE DE LA DETERMINATION ET DE LA COMMUNICATION

Jeudi 31 août 2017, il fût difficile de ne pas être attiré par une lecture de l’interview fleuve accordée par Emmanuel Macron à l’hebdomadaire « Le Point ». Surtout lorsqu’on sait que le chef de l’Etat précise entre autres dans cette dernière : « Quand on oublie de lire, on se trompe. On perd le rapport au sens, à l’intemporel ».
Et comme nous ne demandons qu’à comprendre et à aller de l’avant, nous avons jugé indispensable de nous livrer à une lecture assidue.
Fort de 22 pages étayées de photos dont quelques unes grand format, ce premier grand entretien, démarre avec une formule choc qui interpelle : « Nous devons renouer avec l’héroïsme politique ».
Autant dire qu’un esprit de conquête anime cette intervention épistolaire qui tombe à pic et marque une claire volonté de clarification sur la stratégie politique choisie.La chronique audio de Patrick Gorgeon que vous êtes invités à écouter vous en dit plus. Cliquez ici pour écouter la chronique audio

DE L’ IMPATIENCE DES FRANCAIS

Dieu de la terre et du ciel, ainsi que tous les êtres vivants qui s’y trouvent, Jupiter doit admettre que l’éveil d’une croyance ou du moins d’une espérance en un monde meilleur se heurte souvent à des réalités très terre à terre.
La déception clairement affichée par de nombreux Français au regard de la stratégie politique menée jusqu’ici par Emmanuel Macron et son Premier ministre ne peut toutefois surprendre. Les Français sont en effet à la fois impatients et exigeants par nature. De plus, ils croient au Père Noël ! En réalité, ils attendaient tout autre chose en ce début de mandat. Il faut donc calmer tant que faire se peut leur légitime impatience. A ce titre, deux citations méritent d’être retenues. Celle de Louis XIV qui déclarait “C’est toujours l’impatience de gagner qui fait perdre.” Ou encore celle de Confucius qui précisait “Une petite impatience ruine un grand projet. ”
Comme l’indiquait lors de ses premières interventions publiques Edouard Philippe dont la cote de popularité s’érode également : « Je ne cherche pas la popularité mais l’efficacité ». C’est donc gagné sur le premier point, mais perdu sur le second, les mesures annoncées dans différents domaines ne bénéficiant pas d’un quota d’appréciations favorables significatif, sensé révéler les bienfaits des nouvelles orientations politiques.
Pourtant, la période estivale propre à une remise en forme et à l’expression de grands desseins d’avenir se doit de donner au chef de l’Etat et au gouvernement les moyens d’assurer une rentrée toujours guettée comme un véritable traquenard. Or, au rythme où vont les résultats des sondages de popularité, les cents premiers jours de l’ère Macron témoignent d’une perte d’enthousiasme et de confiance non négligeable qui va jusqu’à toucher les sympathisants du président qui regroupent les membres de La République en marche (LREM), de l’UDI, et du MoDem. Y a t’il péril en la demeure ? Faut-il laisser passer l’orage sondagier qui n’attend finalement qu’un signe pour que le soleil brille et que les regards s’illuminent ? Cliquez ici pour écouter la chronique audio enregistrée lorsque la mer était calme

DANSE AU-DESSUS D’UN VOLCAN

« Sous le regard inquiet des Français, nous dansons au-dessus d’un volcan qui gronde de plus en plus fort ! «
Cet avertissement lancé mardi aux députés, réunis au grand complet à l’Assemblée nationale, par Edouard Philippe, Premier ministre lors de sa déclaration de politique -generale n’est pas sans rappeler le cri d’alerte d’un de ses récents prédécesseurs qui avait alors parlé de faillite. Une situation qui ne s’explique pas uniquement en raison du mal qui frappe le pays, à savoir son endettement abyssal. La chronique audio revient sur quelques-unes des mesures que compte prendre le gouvernement durant le quinquennat pour remédier aux maux qui nous rongent et empêchent la France de franchir le cap de bonne espérance. Cliquez ici pour écouter la chronique audio

EFFICACITE REPRESENTATIVITE RESPONSABILITE – L’ASSEMBLEE NATIONALE ATTEND DE SAVOIR

Sous l’ère Macron, les engagements de réformes pris durant la campagne présidentielle seront tenus au cours des cinq années à venir, sans pour autant céder à tout empressement démesuré.
Cette précision qui a été apportée par Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, au lendemain du discours du chef de l’Etat devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles et juste avant le discours de politique générale du Premier ministre à l’Assemblée nationale a sans nul doute eu pour objectifs de calmer le jeu et de rassurer.
Confirmation a ainsi été apportée que Jupiter était bien le maître des horloges. Et que la volonté d’un profond changement se devait d’obéir à une stratégie soucieuse de définir les actions à mener en fonction de leur caractère prioritaire mais aussi de leur faisabilité.
En dressant les grandes lignes de son programme d’actions, le président de la République a apporté la démonstration qu’il laissait à son Premier ministre le soin d’exposer dans le détail les moyens que compte se donner le gouvernement pour parvenir à ses fins.
Il faut en effet comme l’a plusieurs fois souligné Emmanuel Macron lors de son discours: « Regarder les réalités en face »
En déclarant lundi sur France 2 : « Il n’est pas question que l’Union européenne accorde un nouveau délai à la France pour ramener ses déficits publics à 3% du PIB ou moins comme elle s’y est engagée », Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques a témoigné de l’étroitesse du champ de tir dont dispose la France pour atteindre ses objectifs.
Le Premier ministre, Edouard Philippe, avait d’ailleurs annoncé la semaine dernière que des mesures d’économie seraient prises pour contenir les déficits publics à 3% en fin d’année. Il sait tout comme Pierre Moscovici qu’une politique budgétaire sérieuse sans être austère doit être au rendez-vous.
Efficacité, représentativité et responsabilité guideront très vraisemblablement le discours de politique générale prononcé par Edouard Philippe en ce mardi 4 juillet 2017 devant l’Assemblée nationale, ce dernier ayant récemment affirmé préférer l’efficacité à la popularité. Lire la suite

UNE TRES CHAUDE SEMAINE S’ANNONCE EN CE DEBUT D’ETE 2017

Ceci n’est pas à proprement parler un bulletin purement météorologique visant à vous informer du temps qu’il fera sur vos lieux de villégiature. Il s’agit en réalité de l’annonce du déclenchement d’une chaude semaine politique en ce début de mois de juillet qui a de quoi retenir au-delà de la seule attention du regard.
A tel point qu’en ce 30 juin 2017, certains qui se préparaient à faire leurs valises pour s’évader à l’occasion de vacances d’été bien méritées, doivent se demander si c’est vraiment le bon moment pour partir et, surtout se déconnecter de l’actualité.
Car, en raison de deux évènements politiques majeurs, la semaine prochaine ne sera pas sans intérêt.
Lundi 3 juillet, Emmanuel Macron, président de la République française réunira à Versailles, le Parlement en formation de Congrès pour s’adresser aux représentants de la nation récemment élus. Un rendez-vous présidentiel nécessaire jugé trop rare qui lui permettra de livrer sa vision de l’avenir, sa philosophie et sa stratégie. Ce ne sera que la troisième fois qu’un président s’exprime devant le Congrès depuis la réforme constitutionnelle de 2008 qui permet cette forme d’intervention.
Et le mardi 4 juillet, c’est Edouard Philippe, Premier ministre, qui prononcera son discours de politique générale dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Il suivra en cela la règle définie sous la Ve République, qui veut que les Premiers ministres se présentent devant les députés pour exposer de manière solennelle les grands axes de leurs programmes de gouvernement et les principales mesures qu’ils souhaitent mettre en œuvre.
Bien entendu, compte tenu de la majorité absolue dont bénéficie le gouvernement, la question de confiance ne rencontrera pas d’obstacles susceptibles de contrarier la percée de Jupiter.
Ces deux temps forts marqueront le véritable « top départ » de la nouvelle politique française.
De quoi justifier la privation de quelques jours de congés pour peu qu’on se sente, à un titre ou à un autre, concerné par la feuille de route détaillée en termes de décisions et d’actions à venir. D’autant que ces dernières auront été concoctées pour offrir aux Françaises et Français l’assurance de véritables espoirs en de meilleurs et encourageants lendemains. En attendant la rentrée… Lire la suite

UN GOUVERNEMENT HYBRIDE POUR METTRE EN MARCHE UNE TOUT AUTRE POLITIQUE

La nomination de Nicolas Hulot en qualité de ministre d’Etat, ministre de la transition écologique et de la transition solidaire ne saurait à elle seule justifier le titre de cette chronique.
Ils sont donc 18 à se voir confier un ministère au sein du gouvernement que va diriger Edouard Philippe, Premier ministre, auxquels s’ajoutent quatre secrétaires d’Etat. Choisis à l’issue d’épreuves de sélection particulièrement exigeantes qui auront conduit au report de 24H l’annonce de la composition du gouvernement, ils incarnent pour la plupart le renouveau inscrit par Emmanuel Macron comme le signal d’une nouvelle mise en marche de la politique française.
Dotés de leurs feuilles de route qu’ils vont devoir suivre en prenant soin de préserver harmonie, cohérence et rythme, leurs profils respectifs marquent l’arrivée de nouveaux venus, le respect de la parité et la volonté exprimée par le chef de l’Etat de rassembler des sensibilités différentes.
Bien entendu, des secrétaires d’Etat également nommés apporteront leur contribution à cette toute nouvelle formation de premier rang gouvernementale dont la première figuration aura lieu exceptionnellement demain jeudi pour un premier Conseil des ministres.
En raison de l’effet induit par ces nominations à des postes clés, le profil de chacun et chacune va être passé au crible, afin de mieux les connaître. Car, la révélation de nouvelles personnalités désignées pour leurs qualités et non « leur poids politique », issues pour partie de la société civile, annonce la mise en œuvre d’un autre paradigme .
Pour ceux qui possèdent déjà une solide expérience et des références de poids et sont amenés à rejoindre la nouvelle équipe gouvernementale, les défis à relever seront aussi importants que pour les plus novices. Leur détermination devra refléter celle du chef de l’Etat.
Et comme ils ont tous et toutes à n’en pas douter l’envie que çà marche, ils devront éviter d’où qu’ils viennent toute incartade ou fausse note. Surtout lorsqu’on sait qu’en se plaçant dans le carré des grands acteurs de la politique Macron, leur capacité d’unité pour l’action sera l’un des atouts d’un autre grand rendez-vous appelé « élections législatives » programmé pour sa part les 11 et 18 juin.
Pour suivre la chronique vidéo de Patrick Gorgeon, directeur de la rédaction de la webradio webtv AWI et prendre connaissance de la composition du gouvernement cliquez ci-dessous. Cliquez ici pour connaître la composition du gouvernement suivre la chronique vidéo de Patrick Gorgeon

EMMANUEL MACRON FAIT UN CHOIX HABILE EN NOMMANT EDOUARD PHILIPPE PREMIER MINISTRE

La presse aura trépigné d’impatience lundi 15 mai. Le bruit courrait avec insistance depuis quelques jours. Il était donné favori. C’est aujourd’hui confirmé !
A 46 ans, Edouard Philippe est l’homme que Emmanuel Macron, élu président de la République française, le 7 mai 2017, a choisi de nommer Premier ministre.
Successeur d’Antoine Rufenacht à la mairie du Havre depuis 2010, président de la communauté de l’agglomération havraise, puis député de la 7e circonscription de Seine-Maritime, son parcours « anguille » est digne d’intérêt.
Après avoir rejoint plusieurs partis politiques y compris à ses débuts le PS aux côtés de Michel Rocard, puis l’UMP, il a fait partie de l’équipe de soutien d’Alain Juppé, candidat à la primaire présidentielle Les Républicains de 2016. Il s’est ensuite rapproché de François Fillon, qu’il quittera finalement le 2 mars 2017, en raison des démêlés judiciaires auxquels se trouve confronté, celui qui semblait pourtant pouvoir figurer au second tour de l’élection présidentielle.
Afin de respecter la loi sur le cumul des mandats, Edouard Philippe avait dû sentir le vent du grand large venir puisqu’il avait renoncé à se présenter aux élections législatives de 2017.
Quoi qu’il en soit, Emmanuel Macron et Edouard Philippe se connaissent bien et s’apprécient.
Il est vrai que cet homme réservé est passé dans le même moule que le nouveau président de la République, à quelques d’années d’écart. Ancien élève d’hypokhâgne, diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (section Service public, promotion 1992) et ancien élève de l’École nationale d’administration (promotion Marc-Bloch), il commence sa carrière au Conseil d’État en 1997 en se spécialisant dans le droit des marchés publics. A l’instar d’Emmanuel Macron, il connaîtra plusieurs expériences dans le privé. Tout d’abord en tant qu’avocat au sein du cabinet américain Debevoise & Plimpton LLP , puis chez Areva, où il occupera le poste de directeur des Affaires publiques de 2007 à 2010. Méconnu du grand public, force est de constater que cet homme a su gravir les échelons petit à petit sans faire de bruit, sans se priver de son goût pour l’écriture, notamment en qualité de co-auteur de deux livres aux titres révélateurs, le premier étant intitulé :  » Dans l’ombre » et le deuxième :  » L’heure de vérité ». De plus, ce qui ne gâche rien, Edouard Philippe est un sportif confirmé qui a très vite pris conscience que la politique était un authentique sport de combat (Chronique AWI du 2 mai 2017).
Passionné de boxe qu’il pratique régulièrement, il apprécie ce sport qui selon ses propres termes rend humble au regard des coups que l’on prend et de ceux que l’on donne. Il partage d’ailleurs le même entraîneur avec l’ex-champion français de kick-boxing, Jérôme Le Banner, qu’il a rencontré au cours d’un événement sportif et associatif en février 2015.
Compétences intellectuelles et politiques reconnues et excellente condition physique, sont autant de qualités qui devraient permettre à Edouard Philippe, désormais chef du nouveau gouvernement, d’avoir l’occasion d’exprimer ses talents pour que la France relève la tête voire remporte quelques victoires.
Munis de ses gants marqués LR, il est désormais sur le ring et va devoir au nom de la République en Marche se tailler une image à la hauteur de son titre.
Sa nomination à la tête du gouvernement dont la composition sera connue demain marque bien la volonté de renouveau prônée par Emmanuel Macron qui sait devoir s’entourer de graines d’espoir pour que la France retrouve l’élan et la confiance perdus. La chronique vidéo à venir vous en dira plus dés l’annonce par Alexis Kohler, nouveau secrétaire général de l’Élysée de la composition du gouvernement. Lire la suite

AVEC SA FACADE MARITIME LA NORMANDIE UNIFIEE BRIGUE UN RÔLE MAJEUR DANS LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE DU GRAND PARIS

Une façade maritime qui a de quoi séduire

Les trois tables rondes qui étaient organisées, le 4 novembre, à la Chambre de Commerce et d’industrie de Lisieux, ont remporté un vif succès. Devant un parterre de chefs d’entreprise venus nombreux, la nature des sujets à l’ordre du jour ainsi que la qualité des intervenants, élus et représentants de pouvoirs publics, avaient en effet de quoi attirer tous les Normands soucieux d’être à quelque niveau que ce soit, acteurs de projets d’avenir ambitieux .

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