FAUT-IL CRAINDRE UNE NOUVELLE CRISE ECONOMIQUE MONDIALE ?

L’image reprise ici illustre l’article paru dans l’édition des Echos du jeudi 11 octobre sous le titre : « Les Bourses européennes flanchent dans le sillage de Wall Street ». Elle témoigne d’inquiétudes qui n’ont rien de virtuelles et reflètent la tendance observée sur les places asiatiques et américaines.
Alors que cette année marque le dixième anniversaire de la crise économique mondiale de 2008 qui allait provoquer ce que l’on sait, plusieurs signes avant-coureurs conduisent à s’interroger sur les impacts que pourraient avoir un remake en 2018. Lire la suite

AUX PREMIERES LOGES LES GENS DU GRAND NORD VIVENT UN GRAND FRISSON


Les Inuits qui habitent un territoire de plus de 6000 kilomètres carrés dans l’Arctique ont pu constater cette semaine que le réchauffement climatique qui fragilise et réduit la banquise, se confirme jour après jour.
En assistant pour la première fois au passage du porte-conteneurs Venta du groupe danois Maersk – long de 200 mètres et large de 35,2 mètres – à faible tirant d’eau qui a été construit au chantier naval de Zhoushan en Chine, tracer sa route sans encombres derrière un brise glace, les autochtones ont-ils été vraiment surpris ?
Confirmation a en effet été apportée qu’en quelques décennies, la calotte glaciaire de l’Arctique a perdu près de la moitié de sa surface, la température ayant presque atteint 30 degrés au nord de la Sibérie cet été. Lire la suite

LES VOIX DE LA RAISON PEINENT A SE FAIRE ENTENDRE

Ce dont il est question dans cette chronique témoigne que les effets Brexit comme ceux relatifs au durcissement des relations commerciales sur fond de renforcement des droits de douane qui mettent aux prises Etats-Unis, Europe et Chine, font mener un train d’enfer aux négociateurs. Et force est de constater que les voix de la raison peinent à se faire entendre.
Dans les grandes lignes, les risques d’erreurs d’aiguillage et de déraillement deviennent nombreux. D’où les interrogations et inquiétudes que soulèvent les bras de fer entre nations voire continents qui ne semblent pas devoir marquer de pause estivale. Lire la suite

LE CHEVAL QUI DOMPTE LE DRAGON SUR LA ROUTE DE LA SOIE

C’est sous ce profil avantageux qu’Emmanuel Macron,  surnommé «Ma-Ke-Long» selon la transcription phonétique de son nom en mandarin, a débuté ce lundi sa visite d’État en Chine.
Le pharaonique projet de nouvelle route de la soie porté par une Chine qui est en passe de ce hisser au premier rang des puissances économiques mondiales, témoigne d’une dynamique avérée qui s’appuie sur la claire volonté de développement affichée par les dirigeants de ce gigantesque pays.
Si la Chine n’occupait en 2017 que la 22e place dans le classement mondial de l’innovation, elle est néanmoins parvenue à passer en 16e position en terme de qualité de l’innovation.
Ces progrès sont attribuables à un certain nombre d’indicateurs solides, s’agissant de la principale économie à revenu moyen en passe de se rapprocher des pays à revenu élevé. Parmi les facteurs qui expliquent le phénomène, on peut citer notamment: l’échelle du marché intérieur, la place occupée par les professionnels du savoir, le nombre de brevets déposés, les exportations de haute technologie, les dessins et modèles industriels par origine…
A se demander si le Consumer Electronics Show (CES) qui se tient actuellement à Las Vegas ne devra pas sous peu se délocaliser pour s’établir dans l’une de ces cités chinoises en plein boom, à l’instar de Shanghai, Beinjing, Tianjin, Shenzhen, Chongqing, notamment, sans parler des Smart cities qui émergent sur le territoire à vitesse grand V. Cliquez ici pour lire la suite puis écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon

POURQUOI LES SANCTIONS CONTRE LA COREE DU NORD N’Y CHANGERONT RIEN

Tant qu’on ne voudra pas comprendre que la Corée du Nord est un état tampon qui a valeur de préservatif et permet de protéger deux grands pays ( Chine -Russie) contre tout risque de contamination américano-sud-coréenne, on n’avancera pas.
Les sanctions prises par la Communauté internationale contre la Corée du Nord, n’ont pour seuls effets que de renforcer la notoriété de Kim-Jong-un auprès de son peuple soumis, en lui donnant la possibilité de l’épater à coups de lancements de missiles balistiques. Quant au Japon, qui a une frontière maritime avec ce pays, il a pour des raisons tant historiques, politiques que géographiques de légitimes raisons de s’inquiéter de tirs qui le menacent au premier chef.
Mais force est de constater aujourd’hui que sur la scène internationale, Kim-Jong-Un est parvenu à se hisser à la Une des magazines afin de démontrer qu’il existe qu’il n’est pas « impuissant ». Il fait tout pour le démontrer, y compris en se présentant comme le papa d’un petit garçon qui suivra ses pas, assurant ainsi comme ce fût déjà le cas pour lui la succession.
Au milieu de tout cela, la détention et les essais d’armes nucléaires par un petit pays de 120.540 km2 marqué par son régime totalitaire qui compte quelque 25 millions d’habitants, dont quasiment 10 millions de militaires, a de quoi inquiéter. C’est d’ailleurs sans doute parce que ce pays d’Asie de l’Est se sait de plus en plus isolé que l’objectif consiste avant tout à apporter la démonstration d’une capacité à tenir tête aux grandes puissances et plus particulièrement les Etats-Unis.
En dépit des critiques adressées à la Corée du Nord par la Chine et la Russie qui ont des frontières communes avec ce pays, l’idée consistant à renforcer les sanctions est loin d’être unanimement partagée par ces derniers. Pékin ne souhaite pas se priver de ce voisin parapluie qui est également pourvoyeur de ressources indispensables. Et la dernière déclaration de Vladimir Poutine qui met en garde contre une « catastrophe planétaire » en cas de durcissement des provocations d’une côté comme de l’autre, sans parler des risques de dérapage, apparaît explicite.
Alors comment sortir du jeu dangereux auquel se livre Kim-Jong-Un en personne ? Lire la suite

BIENVENUE A BORD DE L’ AWI1 POUR UN NOUVEAU VOYAGE AU COEUR DE L’ACTUALITE


AWI a choisi de faire appel aux très élégantes hôtesses de la compagnie aérienne  Hainan Airlines pour vous accueillir à bord de la webradio webtv en cette rentrée 2017. Classée meilleure compagnie chinoise et 9e du palmarès Skytrax 2017 des meilleures compagnies aériennes au monde, cette dernière se distingue également par l’originalité et le chic des uniformes de ses hôtesses et stewards. Imaginés par le couturier chinois Laurence Xu qui vit à Paris, et présentés lors de son troisième défilé dans la capitale française à l’occasion de la Fashion Week haute couture le 4 juillet, les tenues des membres de la flotte d’Hainan Airlines sont clairement d’inspiration haute couture. Laurence Xu  qui introduit plus d’éléments artistiques chinois dans l’univers de l’aéronautique civil a  par ailleurs présenté cette année une trentaine de créations mettant en lumière le batik et la broderie de l’ethnie des Miao, de la province chinoise du Guizhou (sud-ouest)
Pour les hôtesses d’Hainan Airlines, le bas de la robe est orné de motifs rappelant la mer et les montagnes tandis que le décolleté arbore des nuages. Les stewards sont pour leur part vêtus d’un ensemble gris, veste à col mao et pantalon. Si ce jeune créateur de mode chinois a su retenir l’attention avec ces uniformes  très classe, ses autres créations de mode féminine ne sont pas en reste. La qualité d’accueil et la qualité de services demeurent pour AWI aussi indispensables que justifiées. Cliquez ici pour découvrir Laurence Xu et l’une de ses dernières créations

LES CHINOIS ECLAIRENT LA MONDIALISATION AVEC UN TITANESQUE PROJET

Nous sommes loin de la censure imposée par les autorités de Pékin à Winnie l’ourson pour cause de ressemblance avec le président chinois.
Et pourtant le fameux « OBOR » acronyme de « One Belt One Road » programme économique et commercial chinois fait figure de nouveau monstre de la mondialisation. D’où le boycott lancé par certains pays comme l’Inde et le Japon mais aussi les craintes exprimées par l’Union européenne concernant le risque d’hégémonie de la Chine.
La nouvelle route de la soie prônée par Xi Jinping, président chinois vise en effet à favoriser le rapprochement de la Chine avec l’Europe l’Afrique et l’Asie centrale à travers la réalisation d’une ceinture terrestre et d’une route maritime. De gigantesques chantiers en perspective et des coûts impossibles à estimer encore aujourd’hui.
Ce projet qui rassemble 68 pays qui représentent 4,4 milliards d’habitants, soit 40% du PIB mondial, laisse présager un risque supplémentaire d’invasion de produits chinois qui donnent déjà lieu à d’âpres discussions, qu’il s’agisse entre autres d’acier, d’équipements liés aux énergies renouvelables et objets high-tech. Lire la suite

LA COP21 CRIE « HOUILLE ! »

Cette chronique proposée à moins d’un mois de l’ouverture de la COP21 permet de revenir sur plusieurs sujets dernièrement abordés sur AWI. Les experts du climat affirment en effet que les villes et l’innovation seront dorénavant appelées à jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre le changement climatique.
Pour alimenter la réflexion déjà engagée sur ces thèmes, nous retiendrons entre autres deux articles publiés dans le dernier numéro de Problèmes économiques consacré à la COP21.
Il s’agit d’une part de celui intitulé « Repenser l’impact écologique des villes » signé Dominique Gauzin-Müller, architecte et rédactrice en chef de Elk/Ecologik, empreint d’optimisme, et de celui frappé de réalisme que l’on doit à Carole Mathieu, chercheuse au Centre énergie de l’institut français des relations internationales (IFRI) portant sur le caractère contraignant des engagements que devront prendre les 195 pays participants à la conférence mondiale sur le climat.
Quoi qu’il en soit, la toute récente visite de François Hollande en Chine témoigne de l’énergie déployée pour tenter d’assurer le succès de ce grand rendez-vous climat, même si rien n’est encore joué.
Premier pays émetteur de gaz à effet de serre avec 25% du total des émissions mondiales, la Chine brûlerait finalement selon des données gouvernementales encore plus de charbon +17 % qu’elle ne le laissait entendre. Selon le New York Times, cette révision à la hausse des chiffres officiels signifie que la Chine a produit près d’un milliard de tonnes de plus de dioxyde de carbone par an par rapport aux calculs initiaux, soit plus que ce que l’économie allemande émet chaque année à partir de combustibles fossiles. Quant à l’Inde qui souhaite qu’un accord concret soit signé à Paris, elle occupe pour sa part la troisième place dans le classement des plus gros pollueurs de la planète établi par le Global Carbon Projetc.
Par ailleurs, si l’Europe dont les émissions mondiales de GES ne représentent que 11% au niveau mondial se présente comme la bonne élève pour avoir réussi à diminuer ses émissions de gaz à effet de serre depuis 1990, l’Allemagne notamment, fait figure de trublion, même si ce n’est pas la seule.
En cause, l’abandon progressif du nucléaire qui a conduit ce pays, souvent cité en exemple dans de multiples domaines, à augmenter la production de ses 130 centrales à charbon.
Mais en termes d’émissions de CO2 par habitant, le pompon rouge au niveau mondial revient aux Etats Unis.
Autant dire que les efforts à produire pour relever le défi climat sont gigantesques. Les négociations seront donc particulièrement délicates pour parvenir à limiter à +2°C la température mondiale à un horizon pas si lointain, certains annonçant déjà la probabilité de +3 voire +4°C.
Les solutions d’avenir sont elles dépendantes des villes aux croissances vertigineuses et de l’innovation en plein boom ? La COP21 enverra t’elle un signal suffisamment fort en faveur d’une transition vers une économie sobre en carbone ? Telles sont les questions qui serviront de guides à la prochaine chronique audio associée à ce texte de présentation. Lire la suite

« BEHEMOTH » DENONCE LE DEVELOPPEMENT INSOUTENABLE D’UNE INDUSTRIALISATION MASSIVE EN CHINE


Nous ne pouvions trouver meilleure façon d’illustrer* cette fin de semaine faite d’actualité brûlante, le jour où Chine et USA annoncent une déclaration commune sur le climat.
Produit par l’INA en coproduction avec Arte France et récompensé par le Green Drop Award, « BEHEMOS » qui s’est vu décerner le prix SIGNIS 2015 lors de la 72e Mostra de Venise est un film que l’on doit à Zhao Liang. A sa manière, ce film est une représentation visuelle de la récente encyclique du Pape François centrée sur la question écologique, dans laquelle il invite chacun « à un nouveau dialogue sur la façon dont nous construisons l’avenir de la planète ». Un souverain pontife qui a poursuivi jeudi son évangélisation climatique devant le Congrès américain, avant de livrer aujourd’hui son message aux 50 chefs d’Etat réunis à l’ONU.
« BEHEMOTH » dévoile la face nouvelle et dramatique de la Mongolie-Intérieure chinoise. Dans ce documentaire, Zhao Liang parcourt d’Est en Ouest ce vaste plateau où les prairies cèdent la place aux mines de charbon. Sous ses yeux se déploie le processus barbare de l’économie moderne chinoise. « BEHEMOTH » filmé en 4K navigue entre rêve et réalité, allégorie et âpreté du réel, entre images, sons directs et musiques. La voix off du narrateur, du voyageur, inspirée de La Divine Comédie de Dante, est aussi celle du cinéaste, témoin des bouleversements de son pays, tandis que les différentes séquences du film établissent un enchaînement de cause à effet, propre à démontrer à quel prix la Chine paie son accession au rang de puissance économique majeure.
Pour sa capacité à illuminer d’une façon poétique les conséquences de la sur-industrialisation au détriment de l’humanité, particulièrement les populations pauvres : avec courage et lucidité, le réalisateur interroge notre monde moderne : conditions des travailleurs émigrés, inégalités sociales, exploitation du travail, destruction de l’environnement…
Selon le jury SIGNIS 2015 GREEN DROP AWARD 2015 : »Si un film peut être une prière, alors « BEHEMOTH » en est une, issue de la profondeur de l’âme d’un artiste qui parle de la souffrance de ceux qui n’ont aucun nom ».
« En équilibre entre poésie et réflexion métaphysique, le film se révèle être un documentaire de dénonciation sur le développement insoutenable de la Chine et des sociétés industrialisées », le jury du Green Drop Award ayant tenu à expliquer son choix en précisant : « Les hommes, les femmes, la nature sont représentés comme un sacrifice au nom d’une industrialisation massive. Dans ce voyage dantesque simulé par le metteur en scène chinois, il y n’a pas de salut mais un enseignement moral, un avertissement pour les spectateurs de chaque latitude du globe. »
Nous vous invitons à regarder deux courts extraits de « BEHEMOTH » qui sera diffusé en novembre dans le cadre du Festival du Documentaire d’ARTE. A ne surtout pas manquer ! Lire la suite

LA MAUVAISE SANTE DES « BRICS » PEUT ELLE DESTABILISER L’ECONOMIE MONDIALE ?


Alors que les BRICS qui rassemblent  la Chine, le Brésil, la Russie, l’Inde et l’Afrique du Sud, se trouvent à leur tour frappés d’accès de faiblesse, on est en droit de s’interroger sur les espoirs suscités par ces pays qui ont connu des taux de croissance élevés mais aussi sur l’impact que pourrait avoir la fissuration de ces moteurs de développement. Car la crise qui se traduit par un ralentissement économique et la chute des cours des matières premières n’est pas sans conséquences sur les places boursières particulièrement volatiles qui dévissent régulièrement. Cette situation représente t’elle une véritable menace pour les pays avancés, eux-mêmes en proie à de nombreuses difficultés depuis déjà plusieurs années, et qui se voyaient bien sortir la tête de l’eau à un horizon rapproché ? Les difficultés de ces pays aussi moteurs que prometteurs en terme de développement risquent elles d’avoir des conséquences sur l’équilibre économique mondial ? Autant de questions qui méritent d’être posées à l’heure où on apprend, non sans surprise, que le Canada, un grand pays développé qu’on pensait à l’abri des aléas économiques, reconnaît avoir traversé dernièrement une récession. Lire la suite