EN CE DEBUT D’ANNEE 2019 FAUT-IL FAIRE PREUVE D’UN OPTIMISME PRUDENT ?

En annonçant, mercredi 2 janvier, croire qu’après une année 2018 déprimante sur les marchés financiers, 2019 sera l’année du redressement des actions voire d’un possible rallye boursier, Patrick Arthus, chef économiste chez Natixis, se trouve quelque peu démenti, dés cette première journée de cotation.

Que les économistes renouent avec l’espoir et témoignent leur foi dans l’amélioration des perspectives d’avenir, autrement dit cessent de surestimer les risques liés à un ralentissement économique mondial, n’est visiblement pas encore ancré dans les esprits.
Après avoir démarré sur une chute de plus de 2%,  le CAC 40 dont il faudra attendre la clôture accuse un mouvement baissier, sensible également en Europe, le Footsie londonien perdant en fin de matinée 1,12% et le Dax de la Bourse de Francfort 0,57%.

Bien entendu, une séance ne saurait à elle seule refléter ce que sera la tendance annuelle.

Sans sombrer dans le pessimisme, surtout à l’heure des vœux, force est néanmoins de constater que les derniers indicateurs et notamment ceux ayant trait à l’activité manufacturière conduisent à se montrer prudent. Lire la suite

QUAND LES RISQUES DE DEFLATION MENACENT L’ECONOMIE EUROPEENNE

Cette chronique s’annonce au moment où l’Insee vient de révéler dans sa dernière note de conjoncture, que la France était entrée en janvier en territoire d’inflation négative pour la première fois depuis fin 2009, rejoignant ainsi une tendance enregistrée dans toute l’Europe,
Même si on admet, à l’instar de Guido Hülsmann, professeur à l’université d’Anger et Senior Fellow au Mises Institute aux Etats-Unis, que la richesse d’une nation ne s’explique ni par la quantité de monnaie fiduciaire ni par le niveau des prix des produits et services, le risque de déflation hante tous les pays.
A cet égard, la situation récente à laquelle s’est trouvé confronté le Japon justifie cette inquiétude, le Premier ministre Shinzo Abe ayant fait de la lutte contre la déflation sa priorité pour remettre son pays sur pied. Toutefois, pour qu’il y ait véritablement déflation, il faut une baisse prolongée des prix, tous produits secteurs et pays confondus. Or tel n’est pas le cas ! En dépit d’une baisse notable des prix de l’énergie, des produits alimentaires, mais aussi du secteur télécommunications et des médicaments, ceux de l’immobilier, des services et des salaires, constituent encore de solides remparts face au risque de déflation.
La désinflation qui se singularise par un ralentissement du rythme de hausse des prix présente quoi qu’il en soit pour avantage d’augmenter le pouvoir d’achat des consommateurs et donc de relancer la demande. Basée sur une monnaie comme l’euro, cette tendance améliore la qualité de la monnaie ce qui permet d’acheter davantage de biens pour la même somme d’argent.
En revanche, la déflation qui se caractérise par une baisse des prix généralisée et durable représente un poison mortel pour l’économie réelle. Car en augmentant les taux d’intérêt réels et la valeur des dettes, elle asphyxie les entreprises et les force à se débarrasser de leurs avoirs et à solder leurs stocks pour se désendetter.
La parution du dernier numéro de Problèmes économiques intitulé « 2015, années de la déflation ? » donne à travers les analyses réalisées par plusieurs experts, la possibilité de mieux comprendre l’impact négatif que pourrait avoir un ralentissement généralisé des prix sur les perspectives de croissance, la protection sociale, mais aussi les objectifs d’économies que l’Hexagone s’est fixés. Lire la suite