G7 : LES SOURIRES DE FACADE LAISSENT PLACE A UNE SOUPE A LA GRIMACE

C’est à bord d’Air Force One que Donald Trump qui s’était envolé pour Singapour à envoyé son tweet annonçant qu’il retirait son soutien au communiqué commun du G7 obtenu non sans difficultés, rejetant la faute sur des propos du Premier ministre canadien Justin Trudeau.

« En raison des fausses déclarations de Justin à sa conférence de presse, et du fait que le Canada impose des taxes massives sur nos agriculteurs, travailleurs et entreprises américains, j’ai demandé à nos représentants américains de retirer le soutien au communiqué, tandis que nous envisageons des tarifs sur les automobiles qui inondent le marché américain! ».

Il s’agit une nouvelle fois d’une volte-face spectaculaire du président des Etats-Unis, sachant qu’il avait déclaré peu avant son départ qu’il y souscrivait.

Ce torpillage de dernière minute rend de facto caduque la déclaration commune sur le commerce grâce à laquelle le « Groupe des sept » (Etats-Unis, Canada, Italie, Royaume-Uni, France, Allemagne, Japon) pensait être parvenu pour sauver la face.
Les sourires de façade affichés par les dirigeants à la fin du sommet du G7 laissent place à une soupe à la grimace qui ne manquera pas de faire des vagues et de susciter de nombreuses réactions.

Il ne resta plus qu’à souhaiter que la rencontre entre Donald Trump et Kim Jong-un qui se veut historique, ne donne pas lieu à un nouveau revirement de dernière minute.

Quoi qu’il en soit, l’échec du sommet du G7, combiné à d’autres événements majeurs comme une rencontre entre Trump et Kim Jong-un, la réunion de la Fed qui devrait relever mercredi prochain ses taux directeurs pour la deuxième fois cette année, suivie de près de celle de la BCE jeudi, ainsi que de la Banque du Japon jeudi et vendredi vont mettre les investisseurs sous pression. Information à suivre

L’IRAN DE RETOUR SUR LA SCENE DU COMMERCE INTERNATIONAL

Après le déplacement en Inde de François Hollande, accompagné d’une quarantaine de chefs d’entreprise, « Rafale et EPR » en tête, la visite mercredi, en France, du président iranien, Hassan Rohani, suscite bien des espoirs en termes d’échanges commerciaux, après la levée des sanctions financières liées à l’arrêt du programme nucléaire.
D’abord à Rome, puis à Paris, le président iranien qui emmène avec lui une délégation de 120 personnalités, dont de nombreux représentants du monde des affaires, signe ainsi avant tout le retour en grâce de ce pays, longtemps placé en liste noire.
En qualifiant son premier déplacement à l’étranger de « page en or dans l’histoire de l’Iran », il a conscience qu’un « long chemin » reste à parcourir pour une réintégration de l’Iran dans le commerce international.
Le dernier numéro de « Questions internationales » publié à la Documentation française intitulé : « Iran : le retour » qui rassemble les analyses de plusieurs spécialistes et observateurs permet d’apprécier les atouts mais aussi les points faibles de ce pays.
Avec un territoire grand comme trois fois celui de la France, l’Iran fait figure de plateforme géostratégique quasi-incontournable dans la région du Moyen-Orient, capable de contribuer à un rééquilibrage dans une zone du globe en proie à de nombreux différends et conflits armés. Lire la suite