LES VOIX DE LA RAISON PEINENT A SE FAIRE ENTENDRE

Ce dont il est question dans cette chronique témoigne que les effets Brexit comme ceux relatifs au durcissement des relations commerciales sur fond de renforcement des droits de douane qui mettent aux prises Etats-Unis, Europe et Chine, font mener un train d’enfer aux négociateurs. Et force est de constater que les voix de la raison peinent à se faire entendre.
Dans les grandes lignes, les risques d’erreurs d’aiguillage et de déraillement deviennent nombreux. D’où les interrogations et inquiétudes que soulèvent les bras de fer entre nations voire continents qui ne semblent pas devoir marquer de pause estivale. Lire la suite

WHY NOT A BREXIT BRIDGE ?

Réunis lundi à Bruxelles, les patrons britanniques sont montés au créneau pour diminuer l’impact du Brexit, en s’attachant à défendre notamment l’union douanière. Car force est de constater que si les ces derniers témoignent d’une légitime impatience concernant le devenir des échanges commerciaux et tirent les premiers, les sujets de sa grâcieuse Majesté dans leur ensemble tout comme les Européens, ne savent plus trop ce qu’il va réellement résulter de ce divorce qui se veut à l’amiable.
C’est donc au commissaire européen Michel Barnier et à David Davis, secrétaire d’Etat britannique que revient la délicate mission de négocier les meilleures conditions de ce dernier, sachant que la dead line de la phase de transition fixée au 30 mars 2019 ne semble pas recueillir l’adhésion des 27 pays membres de la famille européenne , certains souhaitant un au-dela 2020.
Tous s’attachent donc à définir des « ponts » afin de parvenir à un accord de libre-échange entre l’UE et la Grande-Bretagne qui reste encore à tricoter.
De plus, qui dit divorce, dit pension alimentaire. Estimée par les Vingt-Sept, entre 60 et 100 milliards d’euros, le Royaume-Uni, n’entend pas débourser plus de 40 milliards.
Et l’après a, en l’absence de Big ben, un furieux goût d’After eight ?
Toutefois, l’arrangement recherché pour que la Grande Bretagne quitte définitivement l’UE n’empêche pas certains et notamment Boris Johnson, promoteur du Brexit, de toujours chercher à séduire et innover tous azimuts.
En présentant à Emmanuel Macron, lors de sa visite en l’humble demeure de Theresa May au 10 Downing Street, le projet de construction d’un pont autoroutier de 38 kilomètres de long visant à relier la France, pardon l’Europe, à la Grande Bretagne, Boris a fait très fort! Alors que certains veulent, à l’instar de Donald Trump, construire un mur entre le Mexique et les Etats-Unis, il en est un qui prône l’édification d’un pont destiné à renforcer les bonnes relations.
La différence est de taille, tant sur le plan symbolique que politique et pratique. Vous voulez certainement savoir pourquoi un « Brexit Bridge » serait un beau BB. Cliquez ici pour lire la suite puis écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon

ARE THERESA MAY AND NICOLA STURGEON WOMEN e-LIFE ?


Tout dépend ce que qu’on entend par e-life. Car si la Première ministre britannique demeure e-connectée et suit à la lettre les conséquences du référendum qui a voulu que le « Leave » l’emporte l’année dernière, au Royaume Uni, e-ropéenne elle ne peut plus guère se revendiquer. Quant à Nicola Sturgeon, Première ministre écossaise également visible sur cette photo, elle se montre pour sa part très connectée référendum dans son pays.
Il est notable que les évènements relatifs au divorce entre Royaume Uni et Union européenne ont tendance à s’accélérer. Theresa May écrira à l’Union européenne le 29 mars pour formellement annoncer la volonté du Royaume-Uni de sortir de l’UE. C’est du moins, selon l’agence Reuters, ce qu’a annoncé son porte-parole lundi, confirmant une information obtenue de sources européennes.
En vertu de l’article 50 du traité européen de Lisbonne, cette notification déclenchera un compte à rebours de deux ans pour trouver un accord sur le Brexit. Autant dire que ce sera long et qu’on a pas fini d’en reparler. Lire la suite

QUI A PEUR DU GRAND MECHANT BREXIT ?

Ecouter la chronique de Patrick Gorgeon

Qui a peur du grand méchant loup incarné depuis le 23 juin par la Grande Bretagne ? L’Europe !
C’est d’ailleurs ce qui explique qu’à l’occasion de leur rentrée politique, deux mois après le Brexit, les trois principaux leaders européens aient choisi de se réunir en un lieu symbolique. C’est en effet sur l’île de Ventotene en Italie que fût inhumé l’un des pères de l’Union européenne, Altiero Spinelli.
Confrontée notamment à la crise migratoire, au terrorisme et à la fêlure du vase européen, symbole d’union et de paix, provoquée par le vote des Britanniques en faveur du Out, le président français Francois Hollande, la Chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre italien Matteo Renzi se devaient d’apparaître forts et déterminés. Surtout à la veille du prochain sommet à 27 sur l’avenir de l’Europe qui aura lieu le 16 septembre à Bratislava en Slovaquie.
Outre les engagements du Plan Juncker, dont les premiers effets sur l’économie européenne se font toujours attendre, ce sont les questions de pouvoir et de crédibilité de l’Union européenne qui sont posées.
Le président du Conseil italien n’avait pas manqué de rappeler récemment :  » Si l’Europe est la plus grande victoire politique du XXe siècle, l’Europe est en danger d’effondrement si elle devient un ensemble d’intérêts »,
Or en choisissant de quitter l’Europe, les Britanniques ont taillé une brèche qui fragilise l’édifice et pourrait, si on n’y prend garde, donner des idées contagieuses à d’autres pays.
F. Hollande a beau affirmer : « l’Europe ne doit pas être vue comme le problème, mais bien comme la solution. » des doutes quant à son efficience subsistent.
D’ailleurs, Angela Merkel a pour sa part tenu à préciser : « l’Europe n’est pas encore l’endroit du monde le plus compétitif ». Il y a donc encore fort à faire !
Comment redonner confiance en l’Europe ? Sans doute en se tournant vers la jeunesse, qui en Angleterre notamment s’est montrée très anti-Brexit .
Il s’agit bien là dans tous les pays européens du public cœur de cible qui doit faire l’objet d’attentions particulières. C’est d’ailleurs ce qui justifie l’ambition affichée des dirigeants européens d’amplifier la mobilité et les possibilités de formation et d’emploi pour tous les jeunes à l’intérieur de l’Union européenne. Mais est ce suffisant ?
Après les discours, il faut des actes ! Et sans doute une communication qui sache valoriser le statut d’Européen auprès de générations qui vont avoir d’immenses défis à relever dans les temps à venir. Surtout à un moment clé de l’Histoire du XXIe siècle qui impose de repenser le mode de fonctionnement de nos sociétés, face à l’importance avérée de notions liées entre autres à l’environnement, l’énergie, la numérisation… qui augurent un changement radical du monde dans lequel il faudra vivre demain.
C’est peut être déjà dans ces différents domaines que l’Europe doit se distinguer pour prétendre s’ériger en un véritable nouveau modèle de développement et ainsi éviter d’être dévorée. Lire la suite

THERESA MAY PART FAVORITE POUR SUCCEDER A DAVID CAMERON AU POSTE DE PREMIER MINISTRE

Photo – REUTERS/Phil Noble

Alors que le Brexit provoque de manifestes incertitudes et remous bien au-delà du seul Royaume-Uni, Theresa May, ministre de l’Intérieur, part favorite parmi les trois candidats en lice pour succéder à David Cameron, Premier ministre démissionnaire à l’issue du référendum du 23 juin dernier. Après avoir reçu le soutien de la moitié des 330 députés conservateurs, soit 165 voix, Theresa May a déclaré être seule capable d’unir le Parti conservateur et d’assurer l’unité de la Grande-Bretagne. Mais qui est donc cette femme ? Tout d’abord une eurosceptique qui a finalement rejoint la campagne pro-UE. Concernant l’activation de l’article 50 visant à enclencher la procédure de divorce, Theresa May prône tout comme Michael Gove, ministre de la Justice et Andrea Leadsom, ministre de l’Energie, autres candidats au poste de Premier ministre, pour leur part foncièrement pro-Brexit, l’idée selon laquelle un « wait and see » s’impose, en dépit de la pression exercée par les Européens qui souhaitent un dénouement rapide. Faut-il voir en Theresa May une nouvelle Margaret Thatcher ? Quoi qu’il en soit, le résultat de cette course à l’investiture ne sera pas officiellement connu avant le 9 septembre. Le processus de sélection du Premier ministre doit en effet se poursuivre jeudi et mardi prochain, en attendant le vote des 150 000 militants conservateurs durant l’été qui permettra de départager les deux finalistes. Et c’est bien là que la situation se corse. Car le Brexit malmène l’économie britannique et génère une tension patente sur les places financières mondiales, la livre sterling ayant qui plus est atteint un nouveau plus bas depuis 31 ans en glissant sous 1,30 $. L’inquiétude gagne ! Et bien que Theresa May ait déclaré qu’un gros travail restait à faire pour unir son parti et le pays, mais aussi négocier le meilleur accord possible dans le cadre de la séparation avec l’UE, les mesures notamment fiscales annoncées jusqu’ici pour tenter de redresser la barre n’ont pour l’heure aucun impact et l’immobilier thermomètre révélateur penche sérieusement vers le mauvais temps. Nos précédentes émissions consacrées au Brexit demeurent consultables sur AWI. Dernier point d’actualité le 7 juillet en vidéo Lire la suite

FLEGME BRITANNIQUE POST BREXIT : WHAT ELSE ?

David Cameron, Premier ministre britannique, qui répondait lundi aux questions des députés à la Chambre des communes, s’est montré à la fois très serein et très déterminé. En dépit de questions parfois embarrassantes, il a su répondre en peu de mots, sans trahir le fond de son action et de sa pensée. Et hier en se rendant à Bruxelles, il savait devoir s’expliquer sur la conduite que compte observer son pays plongé après Brexit dans une demande de divorce à effets rebonds émanant des 27 autres pays membres de l’Union européenne. Mais il ne s’est pas démonté pour autant. Il a réaffirmé à ses interlocuteurs ce qu’il avait déjà clairement dit la veille, à savoir qu’il refusait tout recours à l’article 50 visant une sortie rapide de la Grande Bretagne de l’UE et, qu’il excluait catégoriquement l’idée consistant à procéder à un second référendum, le vote des Britanniques du 23 juin devant avant tout être respecté.
Habile, après avoir remis sa démission, il laisse à son successeur le soin de s’atteler aux tâches délicates qui l’attendent, la nomination de ce dernier devant intervenir avant le 2 septembre.
De quoi agacer certains chauds partisans d’une sortie rapide du Royaume-Uni comme la France et l’Italie, l’Allemagne adressant par la voix de Angela Merkel un message de fermeté, sans toutefois lancer d’ultimatum. Lire la suite

POST BREXIT ET INCERTITUDES

Trompés par les sondages, trahis par les places boursières, dupés par des déclarations de politiques de tous bords, les Britanniques mais aussi par voie de conséquence, les Européens dans leur ensemble, se trouvent pris depuis le 24 juin, dans la tourmente post Brexit qui survient à un très mauvais moment.
Les Bourses européennes ont une nouvelle fois terminé en net repli lundi. Après avoir perdu 8,04% vendredi, le CAC 40 qui a lâché plus de 3% en séance, a clôturé sur une chute de 2,97% .
Plombé par les financières, Wall Street creusait ses pertes au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones abandonnant 1,42% et le Nasdaq 2,3%.
La livre sterling, a pour sa part cédé jusqu’à près de 4% face au dollar pour inscrire un nouveau plus bas depuis 1985 à 1,3122 dollar. Sur le marché obligataire, le rendement des obligations britanniques à dix ans est tombé pour la première fois sous la barre de 1%.
La livre perd aussi 2,5% face à l’euro et plus de 3,5% contre le yen.
L’euro s’est également déprécie de 0,9% par rapport au billet vert, autour de 1,1015 dollar.
A 46,73 dollars, le baril de Brent n’est pas en reste.
Poussé avec insistance vers la sortie par les 27 pays membres en tête desquels, la France et l’Italie, le Royaume-Uni, sonné par le coup du « Leave » donne à en découdre aux europhiles dans une ambiance particulièrement délétère.
Graham Grady, président d’une commission parlementaire fixant les règles de fonctionnement du Parti conservateur a annoncé que la nomination du nouveau Premier ministre britannique aurait lieu d’ici le 2 septembre.
Lors de la séance des questions à la chambre des Communes, pressé de nombreuses fois par des députés d’organiser un second référendum, David Cameron, Premier ministre démissionnaire, a répété à plusieurs reprises que cette hypothèse ne pouvait pas être retenue, soulignant que les résultats du référendum devaient être respectés.
David Cameron a également indiqué qu’il n’entendait pas, à ce stade, invoquer l’article 50 du traité de Lisbonne après le référendum sur le Brexit, ajoutant que cette décision ne pourrait être prise que par son successeur au 10 downing Street.
Les négociations relatives au départ de la Grande Bretagne de l’Union européenne doivent selon lui être menées sereinement. David Cameron a confirmé qu’il entendait prendre son temps, souhaitant que les relations économiques avec les Vingt-Sept restent les plus fortes possibles.
Il a fait observer qu’il existait différentes visions concernant l’impact du Brexit sur l’économie britannique.
David Cameron doit participer mardi à un Conseil européen au cours duquel il devra exposer la position de son gouvernement. L’incertitude est donc au top level. Lire la suite

BRITAIN VOTES FOR BREXIT

En votant à hauteur de 52% en faveur du Leave, les Britanniques viennent, à l’occasion du référendum, de jeter un pavé dans la mare européenne. Des réactions assez vives sont à attendre sur les places boursières qui avaient hier donné le Remain gagnant. La victoire du camp du « Out » est un coup de massue pour le Premier ministre David Cameron, qui a engagé sa légitimité dans le référendum et fait campagne pour le maintien dans l’Union tout en laissant libres certains membres de son gouvernement de prendre le parti inverse. La Livre est en chute de plus de 10%. Chacun est conscient qu’il s’agit avec ce référendum d’un événement historique dont les conséquences seront multiples. Le résultat témoigne également que la chronique proposée en début de semaine sous le titre: » L’Europhobie pourrait-elle être de retour ? » qui dénonçait le poids et la portée des sondages avait vu juste. Le Premier ministre britannique David Cameron va démissionner
Boris Johnson part favori pour lui succéder. Le CAC 40 a affiché un repli de plus de 10% ce matin. AWI revient avec de nouvelles informations. Lire la suite

FAUT IL S’ATTENDRE A UN D’ DAY POUR LA GRANDE-BRETAGNE ET POUR L’EUROPE ?


Demain sera un grand jour pour la Grande-Bretagne et pour l’Europe. Un véritable « D Day », la perspective d’un possible débarquement de ce pays membre de l’Union européenne demeurant une hypothèse plausible. Le référendum qui va conduire les Britanniques à se prononcer pour ou contre le Brexit, marquera, quoi qu’ill advienne, un temps fort de l’actualité de cette année 2016. Les premières estimations non officielles tomberont vers minuit. Les résultats définitifs devraient être connus vers 8h du matin le 24 juin. Autant dire qu’au vu des sondages qui ne donnent pas d’indications claires, tout le monde retient son souffle ! AWI suivra cet événement, chroniques à l’appui. Lire la suite

L’ EUROPHORIE SERAIT-ELLE DE RETOUR ?

Le néologisme « europhorie » trouve aujourd’hui tout son sens. En effet, la parution lundi, dans la presse britannique, de 3 sondages donnant le « In » en position beaucoup plus favorable contre le « Out » à la veille du référendum sur le Brexit qui aura lieu le 23 juin en Grande Bretagne, conduit à s’interroger sur l’influence que peuvent avoir ces derniers sur le moral des investisseurs et par voie de conséquence l’état de santé des places boursières. En ce lundi 20 juin, le CAC40 s’est en effet totalement emballé en affichant un gain de 3,60 % en clôture. Et toutes les places financières ont été logées à la même enseigne, le DAX terminant sur un gain de 3,43%.La Bourse de New York a débuté en nette hausse lundi dans le sillage des places asiatiques et européennes.
Quant à la Livre sterling elle profite elle aussi de l’apaisement des craintes d’un Brexit. Contre le dollar, la devise britannique gagnait 2,1% à 1,4673, enregistrant sa plus forte progression en une séance depuis la crise financière de 2008-2009. De plus, elle gagnait également 1,5% face à l’euro à 77,36.
Même l’or, qui comme les Bunds et le yen avait bénéficié d’achats refuge la semaine dernière, perd 1,26% autour de 1.282 dollars l’once.
A 3 jours du référendum, cette situation montre à quel point sur la base d’hypothèses et de rumeurs, les investisseurs peuvent être amenés à jouer l’excès dans un sens comme dans l’autre. Elle témoigne aussi et surtout de l’extême vulnérabilité du système financier conduit à réagir fortement à toute information positive comme négative. Certes on ne peut que souhaiter le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne. D’ailleurs, toutes les émissions consacrées directement ou non au Brexit sur la webradio webtv AWI en témoignent. Il est également vrai que les cours du Brent restent eux-aussi orientés à la hausse, sensiblement au-dessus de 50 dollars le baril.
Alors faut-il y croire ou plutôt suivre les conseils d’un expert qui déclare pour sa part : « « Je n’achèterai pas sur cette vague de hausse et je continuerai à réduire un peu mon exposition au risque ». Pourtant, acheter au son du clairon et vendre au son du canon a toujours été monnaie courante. Lire la suite