PAROLE DE GRANDE MUETTE : CA PASSE OU CA CASSE

Après avoir remis sa démission au président de la République, mercredi 19 juillet, le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées françaises a tenu à préciser :
« A titre personnel, je reste indéfectiblement attaché à mon pays et à ses armées. Ce qui m’importera, jusqu’à mon dernier souffle, c’est le succès des armes de la France »
Cet homme aux qualités personnelles et états de service unanimement reconnus au niveau national et international doit son départ précipité et néanmoins réfléchi au différend qui l’a opposé à Emmanuel Macron pour avoir dénoncé en langage clair l’amputation de 850 millions d’euros sur le budget de la défense nationale.
« Nous payons le prix du sang. Nous attendons une légitime solidarité pour les coûts financiers », avait-il déclaré devant la commission de la défense de l’Assemblée nationale. « Il n’y a pas de gras dans nos armées. On attaque le muscle, alors que la situation sécuritaire se dégrade ! C’est mon devoir de vous le dire. »
AWI estime qu’Emmanuel Macron – qui soit dit en passant n’a pas fait son service national – a eu tort de chercher à humilier publiquement le général Pierre de Villiers en soulignant que c’était lui le premier chef des armées et que c’était à lui seul de décider.
Le chef d’état-major des armées françaises respecté de tous bénéficiait en effet de longue date d’un véritable capital confiance. Il avait parfaitement su assurer sa mission aux côtés de ses hommes et s’attacher à la défense de la France et des Français. C’est le général François Lecointre qui lui succède. Lire la suite

PROJET DE LOI DE FINANCES 2013 : LES ITAF APPELES A LA RESCOUSSE

Le projet de loi de finances 2013 qui sera dévoilé vendredi en Conseil des ministres s’annonce comme un temps fort du début de quinquennat de François Hollande et du gouvernement Ayrault. On sait en effet que ce PLF prévoit un effort supplémentaire de 30 milliards pour ramener le déficit public à 3% du PIB, dont dix milliards de hausses d’impôts sur les ménages et autant sur les entreprises. Mais le hic c’est que le gouvernement qui a déjà beaucoup tiré sur la corde avec les hausses d’impôts de 20 milliards d’euros.ne dispose plus que de la CSG et de la TVA pour diminuer le coût du travail et renforcer la compétitivité de manière efficace . Lire la suite

UN PACTE DE CROISSANCE SANS VERITABLE CONTENU

Allez donc demander aujourd’hui à un Français, un Allemand, un Italien, un Espagnol,  voire à  tout autre citoyen d’un des pays membres de l’Union européenne de mettre un nom sur les grands chantiers du pacte de croissance de 120 milliards d’euros.

Seuls quelques avertis, vous répondront peut-être, après réflexion, un peu comme on le fait dans un jeu : ITER ou GALILEO. Mais rien n’est moins sûr !

120 milliards d’euros ne peuvent  à eux seuls rétablir la confiance  des Français en l’avenir. Il faut donc mettre des noms, proposer des pistes à la fois représentatives et annonciatrices  de création d’activités  et d’emplois. Sinon la déception sera grande. Lire la suite

L’OPTIMISME MIS A MAL PAR DES SCENARIOS DE RECESSION

Dans une récente chronique présentée sous la forme d’un bulletin météo-éco  intitulé : «  Un vent d’optimisme pourrait chasser les perturbations » , AWI tentait de se  raccrocher à un optimisme raisonné, après élections. Elle se basait pour se faire sur un certain nombre de données dont personne ne peut contester l’existence, même si force est de reconnaître que ces dernières demeurent insuffisantes pour contribuer efficacement au retour de la confiance et de la croissance. Mais, c’était sans compter sur  les notes économiques publiées la semaine dernière par l’OCDE, l’OFCE ainsi que  l’INSEE, qui sont venues jeter de l’huile sur le feu. Lire la suite