FRAPPES MILITAIRES COORDONNEES EN SYRIE : QU’ON SOIT POUR OU CONTRE

Lorsqu’on examine les déclarations faites avant, pendant et après le « one-time shot » (coup unique) par les différents chefs d’Etat qui ont pris la décision de mener des frappes militaires ciblées sur des sites identifiés comme étant de potentiels lieux de production ou stockage d’armes chimiques en Syrie, et qu’on regarde le résultat, on peut parler d’une réussite.
Car il aura tout même fallu attendre 7 ans voire plus pour assister à une prise de conscience des dangers que font peser la détention et l’utilisation d’armes chimiques par certains dictateurs qui à l’instar de Bachar El Assad, demeurent quoi qu’il en soit encore à ce jour impunis. Pour que çà bouge vraiment, il aura fallu attendre que de dramatiques massacres d’hommes femmes et enfants se reproduisent sous nos yeux.
L’opération à haut risque qui a été menée par la coalition n’a quoi qu’il en soit vraisemblablement pas pu être envisagée ni conduite sans une étroite collaboration entre les parties prenantes : Etats-Unis, France, Grande Bretagne, mais aussi avec Russie, la Syrie ayant très vraisemblablement été également informée de l’immente intervention militaire.
En se parant pour la circonstance de leurs costumes de chefs de guerre, les défenseurs du droit international interdisant l’utilisation d’armes chimiques, à savoir Donald Trump, Emmanuel Macron et Theresa May étaient bien conscients de la nécessité d’agir en évitant toute erreur susceptible de déclencher une guerre mondiale. Lire la suite

LE COMMERCE DES ARMES AU BANC DES ACCUSES

C’est un euphémisme de dire que le commerce des armes est destructeur de paix.  Aussi faut-il une nouvelle fois dénoncer l’immense hypocrisie et responsabilité des pays fournisseurs qui, sous des airs de ne pas y toucher, alimentent à travers ce juteux lobbying les massacres de civils dans de nombreuses régions du monde. Et ce qui est vrai en Syrie l’est aussi au Yémen, pays le plus pauvre de la planète. La Russie mais aussi les occidentaux à l’instar des Etats-Unis et de la France notamment sont pour beaucoup dans la catastrophe humanitaire qui frappe le Yémen, depuis trois ans.
La dernière chronique intitulée :  » EM et MBS cherchent à « saouder » les relations Paris Ryad » invitait d’ailleurs à ne pas se voiler la face concernant les enjeux commerciaux entre la France et l’Arabie saoudite. Tout en reconnaissant les améliorations notables dont semble faire preuve le prince héritier à l’intérieur de son royaume, la chronique rappelle d’ailleurs que les actions militaires menées à l’aveugle chez son voisin s’expliquent largement en raison de contrats d’armement qui pèsent lourd, très lourd, trop lourd. Lire la suite