DAVID CAMERON WAS THE RIGHT MAN AT THE RIGHT PLACE

Photo- The Sun

David Cameron, Premier ministre britannique démissionnaire à l’issue du référendum du 23 juin sur le Brexit, a eu droit, lors de sa dernière intervention, pleine d’humour, à la Chambre des communes (voir vidéo en cliquant sur suite), à une standing ovation de la part des députés conservateurs et à des applaudissements de la part de certains représentants de l’opposition.
Après une déclaration au 10 Downing Street, il se rendra à Buckingham Palace pour offrir sa démission à la Reine.
Theresa May, le suivra au Palais pour être officiellement nommée Premier ministre, devenant ainsi ainsi la deuxième femme à occuper ce poste après Margaret Thatcher. Son premier discours qui lui permettra de préciser sa feuille de route aura lieu devant la célèbre porte noire du 10 Downing Street. La forte hypothèse d’une nomination de Theresa May avait fait l’objet d’une première information sur la webradio webtv AWI le 6 juillet dernier. Lire la suite

FLEGME BRITANNIQUE POST BREXIT : WHAT ELSE ?

David Cameron, Premier ministre britannique, qui répondait lundi aux questions des députés à la Chambre des communes, s’est montré à la fois très serein et très déterminé. En dépit de questions parfois embarrassantes, il a su répondre en peu de mots, sans trahir le fond de son action et de sa pensée. Et hier en se rendant à Bruxelles, il savait devoir s’expliquer sur la conduite que compte observer son pays plongé après Brexit dans une demande de divorce à effets rebonds émanant des 27 autres pays membres de l’Union européenne. Mais il ne s’est pas démonté pour autant. Il a réaffirmé à ses interlocuteurs ce qu’il avait déjà clairement dit la veille, à savoir qu’il refusait tout recours à l’article 50 visant une sortie rapide de la Grande Bretagne de l’UE et, qu’il excluait catégoriquement l’idée consistant à procéder à un second référendum, le vote des Britanniques du 23 juin devant avant tout être respecté.
Habile, après avoir remis sa démission, il laisse à son successeur le soin de s’atteler aux tâches délicates qui l’attendent, la nomination de ce dernier devant intervenir avant le 2 septembre.
De quoi agacer certains chauds partisans d’une sortie rapide du Royaume-Uni comme la France et l’Italie, l’Allemagne adressant par la voix de Angela Merkel un message de fermeté, sans toutefois lancer d’ultimatum. Lire la suite

POST BREXIT ET INCERTITUDES

Trompés par les sondages, trahis par les places boursières, dupés par des déclarations de politiques de tous bords, les Britanniques mais aussi par voie de conséquence, les Européens dans leur ensemble, se trouvent pris depuis le 24 juin, dans la tourmente post Brexit qui survient à un très mauvais moment.
Les Bourses européennes ont une nouvelle fois terminé en net repli lundi. Après avoir perdu 8,04% vendredi, le CAC 40 qui a lâché plus de 3% en séance, a clôturé sur une chute de 2,97% .
Plombé par les financières, Wall Street creusait ses pertes au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones abandonnant 1,42% et le Nasdaq 2,3%.
La livre sterling, a pour sa part cédé jusqu’à près de 4% face au dollar pour inscrire un nouveau plus bas depuis 1985 à 1,3122 dollar. Sur le marché obligataire, le rendement des obligations britanniques à dix ans est tombé pour la première fois sous la barre de 1%.
La livre perd aussi 2,5% face à l’euro et plus de 3,5% contre le yen.
L’euro s’est également déprécie de 0,9% par rapport au billet vert, autour de 1,1015 dollar.
A 46,73 dollars, le baril de Brent n’est pas en reste.
Poussé avec insistance vers la sortie par les 27 pays membres en tête desquels, la France et l’Italie, le Royaume-Uni, sonné par le coup du « Leave » donne à en découdre aux europhiles dans une ambiance particulièrement délétère.
Graham Grady, président d’une commission parlementaire fixant les règles de fonctionnement du Parti conservateur a annoncé que la nomination du nouveau Premier ministre britannique aurait lieu d’ici le 2 septembre.
Lors de la séance des questions à la chambre des Communes, pressé de nombreuses fois par des députés d’organiser un second référendum, David Cameron, Premier ministre démissionnaire, a répété à plusieurs reprises que cette hypothèse ne pouvait pas être retenue, soulignant que les résultats du référendum devaient être respectés.
David Cameron a également indiqué qu’il n’entendait pas, à ce stade, invoquer l’article 50 du traité de Lisbonne après le référendum sur le Brexit, ajoutant que cette décision ne pourrait être prise que par son successeur au 10 downing Street.
Les négociations relatives au départ de la Grande Bretagne de l’Union européenne doivent selon lui être menées sereinement. David Cameron a confirmé qu’il entendait prendre son temps, souhaitant que les relations économiques avec les Vingt-Sept restent les plus fortes possibles.
Il a fait observer qu’il existait différentes visions concernant l’impact du Brexit sur l’économie britannique.
David Cameron doit participer mardi à un Conseil européen au cours duquel il devra exposer la position de son gouvernement. L’incertitude est donc au top level. Lire la suite

BRITAIN VOTES FOR BREXIT

En votant à hauteur de 52% en faveur du Leave, les Britanniques viennent, à l’occasion du référendum, de jeter un pavé dans la mare européenne. Des réactions assez vives sont à attendre sur les places boursières qui avaient hier donné le Remain gagnant. La victoire du camp du « Out » est un coup de massue pour le Premier ministre David Cameron, qui a engagé sa légitimité dans le référendum et fait campagne pour le maintien dans l’Union tout en laissant libres certains membres de son gouvernement de prendre le parti inverse. La Livre est en chute de plus de 10%. Chacun est conscient qu’il s’agit avec ce référendum d’un événement historique dont les conséquences seront multiples. Le résultat témoigne également que la chronique proposée en début de semaine sous le titre: » L’Europhobie pourrait-elle être de retour ? » qui dénonçait le poids et la portée des sondages avait vu juste. Le Premier ministre britannique David Cameron va démissionner
Boris Johnson part favori pour lui succéder. Le CAC 40 a affiché un repli de plus de 10% ce matin. AWI revient avec de nouvelles informations. Lire la suite

LESSONS FOR MANAGING THE ECONOMY COME FROM ENGLAND

En écrivant, en mars 2014, ce qui suit, l’hebdomadaire le Point a visiblement commis une grossière erreur d’appréciation concernant les réalités économiques d’un de nos proches voisins :
 » Avec 1,4 % de croissance en 2013, l’Angleterre, grande donneuse de leçons, gagnerait à se remettre en question pour ne pas devenir une puissance de second rang »
Or selon les chiffres définitifs publiés mardi par l’Office des statistiques nationales (ONS), l’économie britannique a enregistré une croissance de 0,9% au deuxième trimestre 2014.
Sur un an, la croissance du produit intérieur brut (PIB) est confirmée à 3,2% au deuxième trimestre, comme attendu par les économistes, après 2,9% (révisé de 3,0%) en janvier-mars.
Mis à part des commentaires assez désobligeants portant sur la méthode de gestion de l’économie outre Manche, cet hebdomadaire mettait néanmoins le doigt sur un fait incontestable : « L’industrie britannique n’est plus que l’ombre d’elle-même. Les grands champions industriels, comme Land Rover, sont pour la majorité passés sous pavillon étranger, si bien que, parmi les quinze plus gros groupes industriels européens, le Royaume-Uni n’en compte plus qu’un seul »
Toutefois, l’activité a augmenté de 1,1% dans les services, la plus forte croissance depuis le troisième trimestre de 2011, et de 0,7% dans la construction alors qu’elle avait été précédemment annoncée stable.
Quant à l’investissement des entreprises, il a augmenté de 3,3% au deuxième trimestre pour afficher un bond de 11,0% sur un an.
David Cameron, Premier ministre, a donc tout lieu de se réjouir de ces chiffres encourageants à l’approche des élections législatives de 2015. De plus, les investissements visant à assurer la transition énergétique et le soutien aux énergies renouvelables qui représentent quelque 100 milliards d’ici 2020 en Grande-Bretagne, dépassent de loin les dix milliards d’euros sur trois ans envisagés en France dans le cadre du projet de loi « Transition énergétique » actuellement débattu à l’Assemblée nationale.
Que retenir de ce sursaut de l’économie britannique à l’heure où la France semble bien à la peine pour sortir de la crise et surtout peu à même de donner des leçons à son aimable voisin ? Lire la suite