LE SYSTEME DE SANTE GREC FOUDROYE PAR LA CRISE

Alors que la CNAMTS publie cette semaine le bilan de santé 2014 du régime général, l’extrême gravité de la crise qui frappe le système de santé grec témoigne de la chance que nous avons dans ce domaine en France.
En dépit d’une augmentation de 3,1% en 2014, après +2,2% en 2013, les dépenses du régime général d’assurance maladie ne privent pas les Français d’un accès au système de santé.
Les données fournies montrent que les soins de ville (hors soins hospitaliers), qui représentent environ 45% du total des dépenses d’assurance maladie, ont augmenté de 3,6% l’an dernier (+3,8% CJO). Ils avaient progressé de 2,3% en 2013 (+2,6% CJO).
Quant aux versements aux hôpitaux, ces derniers ont progressé de 2,7% (2,8% CJO), après +1,5% en 2013 (+1,5% CJO), dont 2,7% cette année pour le secteur public (2,7% CJO) et 3,1% pour le privé (3,0% CJO)
Les remboursements de médicaments délivrés en ville ont pour leur part diminué l’an dernier de 0,8% (-0,6% CJO), après +0,1% en 2013 (-0,1% CJO).
Si l’arrivée de nouveaux médicaments plus coûteux explique en partie cette augmentation des dépenses, force est de reconnaître que la loi pour le financement de la sécurité sociale votée en 2013 qui avait fixé un objectif national de dépenses de l’assurance maladie pour l’ensemble des régimes à 178,3 milliards d’euros en 2014 devrait, selon le ministère de la santé, être respecté.
Il faut donc se réjouir que la crise économique qui sévit en France et se traduit par une activité atone dans de nombreux secteurs mais aussi l’augmentation inexorable, depuis plusieurs années, du nombre de chômeurs, ne concerne pas encore le fonctionnement de notre système de santé publique.
Car en Grèce, la situation est devenue sur ce plan catastrophique. Or lorsqu’un système de santé perd tous ses repères et moyens d’agir, c’est la société tout entière qui se trouve menacée du pire. Lire la suite

LE CLOUD DE LA LUTTE CONTRE LE TABAGISME NE DOIT PAS MASQUER UNE ACTUALITE SANTE CHARGEE

Si l’actualité aussi dense que fumante ne nous y avait pas poussé, nous aurions dû consacrer la chronique audio à la lutte contre le tabagisme en nous appuyant sur les mesures dernièrement annoncées par Marisol Touraine, ministre de la santé.
Adoption du paquet de cigarettes neutre, interdiction de fumer dans les voitures transportant des enfants de moins 12 ans, interdiction de fumer dans les espaces publics de jeux pour enfants, interdiction du vapotage de la cigarette électronique dans certains lieux publics…sont en effet autant de mesures à mettre au crédit des actions de prévention santé.
Mais pour parvenir dans 20 ans à une génération de non-fumeurs, les défis sont en réalité gigantesques. Surtout lorsqu’on prend connaissance des dernières statistiques disponibles qui révèlent que bien que la consommation de cigarettes soit passée de 59% à 38% chez les hommes de 18 à 75 ans entre 1974 et 2010, elle a augmenté chez les femmes de 28% à 30% dans le même laps de temps. De plus, malgré l’interdiction de fumer dans les lieux publics, cette tendance se confirme aujourd’hui, les jeunes constituant des proies faciles pour une fumante industrie.
Toutefois, en dépit des dépenses considérables générées par ce qu’il faut bien appeler un fléau dénoncé il y a déjà plus de 60 ans, à l’origine de nombreux cancers, le poids des taxes que rapporte la consommation de tabac pèse lourd dans l’équilibre des forces prévention en présence.
En 2011, les ventes de tabac ont ainsi rapporté 15 milliards d’euros versés à l’Assurance maladie.
Or, à la demande de la Cour des comptes, la Caisse nationale d’assurance maladie a estimé que l’ensemble des dépenses imputables directement au tabac atteignait au minimum 12 milliards d’euros. Reste donc environ trois milliards en trésorerie !
Les hausses régulières des prix du tabac, y compris celle devant intervenir en début d’année 2015, rapportent malheureusement plus qu’elles ne coûtent malgré les dégâts considérables que les méfaits du tabac causent en terme de santé publique. De plus, les sommes dépensées pour aider au sevrage tabagique demeurent relativement modestes, la mesure phare comportant un forfait de couverture financière de 50 euros par an pour initier un traitement pharmacologique auquel s’ajoute de coûteuses campagnes d’affichages à l’impact contestable.
Mais, comme vous allez le constater à l’écoute de la chronique audio, les informations santé dignes d’intérêt ne se limitent pas à cela. Lire la suite

ALCOOLISME ET PREVENTION SANTE

Vous connaissiez l’effet « kiss cool » et peut-être ignorez-vous ce qu’est l’effet « destroy ». C’est pourtant, ni plus ni moins, celui que provoque la consommation abusive d’alcool qui a tué en 2012 dans le monde 3,3 millions de personnes, soit plus que le sida, la tuberculose et la violence réunis. Selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS ) plus de 200 maladies dont la cirrhose du foie et certains cancers sont liées à la consommation d’alcool. Le rapport indique également que cette pratique rend plus vulnérable face aux maladies infectieuses comme la pneumonie. En outre, l’usage régulier et intensif de l’alcool peut occasionner des actes de violence et des traumatismes. Bref les effets des verres de trop sont parfaitement connus et transparents sur le plan risques santé.
La dernière édition du Rapport de situation mondial sur l’alcool et la santé [Global Status Report on Alcohol and Health 2014] présente le profil de la consommation d’alcool dans les 194 États Membres de l’OMS, les répercussions de celle ci sur la santé publique et les mesures prises dans ce domaine. Certains pays dont la France ont, il est vrai, renforcé depuis déjà quelques temps les mesures de protection de la population en augmentant les taxes sur l’alcool, en restreignant sa disponibilité par un relèvement des limites d’âge et en réglementant la commercialisation des boissons alcoolisées.
L’abus d’alcool reste un problème de santé publique majeur, surtout lorsqu’on sait que les jeunes se laissent de plus en plus prendre au piège. Les informations contenues dans la chronique audio distille donc quelques vérités dont chacun doit être conscient afin de préserver le capital santé. Lire la suite

LA CPAM DU VAL-DE MARNE ASSURE UN SOUTIEN FINANCIER A DES ASSOCIATIONS LOCALES LIEES AU SECTEUR SANTE

La politique d’action sanitaire et sociale de la CPAM du Val-de-Marne se traduit notamment par des aides collectives, attribuées sous formes de subventions aux associations locales de loi 1901 qui œuvrent dans ces domaines. En 2012, sur les 20 associations ayant présenté une demande, 17 ont bénéficié d’une aide financière. Lors de l’interview audio, Brigitte Sourmail, directrice de l’accès aux droits et de la promotion santé, précise entre autres que le montant des subventions accordées par l’Assurance maladie du Val-de-Marne aux associations Val-de-Marnaises de l’ordre de 125.000 euros en 2012 est demeuré quasiment identique en 2013. Mais, à partir de 2014, l’entrée dans une nouvelle phase de négociations entre l’Etat et la Caisse nationale concernant la convention d’objectifs et de gestion (COG) ne permet pas encore de savoir quelles décisions seront prises.
En réalité, c’est la CNAMTS qui fixe les domaines prioritaires d’intervention, sachant que parmi les champs principaux concernés par les subventions aux associations figurent notamment l’aide aux malades et l’aide aux personnes en situation de handicap. L’occasion de faire le point sur les orientations prises par la CPAM du Val-de-Marne en matière de subventions. Lire la suite

LUTTE CONTRE LA FRAUDE A L’ASSURANCE MALADIE : UNE VERITABLE STRATEGIE

Les fraudes qui touchent  le régime général d’Assurance maladie représentent  chaque année, au niveau national, quelque  150 millions d’euros. Face à ce phénomène la CNAMTS a défini, depuis 2006 , une véritable stratégie, l’objectif étant d’apporter à tous les assurés sociaux le système le plus efficient dans le cadre de leur parcours de soins et de leurs dépenses de santé. Comme le rappelait récemment , dans une interview, Laurence Bergier, directrice de la gestion du risque et de la lutte contre  les fraudes à la CPAM du Val-de-Marne, les fraudes détectées dans ce département ont représenté en 2012 quelque  2 millions d’euros. D’où l’importance des moyens humains et matériels mis en œuvre  notamment avec le concours expert du service médical ; l’utilisation de techniques avancées pour juguler un phénomène dont personne ne peut accepter l’existence et encore moins l’aggravation. Pierre Fender,  directeur  du contrôle-contentieux  et de la répression  des fraudes à la Caisse Nationale d’Assurance Maladie  (CNAMTS)  et Isabelle  Bertin, directrice adjointe, étaient  venus, mardi dernier,  partager avec les équipes dirigeantes de la CPAM du Val-de-Marne les réflexions engagées pour améliorer la lutte contre les fraudes, partager les expériences menées localement et répondre aux questions que soulève ce problème qui met en scène des assurés sociaux, des employeurs, des professionnels de santé, des établissements de soins. Les fraudes constatées dont les montants sont le plus souvent très élevés et les sanctions prononcées par les tribunaux  témoignent  d’une  lutte sans merci contre les fraudeurs, une lutte qui reste un combat de longue haleine et impose une vigilance sans faille. Lire la suite

SEMINAIRE DES MANAGERS DE LA CPAM DU VAL-DE-MARNE EN DIRECT DE CHARENTON

Alors que se tient aujourd’hui 7 décembre, au Novotel de Charenton, le séminaire des managers de la CPAM du Val-de-Marne sur la convention pacte 2013, Gilles Filiberti directeur de cette institution à répondu en direct  à nos questions. Alors que l’année 2012 ne restera pas marquée d’une pierre blanche, compte tenu de la situation économique et sociale  que connaît la France, nous avons voulu savoir  si il était possible de trouver au niveau de l’Assurance maladie  et de ce département en particulier  des raisons d’afficher un optimisme raisonné. De plus, au regard  de l’enquête publiée ce jour dans le quotidien les Echos qui montre que près de la moitié des Français  se sentent  menacés par la pauvreté, nous avons aussi voulu savoir  si  le régime général  d’assurance maladie apparaissait suffisamment solide  pour garantir à tous un égal accès aux soins. D’autres sujets relatifs aux diverses actions menées avec succès  par la CPAM du Val-de-Marne ont également pu être abordés lors de cette interview réalisée en direct . Lire la suite

LE SYSTEME DE SANTE PEUT-IL EVITER LE PARADOXE ?

Le numéro de juillet-août des Cahiers français  publié par la documentation Française intitulé : «  La santé, quel bilan ?» tombe à pic. Le conseil de la Caisse nationale d’assurance maladie doit en effet dévoiler jeudi ses propositions  d’économies pour 2013 qui seront ensuite transmises  au gouvernement pour préparer  le prochain budget  de la Sécurité sociale. Parmi ces dernières figurent  des mesures  d’économes dites classiques, des réformes structurelles  sur les soins lourds concernant les ALD (diabète, cancers…)  et une vingtaine de mesures plus ciblées visant à améliorer  l’accès aux soins. D’où l’intérêt des analyses proposées dans ce numéro des Cahiers français, même si certaines s’avèrent désormais caduques, notamment pour ce qui concerne la TVA sociale qui a été abrogée conformément à ce qu’avait annoncé François Hollande avant son élection à la présidence de la République. Lire la suite