LA COREE DU NORD AFFICHE UN NOUVEAU VISAGE


Qui se cache derrière ce joli minois ?
Ni plus ni moins la sœur du leader nord-coréen Kim Jong Un.
A 28 ans, Kim Yo Jong vient d’ailleurs d’être nommée par ce dernier membre suppléant du politburo au sein du Parti dirigeant des travailleurs de Corée – l’organe du parti tout-puissant – où les principales affaires de l’État sont décidées.
Parce qu’il s’agit d’une femme, Kim Jong Un estime que sa présence aux sein des plus hautes instances du pays ne constitue pas une menace pour son leadership. De plus, selon le dicton : « Le sang est plus épais que l’eau « , Kim Jong Un juge pouvoir faire totalement confiance à Kim Yo Jong qui n’en est pas à sa première expérience. Lire la suite

DE TWEET EN TWEET TOUTE NEGOCIATION AVEC PYONGYANG SEMBLE VOUEE A L’ECHEC

Alors que la presse et les médias se montrent légitimement préoccupés par de nombreux sujets d’une actualité brûlante – politique intérieure, attentat à Marseille, référendum en Catalogne, massacre perpétué par un tireur fou lors d’un concert de musique country à Las Vegas – l’extrême violence dont se trouve frappée la société civile, dans de nombreux pays, ne peut empêcher de s’interroger sur le climat de tension entre les Etats-Unis et la Corée du Nord que rien ne semble pouvoir apaiser.
Si chacun est bien conscient que tout doit être fait pour calmer les provocations verbales auxquelles se livrent Kim-Jong-Un et Donald Trump sur fond d’essais nucléaires menés par la Corée du Nord, on se doit de rester convaincu que la diplomatie demeure la seule voie susceptible de faire entendre raison à Pyongyang et Washington. Or, un tweet du président des Etats-Unis est venu démontrer dimanche que cette pacifique solution est loin d’être unanimement partagée.
D’un côté comme de l’autre, les positions adoptées ne laissent en effet, en l’état actuel, que peu de marge à une éventuelle négociation.
En parcourant la presse américaine qui consacre bien entendu ses unes au monstrueux massacre d’innocents à Las Vegas, on constate également que les initiatives prises par certaines personnalités américaines pour parvenir à une sortie de crise avec la Corée du Nord, se heurtent à une flagrante fin de non recevoir.
Les tweets adressés par Donald Trump à Rex Tillerson, secrétaire d’Etat américain en visite en Chine qui laissait entendre que les relations avec Pyongyang n’étaient pas rompues, sont on ne peut plus clairs :
“I told Rex Tillerson, our wonderful Secretary of State, that he is wasting his time trying to negotiate with Little Rocket Man,” “Save your energy Rex,” “we’ll do what has to be done!”
Traduction : ne perd pas ton temps Rex à essayer de négocier, il y a mieux à faire. Nous ferons ce qui doit être fait.
Le tout est de savoir quelles sont les intentions réelles de Pyongyang comme de Washington, la volonté de parvenir à un accord apparaissant exclue dans les deux camps. De plus, les pays les plus directement concernés comme la Corée du Sud, le Japon, la Chine et la Russie, se montrent pour le moins fort dépourvus pour décrisper la situation.
Bien que tout le monde aurait gros à perdre, on est en droit de se demander ce qui permettra de mettre un terme à des menaces au ton guerrier qui laissent planer un sentiment de risque de dérapage voire d’escalade. Des hypothèses désastreuses dont les conséquences seraient aussi graves qu’incalculables dans cette région du globe voire bien au-delà. Pour écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon,directeur de la rédaction d’AWI cliquez ici

« THE VIETNAM WAR » DE KEN BURNS APPELLE AUJOURD’HUI A LA RAISON

La diffusion cette semaine, sur la chaîne Arte, des neuf épisodes de 52 minutes de la série documentaire « The Vietnam War », réalisée par l’Américain Ken Burns résonne tout particulièrement aujourd’hui comme un véritable avertissement.
Car la montée en puissance des invectives que se lancent depuis quelques mois Donald Trump, 45e président des Etats-Unis et Kim Jong-un, actuel dirigeant de la République populaire démocratique de Corée, ne font qu’alimenter les risques d’un conflit armé.
Si comme l’affirme Ken Burns : « La guerre offre l’occasion d’observer, le pire évidemment mais aussi le meilleur de l’être humain », il apparaît plus indispensable que jamais que des hommes et femmes de bonne volonté parviennent à faire entendre raison à ces deux détenteurs de pouvoir qui pourraient entraîner le monde vers une véritable catastrophe.
Les propos guerriers de Donald Trump lors de son intervention à l’Onu n’ont eu pour seule conséquence que de conduire Pyongyang à brandir de nouvelles menaces en évoquant une réplique qui se traduirait par un tir de bombe H d‘une puissance sans précédent dans le Pacifique.
Comme nous le précisions récemment, le premier qui commettra l’erreur fatale de déclencher un conflit armé portera l’entière responsabilité des multiples désordres qui s’en suivront. Lire la suite

UN LIVRE ET UN SITE WEB POUR EN SAVOIR PLUS SUR LA COREE DU NORD

Le livre est en français, le site web en anglais. Paru aux éditions Tallandier en octobre 2016, l’ouvrage intitulé : « La Corée du Nord en 100 questions » signé Juliette Morillot, coréanologue spécialiste de la péninsule qui a été professeur à l’université nationale de Séoul et directrice de séminaire sur les relations intercoréennes à l’École de guerre de Paris et Dorian Malovic grand reporter, chef du service Asie pour le quotidien La Croix, a aujourd’hui plus jamais de bonnes raisons d’être lu.
Alors que ce pays intensifie ses essais nucléaires et tirs de missiles balistiques qui se traduisent entre autres par une montée en régime des menaces verbales entre Kim-Jong-un et Donald Trump, les questions posées par les auteurs de ce livre permettent de mieux comprendre ce qui renforce légitimement l’inquiétude de la communauté internationale. Lire la suite

L’AWI-MAGE DE LA SEMAINE – LE H DE TROP

AWI avait prévu une tout autre image pour illustrer la semaine.
Mais le sixième et le plus puissant test nucléaire mené ce dimanche par la Corée du Nord, avec une bombe à hydrogène, au mépris des résolutions et des sanctions du Conseil de sécurité des Nations Unies, s’est imposé. Un événement qui risque fort d’avoir des répercussions la semaine prochaine au-delà des places financières.
L’annonce de Pyongyang a eu lieu quelques heures après que les agences sismiques internationales aient détecté un tremblement de terre artificiel près du site de test du Nord, que les responsables japonais et sud-coréens ont déclaré être environ 10 fois plus puissant que le tremblement après son dernier test nucléaire il y a un an.
Alors que la Chine a déclaré condamner fermement ce test nucléaire en exhortant Pyongyang à mettre fin à ses essais, l’inquiétude gagne. Or Kim Jong Un semble rester sourd aux appels qui lui sont lancés par la communauté internationale. Réactions cliquez ici

LA FABLE DU TIGRE ET DU HERISSON

Finalement, on aimerait penser que l’escalade verbale à haut risque entre Kim Jong Un et Donald Trump s’arrête là. Car la morale de cette histoire qui génère un climat de tension compréhensible bien au-delà des îles Mariannes est sans doute contenue – du moins faut-il l’espérer – dans un conte accessible aux enfants nord-coréens âgés de 4 à 5 ans intitulé “A Hedgehog Defeats the Tiger”. C’est la raison pour laquelle Patrick Gorgeon, directeur de la rédaction de la webradio webtv indépendante AWI vous donne rendez-vous en tout début de semaine prochaine pour essayer de comprendre comment et pourquoi le hérisson sensé incarner la Corée du Nord a toujours voulu tenir tête au tigre représenté par les Etats-Unis et vice versa. De quelle façon l’un comme l’autre  sont en ce XXIe siècle parvenus à sauver la face sans ne jamais en venir à commettre l’irréparable. C’est du moins ce qu’on aimerait constater prochainement, conscients que la nucléarisation de l’armement, conçue avant tout pour dissuader, constituera néanmoins en raison de sa détention par 9 pays* une menace patente et pérenne pour l’humanité. Cliquez ici pour écouter la chronique audio