EN PLEIN ELAN – Chronique actualisée le 9 juin 2018 à 21H

Députés et sénateurs ont intérêt à tenir le rythme s’ils veulent que l’Elan entendez la loi dite : « Evolution du logement, aménagement et numérique » soit votée au Parlement d’ici l’été.
Le nombre impressionnant d’amendements, près de 2.000 restant encore à examiner, témoigne en effet de la taille gigantesque du chantier qui devrait contraindre les législateurs à des prolongations durant le week-end.
Il faut reconnaître que dés qu’on touche au logement privé et social, on s’aperçoit très vite de la complexité du jeu de construction, compte tenu du nombre de pièces qui doivent être simultanément repensées, qu’il s’agisse entre autres de l’encadrement des loyers, des règles d’urbanisme, des permis de construire, des baux numériques, des copropriétés, de locations touristiques, de logements pour handicapés, de transformation de bureaux en logements…
Sans nier le caractère positif des actions menées précédemment, force est de reconnaître que ces dernières n’ont pas permis de répondre à tous les problèmes posés.
La phrase qui introduit le projet de loi ELAN résume clairement la situation : « Notre politique du logement est encore trop pensée pour les besoins d’hier, et pas assez pour ceux d’aujourd’hui, encore moins ceux de demain ». Lire la suite

LA RELANCE DE L’ECONOMIE PASSE PAR UNE VERITABLE POLITIQUE D’INVESTISSEMENTS LOURDS

Une personne physique, tout comme une entreprise ou un Etat ne peuvent s’enrichir qu’en investissant. Cette théorie n’appartient pas qu’à certains chantres de l’économie qui ont par le passé nourri nos pensées et parfois nos actes.
L’objectif consistant à investir dans des secteurs porteurs d’avenir.
Dans ce domaine, l’urbanisme avec tout ce qu’il comporte en termes d’infrastructures, de logements tant individuels que collectifs, tant privés que sociaux, de services de proximité, d’équipements de toutes natures, constitue un déterminant du développement qui se veut désormais durable.
Depuis le XVIII e siècle, les grands centres urbains jouent en effet un rôle moteur dans la croissance économique, leur poids dans l’économie mondiale devenant de plus en plus déterminant. Aujourd’hui, les six cents plus grandes métropoles planétaires représentent plus d’un tiers de la richesse mondiale. Ce phénomène est favorisé par une urbanisation croissante qui devrait se poursuivre jusqu’en 2050, la progression s’annonçant particulièrement soutenue dans les pays en développement. Mais les pays développés n’échappent pas à la règle même si les défis à relever ne sont pas rigoureusement identiques compte tenu des progrès déjà accomplis.
A l’heure où la stratégie d’aménagement du territoire français se heurte à une crise mondiale et au défaut de moyens financiers récurrents, le manque cruel d’imagination visant à innover dans ce domaine est patent.
Cette situation souligne le caractère très déconnecté des récentes mesures annoncées par le Premier ministre pour relancer la construction neuve en France.
D’où l’intérêt du dernier numéro de Problèmes économiques intitulé « Les villes dans la globalisation » qui met notamment l’accent sur les villes intelligentes « smart cities » qui visent à mobiliser les nouvelles technologies au service d’une gestion urbaine plus efficace et plus durable.
Démonstration que la solution de sortie de crise passe par l’investissement. Et qu’elle fait appel à une volonté politique clairement exprimée visant à orienter la société vers un développement, à la fois plus dynamique et harmonieux, résolument tourné vers le bien être de toutes les générations.
Car tout laisse à penser que c’est à ce prix que pourront se dessiner des perspectives encourageantes en termes d’activité, de compétitivité et d’emploi. Lire la suite