EN CE DEBUT D’ANNEE 2019 FAUT-IL FAIRE PREUVE D’UN OPTIMISME PRUDENT ?

En annonçant, mercredi 2 janvier, croire qu’après une année 2018 déprimante sur les marchés financiers, 2019 sera l’année du redressement des actions voire d’un possible rallye boursier, Patrick Arthus, chef économiste chez Natixis, se trouve quelque peu démenti, dés cette première journée de cotation.

Que les économistes renouent avec l’espoir et témoignent leur foi dans l’amélioration des perspectives d’avenir, autrement dit cessent de surestimer les risques liés à un ralentissement économique mondial, n’est visiblement pas encore ancré dans les esprits.
Après avoir démarré sur une chute de plus de 2%,  le CAC 40 dont il faudra attendre la clôture accuse un mouvement baissier, sensible également en Europe, le Footsie londonien perdant en fin de matinée 1,12% et le Dax de la Bourse de Francfort 0,57%.

Bien entendu, une séance ne saurait à elle seule refléter ce que sera la tendance annuelle.

Sans sombrer dans le pessimisme, surtout à l’heure des vœux, force est néanmoins de constater que les derniers indicateurs et notamment ceux ayant trait à l’activité manufacturière conduisent à se montrer prudent. Lire la suite

LA FED RELEVE LE NIVEAU DU TAUX D’INTERET DE REFERENCE

La Réserve fédérale (FED) a annoncé mercredi par la voie de son président Jérôme Powell, une hausse d’un quart de point de son taux d’intérêt de référence, tout en ajoutant qu’elle envisageait de continuer à relever ses taux l’an prochain.
Le taux de référence passera ainsi de 2,25 % à 2,5%. Les responsables de la Fed estiment que ce relèvement du taux ne découragera pas la croissance économique qui se situe aux Etats-Unis entre 2,5 et 3,5%.
Les hausses de taux de la Fed visent à augmenter les coûts d’emprunt pour les entreprises et les consommateurs, bien qu’il semble que les taux plus élevés appliqués aux prêts hypothécaires et aux prêts auto commencent à peser sur la demande. Toutefois, la Fed obverse que les dépenses globales des ménages « ont continué de croître fortement. » Lire la suite

MIDTERMS WERE NOT A GAME BUT A POLITICAL TEST

 


Comment pouvait-il en être autrement ?
Avec 49% de votants, soit 13 points de plus qu’aux élections précédentes à mi-mandat sous Barak Obama et sous Bill Clinton, les Midterms ont su mobiliser en masse les Américains. Et ce qui s’est produit n’est pas fait pour surprendre, ce temps fort de tout mandat présidentiel aux Etats-Unis ayant toujours entraîné une remise en question de la politique menée et une montée en puissance de représentants de l’opposition.
L’occasion de revenir sur le résultat final qui a permis aux Démocrates de devenir majoritaires au sein de la Chambre des représentants alors que le Sénat à été marqué par une avancée des Républicains.
Donald Trump avait sans nul doute conscience du caractère test de ce scrutin à mi-mandat dans la perspective des élections de 2020.
D’ailleurs, lors de sa conférence de presse à Washington, le 45e président des Etats-Unis s’est montré plus ouvert au dialogue concernant entre autres les brûlantes questions ayant notamment trait à la santé, aux infrastructures, aux minorités… même si son manque de diplomatie à une fois de plus frappé lors d’échanges avec des journalistes de CNN et du New-York Times.
En estimant qu’en se regardant en chiens de faïence Démocrates et Républicains n’avaient rien à gagner, Donald Trump a voulu s’afficher en vainqueur, ce qui conduit nombre d’observateurs à s’interroger sur une victoire à la Pyrrhus.
Force est de constater que le 45e président des Etats-Unis a dû payer son style et ses emportements souvent hostiles voire inquiétants en politique intérieure comme étrangère.
Quoi qu’il en soit, ces élections a valeur de référendum, ont mis en évidence l’arrivée de nouvelles têtes démocrates à la Chambre des représentants qui se singularise par l’élection de plus de jeunes, de femmes et représentants de la culture amérindienne, voire d’un homosexuel.
C’est un point très important qui reflète le multicuturalisme des Etats-Unis et surtout met en évidence la diminution de la population blanche au sein de la société américaine.
Mais sans doute faut-il avant tout revenir sur ce qui explique en « grande » partie que Donald Trump n’a pas été confronté à une vague bleue. De nombreuses données démontrent en effet qu’en dépit de défauts criants, l’économie américaine affiche un bel état de santé.Que se passerait-il si des Midterms avaient lieu aujourd’hui en France ? C’est à cette question que répond la chronique audio sur fond de résultats actuels de l’économie américaine. Cliquez ici pour écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon