LE CLIMAT PRIS AU JEU DES QUESTIONS REPONSES


Non, la question n’aura pas de lien direct avec la triste affaire Volkswagengate transformée en dieselgate qui alimente depuis quelques jours les gros titres de vos journaux. Pas plus que la réponse qui nécessitera de nombreuses enquêtes et promet quelques rebondissements. Avouons tout de même que ce scandale tombe bien mal en jetant un doute épais sur les techniques utilisées pour lutter contre les émissions de particules et autres gaz à effet de serre que l’on sait provenir en grande partie des moyens de transport, gros contributeurs au réchauffement climatique.
En revanche, pour répondre aux questions que chacun se pose légitimement concernant le climat et son impact planétaire, nous avons choisi de privilégier deux ouvrages très différents et complémentaires.
Tout d’abord « Parlons Climat » un petit ouvrage dont la lecture ne peut être que chaudement recommandée aux eco-citoyens de 7 à 107 ans . Publié dans la collection « Doc en poche » par la Documentation française, ses auteurs Christophe Cassou et Valérie Masson-Delmotte, physiciens et climatologues, répondent en effet clairement en moins de cent pages à 30 questions d’une actualité brûlante qui vont mobiliser 195 pays autour de la COP21 en fin d’année, à Paris.
Ensuite, le dernier numéro de Problèmes économiques qui propose une série d’articles en posant la question : « Quels objectifs pour le développement après 2015 ? »
Si les 8 objectifs du millénaire pour le développement (OMD) qui arrivent à échéance fin 2015 consistaient notamment à réduire de 50% la pauvreté, améliorer les conditions de vie des plus démunis, lutter contre la maladie et généraliser l’instruction élémentaire…, les objectifs pour le développement durable (ODD) fixés à l’horizon 2030 qui seront présentés fin septembre, lors d’une assemblée générale des Nations unies à New-York, vont bien au-delà. En dehors des problèmes déjà abordés qui demeurent des préoccupations majeures, un certain nombre de nouveautés apparaissent. Il s’agit entre autres de l’accès à une énergie abordable et durable, de la lutte contre le changement climatique, de la préservation des océans, de la disponibilité de l’eau et de l’assainissement pour tous, de l’encouragement aux partenariats pour le développement durable.
Et comme vous allez pouvoir le constater en écoutant la chronique audio, ces deux approches sont particulièrement instructives pour qui souhaite s’intéresser au climat et aux perspectives de développement sur Terre. Lire la suite

L’ ECONOMIE DE TRANSITION CHERCHE SA FEUILLE DE ROUTE

Ce dessin humoristique illustre à merveille la situation préoccupante que nous traversons depuis déjà quelques années et nous impose de trouver des solutions de sortie de crise. Car si une abondante littérature précise que la transition économique s’appuie sur des réformes qui permettent de passer d’une économie planifiée à une économie de marché, on enfonce une porte ouverte, sans qu’on sache par quelle fenêtre il reste possible de créer un autre mode de fonctionnement de notre société empêtrée dans des difficultés dont personne ne perçoit le début de la fin. La transition économique imposée cherche en fait son modèle. Et certains estiment que l’apport des nouvelles technologies, le souci de préservation de l’environnement, l’aspiration au développement durable notamment peuvent, par une habile combinaison, offrir des lueurs d’espoir en termes de croissance  pour les temps à venir. Ce n’est pas le radeau de la méduse, mais ça y ressemble fortement ! Surtout lorsqu’on regarde l’horizon. Nous sommes en effet en ce début de XXIe siècle encore trop souvent accrochés aux vestiges d’un monde dépassé et révolu qui ne nous permet plus d’avancer et de prospérer à un rythme soutenu. Cette phase de transition économique est éprouvante pour tout le monde. Et on comprend que chacun s’inquiète à juste titre de sa capacité à trouver sa place dans un contexte mouvant qui contribue à creuser le fossé entre les nantis et les plus pauvres, tout en précarisant la middle class, coincée au milieu du gué. Cette transition économique pourrait bien se jouer sur fond de transition énergétique, sous réserve que soleil, vents et marées, richesses naturelles et renouvelables, se révèlent en mesure d’insuffler un courant porteur générateur d’activités et d’emplois. Le tourbillon dans lequel se trouvent mêlés projets individuels et collectifs a du mal à donner naissance à ce long fleuve tranquille sur lequel chacun aspire à conduire  sa vie pour transformer projets en actes voire rêves en réalités. Lire la suite

POUR FIXER UN VERITABLE CAP D’AVENIR AU GENRE HUMAIN, REGARDONS LA MER !

Alors que le dernier volumineux rapport du GIEC tire, une nouvelle fois, la sonnette d’alarme sur les conséquences du réchauffement climatique. Tandis que de nouveaux pics de pollution vont entre autres inévitablement entraîner la mise en place de la circulation alternée à fréquence élevée en milieu urbain : les Verts ont choisi d’abandonner le navire. Une curieuse attitude de la part de politiques qui fait querelle de cour d’école !
Car des réalités beaucoup plus importantes, dont on parle peu, mériteraient aujourd’hui sans nul doute d’être évoquées par ceux qui se disent porteurs de messages et de projets susceptibles d’améliorer nos conditions de vie et de contribuer du même coup à la création d’activités et d’emplois d’avenir.
La France, petite en superficie terrestre, est en effet le deuxième espace maritime mondial qui présente pour intérêt de renfermer un fantastique potentiel de croissance et de développement durable. C’est d’ailleurs ce qui explique que le secteur maritime fasse l’objet, dans de nombreux pays, d’intéressantes études sur ce que représente la mer qui recouvre les deux tiers de la surface du globe.
Selon le rapport Blue Growth rédigé par la Commission européenne, le secteur maritime qui emploie actuellement 5,4 millions de personnes pour une valeur ajoutée de l’ordre de 500 milliards d’euros pourrait franchir le cap des 7 millions d’actifs d’ici à 2020.
Mais le caractère indispensable de la recherche et de l’exploration océanographiques doit également aller de pair avec des mesures de protection de cet écosystème menacé par les pollutions, la surpêche, l’ouverture d’autoroutes maritimes.
Pourvoyeur de multiples ressources pour le genre humain, l’univers maritime pourrait en effet parfaitement s’inscrire dans une croissance verte en générant de nouvelles activités, de nouveaux produits, des richesses insoupçonnées.
Comme l’explique Emmanuel Desclèves , membre de l’Académie de Marine dans un article publié dans Problèmes économiques sous le titre « La mer : vecteur et enjeu du futur » , force est de constater qu’on connaît mieux la surface de la lune que les grands fonds marins, sachant que seuls 10% de la faune et de la flore marine ont été jusqu’ici explorés.
Après avoir puisé dans les ressources terrestres jusqu’à leur épuisement ( minerais énergie, agriculture) , la mer serait porteuse d’autres matières premières et sources d’énergie indispensables pour nourrir la population et subvenir à ses besoins.
Largement vierge et inexploré, le milieu marin recèle une richesse de biodiversité tout à fait exceptionnelle et d’une densité complètement inconnue C’est donc bien en portant nos regards vers la mer que notre avenir semble pouvoir se dessiner sur Terre. Lire la suite

CPAM DU VAL-DE-MARNE : LES ACTIONS D’ECO-DEVELOPPEMENT S’INSCRIVENT DANS LA DUREE

Lorsqu’on écoute Denis Bruneton, coordonnateur de la logistique et du développement durable au sein de l’Assurance maladie du Val-de-Marne, on comprend parfaitement, la nature des enjeux à la fois environnementaux et économiques des actions qui sont menées dans ce domaine et le rôle déterminant joué par la communication.
Car en raison du caractère assez vague de la notion, rendre chaque agent de la CPAM acteur du développement durable, c’est faire partager une feuille de route qui s’appuie sur une stratégie ambitieuse et somme toute bénéfique pour tous.
Sur la base des actions conduites en 2012 que nous avons examinées avec Eve-Marie Bezacier, la semaine dernière, Denis Bruneton revient cette semaine sur celles qui doivent en 2013 et sans doute les années suivantes contribuer à l’amélioration du bilan global. Lire la suite

L’ASSURANCE MALADIE DU VAL DE MARNE ACTRICE A SUCCES DU DEVELOPPEMENT DURABLE

Selon Eve-Marie Bezacier, directeur de la qualité, du développement durable et de l’informatique au sein de la Caisse primaire d’assurance maladie du Val-de-Marne, le personnel de cette institution se montre de plus en plus sensible aux actions menées en matière de développement durable.
Il est vrai que les cibles visées ne manquent pas puisque papier, énergie, déchets, eau, mobilité, télétravail et accessibilité aux personnes à mobilité réduite figurent au programme. Cependant, toutes ne s’inscrivent pas dans le même espace temps.
Si parmi les actions engagées, celles concernant entre autres la consommation de papier permettent, à la lecture du bilan 2012, d’afficher des résultats sonnants et trébuchants, d’autres qui nécessitent  des réorganisations plus complexes voire des interventions plus lourdes s’inscrivent dans des durées plus longues à l’instar des opérations de dématérialisation.
Quoi qu’il en soit, d’après Eve-Marie Bezacier, en marge des légitimes préoccupations des assurés sociaux concernant leurs remboursements de frais de santé, le développement durable ne peut pas être considéré comme un artefact destiné à se donner bonne conscience. Lire la suite

DEVELOPPEMENT DURABLE : L’EUROPE AU PIED DE LA MURAILLE DE CHINE

Le sérieux différend qui oppose depuis peu l’UE et la Chine sur fond de capteurs solaires a une valeur plus que symbolique. Il témoigne en effet d’erreurs commises sur le Vieux Continent en matière de compétitivité industrielle mais aussi de compétitivité environnementale.
Pourtant, nombre de pays européens espéraient bien faire des outils et technologies du développement durable de nouvelles armes destinées, d’une part à contribuer à une moindre dépendance des énergies fossiles à l’origine de pollutions, et d’autre part à assurer la montée en régime d’une économie verte considérée  comme un puissant moteur de recherches et d’activités elles-mêmes créatrices d’emplois. Lire la suite

LA VERTUEUSE ECONOMIE VERTE NOUS FAIT LANGUIR

Une société qui cherche à tourner à l’économie verte tous azimuts peut-elle réellement créer plus d’activités et donc d’emplois qu’une société grise qui s’est illustrée depuis l’après guerre par la surproduction et le gâchis permanent avant de finir par échouer ? C’est la  question à laquelle  devront  répondre les Cassandres de la politique qui se lancent depuis quelques temps dans de nombreuses surenchères pour parvenir au développement durable de notre société. Or dans la dans la mythologie grecque, si Cassandre avait reçu d’Apollon le don de prédire l’avenir, on sait ce qu’il advint de ses prédictions.

 

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LE TELETRAVAIL C’EST LA SANTE

De plus en plus de salariés, mais aussi d’entreprises publiques et privées, plébiscitent le travail à distance, grâce aux apports des NTIC. Conséquence, le télétravail concerne aujourd’hui de 2,5 millions de Français à temps partiel ou à plein-temps, soit 9% de la population active, contre 18% en moyenne en Europe, et plus de 30% dans les pays scandinaves et aux États-Unis. En interrogeant Carole Denoit, chargée de mission  sur le télétravail au sein de l’Assurance maladie du Val-de-Marne, nous avons voulu savoir pourquoi et comment cette institution réputée tertiaire, pour ne pas dire  très bureaucratico-administrative,  compte s’engager dans cette nouvelle forme d’exercice du travail salarié et quels sont les objectifs visés. Lire la suite