UN GOUVERNEMENT HYBRIDE POUR METTRE EN MARCHE UNE TOUT AUTRE POLITIQUE

La nomination de Nicolas Hulot en qualité de ministre d’Etat, ministre de la transition écologique et de la transition solidaire ne saurait à elle seule justifier le titre de cette chronique.
Ils sont donc 18 à se voir confier un ministère au sein du gouvernement que va diriger Edouard Philippe, Premier ministre, auxquels s’ajoutent quatre secrétaires d’Etat. Choisis à l’issue d’épreuves de sélection particulièrement exigeantes qui auront conduit au report de 24H l’annonce de la composition du gouvernement, ils incarnent pour la plupart le renouveau inscrit par Emmanuel Macron comme le signal d’une nouvelle mise en marche de la politique française.
Dotés de leurs feuilles de route qu’ils vont devoir suivre en prenant soin de préserver harmonie, cohérence et rythme, leurs profils respectifs marquent l’arrivée de nouveaux venus, le respect de la parité et la volonté exprimée par le chef de l’Etat de rassembler des sensibilités différentes.
Bien entendu, des secrétaires d’Etat également nommés apporteront leur contribution à cette toute nouvelle formation de premier rang gouvernementale dont la première figuration aura lieu exceptionnellement demain jeudi pour un premier Conseil des ministres.
En raison de l’effet induit par ces nominations à des postes clés, le profil de chacun et chacune va être passé au crible, afin de mieux les connaître. Car, la révélation de nouvelles personnalités désignées pour leurs qualités et non « leur poids politique », issues pour partie de la société civile, annonce la mise en œuvre d’un autre paradigme .
Pour ceux qui possèdent déjà une solide expérience et des références de poids et sont amenés à rejoindre la nouvelle équipe gouvernementale, les défis à relever seront aussi importants que pour les plus novices. Leur détermination devra refléter celle du chef de l’Etat.
Et comme ils ont tous et toutes à n’en pas douter l’envie que çà marche, ils devront éviter d’où qu’ils viennent toute incartade ou fausse note. Surtout lorsqu’on sait qu’en se plaçant dans le carré des grands acteurs de la politique Macron, leur capacité d’unité pour l’action sera l’un des atouts d’un autre grand rendez-vous appelé « élections législatives » programmé pour sa part les 11 et 18 juin.
Pour suivre la chronique vidéo de Patrick Gorgeon, directeur de la rédaction de la webradio webtv AWI et prendre connaissance de la composition du gouvernement cliquez ci-dessous. Cliquez ici pour connaître la composition du gouvernement suivre la chronique vidéo de Patrick Gorgeon

EMMANUEL MACRON FAIT UN CHOIX HABILE EN NOMMANT EDOUARD PHILIPPE PREMIER MINISTRE

La presse aura trépigné d’impatience lundi 15 mai. Le bruit courrait avec insistance depuis quelques jours. Il était donné favori. C’est aujourd’hui confirmé !
A 46 ans, Edouard Philippe est l’homme que Emmanuel Macron, élu président de la République française, le 7 mai 2017, a choisi de nommer Premier ministre.
Successeur d’Antoine Rufenacht à la mairie du Havre depuis 2010, président de la communauté de l’agglomération havraise, puis député de la 7e circonscription de Seine-Maritime, son parcours « anguille » est digne d’intérêt.
Après avoir rejoint plusieurs partis politiques y compris à ses débuts le PS aux côtés de Michel Rocard, puis l’UMP, il a fait partie de l’équipe de soutien d’Alain Juppé, candidat à la primaire présidentielle Les Républicains de 2016. Il s’est ensuite rapproché de François Fillon, qu’il quittera finalement le 2 mars 2017, en raison des démêlés judiciaires auxquels se trouve confronté, celui qui semblait pourtant pouvoir figurer au second tour de l’élection présidentielle.
Afin de respecter la loi sur le cumul des mandats, Edouard Philippe avait dû sentir le vent du grand large venir puisqu’il avait renoncé à se présenter aux élections législatives de 2017.
Quoi qu’il en soit, Emmanuel Macron et Edouard Philippe se connaissent bien et s’apprécient.
Il est vrai que cet homme réservé est passé dans le même moule que le nouveau président de la République, à quelques d’années d’écart. Ancien élève d’hypokhâgne, diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (section Service public, promotion 1992) et ancien élève de l’École nationale d’administration (promotion Marc-Bloch), il commence sa carrière au Conseil d’État en 1997 en se spécialisant dans le droit des marchés publics. A l’instar d’Emmanuel Macron, il connaîtra plusieurs expériences dans le privé. Tout d’abord en tant qu’avocat au sein du cabinet américain Debevoise & Plimpton LLP , puis chez Areva, où il occupera le poste de directeur des Affaires publiques de 2007 à 2010. Méconnu du grand public, force est de constater que cet homme a su gravir les échelons petit à petit sans faire de bruit, sans se priver de son goût pour l’écriture, notamment en qualité de co-auteur de deux livres aux titres révélateurs, le premier étant intitulé :  » Dans l’ombre » et le deuxième :  » L’heure de vérité ». De plus, ce qui ne gâche rien, Edouard Philippe est un sportif confirmé qui a très vite pris conscience que la politique était un authentique sport de combat (Chronique AWI du 2 mai 2017).
Passionné de boxe qu’il pratique régulièrement, il apprécie ce sport qui selon ses propres termes rend humble au regard des coups que l’on prend et de ceux que l’on donne. Il partage d’ailleurs le même entraîneur avec l’ex-champion français de kick-boxing, Jérôme Le Banner, qu’il a rencontré au cours d’un événement sportif et associatif en février 2015.
Compétences intellectuelles et politiques reconnues et excellente condition physique, sont autant de qualités qui devraient permettre à Edouard Philippe, désormais chef du nouveau gouvernement, d’avoir l’occasion d’exprimer ses talents pour que la France relève la tête voire remporte quelques victoires.
Munis de ses gants marqués LR, il est désormais sur le ring et va devoir au nom de la République en Marche se tailler une image à la hauteur de son titre.
Sa nomination à la tête du gouvernement dont la composition sera connue demain marque bien la volonté de renouveau prônée par Emmanuel Macron qui sait devoir s’entourer de graines d’espoir pour que la France retrouve l’élan et la confiance perdus. La chronique vidéo à venir vous en dira plus dés l’annonce par Alexis Kohler, nouveau secrétaire général de l’Élysée de la composition du gouvernement. Chronique vidéo à venir

AVEC SA FACADE MARITIME LA NORMANDIE UNIFIEE BRIGUE UN RÔLE MAJEUR DANS LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE DU GRAND PARIS

Une façade maritime qui a de quoi séduire

Les trois tables rondes qui étaient organisées, le 4 novembre, à la Chambre de Commerce et d’industrie de Lisieux, ont remporté un vif succès. Devant un parterre de chefs d’entreprise venus nombreux, la nature des sujets à l’ordre du jour ainsi que la qualité des intervenants, élus et représentants de pouvoirs publics, avaient en effet de quoi attirer tous les Normands soucieux d’être à quelque niveau que ce soit, acteurs de projets d’avenir ambitieux .

Lire la suite