UN SIGNAL GLACIAL DE FRACTURE ENVOYE DEPUIS L’ANTARCTIQUE

Nous en avions fait l’Awi-Mage de la semaine en 2016. Mais depuis, la situation n’a cessé d’évoluer, dans le mauvais sens. L’iceberg dont la superficie équivaut à 50 fois celle de Paris est en effet sur le point de se détacher du continent Antarctique. De quoi relancer le débat et mobiliser les défenseurs de la lutte contre le réchauffement climatique qui ont récemment vu les Etats-Unis se détacher de l’accord climat de Paris. Surveillée de près par les scientifiques, la faille baptisée « Larsen C »,qui mesure plus de 110 km de long et 530 m de profondeur révèle un phénomène de fracture qui pourrait refroidir les climatosceptiques. Car si le dérochage de cet immense iceberg ne doit pas, aux dires de certains observateurs, avoir d’impact sur le niveau des océans, il ne fera que fragiliser des glaciers capables, pour leur part, de faire monter de 10 cm les mers du monde si ces derniers devaient se trouver à terme exposés à l’océan Antarctique. De plus, ce gigantesque glacier flottant sera amené à dériver dans des eaux dont la température est en constante augmentation. Qu’il s’agisse d’un phénomène somme toute naturel ou d’une conséquence des émissions de gaz à effets de serre provoquées par l’activité humaine, on ne peut rester indifférent à la situation. Cliquez ici pour lire la suite et visualiser le clip vidéo

DONALD TRUMP DECLARE U.S. WITHDRAWAL FROM PARIS CLIMATE AGREEMENT

Comme le montre l’image qui illustre le texte de présentation de la chronique vidéo, si les ours polaires se sont montrés profondément dépités en apprenant la sortie des Etats-Unis de l’accord climat, sur tous les continents une immense tristesse a été partagée par l’ensemble de l’humanité.
Jamais le suspense relatif à la décision d’un chef d’Etat représentant la première puissance mondiale également premier pollueur de la planète, n’aura été aussi intense qu’insupportable, en dehors des déclarations de guerre, même si elle en a cruellement donné l’impression et laissera des traces.
Alors que la surchauffe est d’ores et déjà perceptible sur la planète Terre, jamais le monde n’aura été autant au bord de l’asphyxie sur fond de risque de dénonciation d’un accord climat signé à Paris, en décembre 2015.
Pire que les reality shows, les meilleurs séries et autres films à sensations made in us, la Trump climate story s’est achevée jeudi 1er juin 2017 par une déclaration dans les jardins de la Maison Blanche.
De quoi alimenter bien des chroniques dont AWI ne pouvait pas faire l’économie.
La webradio webtv AWI vous invite à consulter la chronique vidéo de Patrick Gorgeon, directeur de la rédaction, qui bien qu’enregistrée trois heures avant que le 45e président des Etats-Unis ne fasse sa déclaration de guerre aux partisans de la lutte contre le réchauffement climatique, livrait une analyse qui s’est avérée exacte. Cliquez ici pour consulter la chronique vidéo

TRUMP AU CHARBON


Le titre de la chronique vidéo que vous êtes invités à consulter cette semaine pourrait prêter à sourire. Or, il n’en est rien !
Car les récentes décisions qui ont été prises par le 45e président des Etats-Unis concernant la relance des énergies fossiles pourraient bien coûter fort cher aux Américains mais aussi à l’humanité toute entière.
Au vu de ces dernières qui marquent un véritable retour en arrière, on pourrait s’amuser à transformer le « call me » en un « Coal me », référence étant faîte au coup de grisou écologique généré par la relance du charbon.
On comprend aisément que Laurent Fabius, ancien ministre des Affaires étrangères qui fût également président de la COP21 ait dénoncé mercredi les décisions prises par la nouvelle présidence américaine en matière de lutte contre le réchauffement climatique estimant qu’il s’agissait là d’un « recul grave ».
Alors que le président des Etats-Unis cherche à privilégier les vieilles recettes d’une époque révolue à base d’industries polluantes, on finit par se demander à quoi sert la Silicon Valley porteuse d’innovations remarquables dont bon nombre sont axées sur l’exploitation des énergies renouvelables.
La chronique vidéo s’intéresse également à bien d’autres réalités qui touchent d’autres pays développés, souvent montrés en exemple. Sans parler de ressources énergétiques hors pétrole et charbon dont on ne maîtrise toujours pas le traitement des déchets, à l’instar du nucléaire.
Cliquez ici pour consulter la chronique vidéo de Patrick Gorgeon

ACCORD DE PARIS SUR CLIMAT ACCEPTE ET FUMEE BLANCHE.

Fumée blanche ( Photo Pg)

La crise de larmes de la représentante d’une ONG, choquée de constater, vendredi soir, la non prise en compte des droits de l’homme dans le projet d’accord soumis aux 195 pays participants à la COP21, illustre en partie les tensions qui ont marqué les négociations visant à parvenir à un compromis Climat. Laurent Fabius, Ministre des affaires étrangères de la France et, Président de la COP21 qui a toujours eu l’art de la formule, rappelait d’ailleurs, au terme du marathon « Si chacun exige 100%, finalement chacun obtient 0% ». En attendant la COP22, à Marrakech, au Maroc, la photo de la semaine signée Pg, illustre le compromis obligé auquel se doivent de parvenir les Etats signataires de la COP21, à Paris. Une conférence mondiale sur le climat, made in UNFCCC, qui ne pouvait se traduire au final, par un échec cuisant, en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Surtout lorsque le monde entier a les regards tournés vers l’avenir de l’humanité sur la planète Terre. D’où l’épaisse et polluante fumée blanche qui annonce la signature possible d’un accord universel sur le climat à valeur historique !En attendant l’heure de vérité, le texte final devant être présenté à la mi-journée aux représentants des 195 pays et être formellement adopté en séance plénière par toutes les délégations présentes au Bourget. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et président de la COP21 a pu annoncer, samedi 12 décembre, à 19H36, que l’accord de Paris sur le Climat était conclu. Un accord historique pour l’humanité. Un accord signé par 195 pays qui marque un tournant majeur pour la protection de l’environnement. Un accord qui offre de véritables perspectives en matière de transition énergétique et donc de lutte contre le réchauffement climatique à l’échelle planétaire. AWI vous invite à écouter la déclaration faite en séance plénière par Laurent Fabius, suivie des applaudissements et hourras de l’ensemble des délégations présentes au Bourget. Lire la suite

RESSOURCES EN EAU ET RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE DANS LE MEME BATEAU EN PLEINE COP21

eau

Le 5 décembre 2015, les dernières discussions et négociations qui se sont déroulées à l’occasion de la première semaine COP21 ont abouti à un projet d’accord qui sera soumis dés lundi aux ministres représentants les 195 Etats participants, auxquels il reviendra d’entériner les décisions qui seront prises.
Car il reste encore dans cette ébauche d’accord beaucoup de parenthèses, de crochets…. et de sujets en suspens concernant notamment les engagements que devront prendre les pays pauvres, les pays émergents et les pays riches.

En saluant les efforts déployés par les « mousquetaires » du climat : Manuel Pulgar Vidal, ministre de l’environnement du Pérou, Janos Pasztor, sous-secrétaire général des Nations unies sur les changements climatiques, et Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères mais aussi président de la COP21, s’est dit néanmoins optimiste quant aux chances de succès de cet événement planétaire en affirmant : « La COP de Paris ne sera pas celle des simples intentions ! »

Il est vrai qu’en dépit de points de désaccords portant entre autres sur les contributions financières des Etats, les exposés des représentants des différentes régions du monde ont témoigné, le 5 décembre, une volonté unanime de faire du voyage Durban-Paris une étape clé dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Qu’il s’agisse des forêts, de l’agriculture, des océans, des ressources en eau, de la lutte contre les pollutions de toutes natures, des énergies renouvelables, des assurances, des nouvelles technologies, moyens de financement…, tous les sujets ont été abordés avec une grande clarté. Les témoignages de ministres de nombreux pays, de représentants d’ONG et d’entreprises, ont également marqué un temps fort de cette importante partie des négociations qui visent à parvenir à un accord acceptable le 11 décembre. Mais il faudra encore beaucoup de talent et de compromis pour que les objectifs fixés par la COP21 soient atteints.

Parmi les préoccupations évoquées lors de la COP21, les ressources en eau ont été confirmées comme un bien commun pour l’humanité et une denrée indispensable à la vie sur Terre. Et si Jean-Louis Chaussade, Directeur général de Suez environnement, n’a pas utilisé l’expression « stress hydrique » lors de son intervention au Bourget, les explications qu’il a fournies ont clairement mis en évidence que lutte contre le réchauffement climatique et préservation des ressources en eau étaient intimement liées.

Nous reprenons dans le document audio consultable sur la webradio webtv AWI l’essentiel des propos qu’à tenus Jean-Louis Chaussade, au cours de la matinée du 5 décembre 2015. Cette intervention ne saurait masquer les très nombreuses et remarquables contributions d’acteurs français et étrangers qui se sont exprimés à cette occasion.

La deuxième semaine de négociations qui démarre aujourd’hui devra se solder vendredi par la signature d’un accord climat ambitieux et contraignant. Ce dernier devra constituer la véritable feuille de route d’un développement durable à l’échelle planétaire. Alors, et alors seulement, la COP21 restera inscrite comme une étape aussi décisive qu’historique ayant réussi à unir les nations du globe autour d’engagements visant à relever l’immense défi du réchauffement climatique au niveau mondial.. Lire la suite

LA PHOTO DE LA SEMAINE…SANS PAROLES

Bidon rouge (photo Pg)

En cette fin de semaine, marquée par le premier tour des élections régionales en France, le profond tumulte qui agite l’actualité nationale et internationale aurait pu nous amener à reprendre soit la photo de la semaine du 30 octobre « Isoloirs pour régionales » , soit celle du 31 novembre « Tourbillon d’actu ». Mais c’est finalement cette photo intitulée « Bidon rouge » que nous avons choisie pour illustrer cette semaine, en pleine mi-temps de COP21. Elle témoigne de l’impact que peuvent avoir certains déchets retrouvés échoués de beau matin sur une plage de Normandie. Elle apporte la solide démonstration des risques encourus pour cause de dérive de déchets hautement toxiques. Elle reste en tant que telle plus significative que toute sculpture symbolique créée par les mains de l’homme dans le cadre des actuelles préoccupations climat et énergie. Elle reflète concrètement l’une des réalités auxquelles nous avons à faire face pour parvenir à préserver les milieux naturels et par voie de conséquence la santé humaine sur Terre. Lire la suite

COP21 : LES WEBCAMS D’ALTITUDE REGARDENT LES REALITES EN FACE

Les températures particulièrement élevées observées un peu partout dans le monde en cette année 2015 et plus particulièrement en ce début d’automne, viennent concrètement soutenir ce qui pouvait encore sembler très accessoire concernant l’influence du réchauffement climatique sur nos conditions de vie et notre développement à venir.
Il suffit pour s’en convaincre de consulter les webcams implantées dans les stations de sport d’hiver qui fournissent en temps réel des images sur l’état de l’enneigement.
Force est de constater que les sommets se dégarnissent à vitesse grand V et que même au-delà de 3.000 mètres d’altitude, la neige fait cruellement défaut. Bien sûr, il y a fort à parier qu’à un moment ou un autre, cette situation s’inversera.
Mais il faut avouer qu’à trois semaines de l’ouverture de la COP21, ces images impressionnantes soulignent l’ampleur d’un phénomène que plus personne ne peut ignorer.
Si les réunions organisées dans le cadre de la préparation de la conférence internationale sur le climat mettent actuellement essentiellement en avant le rôle des Etats, les entreprises publiques et privées témoignent elles aussi, depuis déjà quelques temps, un intérêt grandissant pour ce qui s’apparente à un défi planétaire.
Comme le soulignait encore récemment Laurent Fabius : « Les entreprises ont montré qu’elles étaient de plus en plus sensibles à cette question, à la fois parce que les chefs d’entreprise ont des convictions […] mais aussi parce que la croissance verte c’est aussi un bon « business ».
Autrement dit, ceux qui sont en dehors de ce « business » risquent selon le ministre des affaires étrangères français de rencontrer de grandes difficultés.
Au vu des efforts déployés par de nombreuses entreprises pour engager ce combat, Il semble désormais acquis que transition écologique et croissance économique ne s’opposent pas, bien au contraire.
Si nous sommes tous individuellement concernés, il paraît évident que les Etats mais aussi les acteurs économiques doivent se mobiliser et agir pour le climat, même si la douceur angevine n’est pas faite pour déplaire à tout le monde, du moins dans un premier temps. Quand les webcams d’altitude regardent les réalités en face sera le thème de la prochaine chronique proposée sur AWI. Lire la suite

LA COP21 CRIE « HOUILLE ! »

Cette chronique proposée à moins d’un mois de l’ouverture de la COP21 permet de revenir sur plusieurs sujets dernièrement abordés sur AWI. Les experts du climat affirment en effet que les villes et l’innovation seront dorénavant appelées à jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre le changement climatique.
Pour alimenter la réflexion déjà engagée sur ces thèmes, nous retiendrons entre autres deux articles publiés dans le dernier numéro de Problèmes économiques consacré à la COP21.
Il s’agit d’une part de celui intitulé « Repenser l’impact écologique des villes » signé Dominique Gauzin-Müller, architecte et rédactrice en chef de Elk/Ecologik, empreint d’optimisme, et de celui frappé de réalisme que l’on doit à Carole Mathieu, chercheuse au Centre énergie de l’institut français des relations internationales (IFRI) portant sur le caractère contraignant des engagements que devront prendre les 195 pays participants à la conférence mondiale sur le climat.
Quoi qu’il en soit, la toute récente visite de François Hollande en Chine témoigne de l’énergie déployée pour tenter d’assurer le succès de ce grand rendez-vous climat, même si rien n’est encore joué.
Premier pays émetteur de gaz à effet de serre avec 25% du total des émissions mondiales, la Chine brûlerait finalement selon des données gouvernementales encore plus de charbon +17 % qu’elle ne le laissait entendre. Selon le New York Times, cette révision à la hausse des chiffres officiels signifie que la Chine a produit près d’un milliard de tonnes de plus de dioxyde de carbone par an par rapport aux calculs initiaux, soit plus que ce que l’économie allemande émet chaque année à partir de combustibles fossiles. Quant à l’Inde qui souhaite qu’un accord concret soit signé à Paris, elle occupe pour sa part la troisième place dans le classement des plus gros pollueurs de la planète établi par le Global Carbon Projetc.
Par ailleurs, si l’Europe dont les émissions mondiales de GES ne représentent que 11% au niveau mondial se présente comme la bonne élève pour avoir réussi à diminuer ses émissions de gaz à effet de serre depuis 1990, l’Allemagne notamment, fait figure de trublion, même si ce n’est pas la seule.
En cause, l’abandon progressif du nucléaire qui a conduit ce pays, souvent cité en exemple dans de multiples domaines, à augmenter la production de ses 130 centrales à charbon.
Mais en termes d’émissions de CO2 par habitant, le pompon rouge au niveau mondial revient aux Etats Unis.
Autant dire que les efforts à produire pour relever le défi climat sont gigantesques. Les négociations seront donc particulièrement délicates pour parvenir à limiter à +2°C la température mondiale à un horizon pas si lointain, certains annonçant déjà la probabilité de +3 voire +4°C.
Les solutions d’avenir sont elles dépendantes des villes aux croissances vertigineuses et de l’innovation en plein boom ? La COP21 enverra t’elle un signal suffisamment fort en faveur d’une transition vers une économie sobre en carbone ? Telles sont les questions qui serviront de guides à la prochaine chronique audio associée à ce texte de présentation. Lire la suite

L’AVANT-PROJET D’ACCORD DE LA COP21 PAS BONN ET UN FRANCOIS HOLLANDE PEU DISERT SUR LE CLIMAT


En annonçant, il y a peu, que le 1er septembre serait désormais la « Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création », le pape François,, toujours très au fait de l’actualité, aurait aimé graver dans le marbre une journée mondiale pour l’environnement.
Mais cet appel au réveil des consciences des nations, venu du Vatican, lancé à la veille de conférence internationale sur climat, a fait un flop.
Le pape François, homme très engagé pour la sauvegarde de l’humanité doit aujourd’hui douter de l’existence d’une réelle volonté des représentants des peuples à s’accorder sur les moyens financiers et solutions techniques susceptibles de permettre l’atteinte des objectifs visant à lutter contre le réchauffement climatique.
Car en lançant lors de la session de négociations ouverte à Bonn un appel aux participants pour que ceux qui sont en mesure de le faire apportent leur contribution, Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la convention-cadre de l’ONU sur le climat, a dû constater que la quête était bien pauvre.
Et force est d’observer que la grande conférence qui doit réunir à Paris 195 pays autour des questions climatiques manque de financement. Les caisses de l’ONU présentent en effet un trou de 1,2 million d’euros. Autrement dit, en l’état actuel, il y aura tout juste de quoi payer la session de négociations ouverte lundi à Bonn qui n’a d’ailleurs pas été à la hauteur des espoirs, mais de plus, il n’y aura pas assez pour couvrir la prochaine session prévue en octobre.
Or, sans ces rencontres, il sera difficile d’élaborer l’avant-projet d’accord qui doit être soumis aux débats de la COP21 à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015.
Faut-il croire à la sauvegarde de la planète et au miracle ?
Rien n’est moins sûr, la sixième conférence de presse du Président de la République d’une durée de deux heures qui s’est tenue le 7 septembre n’ayant accordé que 5 petites minutes aux enjeux de la conférence internationale sur le climat (COP21) qui butent visiblement sur la question essentielle du financement. Lire la suite