PYEONGCHANG A J-1

A l’issue des négociations concernant la participation des athlètes nord-coréens aux JO d’hiver de Pyeongchang en Corée du Sud, Kim Jong Un avait annoncé qu’une délégation de haut niveau assisterait à la cérémonie d’ouverture.

Pas moins de 229 pom-pom girls tout sourires vêtues de manteaux couleur lie de vin et coiffées de chapkas en fourrure noire ont ainsi emboité le pas des sportifs pour se rendre au village olympique. Mais en dépit des questions qui leurs ont été posées par les journalistes présents à l’aéroport rien n’a filtré sur le spectacle proprement dit, car c’est une des surprises du chef. On ne sait d’ailleurs où sera Kim Jong Un lors des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver, peut-être à son bureau. Lire la suite

LES PREPARATIFS DES JO D’HIVER EN COREE DU SUD VONT BON TRAIN

Ryom Tae-Ok et Kim Ju-Sik. Qualifié ce duo Nord-coréen participera aux JO en patinage artistique


Après l’échec de sa candidature face à Vancouver pour les Jeux olympiques d’hiver de 2010, puis de 2014 face à Sotchi au Japon, Pyeongchang a fini par remporter l’organisation des JO d’hiver 2018.
Les monts Taebaek et plus particulièrement les sites d’Alpensia et de Yongpyong, accueilleront donc toute une série d’épreuves qui ont déjà, dans le contexte actuel, un parfum de victoire diplomatico-sportive, la Corée du Nord étant parvenue avec la Corée du Sud, à un accord de participation pour cet événement de portée internationale.
Drapeau olympique et flamme olympique pourront donc trôner sur la péninsule coréenne du 9 au 25 février. Les athlètes des nombreuses nations qui participeront aux épreuves pourront se dire que slalom, ski de vitesse, patinage, courses de bobsleigh, sauts, biathlon, luge, bobsleigh et skeleton… permettent au-delà des remises de médailles remises aux vainqueurs, de rapprocher les peuples et surtout dans le cas présent, de surseoir aux vives tensions géopolitiques que rien ne semblait pouvoir apaiser.
Autrement dit, tout laisse à penser que cette période sera propice à aux rapprochements, aux échanges… sans pour autant occulter l’esprit de compétition et les exploits sportifs qui veulent que les meilleurs gagnent dans chaque discipline.
La chronique audio s’arrête sur l’ambiance des préparatifs de ces JO d’hiver de Pyeongchang qui donneront également lieu à des Jeux paralympiques, dont le caractère festif mais aussi culturel, ne pourra échapper aux regards du monde entier, en ce mois de février 2018. Cliquez ici pour écouter la chronique audio

PRELUDE A UNE ACTUALITE QUI NE MANQUE PAS DE SOUFFLE

En ce début de semaine, l’actualité nationale, européenne et internationale va offrir du grain à moudre à tout chroniqueur en quête d’évènements dignes de ce nom.

Tout d’abord , avec l’organisation à Versailles d’un sommet intitulé « Choose France » qui permettra à Emmanuel Macron de faire valoir avant Davos l’attractivité de la France auprès de quelque 140 grands chefs d’entreprise étrangers, en présence de nombreux ministres du gouvernement. En revanche, nous ne nous appesantirons pas sur l’annonce faite dimanche par le Premier ministre Edouard Philippe concernant le retrait de la candidature de Paris pour l’Exposition universelle de 2025.

Autre temps fort sur le vieux continent, le vote des délégués du parti social démocrate (SPD) allemand qui, réunis dimanche à Bonn, ont approuvé, à une courte majorité, l’ouverture de négociations formelles avec les conservateurs d’Angela Merkel pour former un gouvernement commun. Un début de sortie de crise qui avait fait l’objet d’une chronique diffusée le 16 janvier sous le titre « LE POINT MARQUE EN VUE DE LA FORMATION D’UNE TROISIEME GRANDE COALITION EN ALLEMAGNE RESTE A TRANSFORMER »

Dans le même temps, mais cette fois aux Etats-Unis, on retiendra l’information qui se démarque des bonnes nouvelles et se traduit par l’échec des négociations entre républicains et démocrates qui a mis ce pays en mode « shutdown », le gouvernement fédéral américain se retrouvant à court d’argent. Un couac regrettable pour Donald Trump qui espérait sans nul doute fêter dans de meilleures conditions sa première année au pouvoir.

Comme vous allez le constater, en marge des foyers de tension en Turquie, Afghanistan, Congo, Syrie, Yemen… un vent d’optimisme semble vouloir souffler en Asie.

La dépêche de l’agence Reuters du 21 janvier 2018 faisant état d’une déclaration du président sud-coréen Moon Jae-in qui a jugé que la participation olympique de la Corée du Nord aidera la paix et apaisera les tensions, confirme ce que la chronique intitulée : » COREES : UNE PREMIERE VICTOIRE OLYMPIQUE »mise en ligne le 11 janvier sur la webradio webtv indépendante AWI, laissait entendre.

De quoi alimenter celle qui reviendra très vite sur les préparatifs des JO d’hiver qui vont bon train.

Autant de news qui n’ont rien sacrifié ce week-end à l’AWI-MAGE de la semaine ou encore à l’AWIK-END Music. Cliquez ici pour lire le message d’AWI

FALSE ALARM : NOUS L’AVONS ECHAPPE BELLE

Vous ne vous en êtes peut-être pas rendu compte, mais nous l’avons échappé belle ce week-end. L’alerte au missile balistique lancée par erreur, samedi 13 janvier, peu avant 8 heure, à Hawaï, via sms et réseaux sociaux aux habitants de l’archipel isolé dans le Pacifique central aurait pu avoir des répercussions incalculables.
Tout d’abord parce que Hawaï, archipel volcanique où vivent 1,5 millions d’individus est un État américain.
Ensuite parce qu’en dépit de l’apaisement dernièrement constaté dans le cadre de l’organisation des Jeux olympiques d’hiver en Corée du Sud, les récents lancements de missiles balistiques et essais nucléaires auxquels à procédé la Corée du Nord, étaient à l’origine de la montée en puissance du climat de tension entre Kim Jong-Un et Donald Trump, qui comme on le sait a le tweet rapide et un gros bouton sur son bureau.
En réalité, il s’agissait d’une fake news ou plus exactement d’une false alarm, autrement dit d’une gravissime erreur humaine, survenue lors de la relève d’une équipe de l’agence locale de gestion des événements d’urgence (EMA ) qui dépend du ministère américain de la Justice et utilise aux Etats-Unis le même système Amber pour l’alerte enlèvement dont la fiabilité a toujours été contestée.
Qu’une personne ait par mégarde appuyé sur le mauvais bouton témoigne de la légitimité des craintes que suscitent la gestion des systèmes d’alerte et les risques récurrents de dérapages, de bévues qu’ils comportent.
Fort heureusement, le gouverneur de Hawaï, David Ige, et l’agence locale de gestion des événements d’urgence (EMA) ont démenti, dans les minutes qui ont suivi, l’alerte portant sur l’arrivée d’un missile balistique.
Cet incident préoccupant qui ne peut être pris à la légère, a également montré que le président des Etats-Unis, inévitablement immédiatement informé, a su garder son sang froid.
Nous sommes néanmoins en présence d’une erreur humaine qui aurait pu être fatale et entrainer une réplique lourde de conséquences pour l’humanité et la paix mondiale. Lire la suite

COREE DU NORD – COREE DU SUD : UNE TRÊVE POUR EVITER LE PIRE


Les pourparlers officiels entre la Corée du Nord et la Corée du Sud qui se tiendront mardi prochain dans le village de Panmunjeom, en Corée du Nord, à moins de 500 mètres de la frontière intercoréenne, dans la province de Hwanghae, augurent une trêve bienvenue.

Tout d’abord parce que de tels échanges entre ces deux pays n’ont pas eu lieu depuis décembre 2015. On ne peut donc que souhaiter que ces derniers contribuent à apaiser le vif climat de tension guerrière qui prévaut depuis 1950-1953 . On se doit également d’espérer que cette ouverture conduise Donald Trump et Kim Jong Un à mettre momentanément un terme aux provocations qui inquiètent légitimement la communauté internationale sur fond d’essais balistiques et nucléaires menés par la Corée du Nord.

Le report des exercices militaires à grande échelle menés conjointement par les Etats-Unis et la Corée du Sud dans cette région du monde, mais aussi et surtout l’organisation des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang auxquels comptent participer les Coréens du Nord et du Sud, mais aussi les Américains devraient offrir un retour au calme, même s’il n’est que relatif.

Preuve est apportée dans la péninsule coréenne de cet apaisement avec la présence de banderoles accrochées à une clôture de barbelés près de la zone militarisée séparant les deux Corées, à Paju, en Corée du Sud portant des messages en faveur de l’unification des deux Corées.
Toutefois, l’éclaircie qui se dessine dans la perspective des JO d’hiver demeure relativement aléatoire.

Kim reste en effet visiblement déterminé concernant la détention par son pays d’armes nucléaires, surtout lorsqu’il déclare à l’occasion de ses voeux développer en masse des missiles nucléaires pour un déploiement opérationnel et ajoute, une nouvelle fois, qu’il lancerait une frappe nucléaire si son pays était menacé.

Et c’est là que des images satellites viennent quelque peu ternir le souci d’apaisement.

Les analystes du site 38 North, qui suivent avec attention l’évolution de la situation en Corée du Nord, rapportaient dernièrement que Pyongyang s’apprêtait à tester un moteur-fusée dans une installation de Sohae, où tous les lancements de satellites ont eu lieu depuis 2012.

L’imagerie satellitaire du 25 décembre a notamment révélé qu’un nouveau test de moteur pourrait avoir lieu dans un proche avenir, même s’il ne s’agit pas, selon des sources bien informées , d’un nouveau lancement de fusée.
De plus, certains pays proches ne cachent pas leurs inquiétudes. Lire la suite

COREE : DES OLYMPIADES POUR ENDIGUER UN JEU DANGEREUX

Les Jeux Olympiques d’hiver qui se dérouleront du 9 au 25 février à Pyeongchang, en Corée du Sud, et seront suivis des Jeux paralympiques, du 9 au 18 mars, pourraient constituer une étape clé dans la course folle à la nucléarisation d’armements qui a conduit la Corée du Nord à générer une vive tension au sein du Conseil de sécurité de l’ONU. Autrement dit, ces olympiades pourraient s’avérer particulièrement bénéfiques sur le plan sportif mais aussi diplomatique. Du moins aimerait-on l’imaginer au regard des enjeux. Se saisir de cet évènement qui rassemble et réjouit les peuples pour ouvrir de nouvelles pistes de dialogue entre Pyongyang et Séoul, constituerait sans nul doute le plus bel exploit qu’on aimerait avoir à saluer, en ce début d’année 2018. Toujours est-il  qu’en présentant ses voeux de Nouvel An, Kim Jong-Un a semblé vouloir détendre l’atmosphère en proposant l’ouverture de discussions sur l’envoi d’une délégation nord-coréenne aux prochains Jeux Olympiques d’hiver. Persuadé de disposer d’armements nucléaires opérationnels dont la vocation serait à l’en croire, exclusivement dissuasive, il n’a pu s’empêcher de provoquer en précisant que le bouton de mise à feu était sur son bureau. Un détail qui n’a certainement pas échappé aux observateurs qui voient d’un très mauvais oeil les multiples essais balistiques menés ces derniers temps et n’apprécient pas davantage l’attitude belligérante de ce pays d’Asie orientale. Face à la menace qui pèse sur les Etats-Unis, il n’est donc guère surprenant que lors de sa fête du Nouvel An à Mar-a-Lago, Donald Trump se soit montré dubitatif en déclarant : « Nous verrons, nous verrons ». Il est certain que si les athlètes nord-coréens étaient amenés à participer aux Jeux olympiques d’hiver, un blanc manteau, symbole de paix par excellence, pourrait offrir l’occasion d’une belle sortie de crise, voire encourager sur la lancée un règlement pacifique de la situation. Tout en restant prudent, on ne peut que former le voeu d’un retour à la raison de tous côtés. Une orientation qui devra inévitablement passer par un tremplin de négociation nécessitant le respect de règles strictes pour éviter tout saut vers l’inconnu qui ne pourrait que détruire les efforts de paix déjà malmenés dans de nombreuses régions du globe. Comme il est possible de le  constater, à Pyeongchang, toutes les pistes  sont ouvertes. Chroniques audio de retour prochainement

LA COREE DU NORD AFFICHE UN NOUVEAU VISAGE


Qui se cache derrière ce joli minois ?
Ni plus ni moins la sœur du leader nord-coréen Kim Jong Un.
A 28 ans, Kim Yo Jong vient d’ailleurs d’être nommée par ce dernier membre suppléant du politburo au sein du Parti dirigeant des travailleurs de Corée – l’organe du parti tout-puissant – où les principales affaires de l’État sont décidées.
Parce qu’il s’agit d’une femme, Kim Jong Un estime que sa présence aux sein des plus hautes instances du pays ne constitue pas une menace pour son leadership. De plus, selon le dicton : « Le sang est plus épais que l’eau « , Kim Jong Un juge pouvoir faire totalement confiance à Kim Yo Jong qui n’en est pas à sa première expérience. Lire la suite

DE TWEET EN TWEET TOUTE NEGOCIATION AVEC PYONGYANG SEMBLE VOUEE A L’ECHEC

Alors que la presse et les médias se montrent légitimement préoccupés par de nombreux sujets d’une actualité brûlante – politique intérieure, attentat à Marseille, référendum en Catalogne, massacre perpétué par un tireur fou lors d’un concert de musique country à Las Vegas – l’extrême violence dont se trouve frappée la société civile, dans de nombreux pays, ne peut empêcher de s’interroger sur le climat de tension entre les Etats-Unis et la Corée du Nord que rien ne semble pouvoir apaiser.
Si chacun est bien conscient que tout doit être fait pour calmer les provocations verbales auxquelles se livrent Kim-Jong-Un et Donald Trump sur fond d’essais nucléaires menés par la Corée du Nord, on se doit de rester convaincu que la diplomatie demeure la seule voie susceptible de faire entendre raison à Pyongyang et Washington. Or, un tweet du président des Etats-Unis est venu démontrer dimanche que cette pacifique solution est loin d’être unanimement partagée.
D’un côté comme de l’autre, les positions adoptées ne laissent en effet, en l’état actuel, que peu de marge à une éventuelle négociation.
En parcourant la presse américaine qui consacre bien entendu ses unes au monstrueux massacre d’innocents à Las Vegas, on constate également que les initiatives prises par certaines personnalités américaines pour parvenir à une sortie de crise avec la Corée du Nord, se heurtent à une flagrante fin de non recevoir.
Les tweets adressés par Donald Trump à Rex Tillerson, secrétaire d’Etat américain en visite en Chine qui laissait entendre que les relations avec Pyongyang n’étaient pas rompues, sont on ne peut plus clairs :
“I told Rex Tillerson, our wonderful Secretary of State, that he is wasting his time trying to negotiate with Little Rocket Man,” “Save your energy Rex,” “we’ll do what has to be done!”
Traduction : ne perd pas ton temps Rex à essayer de négocier, il y a mieux à faire. Nous ferons ce qui doit être fait.
Le tout est de savoir quelles sont les intentions réelles de Pyongyang comme de Washington, la volonté de parvenir à un accord apparaissant exclue dans les deux camps. De plus, les pays les plus directement concernés comme la Corée du Sud, le Japon, la Chine et la Russie, se montrent pour le moins fort dépourvus pour décrisper la situation.
Bien que tout le monde aurait gros à perdre, on est en droit de se demander ce qui permettra de mettre un terme à des menaces au ton guerrier qui laissent planer un sentiment de risque de dérapage voire d’escalade. Des hypothèses désastreuses dont les conséquences seraient aussi graves qu’incalculables dans cette région du globe voire bien au-delà. Pour écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon,directeur de la rédaction d’AWI cliquez ici

« THE VIETNAM WAR » DE KEN BURNS APPELLE AUJOURD’HUI A LA RAISON

La diffusion cette semaine, sur la chaîne Arte, des neuf épisodes de 52 minutes de la série documentaire « The Vietnam War », réalisée par l’Américain Ken Burns résonne tout particulièrement aujourd’hui comme un véritable avertissement.
Car la montée en puissance des invectives que se lancent depuis quelques mois Donald Trump, 45e président des Etats-Unis et Kim Jong-un, actuel dirigeant de la République populaire démocratique de Corée, ne font qu’alimenter les risques d’un conflit armé.
Si comme l’affirme Ken Burns : « La guerre offre l’occasion d’observer, le pire évidemment mais aussi le meilleur de l’être humain », il apparaît plus indispensable que jamais que des hommes et femmes de bonne volonté parviennent à faire entendre raison à ces deux détenteurs de pouvoir qui pourraient entraîner le monde vers une véritable catastrophe.
Les propos guerriers de Donald Trump lors de son intervention à l’Onu n’ont eu pour seule conséquence que de conduire Pyongyang à brandir de nouvelles menaces en évoquant une réplique qui se traduirait par un tir de bombe H d‘une puissance sans précédent dans le Pacifique.
Comme nous le précisions récemment, le premier qui commettra l’erreur fatale de déclencher un conflit armé portera l’entière responsabilité des multiples désordres qui s’en suivront. Lire la suite

UN LIVRE ET UN SITE WEB POUR EN SAVOIR PLUS SUR LA COREE DU NORD

Le livre est en français, le site web en anglais. Paru aux éditions Tallandier en octobre 2016, l’ouvrage intitulé : « La Corée du Nord en 100 questions » signé Juliette Morillot, coréanologue spécialiste de la péninsule qui a été professeur à l’université nationale de Séoul et directrice de séminaire sur les relations intercoréennes à l’École de guerre de Paris et Dorian Malovic grand reporter, chef du service Asie pour le quotidien La Croix, a aujourd’hui plus jamais de bonnes raisons d’être lu.
Alors que ce pays intensifie ses essais nucléaires et tirs de missiles balistiques qui se traduisent entre autres par une montée en régime des menaces verbales entre Kim-Jong-un et Donald Trump, les questions posées par les auteurs de ce livre permettent de mieux comprendre ce qui renforce légitimement l’inquiétude de la communauté internationale. Lire la suite