TRUMP POURRA T’IL ENCORE LONGTEMPS RESTER SOURD ET AVEUGLE FACE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

En optant pour un retrait de l’accord climat de Paris signé fin 2015, Donald Trump ne fera jamais figure de chef d’Etat responsable et encore moins de sauveur de l’humanité, surtout s’il maintient dans les temps à venir son refus d’adhérer.
Pour une part non négligeable d’Américains qui l’ont élu 45e président des Etats-Unis en toute connaissance de cause et de programme, ce dernier peut, il est vrai, se vanter aujourd’hui d’afficher des résultats économiques propres à faire pâlir d’envie bien des dirigeants de pays développés. Avec un taux de chômage en baisse (4,3%), une économie qui demeure très dynamique (PIB + 2%) et Wall Street qui va de record en record, ce président a misé sur des résultats immédiats avec une vision court terme. Et il faut reconnaître qu’en dépit des diverses menaces qui pèsent sur ses propres épaules, il tient bon.
Toutefois, le rapport rédigé par des scientifiques de 13 organismes fédéraux, dont l’Environmental Protection Agency et la National Oceanic and Atmospheric Administration publié lundi par le New York Times, témoigne clairement que ce même président pourrait bien se voir reprocher sous peu une erreur d’appréciation monumentale. A moins que la publication de ce dernier qui repose sur l’approbation de l’administration Trump, ne conduise finalement le président des Etats-Unis à l’ignorer et à l’enterrer. Lire la suite

BRESIL – VENEZUELA – ARGENTINE : UN TRIO DE CHOC EN AMERIQUE LATINE

Au cours du mois d’août, la webradio webtv indépendante AWI avait choisi de vous sensibiliser aux situations particulières traversées par trois grands pays d’Amérique latine : Brésil, Venezuela, Argentine.
Ces coups de projecteur s’appuyaient entre autres sur un certain nombre d’analyses de spécialistes et d’observateurs, proposées dans le numéro de Problèmes économiques publié à la Documentation française intitulé : « L’Amérique latine dans la tourmente »
Aujourd’hui, les derniers évènements d’actualité touchant cette région du monde nous conduisent à vous inviter à retrouver ces émissions qui avaient pour objectifs de révéler les forces et les faiblesses de ces pays émergents dont on ne peut négliger le rôle dans l’équilibre global.
Tout d’abord en constatant que le parfait déroulement des Jeux olympiques 2016 à Rio de Janeiro, n’aura pas permis à Dilma Rousseff de remporter une victoire au terme de la longue épreuve procédurale dont elle a été l’objet à l’instigation de trois juristes.
A l’issue de 5 jours de procès, la présidente du Brésil, élue en 2011, a finalement été officiellement destituée de ses fonctions mercredi. Accusée dés décembre 2015 d’avoir maquillé des comptes publics en 2014 et d’avoir engagé des dépenses publiques sans l’accord du Parlement, 61 sénateurs, soit plus des deux tiers requis, se sont prononcés en faveur de son éviction du pouvoir. Sa succession est assurée par Michel Temer, qui après avoir été président par intérim, a prêté serment au Sénat dans la foulée. Pourtant, cet homme demeure lui aussi menacé de huit ans d’inégibilité en raison de sa mise en cause dans l’opération « Lava jato », qui avait pour but de financer des campagnes électorales et se trouve éclaboussé par le scandale du géant pétrolier Petrobras.
Autant dire que le feuilleton politico financier qui rythme la vie du Brésil depuis de nombreuses années est loin d’être terminé.
Avec une récession qui devrait selon l’OCDE encore perdurer en 2017, un taux de chômage élevé ( 11,3% au deuxième trimestre), les mesures d’austérité adoptées depuis un an qui se traduisent par la baisse des dépenses publiques et la hausse des impôts permettront elles une éclaircie de l’économie avec une hausse sensible du PIB ? En l’état actuel, rien n’est moins sûr ! Le sommet du G20 organisé en Chine demandera donc à Michel Temer de sortir de solides preuves tangibles pour regagner la confiance des grandes puissances économiques mondiales qui restent pour le moins dubitatives.
Pour retrouver les émissions audio consacrées au Brésil, au Venezuela et à l’Argentine, il vous suffira de cliquer sur les liens qui accompagnent chaque illustration ci–après. Lire la suite

LA QUESTION MIGRATOIRE INTERPELLE L’ECONOMIE MONDIALE

Pour des raisons de droit national, d’une part, et de droit international, d’autre part, si tous les réfugiés sont des migrants, tous les migrants ne sont pas des réfugiés.
Un cadre juridique distingue en effet les migrants dont l’acte volontaire est lié à des motifs économiques (conditions de vie – travail), climatiques, culturels, d’éducation, de regroupement familial, de celui des réfugiés dont l’acte contraint s’explique en raison de conflits armés ou de persécutions dans le pays d’origine.
Cette distinction de taille et néanmoins subtile découle de la convention de Genève, qui veut qu’un réfugié qui bénéficie d’un droit d’asile ne puisse pas être renvoyé dans son pays d’origine. Mais reconnaître ceux qui relèvent de l’un ou l’autre de ces cas tient très souvent du casse-tête.
La vague migratoire historique qui a été enregistrée en 2015 en raison des conflits armés notamment en Syrie, en Irak et en Afghanistan est impressionnante. On estime en effet que plus de 1 million de réfugiés et migrants ont rejoint l’Europe contre 219.000 en 2014.
D’où les problèmes d’accueil rencontrés par de nombreux Etats membres, sachant que la gestion de flux migratoires ne concerne pas exclusivement le Vieux Continent. Outre les pays riches de l’euro zone ou encore l’Angleterre, les Etats-Unis, le Canada… un certain nombre de pays émergents qui enregistrent une forte croissance, font désormais partie des lieux de destinations privilégiés. Selon les chiffres les plus récents, les migrations Sud-Sud sont ainsi plus importantes que les migrations Sud-Nord.
Il n’en demeure pas moins vrai que les récents événements conduisent un certain nombre de pays européens à s’interroger sur les moyens à mettre en œuvre pour faire face au phénomène migratoire, voire à prendre des mesures drastiques pour éviter tout débordement. Lire la suite

LES PLACES BOURSIERES DEVISSENT ET LES COURS DU PETROLE JOUENT AU COP21


Et si il n’y avait que le pétrole ma pauvre Dame !
Car la dégringolade des cours qui touche en réalité toutes les matières premières, notamment le pétrole et le charbon, pourrait bien conduire le baril de brent sous la barre des 40 dollars dans les jours à venir. Un événement qui est loin de faire « pschistes » pour les consommateurs qui peuvent constater avec satisfaction pour leur porte-monnaie que la tendance baissière se confirme à la pompe.
A quelques mois de la conférence internationale sur le climat (COP21), cette chute des prix des énergies fossiles qui devraient être plus que jamais honnies par les peuples désireux de développement durable, tombe mal !
Ce revirement de tendance peut-il remettre en question les négociations engagées entre 198 pays qui visent à parvenir, d’ici la fin de l’année, à un accord sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre propres à générer le réchauffement climatique qui menace l’existence même de l’humanité à un horizon pas si lointain ?
La crise économique qui reste préoccupante pour les pays développés comme émergents, à l’instar de la Chine, offre t’elle véritablement aux pays qui forment le vœu de s’en sortir au plus vite, une véritable alternative via le recours accéléré aux énergies renouvelables ?
Soleil, biomasse, vents, marées, fleuves disposent ils de suffisamment d’énergies et de pouvoirs pour rendre caducs ce que les ressources fossiles ont rendu possible en matière de révolution industrielle et de développement durant les siècles passés ?
Ces deux questions qui s’entrecroisent ne contiennent en réalité aucune réponse en termes de solutions, du moins en l’état actuel des connaissances.
Certes, de fantastiques progrès sont régulièrement réalisés depuis quelques décennies dans de multiples domaines, qu’il s’agisse de transports ou de logements notamment. Toutefois, les nombreuses innovations fruits d’importants travaux de recherches, ne pourront, du jour au lendemain, modifier de fond en comble le fonctionnement de la société et les comportements humains. On doit néanmoins espérer que tout demeure possible et que les défis auxquels il nous faut faire face peuvent être relevés. Mais il faudra encore beaucoup de temps pour que les choses changent vraiment. Ce n’est qu’un début et le combat sera long, jusqu’à ce que les veilles ressources notamment énergétiques se fossilisent pour ne plus devenir que des vestiges d’un passé révolu. Voilà pourquoi il faut mettre le COP21 et arrêter de jouer ! C’est une question d’avenir ! Alors que le CAC 40 perdait aujourd’hui plus de 7% à 15H18, il faut bien parler de krach ! Quant au cours du pétrole américain à New York, il est repassé sous la barre des 40 dollars. Lire la suite

LA CHINE FAIT TREMBLER LES BOURSES MONDIALES


Comme l’indiquait déjà en janvier 2015, Sylvain Laclias, économiste au département des études économiques du Crédit Agricole, les limites du modèle de croissance chinoise semblent cette fois être atteintes. Les répercussions sur les places boursières mondiales commencent à se faire sentir, le CAC 40 ayant perdu 2,57%, lundi 27 juillet. Après être tombée à 7,4% en 2014, ce qui représente la plus mauvaise performance depuis 1990, cet économiste n’hésite pas à poser la question dans le dernier numéro de Problèmes économiques :  » Et si la croissance économique de Chine tombait à 5% ? ». Lire la suite

PARTIE DE BRAS DE FER POUR LE DUO INFERNAL

Sans entrer dans un discours sexiste voire machiste, force est de reconnaître un fait qui n’est pas exempt de pensée philosophique.
Politique et Economie sont deux vieilles filles insupportables !
Souvent en état de crise conjugale, toutes deux semblent ne jamais parvenir à une entente cordiale sur des sujets pourtant essentiels.
L’une comme l’autre paraissent même parfois prendre un malin plaisir à bousculer tout le monde sur leur passage.
Nées toutes deux de pères grecques, Politique a été enfantée, il y a fort longtemps par celui qui détenait la science des affaires de la Cité, et Economie par celui qui tenait la maison
D’où certains mouvements d’humeur entre celle qui a hérité de la gestion des affaires publiques et celle qui s’est vue confier les affaires privées.
Ce sujet aurait pu figurer parmi ceux proposés cette année aux candidats au baccalauréat. Car l’avenir de la cité comme celui de la maison sont bien deux préoccupations majeures des individus en ces temps de crise. Mais Economie et Politique sont toutes deux fragiles. Capables du pire comme du meilleur, elles peuvent être porteuses de bonne santé et de paix comme de maladies et de marasmes. Aussi, les familles nombreuses qu’elles supportent s’inquiètent elles à juste titre de l’incompréhension dont font preuve ces deux figures symboliques qui détiennent de réels pouvoirs et bercent nos vies au quotidien.
Cette approche des réalités qui nous entourent permet de revenir sur deux récents numéros de Problèmes économiques publiés par la Documentation française, le premier ayant pour thème : « France, changer de modèle ? » et le second « Femmes, quelle place dans l’économie ? »
Car les constats et suggestions émis à travers les analyses qui nous sont livrées mettent en lumière les difficultés auxquelles nous nous heurtons mais aussi les remèdes qu’il nous faudrait utiliser pour sortir de l’ornière. Ils tendent également à démontrer que dame France dispose de sérieux atouts que les hommes ont tout intérêt à soigner pour gagner la bataille de la mondialisation qui fait rage.
Et si l’innovation, la formation, la réputation notamment font défaut, la perte d’influence plus rapide en France que dans d’autres pays européens d’une autre vielle dame appelée Industrie pèse lourdement dans la balance. Politique et Economie ont donc tout intérêt à se réconcilier. Lire la suite

BENIVM PLUS SOLIDE ET PORTEUR QUE BRICS ?

Inventés par de distingués économistes : BRICS, CIVETS, BENIVM sont autant d’acronymes qui reprennent parfois les mêmes pays pour tenter de donner un poids significatif à des blocs qui se forment et influencent l’économie mondiale.
Créé en 2001 par Jim O’Neil, économiste à la Banque d’affaires Goldman Sachs, BRIC ne prit un « S » qu’en 2011 avec l’arrivée de l’Afrique du Sud. CIVETS, moins connu, regroupant Colombie, Indonésie, Vietnam, Egypte, Turquie et Afrique du Sud fût lui créé en 2009 par Robert Ward avant d’être popularisé par la banque HSBC Quant au BENIVM,  que l’on doit à Laurence Daziano, maître de conférence en économie à Sciences-Po Paris, il est de création récente puisqu’il ne date que de 2013.
Toujours est-il que ces acronymes qu’on pourrait qualifier « actronymes » jouent des rôles majeurs dans la série « Economie mondiale » riche en rebondissements. Ainsi, certains pays émergents, membres des BRICS, qui détenaient jusqu’ici de gros crédits sympathie sur la scène internationale se trouvent ils, depuis quelques temps, confrontés à de moindres performances qui leur valent d’être moins valorisés, moins soutenus. Mais les pays développés qui veulent garder la main sur le fonctionnement de l’écosystème planétaire savent à quel point il leur faut composer avec les émergents qui bien que sujets aux coups de blues restent indispensables pour donner corps à un scénario d’économie mondialisée plein de ratures. Avec parfois des coups de théâtre, les BRICS affichant brutalement des faiblesses qu’on imaginait pas. La Chine se voyant menacée par « le tournant de Lewis » . D’où l’effroi des observateurs, lorsqu’ils constatent que depuis le début du XXIe siècle, les grandes économies émergentes et notamment celles des BRICS n’ont pas eu les effets souhaités en matière de convergence économique. Ruchir Sharma, directeur des marchés émergents et de l’analyse macroéconomique mondiale chez Morgan Stanley Investment Management déclarant tout de go : « L’écart moyen de revenu par habitant entre les pays riches et les pays en développement a retrouvé son niveau des années 1950. » Le fait que les vedettes d’hier ne figurent finalement plus au box office oblige à repenser le scénario et à trouver d’autres acteurs pleins de ressources. Et c’est là qu’à partir des cinq critères cumulatifs structurant qui permettent de définir finement l’émergence économique, Laurence Daziano, par ailleurs membre du conseil scientifique de Fondapol, nous invite à nous tourner vers les nouveaux pays émergents qui définiront peut-être les perspectives du monde économique en 2050.
Un film passionnant ! Des acteurs aux talents insoupçonnés. Des figurants par millions. Un spectacle en 5D qui nous fait toucher du doigt la composition d’un monde inachevé à la recherche de ballons d’oxygène. Lire la suite

LES REALITES ALLEMANDES DECRITES PAR UN OBSERVATEUR AVERTI

Le livre écrit par Michel Meyer, journaliste et écrivain, qui paraîtra en septembre aux éditions du Rocher sous le titre « Le roman de l’Allemagne ou l’histoire secrète d’une renaissance… » permet de mieux comprendre ce qui explique la réussite du « made in Germany ». Longtemps correspondant permanent à Berlin pour France 2, Radio France et l’Express, cet observateur averti revient sur l’histoire d’un pays et d’un peuple, corrigeant du même coup un certain nombre d’idées reçues que peuvent avoir les Européens et notamment les Français concernant les réalités économiques mais aussi sociales de ce pays qui fait aujourd’hui figure de premier de la classe. Michel Meyer met en avant les qualités de l’Allemagne réunifiée en utilisant l’image d’un boa qui a parfaitement su absorber la mangouste. Il confirme à quel point : compétitivité, qualité jouent un rôle déterminant en termes  de performances du tissu productif allemand au niveau international, sans oublier le consensus social allemand jugé quasi exemplaire . Toutefois, si Michel Meyer reconnaît les atouts majeurs dont dispose ce pays, il confirme également que ce dernier souffre néanmoins d’une image peu glamour à l’extérieur de ses frontières. D’où l’intérêt des relations entretenues ces dernières décennies entre la France et l’Allemagne, relations qui semblent confirmer un rapprochement toujours plus étroit en raison d’une meilleure harmonie des politiques conduites par ces deux pays. Des ennemis d’hier peuvent ils devenir des amis en ce début de XXI e siècle ? Tout porte à le croire ! Et Michel Meyer se veut optimiste quant aux perspectives d’avenir, l’Allemagne et la France représentant, selon lui, cet indispensable ballaste, cette quille du voilier européen qui doit affronter la tempête de la mondialisation. Il s’agit donc aujourd’hui, plus que jamais, de savoir rassembler un équipage fort de 27 membres aux profils très différents, sans perdre de vue que d’autres pays sur d’autres continents prennent une part de plus en plus importante dans les défis à relever. Venu au Centre International de Deauville (CID) pour présenter son ouvrage intitulé « Le roman de l’Allemagne, ou l’histoire secrète d’une renaissance », Michel Meyer est notre premier invité de cette rentrée 2013. Lire la suite

COUP DE PROJECTEUR DE L’OCDE SUR LES PERSPECTIVES DE DEVELOPPEMENT A TRAVERS LE MONDE

Les inégalités économiques et sociales observées dans de nombreux pays à travers le monde ont dernièrement fait l’objet d’une analyse de la part de l’OCDE. Cette dernière proposée en langue anglaise dans une vidéo d’une durée de 3’08 permet de mieux comprendre d’où viennent les difficultés actuelles et sur quoi repose le redémarrage de l’activité et la réduction des dépenses publiques., Cette analyse met également l’accent sur les investissements qui doivent être privilégiés pour faciliter une reprise économique et éviter le creusement des déficits et des inégalités. Une leçon à vocation pédagogique qui intervient au moment où l’OCDE constate que la France reste en 2013 en tête en matière de dépenses sociales publiques qui atteignent selon une estimation 33% du PIB. De plus, l’OCDE demeure très pessimiste sur l’évolution du chômage en zone euro d’ici fin 2014. Autant d’informations qui méritent d’être prises au sérieux et renforcent l’idée selon laquelle le changement dépend avant tout des capacités de gestion et d’innovation, seules capables d’inverser la donne. Lire la suite

LES POUSSINS RISQUENT ILS DE FAIRE PLUS DE BRUIT QUE LES PIGEONS ?

De plus en plus nombreux, les auto entrepreneurs ( poussins) se montrent aujourd’hui pour la plupart satisfaits de pouvoir exercer grâce à ce régime une activité professionnelle dans des domaines très variés. Car que seraient ils devenus sans cela ? des chômeurs, des rmistes, ou peut être n’auraient ils tout simplement pas pris l’initiative de se lancer dans l’aventure entrepreunariale à titre personnel. Les chiffres parlent d’eux mêmes ! A fin août 2012, on estimait à 828 400 le nombre d’auto-entrepreneurs administrativement actifs , ces deniers réalisant un chiffre d’affaires d’environ 5 Mds€. Créé par la loi de modernisation de l’économie du 4 août 2008, le régime d’auto entrepreneur s’était fixé pour objectif de faciliter la création d’entreprises commerciales, artisanales et libérales, grâce à une simplification des démarchés administratives et à un allègement des charges. Il visait également à briser les freins sociaux, culturels à la création d’entreprise. Une ambition qui a été remplie comme le prouve le succès quantitatif du régime et les témoignages d’auto entrepreneurs que publie la Tribune de l’économie. On comprend donc assez mal le dessein du projet de réforme du statut proposé par le gouvernement, Sylvia Pinel, ministre de l’Artisanat dénonçant les dérives d’un système que le rapport d’évaluation publié au mois d’avril ne confirme pas pleinement. Lire la suite