DIRECTIVES EUROPEENNES LA FRANCE NE VEUT PLUS SURTRANSPOSER

La France qui a élu à sa tête un jeune président enthousiaste et europhile dont la campagne a largement promu les vertus de l’Europe, serait elle tentée de faire machine arrière ou du moins de vouloir calmer le jeu des transpositions des directives européennes en droit français ?
C’est du moins ce qu’à clairement laissé entendre Christophe Castaner, Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du Gouvernement lorsqu’il a délcaré : « Le gouvernement veut arrêter de « surtransposer » les directives européennes dans le droit français afin de renforcer l’attractivité de la place de Paris, notamment dans le cadre du Brexit. » Cliquez ici pour lire la suite et écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon

EN PLEINE GUERRE ECONOMIQUE MONDIALE LE PAVILLON FRANÇAIS FLOTTE EN TERRE ETRANGERE

Face à une reprise jugée « fragile » par le chef de l’Etat qui répondait hier aux questions de journalistes à l’occasion de la Fête nationale du 14 juillet, les actions menées par nombre de nos entreprises qui se livrent à un combat sans merci sur fond de grande guerre économique mondiale méritent sans nul doute d’être saluées.
A ce titre, la dernière étude de l’INSEE portant sur la présence de filiales de grands groupes français à l’étranger renvoie une image qui tend à traduire le dynamisme d’une partie importante de nos industries et de nos services au niveau planétaire.
L’ internationalisation galopante de l’économie qui ne se limite pas au seul développement des exportations et importations, la création de filiales, voire la prise de contrôle d’unités existantes à l’étranger faisant également partie de la stratégie.
Toutefois, les données communiquées par l’INSEE au sujet des groupes français à l’étranger ne doit pas masquer que la France se situe juste derrière les Etats-Unis et l’Irlande, sur l’échiquier mondial des acquisitions d’entreprises nationales par des concurrents étrangers.
De plus, certains chiffres doivent être interprétés avec précaution, les grands groupes français annonçant 5 millions de salariés à l’étranger dont 3 millions hors Union européenne, sans que cette tendance implique l’embauche de Français expatriés ni n’induise une baisse du chômage en France.
Par ailleurs, lorsqu’on examine les statistiques fournies par le ministère des affaires étrangères français, ces dernières confirment que si 1.427.046 français sont partis en dehors de France en 2008, ils étaient 1.566.119 fin 2011.
Et lorsqu’on cherche à savoir où vont ces Français qui quittent l’Hexagone, on s’aperçoit que la Suisse, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne figurent aux premiers rangs. Toutefois, bien d’autres pays comme la Belgique, l’Espagne, Israël, le Canada , mais aussi le Maroc, l’Algérie , la Tunisie, ou encore la Chine, le Brésil et le Mexique sont également des destinations choisies par des Français qui ne partent pas en touristes.
Reste que la présence d’entreprises françaises à l’étranger permet d’observer qu’outre les banques et les compagnies d’assurance, aucun secteur d’activité n’échappe à cette tendance à l’internationalisation. Il s’agit certes d’une bonne nouvelle sur fond de mondialisation de l’économie. Mais cette dernière doit néanmoins être nuancée compte tenu de réalités qui ne peuvent être ignorées.
La guerre qui fait rage met la France dans l’obligation de s’armer pour relever les défis auxquels elle doit faire face sur son propre territoire, tout en poursuivant ses efforts de conquêtes de marchés en terre étrangère. Lire la suite

LE BRESIL UN PAYS SPORTIF EN MAL DE COMPETITIVITE

Fondée sur une composition rythmique syncopée, issue d’un mélange entre les traditions des noirs africains amenés en esclavage dans les plantations, celles des indigènes et celles des colons européens, la samba nous entraîne au Brésil, un pays champion parmi les émergents qui va prochainement dominer l’actualité la plus chaude. Avec ses 195 millions d’habitants, ce pays d’Amérique latine a en effet réussi à atteindre un taux de croissance de 7,5% en 2010 et à se hisser au rang de septième puissance économique mondiale.
Mais aujourd’hui, la crise qui est passée par là n’autorise plus d’aussi belles performances. Avec un taux de chômage de l’ordre 5,5% de la population active, le Brésil a tout fait pour tenter d’éliminer la pauvreté en créant de multiples bolsa et notamment la « bolsa Familia » qui a permis à 25 millions de brésiliens de sortir de l’extrême pauvreté. Une action qui a provoqué la montée en puissance d’une classe moyenne qui représente désormais plus de 45% de la population. Tout semblait donc bien parti pour que le Brésil remporte la victoire sur le terrain économique et social.
Mais l’année 2013 est l’année ou tout a basculé, le modèle fondé sur une croissance tirée par la consommation ayant marqué le pas. Car le Brésil est confronté à une série de difficultés : la fin du supercycle des prix des matières premières, le changement de cap monétaire de la banque centrale américaine (FED) , une balance commercial qui a atteint son plus bas niveau depuis treize ans, et son manque de compétitivité de son tissu industriel.
Néanmoins, dans quelques jours, le Brésil sera à l’honneur et à la fête. D’une part en raison du déroulement sur son sol, du 12 juin au 13 juillet, de la Coupe du monde de football et d’autre part du fait de la préparation des Jeux Olympiques de 2016. L’heure n’est donc pas au liquidaçao ( soldes) des grands principes qui ont fait leurs preuves. Dilma Roussef élue en 2010 qui a succédé à Lula n’envisage pas de changer de stratégie, même si la décision consistant à augmenter le prix du billet d’autobus de 20 centavos soit 7 centimes d’euros a mis, le 21 juin 2013, 1,5 million de manifestants dans les rues à travers le pays.
Le programme « Brasil sem Miseria » Brésil sans misère notamment a sans aucun doute permis d’éviter un mouvement de protestation révolutionnaire.
Mais si beaucoup a été fait, beaucoup reste à faire. Surtout au moment ou toutes les économies sont frappées par une crise qui n’épargne quasiment aucun pays développé ni aucun pays émergent. Quoi qu’il en soit, le Brésil porteur emblématique du ballon rond va d’ici quelques jours faire danser, chanter… la Terre entière. Lire la suite

CONSEIL STRATEGIQUE DE L’ATTRACTIVITE OU COMMENT UN CHEVAL DE TROIE EST ENTRE SUR NOTRE SOL

« La France pourrait devenir le nouveau marché émergent du monde », ce propos de Anand Mahindra, patron indien du groupe industriel du même nom qui faisait partie de la trentaine de chefs d’entreprises étrangères installées en France invités à l’Elysée pour un conseil stratégique de l’attractivité ne manque pas d’humour.
D’autant que cette rencontre au sommet de l’Etat n’est pas sans rappeler l’épisode fameux de la mythologie grecque, lorsque Ulysse, célèbre pour son intelligence rusée eut l’idée de confier à Epéios la construction d’un cheval géant en bois creux. Présenté comme cadeau, ce dernier cachait en effet  un groupe de soldats qui purent ainsi piller la ville de Troie.
Face à la guerre économique qui fait rage, nombreux sont les pays qui cherchent des solutions et des investisseurs susceptibles de relancer l’activité et de créer des emplois sur leur sol. Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, la Suède, l’Espagne, le Japon ont tous été amenés à conduire des entreprises de séduction.
La France ne disposerait elle plus de talents, de compétences, de forces vives pour conquérir des marchés, créer des richesses et des emplois ?
Les réactions des chefs d’entreprises étrangères aux annonces faites par le président de la République qui sont reprises dans les quotidiens économiques montrent que ces derniers attendent désormais des mesures concrètes, notamment en matière  d’abaissement du coût du travail. Mais le cheval de Troie est bel et bien entré dans notre champ économique national comme un présent pour l’avenir. Reste à savoir la façon qu’auront les guerriers étrangers d’utiliser les armes dont ils disposent., conscients des faiblesses qui sont les nôtres. Dongfeng, groupe public chinois créé à la fin des années 60 pour fournir les camions de l’armée chinoise qui vient de prendre 14% du constructeur automobile français  PSA  après que  Geely! ait racheté de Volvo Cars, démontre que la stratégie de conquête  des pays émergents remet au goût du jour  la mythologie grecque. Lire la suite

DEFIER LA CRISE SUR TERRE EN REGARDANT LE CIEL

Alors que la crise n’en finit pas d’alimenter l’actualité économique, confirmant une rupture d’équilibre entre la production et la consommation, caractérisée par un affaiblissement de la demande, des faillites et le chômage, d’excellentes nouvelles venues du ciel arrivent en France en rafale.
De quoi donner des ailes aux esprits chagrins ! Et le moral aux ténors de secteurs d’activités de pointes, fleurons de notre industrie made in France, qui entraînent dans leur sillage de nombreuses entreprises sous traitantes.
Au-delà de l’industrie du luxe qui superforme, les contrats signés dernièrement par EADS, Airbus, Dassault ou encore Arianespace semblent pouvoir redonner espoir dans nos capacités de rivaliser à l’échelle mondiale sur des marchés on ne peut plus concurrentiels.
Voilà pourquoi AWI a voulu s’arrêter cette semaine sur ces incontestables winners qui attestent d’un véritable savoir-faire dont le poids se mesure en milliards d’euros. De quoi insuffler une nouvelle dynamique dans bien d’autres secteurs auxquels nous faisions allusion dans une récente chronique proposée le 14 février dernier, sous le titre : « PME ET ETI INNOVANTES PERMETTENT DE GARDER ESPOIR DANS LE MADE IN FRANCE » Lire la suite

LES ROBOTS SONT NOS AMIS !

Si vous doutez encore aujourd’hui que la robotique puisse devenir un facteur déterminant  de compétitivité et de création d’emplois, cette chronique vous fera sans doutes changer d’avis. Car les difficultés rencontrées en France dans l’industrie et les services s’expliquent en grande partie en raison du retard accumulé dans ce domaine.

Si la robotique reste chez nous « tabou »,  force est de constater que  tel n’est pas le cas dans un certain nombre de pays développés qui ont investi dans ce domaine, ce qui leur permet de figurer parmi les mieux placés  en termes de maintien  de la part de l’industrie dans leur PIB, sans parler  de la création d’emplois induits. Par ailleurs, dans les pays  nordiques ou anglo-saxons, le secteur des services a nous dit-on trouvé par ce biais des gains de productivité plus importants. Tels sont du moins les séduisants enseignements que livrent  les auteurs de l’article intitulé : »  Economie de la robotique : les nouveaux enjeux » publié dans le numéro 3047 de problèmes économiques publié par la Documentation française. Lire la suite

UN FRANCOIS HOLLANDE RESPONSABLE CHOISIT LA JOURNEE DE LA GENTILLESSE POUR SA PREMIERE CONFERENCE DE PRESSE

Lors de sa première conférence de presse,  François Hollande a répondu à une question relative aux dernières statistiques qui montrent une nouvelle augmentation du chômage en France. Un fléau qui en dépit des mesures prises par le gouvernement Ayrault ne semble ne pas devoir  s’arrêter du jour au lendemain. Le chef de l’Etat a mis en avant le crédit d’impôt destiné aux entreprises qui vise à être opérationnel dés le 1er janvier 2013. Il a également voulu rassurer  les chefs d’entreprise  quant aux conditions liées à l’évaluation de ce dispositif. Pour François Hollande, nous devons tout mettre en oeuvre pour nous adapter à de nouvelles règles de développement et de croissance . Le mot mutation a été prononcé pour répondre  au défi d’ un monde nouveau.  Le président de la République a également pu sourire  en raison de son lapsus  relatif au taux de croissance  et au  taux du déficit public. Pour cette première conférence de presse,  François Hollande a  tenu  à affirmer son attitude  responsable. On saura très vite  si sa prestation lui permet de retrouver quelques faveurs  dans les sondages. Lire la suite

LETTRE OUVERTE A UN CHEVALIER BLANC

Alors que le mot compétitivité est en France sur toutes les lèvres, le rapport de l’un de nos capitaines d’industrie mandaté par le chef de l’Etat pour présenter un certain nombre de propositions récurrentes est attendu comme un message providentiel. Il doit en effet mettre en évidence ce qui peu concrètement être entrepris pour nous remettre en pôle position au niveau international, sans avoir à procéder à de douloureux sacrifices.  Aussi, face à un challenge d’une telle ampleur, le chevalier blanc parviendra t’il à convaincre du caractère fondé des solutions avancées ? En ce début de XXI e siècle qui n’offre, pour le moment, que peu de perspectives de développement harmonieux, chacun aspire à ce que  des hommes et femmes de bonne volonté, disposant d’un certain pouvoir, apportent des clés susceptibles d’ouvrir de nouvelles perspectives en termes d’activités et d’emplois. Puisse le rapport de Gallois, digne héritier d’un certain Perceval, ne pas être un coup d’épée dans l’eau ! Car dans le nouveau Moyen-âge, la France qui reste un vieux pays a un double défi à relever: retrouver une place privilégiée avec ses produits et services au niveau mondial tout en regagnant la confiance de son peuple en l’avenir. Lire la suite

LA COMPETITIVITE DU « Made in France » NE PEUT SE FAIRE A PRIX CASSES

Le rapport Gallois sera t’il le dernier épisode d’une série à rebondissements ; un coup manqué ; un  rapport de plus sans lendemains ; une affaire classée sans suites ? Ou sera t’il finalement le révélateur d’un  refus de regarder  les réalités en face ?

Qu’un rapport  sur la compétitivité du made in France commandé par le plus haut personnage de l’Etat  fasse l’objet de fuites, et donc de révélations dans les médias avant l’heure, relève de la tragi-comédie économique et sociale.
Surtout lorsque son auteur, grand capitaine d’industrie qui a fait ses preuves  à la tête de la SNCF, d’EADS, secteurs stratégiques, manque visiblement à tous ses devoirs en ne protégeant pas suffisamment ses données et sources. Même si ce rapport qui doit être présenté le 5 novembre n’a pas la prétention  d’être à lui seul le remède miracle,  il peut en tout état de causes être porteur de pistes de réflexions  susceptibles de donner un éclairage sur les conditions de  relance d’une mécanique visiblement vieillissante et usée.

Peu importe qu’il s’agisse d’un choc, d’une trajectoire… l’heure  est grave ! Lire la suite

LA VERTUEUSE ECONOMIE VERTE NOUS FAIT LANGUIR

Une société qui cherche à tourner à l’économie verte tous azimuts peut-elle réellement créer plus d’activités et donc d’emplois qu’une société grise qui s’est illustrée depuis l’après guerre par la surproduction et le gâchis permanent avant de finir par échouer ? C’est la  question à laquelle  devront  répondre les Cassandres de la politique qui se lancent depuis quelques temps dans de nombreuses surenchères pour parvenir au développement durable de notre société. Or dans la dans la mythologie grecque, si Cassandre avait reçu d’Apollon le don de prédire l’avenir, on sait ce qu’il advint de ses prédictions.

 

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