FAUT-IL PRENDRE LES VESSIES INDUSTRIELLES FRANCAISES POUR DES LANTERNES DE CROISSANCE ?

On a beau vous raconter des chars assez régulièrement, sauf sur AWI, les réalités politiques, économiques, sociales et environnementales, trouvent parfois des motifs d’apaisement voire de réjouissance bienvenus, surtout en cette veille de fêtes de fin d’année.

Aussi lorsque le bilan exclusif émanant de L’Usine Nouvelle, indique que 122 entreprises industrielles ont inauguré en 2018 de nouvelles capacités de production, dont 60 correspondent à des créations d’usines ex-nihilo, confirmant le sursaut déjà enregistré en 2017, on cherche à creuser.

Force est de constater qu’il existe chez nous, et c’est heureux, des réussites entrepreneuriales dans le secteur des industries comme des services qui ne peuvent qu’être saluées et donc soutenues.

Qu’il s’agisse de créations de nouvelles usines ou d’extensions et modernisation de capacités d’unités de production existantes, le passage au crible des quelques 600 articles publiés chaque jour entre janvier et mi-décembre 2018 sur le site internet usinenouvelle.com, dans la rubrique « Quotidien des usines », alimentée par des correspondants en région et la rédaction s’avère réconfortant. Ce bilan permet en effet de déduire que pour la deuxième année consécutive, l’industrie française redresse la tête. Lire la suite

AWI S’OFFRE UNE PAGE DE PIB

Difficile de céder à la tentation ! Il s’affiche sans cesse. On ne parle plus que de çà.

Ce produit intérieur brut (PIB) est en effet l’un des outils de mesure de la production économique réalisée par  tout pays qui se  trouve toujours en tête de gondole. Cet indicateur est sensé donner une idée de la valeur totale de la « production de richesse » effectuée par les agents économiques : ménages, entreprises, administrations publiques résidant à l’intérieur d’un territoire.

Reflet de la croissance économique, le PIB par habitant mesure le niveau de vie et, de façon approximative, celui du pouvoir d’achat, sachant que l’incidence des évolutions du niveau général des prix et autres taxes n’est pas prise en compte.

D’après les dernières données fournies par la Banque mondiale, avec un PIB de 2 582 milliards de dollars, la France  figure désormais  juste derrière l’Inde,  au 7e rang des pays qui produisent le plus de richesses.

Mais ce Produit Intérieur Brut qui a un côté recettes est confronté aux dépenses à l’origine d’un déficit public chronique. Or, selon l’Insee, la dette publique de la France, fruit de l’accumulation des déficits au fil des ans, s’est établie à 2.255,3 milliards d’euros au premier trimestre 2018, pour atteindre 97,6% du PIB.

Résultat, dépenser plus s’avère compromettant. En revanche, dépenser mieux semble inspiré de bon sens.

Alors bien sûr, le PIB a un côté virtuel, quasi impalpable pour le commun des mortels. D’où l’idée  de promouvoir un BNB (Bonheur National Brut) plus en phase avec les réalités que connaissent les peuples de  tout pays. Lire la suite

L’ACTIVITE ECONOMIQUE CONFRONTEE AU SAUT D’OBSTACLES

Le cheval qui demeure la plus belle conquête de l’homme explique peut-être ce titre quelque peu cavalier.
Car parler de développement économique de pays réputés riches lorsqu’on sait que plus d’un milliard de personnes vivent avec 2 dollars par jour ou moins, peut apparaître indécent. Pourtant, pays développés et pays émergents qui comptent eux aussi, à des degrés divers, des individus en grandes difficultés économiques et sociales, savent leur équilibre menacé pour cause de crises qui parfois semblent s’éterniser. Ces dernières nécessitent en effet de sérieux diagnostics et le recours à de vrais remèdes qui ne rencontrent pas toujours l’assentiment des populations auxquels ils sont destinés. Force est de constater que sur fond d’attractivité, de compétitivité, tous les pays recherchent les voies d’accès à une croissance durable, quitte à imposer de nouvelles approches et méthodes de développement. Mais la période de transition que nous vivons en ce début de siècle peut être longue et soumise à des règles sensiblement différentes  d’un pays à l’autre, en dépit d’une proximité qui n’est pas que géographique.
Comparer l’activité économique de deux pays membres de l’Union européenne est monnaie courante, la situation que connaît l’Allemagne nous étant souvent imposée en grille de lecture d’activités et performances. Voilà pourquoi, nous avons voulu élargir le champ d’investigations en prenant cette fois comme élément de comparaison les Etats-Unis. D’abord parce que ce pays s’appuie sur des fondamentaux quasi identiques aux nôtres dans le cadre de son développement. Ensuite parce que ce pays se relève lui aussi de la crise financière de 2008-2009 qui a semé la zizanie dans de nombreuses régions du globe.
L’analyse qui est proposée dans la chronique audio s’appuie sur les résultats des dernières enquêtes de conjoncture réalisées par différents instituts en France et aux Etats-Unis. Lire la suite