TOI TOI MON TOIT

Jardins en toiture à Londres – copie d’écran –

Sans chercher à s’envoyer des fleurs, AWI se devait de fignoler le jardinage d’une semaine marquée notamment par une actualité hexagonale où plan santé, recherche d’emploi et écologie appliquée, ont composé un bouquet représentatif des préoccupations majeures des Français.
Et comme vous allez le constater, la reprise du titre du tube d’Elli Medeiros  » Toi, toi mon toit  » qui date de 1986, ne doit rien au hasard. Lire la suite

FLAMME ET FUMEE NOIRE GREAT AGAIN

La photo qui a été prise dimanche dernier, à midi, depuis Honfleur, dans le Calvados, a valeur d’illustration saisissante.
Alors que plusieurs dizaines de milliers de personnes participaient samedi à des “marches pour le climat” dans les grandes villes de France, et que 700 scientifiques français exhortaient, dans un manifeste, les dirigeants politiques à en finir avec l’incantatoire et à passer de toute urgence à des actes “forts et clairs”, le spectacle auquel il a été possible d’assister le lendemain, en baie de Seine, interpelle au-delà du cercle des écologistes. Lire la suite

LE « EN MÊME TEMPS » DU REMANIEMENT GOUVERNEMENTAL

Alors que l’Argentine s’enfonce dans une grave crise économique et financière, le président Mauricio Macri a décidé de procéder à un grand remaniement au sein de son gouvernement. Plus de dix ministères pourraient ainsi être supprimés.
En France, si les causes du remaniement au sein du gouvernement ne s’expliquent pas pour les mêmes raisons, force est de constater que la liste des départs annoncés s’allonge, sans parler des ministres qui semblent sur la sellette.
On attend désormais que le Maître des horloges remette, en ce mardi 4 septembre 2018, les pendules à l’heure. C’est fait ! Vous pouvez vous détendre et lire la suite

BIODIVERSITE DE GUADELOUPE ET DE MARTINIQUE A LIVRE OUVERT

Cette chronique se présente comme le juste prolongement de l’émission concernant la transition écologique, proposée cette semaine sur AWI. Mais c’est aujourd’hui à mille lieues des sentiers de la politique que se situe cette dernière qui s’adresse à celles et ceux qui se demandaient quel cadeau original et instructif offrir à la jeune génération, avide de belles découvertes et consciente des défis environnementaux à relever dans les temps à venir. Car, l’ouvrage dont il est question ici, a  toutes  raisons de figurer en bonne place dans vos profondes recherches. Disponible dans vos librairies à partir du 15 novembre prochain, vous n’aurez pas  à regretter de devoir faire preuve de quelques jours de patience. D’où l’intérêt d’en décrire la teneur dés à présent !
Publié chez HD Editions, avec le soutien de l’Union des Groupements de Producteurs de Bananes de Guadeloupe et de Martinique,  » La Biodiversité de Guadeloupe et de Martinique expliquée aux jeunes » signé Michel Breuil et Lyne-Rose Beuze, illustre  à quel point la riche et fragile biodiversité de ces départements d’outre mer, mérite largement d’être mieux connue, mais aussi sauvegardée. Cliquez ci pour lire la suite

CERTAINS METAUX REPRESENTENT-ILS DE BONS PLACEMENTS D’AVENIR ?

A l’heure où le Livret A, l’Assurance vie en fonds euros, ne rapportent plus que peanuts, l’heure est sans doute venue pour ceux qui cherchent à diversifier leurs placements, de se tourner vers certaines matières premières et notamment quelques métaux dont la demande devrait aller croissante. La transition énergétique qui semble désormais incontournable, un peu partout dans le monde, veut en effet que les moteurs thermiques, essence comme diesel, soient de plus en plus mis sur la touche pour laisser petit à petit place aux véhicules électriques dont les batteries sont le coeur. Autrement dit,  en dépit des accords signés par les pays producteurs de pétrole visant à limiter leur production, les  cours de l’or noir  se trouvent entraînés dans une spirale baissière à moyen et long termes pour cause de prise de conscience des risques liés au réchauffement climatique. En revanche, certaines matières premières comme le cuivre et le lithium, abondamment utilisées dans la fabrication des batteries des véhicules électriques notamment, pourraient devenir, au fur et à mesure, de bons gisements et donc d’excellents placements. Certes, comme chacun peut le constater aujourd’hui, les cours de ces matières premières apparaissent encore peu attractifs. Mais, dans ce domaine comme dans d’autres, ne dit-on pas qu’il faut savoir acheter au son du canon et vendre au son du clairon. Cuivre et lithium sont-ils des métaux d’avenir appelés à connaître une belle envolée de leurs cours compte tenu d’une demande qui ne pourra aller que crescendo ? C’est sur cette hypothèse qui n’a rien de surréaliste qu’il convient aujourd’hui de se pencher lorsqu’on cherche à placer en partie son bel argent sur une autre valeur refuge que l’or. Démonstration serait ainsi apportée que la fée électricité a bien des pouvoirs masqués. La chronique audio s’intéresse au parc de véhicules électriques aujourd’hui en circulation en France et dans le monde ainsi qu’aux perspectives de développement de ce segment du marché automobile. Des données qui ne seront pas sans conséquences sur l’utilisation de matières premières comme le cuivre et le lithium dont le tout électrique se montre particulièrement gourmand. Cliquez ici pour écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon

TRANSITION ENERGETIQUE : DE LA DIFFICULTE DE CHANGER DE CAP

Le premier choc pétrolier qui remonte au début des années 70 avait ouvert la voie à une réflexion sur la mauvaise influence de la dépendance énergétique, les risques de pénurie en pétrole et en gaz, le coût de la facture énergétique. A cette époque, qui n’est pas si lointaine, la question du réchauffement climatique n’était pas la préoccupation première.
Toujours est-il que la France notamment, s’était retrouvée bloquée faute de carburant. De longues queues aux stations services donnaient une impression de fin d’un monde. Le transport des marchandises était bloqué. Certains faisaient des stocks de carburant en remplissant des citernes dans leur garage ou leur jardin. De savants experts nous expliquaient que les réserves en pétrole et en gaz ne nous permettaient plus de satisfaire notre développement. Qu’il nous fallait trouver d’autres solutions pour répondre à nos besoins. Et c’est d’ailleurs à cette époque que des pionniers de l’écologie, comme René Dumont, premier candidat sous l’étiquette du mouvement écologique, à la Présidence de la République en 1974, nous invitait à prendre conscience de la nécessité de promouvoir l’écologie politique apparue dans les années 1920 qui consistait à appliquer la science écologique à la politique et à la gestion de la cité.
Dés 1971, l’écologie était devenue un axe important des politiques mondiales et l’UNESCO avait lancé un programme de recherche appelé Man and Biosphere, qui visait à accroître les connaissances sur les relations entre l’Homme et la Nature qui allait déboucher sur la définition du concept de réserve de biosphère.
En 1972, les Nations unies organisaient la première conférence internationale sur l’environnement humain à Stockholm. Cette conférence fut à l’origine du slogan « penser globalement, agir localement ». Lors du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992, les risques liés à la biosphère fûrent reconnus officiellement par les grandes communautés mondiales.
En 1997, était signé le Protocole de Kyōto qui mettait en évidence les dangers des gaz à effet de serre, principaux responsables du changement climatique. La plupart des nations allaient prendre en compte l’impact des activités humaines sur l’environnement de la planète.
Et aujourd’hui, la déclaration de Maria van der Hoeven, directrice executive de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) est claire : « Plus on attend, plus la conversion de notre approvisionnement énergétique est cher » avant de conclure « Il est temps de changer de cap ». Lire la suite

POUR FIXER UN VERITABLE CAP D’AVENIR AU GENRE HUMAIN, REGARDONS LA MER !

Alors que le dernier volumineux rapport du GIEC tire, une nouvelle fois, la sonnette d’alarme sur les conséquences du réchauffement climatique. Tandis que de nouveaux pics de pollution vont entre autres inévitablement entraîner la mise en place de la circulation alternée à fréquence élevée en milieu urbain : les Verts ont choisi d’abandonner le navire. Une curieuse attitude de la part de politiques qui fait querelle de cour d’école !
Car des réalités beaucoup plus importantes, dont on parle peu, mériteraient aujourd’hui sans nul doute d’être évoquées par ceux qui se disent porteurs de messages et de projets susceptibles d’améliorer nos conditions de vie et de contribuer du même coup à la création d’activités et d’emplois d’avenir.
La France, petite en superficie terrestre, est en effet le deuxième espace maritime mondial qui présente pour intérêt de renfermer un fantastique potentiel de croissance et de développement durable. C’est d’ailleurs ce qui explique que le secteur maritime fasse l’objet, dans de nombreux pays, d’intéressantes études sur ce que représente la mer qui recouvre les deux tiers de la surface du globe.
Selon le rapport Blue Growth rédigé par la Commission européenne, le secteur maritime qui emploie actuellement 5,4 millions de personnes pour une valeur ajoutée de l’ordre de 500 milliards d’euros pourrait franchir le cap des 7 millions d’actifs d’ici à 2020.
Mais le caractère indispensable de la recherche et de l’exploration océanographiques doit également aller de pair avec des mesures de protection de cet écosystème menacé par les pollutions, la surpêche, l’ouverture d’autoroutes maritimes.
Pourvoyeur de multiples ressources pour le genre humain, l’univers maritime pourrait en effet parfaitement s’inscrire dans une croissance verte en générant de nouvelles activités, de nouveaux produits, des richesses insoupçonnées.
Comme l’explique Emmanuel Desclèves , membre de l’Académie de Marine dans un article publié dans Problèmes économiques sous le titre « La mer : vecteur et enjeu du futur » , force est de constater qu’on connaît mieux la surface de la lune que les grands fonds marins, sachant que seuls 10% de la faune et de la flore marine ont été jusqu’ici explorés.
Après avoir puisé dans les ressources terrestres jusqu’à leur épuisement ( minerais énergie, agriculture) , la mer serait porteuse d’autres matières premières et sources d’énergie indispensables pour nourrir la population et subvenir à ses besoins.
Largement vierge et inexploré, le milieu marin recèle une richesse de biodiversité tout à fait exceptionnelle et d’une densité complètement inconnue C’est donc bien en portant nos regards vers la mer que notre avenir semble pouvoir se dessiner sur Terre. Lire la suite

RIO+20 : LE FLOP

On connaissait déjà le pschitt. On sait maintenant ce qu’est un flop. Perçue comme le messie avec son fort potentiel de création d’activités et d’emplois, l’économie verte se trouve confrontée , bien malgré elle, et en dépit d’une légitime volonté des peuples, à des réalités économiques qui renvoient, du moins dans certains pays développés, cette piste de développement harmonieux à plus tard. Après le premier Sommet de la Terre en 1992, le Protocole de Kyoto en 1997, la capitale brésilienne a accueilli en juin, sous l’égide de l’ONU un évènement qui se voulait porteur de décisions importantes en matière de lutte contre le réchauffement climatique et de maintien de la biodiversité. Mais en cette période crise, les préoccupations des chefs d’Etat sont en vérité d’une tout autre nature. Lire la suite