COMMENT CONJUGUER LE MORAL ET LA MORALE ?

Alors que démarrent aujourd’hui les soldes hiver 2019, considérés comme une période faste en termes de consommation, les dernières données publiées par l’Insee sur le moral des ménages français en décembre 2018, d’une part, et celles relatives aux dividendes versés aux actionnaires d’entreprises du CAC40, d’autre part, mettent en évidence le fossé qui sépare deux mondes au sein de la société. Lire la suite

FAUT-IL S’INQUIETER DU MALAISE DES MARCHES FINANCIERS AUX PREMIERS JOURS DE 2019 ?

Il y a des jours où on souhaiterait ne jamais avoir dit ou écrit certaines choses.

Des jours où on aimerait être démenti sine die, en raison du caractère profondément contradictoire voire totalement injustifié de doutes émis sur des propos optimistes tenus en l’occurrence par un voire plusieurs experts de l’économie et de la finance.

Parce que même si un journaliste chroniqueur se doit de livrer à son public une information de qualité basée sur une analyse approfondie et la vérification scrupuleuse des données dont il dispose, il y a des moments où on aimerait s’être fourvoyé.
Quitte à se trouver accusé de délit de fake news au vu d’évènements dont il paraît impossible de détenir l’entière vérité.

Il y a des moments où on aimerait avoir eu tort, quitte à devoir faire amende honorable en reconnaissant sans ambages un manque de back ground et de lucidité.

Pourtant, au vu de la situation qui prévaut en ce début d’année sur les places boursières au niveau mondial, la chronique intitulée : « EN CE DEBUT D’ANNEE 2019 FAUT-IL FAIRE PREUVE D’UN OPTIMISME PRUDENT ?, mise en ligne, le 2 janvier 2019, semble se justifier à plus d’un titre. Lire la suite

EN CE DEBUT D’ANNEE 2019 FAUT-IL FAIRE PREUVE D’UN OPTIMISME PRUDENT ?

En annonçant, mercredi 2 janvier, croire qu’après une année 2018 déprimante sur les marchés financiers, 2019 sera l’année du redressement des actions voire d’un possible rallye boursier, Patrick Arthus, chef économiste chez Natixis, se trouve quelque peu démenti, dés cette première journée de cotation.

Que les économistes renouent avec l’espoir et témoignent leur foi dans l’amélioration des perspectives d’avenir, autrement dit cessent de surestimer les risques liés à un ralentissement économique mondial, n’est visiblement pas encore ancré dans les esprits.
Après avoir démarré sur une chute de plus de 2%,  le CAC 40 dont il faudra attendre la clôture accuse un mouvement baissier, sensible également en Europe, le Footsie londonien perdant en fin de matinée 1,12% et le Dax de la Bourse de Francfort 0,57%.

Bien entendu, une séance ne saurait à elle seule refléter ce que sera la tendance annuelle.

Sans sombrer dans le pessimisme, surtout à l’heure des vœux, force est néanmoins de constater que les derniers indicateurs et notamment ceux ayant trait à l’activité manufacturière conduisent à se montrer prudent. Lire la suite

L’ART DU PILOTAGE DE TOUTE POLITIQUE ECONOMIQUE SOCIALE ET ENVIRONNEMENTALE

Le pilotage de la politique économique, sociale et environnementale française fait appel en France, comme partout dans le monde, à des compétences qui ne sont pas sans rappeler celles requises entre autres dans l’aviation. Il impose au chef de l’Etat, commandant de bord, mais aussi au Premier ministre, copilote, épaulé par des membres d’équipage soudés et avertis, de mener dans les meilleures conditions l’ensemble des passagers à bon port, l’objectif consistant à atteindre, dans un espace mondialisé, une destination en s’assurant du confort et de la sécurité de tous.
Autrement dit, au vu des responsabilités qui leur incombent, ces derniers doivent avoir les yeux ouverts sur l’avionique qui réunit l’ensemble des équipements électroniques, électriques et informatiques d’une rare complexité, amenés à fournir de multiples informations relatives au bon fonctionnement de l’appareil et aux conditions de vol qui peuvent parfois se trouver perturbées par des évènements aussi importants que brutaux. La formation de celles et ceux auxquels revient la mission de transporter la société, vise d’ailleurs à répondre à toutes les situations d’urgence aussi bien matérielles, qu’humaines et météorologiques.
Ce qui s’applique pour la compagnie France, concerne également toutes celles qui sous d’autres pavillons, naviguent dans le gigantesque espace des échanges mondialisés. Lire la suite avant d’écouter en vol la chronique audio de Patrick Gorgeon

A LA CORBEILLE TOUT N’EST PAS A JETER

Pour aussi décevants qu’apparaissent les cours actions d’entreprises françaises enregistrés ces derniers temps, force est de constater que certaines valeurs parviennent à mieux tirer leur épingle du jeu que d’autres. Il est vrai que depuis déjà quelques temps, de nombreux facteurs de risque incitent les investisseurs à la prudence sur l’ensemble des places financières mondiales. En cause : les taux d’intérêt américains, le Brexit, l’Arabie saoudite, la dette italienne, les guerres commerciales, les marchés émergents, la reprise du « sell-off » sur les marchés chinois. Néanmoins, si comme tend à le démontrer entre autres l’indice phare de la Bourse de Paris qui a perdu plus de 9 % en octobre, son pire mois depuis août 2011, tout rally de fin d’année semble compromis, il est tout de même des valeurs attractives qui parviennent à se distinguer sur fond de bons résultats. Et c’est là que le luxe notamment fait bande à part. Alors qu’AWI évoquait en début de semaine l’état de santé de l’industrie textile « made in France », citant au passage quelques noms prestigieux de ce secteur d’activité, la pesante atmosphère qui règne actuellement sur les places financières ne semble pas porter ombrage à quelques belles valeurs. Alors qu’une légère tendance haussière du CAC 40 se dessine ce mercredi (+ 0,62% à midi) après être passé hier sous la barre des 5.000 points, des groupes français solidement ancrés dans le luxe et le fashion conservent une longueur d’avance. La hausse la plus spectaculaire en Bourse de Paris est celle du groupe de luxe Kering, qui bondit de 7,08% après avoir publié mardi soir un chiffre d’affaires trimestriel confirmant le dynamisme de sa griffe vedette, Gucci, et précise au passage ne percevoir pour l’instant aucun ralentissement de la demande en Chine. Dans le sillage de Kering, LVMH s’adjuge 1,53%, Hermès 2,12% et Burberry 1,2%.
Comme quoi à la corbeille tout n’est pas à jeter.Une chronique complémentaire pourrait en dire plus prochainement Cliquez ici pour en savoir plus

FAUT-IL CRAINDRE UNE NOUVELLE CRISE ECONOMIQUE MONDIALE ?

L’image reprise ici illustre l’article paru dans l’édition des Echos du jeudi 11 octobre sous le titre : « Les Bourses européennes flanchent dans le sillage de Wall Street ». Elle témoigne d’inquiétudes qui n’ont rien de virtuelles et reflètent la tendance observée sur les places asiatiques et américaines.
Alors que cette année marque le dixième anniversaire de la crise économique mondiale de 2008 qui allait provoquer ce que l’on sait, plusieurs signes avant-coureurs conduisent à s’interroger sur les impacts que pourraient avoir un remake en 2018. Lire la suite

FAUT-IL CRAINDRE LA VOLATILITE DES MARCHES BOURSIERS ?

Photo : The Associated Press/Richard Drew


La sérieuse correction enregistrée en ce début d’année par les places boursières à l’échelle mondiale ne peut réellement surprendre. Dés fin 2017, nombre d’analystes mettaient en garde contre le risque de volatilité des marchés d’actions en invitant les actionnaires à prendre leurs bénéfices. Néanmoins, au vu de la tendance actuelle, certains analystes n’hésitent pas à juger ce brutal ajustement aussi nécessaire que sain. Histoire de se rassurer, on retiendra que depuis le 31 décembre 2011, date du dernier recul des marchés, les progressions des indices boursiers ont été impressionnantes. En réalité, plusieurs phénomènes expliquent l’euphorie sur le marché des actions, notamment la forte progression des bénéfices des entreprises et des taux d’intérêts maintenus très bas en raison des politiques accommodantes menées par les banques centrales. Conséquence, les bourses mondiales se sont nettement appréciées sur 2017 atteignant des sommets historiques de valorisation. Jusqu’à ce que le doute s’empare des acteurs et provoque ce qui a le même goût, la même apparence qu’un krach mais se  doit en l’instant présent d’être qualifié de mini.
Le signal envoyé vendredi en clôture par la Bourse de New York qui a rebondi après avoir chuté de plus de 4% la veille, à l’issue d’une semaine de grande volatilité, va t’il rassurer les places boursières ? Cliquez ici pour lire la suite et écouter la chronique audio

FLEGME BRITANNIQUE POST BREXIT : WHAT ELSE ?

David Cameron, Premier ministre britannique, qui répondait lundi aux questions des députés à la Chambre des communes, s’est montré à la fois très serein et très déterminé. En dépit de questions parfois embarrassantes, il a su répondre en peu de mots, sans trahir le fond de son action et de sa pensée. Et hier en se rendant à Bruxelles, il savait devoir s’expliquer sur la conduite que compte observer son pays plongé après Brexit dans une demande de divorce à effets rebonds émanant des 27 autres pays membres de l’Union européenne. Mais il ne s’est pas démonté pour autant. Il a réaffirmé à ses interlocuteurs ce qu’il avait déjà clairement dit la veille, à savoir qu’il refusait tout recours à l’article 50 visant une sortie rapide de la Grande Bretagne de l’UE et, qu’il excluait catégoriquement l’idée consistant à procéder à un second référendum, le vote des Britanniques du 23 juin devant avant tout être respecté.
Habile, après avoir remis sa démission, il laisse à son successeur le soin de s’atteler aux tâches délicates qui l’attendent, la nomination de ce dernier devant intervenir avant le 2 septembre.
De quoi agacer certains chauds partisans d’une sortie rapide du Royaume-Uni comme la France et l’Italie, l’Allemagne adressant par la voix de Angela Merkel un message de fermeté, sans toutefois lancer d’ultimatum. Lire la suite

POST BREXIT ET INCERTITUDES

Trompés par les sondages, trahis par les places boursières, dupés par des déclarations de politiques de tous bords, les Britanniques mais aussi par voie de conséquence, les Européens dans leur ensemble, se trouvent pris depuis le 24 juin, dans la tourmente post Brexit qui survient à un très mauvais moment.
Les Bourses européennes ont une nouvelle fois terminé en net repli lundi. Après avoir perdu 8,04% vendredi, le CAC 40 qui a lâché plus de 3% en séance, a clôturé sur une chute de 2,97% .
Plombé par les financières, Wall Street creusait ses pertes au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones abandonnant 1,42% et le Nasdaq 2,3%.
La livre sterling, a pour sa part cédé jusqu’à près de 4% face au dollar pour inscrire un nouveau plus bas depuis 1985 à 1,3122 dollar. Sur le marché obligataire, le rendement des obligations britanniques à dix ans est tombé pour la première fois sous la barre de 1%.
La livre perd aussi 2,5% face à l’euro et plus de 3,5% contre le yen.
L’euro s’est également déprécie de 0,9% par rapport au billet vert, autour de 1,1015 dollar.
A 46,73 dollars, le baril de Brent n’est pas en reste.
Poussé avec insistance vers la sortie par les 27 pays membres en tête desquels, la France et l’Italie, le Royaume-Uni, sonné par le coup du « Leave » donne à en découdre aux europhiles dans une ambiance particulièrement délétère.
Graham Grady, président d’une commission parlementaire fixant les règles de fonctionnement du Parti conservateur a annoncé que la nomination du nouveau Premier ministre britannique aurait lieu d’ici le 2 septembre.
Lors de la séance des questions à la chambre des Communes, pressé de nombreuses fois par des députés d’organiser un second référendum, David Cameron, Premier ministre démissionnaire, a répété à plusieurs reprises que cette hypothèse ne pouvait pas être retenue, soulignant que les résultats du référendum devaient être respectés.
David Cameron a également indiqué qu’il n’entendait pas, à ce stade, invoquer l’article 50 du traité de Lisbonne après le référendum sur le Brexit, ajoutant que cette décision ne pourrait être prise que par son successeur au 10 downing Street.
Les négociations relatives au départ de la Grande Bretagne de l’Union européenne doivent selon lui être menées sereinement. David Cameron a confirmé qu’il entendait prendre son temps, souhaitant que les relations économiques avec les Vingt-Sept restent les plus fortes possibles.
Il a fait observer qu’il existait différentes visions concernant l’impact du Brexit sur l’économie britannique.
David Cameron doit participer mardi à un Conseil européen au cours duquel il devra exposer la position de son gouvernement. L’incertitude est donc au top level. Lire la suite

L’ EUROPHORIE SERAIT-ELLE DE RETOUR ?

Le néologisme « europhorie » trouve aujourd’hui tout son sens. En effet, la parution lundi, dans la presse britannique, de 3 sondages donnant le « In » en position beaucoup plus favorable contre le « Out » à la veille du référendum sur le Brexit qui aura lieu le 23 juin en Grande Bretagne, conduit à s’interroger sur l’influence que peuvent avoir ces derniers sur le moral des investisseurs et par voie de conséquence l’état de santé des places boursières. En ce lundi 20 juin, le CAC40 s’est en effet totalement emballé en affichant un gain de 3,60 % en clôture. Et toutes les places financières ont été logées à la même enseigne, le DAX terminant sur un gain de 3,43%.La Bourse de New York a débuté en nette hausse lundi dans le sillage des places asiatiques et européennes.
Quant à la Livre sterling elle profite elle aussi de l’apaisement des craintes d’un Brexit. Contre le dollar, la devise britannique gagnait 2,1% à 1,4673, enregistrant sa plus forte progression en une séance depuis la crise financière de 2008-2009. De plus, elle gagnait également 1,5% face à l’euro à 77,36.
Même l’or, qui comme les Bunds et le yen avait bénéficié d’achats refuge la semaine dernière, perd 1,26% autour de 1.282 dollars l’once.
A 3 jours du référendum, cette situation montre à quel point sur la base d’hypothèses et de rumeurs, les investisseurs peuvent être amenés à jouer l’excès dans un sens comme dans l’autre. Elle témoigne aussi et surtout de l’extême vulnérabilité du système financier conduit à réagir fortement à toute information positive comme négative. Certes on ne peut que souhaiter le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne. D’ailleurs, toutes les émissions consacrées directement ou non au Brexit sur la webradio webtv AWI en témoignent. Il est également vrai que les cours du Brent restent eux-aussi orientés à la hausse, sensiblement au-dessus de 50 dollars le baril.
Alors faut-il y croire ou plutôt suivre les conseils d’un expert qui déclare pour sa part : « « Je n’achèterai pas sur cette vague de hausse et je continuerai à réduire un peu mon exposition au risque ». Pourtant, acheter au son du clairon et vendre au son du canon a toujours été monnaie courante. Lire la suite