NERFS D’ACIER ET PROFILS ALUMINIUM


Contrairement à ce que laisse imaginer le titre de cette prochaine chronique, il ne sera pas exclusivement question de la récente décision prise par le président des Etats-Unis de taxer les importations d ‘acier de 25% celles d’aluminium de 10%.

Pas plus que de l’éventuelle réplique qui consisterait pour les pays concernés par ces mesures protectionnistes à se rattraper en taxant façon boomerang les produits made in us du type Lewis, Bourbon, et autre beurre de cacahuètes.
Une fois de plus, il importe de regarder les réalités en face !

Il faudrait en effet être très déconnecté pour ne pas percevoir le mouvement de fond qui touche les échanges commerciaux au niveau planétaire et ses conséquences sur le rôle joué par certains pays qui rivalisent en termes de dynamisme, d’innovation, de PIB et de rythme de croissance ?

La compétition à grande échelle qui met aux prises pays développés et pays émergents va générer un profond bouleversement sur le classement des puissances économiques qui fomentent depuis quelques années déjà leurs armes pour se hisser au devant de la scène.

Saluant samedi l’ouverture d’une nouvelle ère du partenariat stratégique entre la France et l’Inde qui doit notamment se traduire par une coopération renforcée en matière de défense , de lutte contre le changement climatique et le terrorisme, lors de sa rencontre avec le Premier ministre indien Narendra Modi, Emmanuel Macron n’a pas hésité à déclarer que Français et Indiens partageaient la même vision du monde.

Un très aimable et encourageant message qui ne peut masquer que la France recule perde plus qu’elle ne gagne de places dans le classement mondial des grandes puissances.
Autant dire que pour rester en lice en tant que fournisseurs de produits et services, la France va devoir déployer des trésors d’imagination et d’action pour garder la main sur des marchés prometteurs.
Chine, Inde, Etats-Unis, mais aussi Japon et Allemagne sont bien des grosses locomotives de l’économie mondiale auxquelles il va falloir s’accrocher pour demeurer dans la course.

Démonstration qu’il faut des nerfs d’acier pour résister à la concurrence et un profil aluminium pour s’adapter aux nouvelles conditions d’un marché en constante évolution. La chronique audio consultable en cliquant sur le lien ci-après vous en dit plus,beaucoup plus !
En cliquant ici et en écoutant la chronique audio, vous en saurez beaucoup plus

LE CHEVAL QUI DOMPTE LE DRAGON SUR LA ROUTE DE LA SOIE

C’est sous ce profil avantageux qu’Emmanuel Macron,  surnommé «Ma-Ke-Long» selon la transcription phonétique de son nom en mandarin, a débuté ce lundi sa visite d’État en Chine.
Le pharaonique projet de nouvelle route de la soie porté par une Chine qui est en passe de ce hisser au premier rang des puissances économiques mondiales, témoigne d’une dynamique avérée qui s’appuie sur la claire volonté de développement affichée par les dirigeants de ce gigantesque pays.
Si la Chine n’occupait en 2017 que la 22e place dans le classement mondial de l’innovation, elle est néanmoins parvenue à passer en 16e position en terme de qualité de l’innovation.
Ces progrès sont attribuables à un certain nombre d’indicateurs solides, s’agissant de la principale économie à revenu moyen en passe de se rapprocher des pays à revenu élevé. Parmi les facteurs qui expliquent le phénomène, on peut citer notamment: l’échelle du marché intérieur, la place occupée par les professionnels du savoir, le nombre de brevets déposés, les exportations de haute technologie, les dessins et modèles industriels par origine…
A se demander si le Consumer Electronics Show (CES) qui se tient actuellement à Las Vegas ne devra pas sous peu se délocaliser pour s’établir dans l’une de ces cités chinoises en plein boom, à l’instar de Shanghai, Beinjing, Tianjin, Shenzhen, Chongqing, notamment, sans parler des Smart cities qui émergent sur le territoire à vitesse grand V. Cliquez ici pour lire la suite puis écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon