AWIK-END MUSIC – AU POETE JACQUES HIGELIN DISPARU


Son fils dit Arthur H était l’hôte de l’Awik-end Music, il n’y a que quelques semaines. Mais aujourd’hui c’est le père Higelin, Jacques de son prénom, qui se trouve lui succéder pour s’en être allé vendredi sans crier gare.
Bien sûr lui même affirmait : “La mort est le berceau de la vie, ça ne me fait pas peur”. Mais la tristesse qui était la sienne de voir partir les poètes, nous sommes aujourd’hui amenés à la partager.
Admirateur de Charles Trénet, Sidney Bechet, Georges Moustaki, Boris Vian, Barbara, notamment, il aimait le jazz et avait enregistré ses premières chansons en 1966 avant de devenir l’un des chanteurs les plus populaires de la scène rock dans les années 80 avec « Tombé du ciel ». C’était aussi un acteur et un écrivain.
Il défendait bien des causes justes et était animé de cet humanisme qui tend à disparaître. De sa vision poétique des choses de la vie mêlant humour et sacarsme qu’il savait interpréter dans son propre langage parfois frappé d’un semblant de folie, nous gardons en mémoire la substantifique moelle.
On a du mal à s’y faire, mais il en est ainsi. L’artiste continuera donc à exprimer sa fougue et ses sentiments dans l’au-delà et ses ballades parfois rageuses resteront accrochées au temps qui passe et ne s’arrête jamais.
Il nous reste à verser « Champagne » en séquence vidéo pour que Jacques Higelin compositeur, interprète, comédien, écrivain, poète, ne s’éloigne pas trop de nous en ces temps dépoétisés.
Une façon comme une autre de nous rappeler le rôle qu’il avait joué dans un film d’Henri Fabiani tourné en 1959 intitulé : “Le Bonheur est pour demain”. Ce qu’on ne peut que souhaiter, surtout si on se trouve en mal d’inspiration ! Cliquez ici pour consulter le clip vidéo enregistré en 2007 au Bataclan

AWIK-END MUSIC NE DIT PAS NON


Voilà une fraicheur bienvenue. C’est une voix : une vraie ! Son nom de scène est Camille. Son nouvel album « OUÏ » vient de sortir. Elle a le même âge qu’Emmanuel Macron, mais ne fait pas de politique. Elle a fait hypokhâgne au lycée Henri-IV de Paris avant d’être admise à l’Institut d’études politiques de Paris où elle a consacré son stage à la production de son son premier album. Partie avec « Le sac des filles » en 2002, cette auteur-compositeur-interprète avait créé la surprise dés 2005 avec « Le Fil », un album au concept étonnant, construit sur le « fil » ou le « bourdon » : une seule note, un si en l’occurrence, qui forme un long segue du début à la fin de l’album. Un disque de platine avant de recevoir en 2009 une récompense dans la catégorie « Artiste Interprète Féminine » de l’année aux 24e Victoires de la musique. Son parcours est ponctué de bonnes notes. Quand Camille ne nous enchante pas, elle apparaît au cinéma en incarnant une chanteuse dans « Les Morsures de l’aube », le premier film d’Antoine de Caunes. Elle est également la voix française du personnage de Colette dans Ratatouille, un film du studio d’animation Pixar, sorti en août 2007. En 2011, la chanson « Ta Douleur » est reprise dans le célèbre show américain Saturday Night Live, lors d’une danse improvisée par Emma Stone. La même année, elle sort l’album « Ilo Veyou » (titre anagramme de « I love you) », nommé aux Victoires de la musique 2013 et dont la chanson « Allez allez allez » remporte la victoire de la chanson de l’année.Elle écrit et interprète entre autres trois chansons pour le film d’animation Le Petit Prince, sorti en 2015.
Elle était en concert à Paris, à la Cigale les 7 et 9 juin dernier avant d’entamer une tournée. La présentation étant faite, il ne reste plus qu’à l’écouter avec cette rafraîchissante « Fontaine de lait ». Cliquez ici pour consulter le clip vidéo