MAY BE !


Peut-être, mais c’est pas sûr !

Il faut reconnaître que Theresa May sait y faire avec les honorables députés. Du moins chez elle, au Royaume-Uni.

En obtenant mardi 29 janvier le «  mandat  » qu’elle sollicitait auprès du Parlement britannique pour tenter de renégocier le traité de sortie de l’Union européenne, notamment sur la question du « backstop » nord-irlandais, la Première ministre s’est vue confirmée dans sa mission. Une mission délicate pour ne pas dire impossible.

Car au lendemain de ce vote, Londres et l’UE apparaissent sur des trajectoires opposées, Bruxelles ayant rejeté l’appel des parlementaires britanniques. L’Union européenne exclut sine die toute renégociation.

Que diable peut-il se passer d’ici la date fatidique du 29 mars 2019 ?

Il faudra beaucoup de talent et de pouvoir de conviction à Theresa May pour sortir de l’imbroglio qui a un goût de pudding qui se sert d’ailleurs aussi bien sucré que salé.

Quant à Michel Barnier, Négociateur en chef responsable du groupe de travail de la Commission chargé de la préparation et de la conduite des négociations avec le Royaume-Uni au titre de l’article 50 du traité de l’Union européenne, il risque fort d’avaler de travers.

Alors Brexit ou pas Brexit ? Suite à venir prochainement

EN CE DEBUT D’ANNEE 2019 FAUT-IL FAIRE PREUVE D’UN OPTIMISME PRUDENT ?

En annonçant, mercredi 2 janvier, croire qu’après une année 2018 déprimante sur les marchés financiers, 2019 sera l’année du redressement des actions voire d’un possible rallye boursier, Patrick Arthus, chef économiste chez Natixis, se trouve quelque peu démenti, dés cette première journée de cotation.

Que les économistes renouent avec l’espoir et témoignent leur foi dans l’amélioration des perspectives d’avenir, autrement dit cessent de surestimer les risques liés à un ralentissement économique mondial, n’est visiblement pas encore ancré dans les esprits.
Après avoir démarré sur une chute de plus de 2%,  le CAC 40 dont il faudra attendre la clôture accuse un mouvement baissier, sensible également en Europe, le Footsie londonien perdant en fin de matinée 1,12% et le Dax de la Bourse de Francfort 0,57%.

Bien entendu, une séance ne saurait à elle seule refléter ce que sera la tendance annuelle.

Sans sombrer dans le pessimisme, surtout à l’heure des vœux, force est néanmoins de constater que les derniers indicateurs et notamment ceux ayant trait à l’activité manufacturière conduisent à se montrer prudent. Lire la suite

NEGOTIATIONS AROUND BREXIT : LOOK FOR THE MISTAKE ( Chronique actualisée vendredi 16 novembre à 17H53)

Personne ne peut envier Theresa May, Première ministre britannique, au vu de la redoutable épreuve à laquelle elle doit faire face. En dépit de l’approbation mercredi soir du projet d’accord de retrait élaboré par les négociateurs britanniques et européens qu’elle est parvenue à arracher à son gouvernement, la journée de jeudi a été marquée par une tumultueuse séance à la Chambre des communes. De plus, les démissions ministérielles se sont succédées en rafale. Tout d’abord avec celle de Dominic Raab, chargé du Brexit, puis d’Esther McVey, secrétaire d’Etat au Travail et aux retraites, de Shailesh Vara, secrétaire d’Etat adjoint à l’Irlande du Nord, et enfin de Suella Braverman, secrétaire d’Etat britannique chargée du Brexit. Autant dire que les jours à venir s’annoncent particulièrement difficiles pour Theresa May. Le Premier ministre français a d’ailleurs fait part de son inquiétude quant à l’avenir des négociations sur le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne, déclarant préparer la France au pire. AWI reviendra au fur et à mesure sur ces évènements qui n’ont pas manqué d’avoir une influence sur les marchés, le CAC 40 ayant enregistré jeudi une nouvelle baisse de 0,70 %. Lire la suite actualisée

BREXIT EXPRESS NEWS – BIG BEN !

Un train peut toujours en cacher un autre !
C’est du moins ce que tend à démontrer les deux informations qui se sont croisées à grande vitesse en ce début de semaine, alors que les discussions sur le Brexit font grand bruit notamment à Londres et à Bruxelles.
Dans un sens, la première laisse entendre que les 27 dirigeants européens ne vont même pas envisager un accord commercial avec la Grande-Bretagne lors du sommet de l’UE « à l’heure de vérité » qui se tiendra demain à Bruxelles, l’échec des négociations sur la frontière irlandaise ce week-end constituant un obstacle majeur.
Dans le même temps, une information arrivant dans le sens inverse également à grande vitesse est porteuse du message indiquant que les quatre gestionnaires d’infrastructures SNCF-Réseau, Eurotunnel, Lisea et HS1 ont signé un accord pour lancer une étude de faisabilité en vue d’un TGV direct Bordeaux-Londres qui pourrait voir le jour d’ici 2022.
Ce projet lancé à grande vitesse sur les rails du Brexit s’explique en raison des interrogations que soulèvent les voyages transmanche dans le futur dont la demande perdurera quelles que soient les règles. C’est du moins ce qu’ affirme Philippe Jausserand, directeur commercial de Lisea, le concessionnaire de la ligne de TGV Tours-Bordeaux détenu pour un tiers par Vinci.
De son côté, Wendy Spinks, directrice commerciale de la ligne ferroviaire à grande vitesse britannique HS1, souligne qu’un expatrié du Royaume-Uni sur quatre vit en Aquitaine. Lire la suite

LES VOIX DE LA RAISON PEINENT A SE FAIRE ENTENDRE

Ce dont il est question dans cette chronique témoigne que les effets Brexit comme ceux relatifs au durcissement des relations commerciales sur fond de renforcement des droits de douane qui mettent aux prises Etats-Unis, Europe et Chine, font mener un train d’enfer aux négociateurs. Et force est de constater que les voix de la raison peinent à se faire entendre.
Dans les grandes lignes, les risques d’erreurs d’aiguillage et de déraillement deviennent nombreux. D’où les interrogations et inquiétudes que soulèvent les bras de fer entre nations voire continents qui ne semblent pas devoir marquer de pause estivale. Lire la suite

WHY NOT A BREXIT BRIDGE ?

Réunis lundi à Bruxelles, les patrons britanniques sont montés au créneau pour diminuer l’impact du Brexit, en s’attachant à défendre notamment l’union douanière. Car force est de constater que si les ces derniers témoignent d’une légitime impatience concernant le devenir des échanges commerciaux et tirent les premiers, les sujets de sa grâcieuse Majesté dans leur ensemble tout comme les Européens, ne savent plus trop ce qu’il va réellement résulter de ce divorce qui se veut à l’amiable.
C’est donc au commissaire européen Michel Barnier et à David Davis, secrétaire d’Etat britannique que revient la délicate mission de négocier les meilleures conditions de ce dernier, sachant que la dead line de la phase de transition fixée au 30 mars 2019 ne semble pas recueillir l’adhésion des 27 pays membres de la famille européenne , certains souhaitant un au-dela 2020.
Tous s’attachent donc à définir des « ponts » afin de parvenir à un accord de libre-échange entre l’UE et la Grande-Bretagne qui reste encore à tricoter.
De plus, qui dit divorce, dit pension alimentaire. Estimée par les Vingt-Sept, entre 60 et 100 milliards d’euros, le Royaume-Uni, n’entend pas débourser plus de 40 milliards.
Et l’après a, en l’absence de Big ben, un furieux goût d’After eight ?
Toutefois, l’arrangement recherché pour que la Grande Bretagne quitte définitivement l’UE n’empêche pas certains et notamment Boris Johnson, promoteur du Brexit, de toujours chercher à séduire et innover tous azimuts.
En présentant à Emmanuel Macron, lors de sa visite en l’humble demeure de Theresa May au 10 Downing Street, le projet de construction d’un pont autoroutier de 38 kilomètres de long visant à relier la France, pardon l’Europe, à la Grande Bretagne, Boris a fait très fort! Alors que certains veulent, à l’instar de Donald Trump, construire un mur entre le Mexique et les Etats-Unis, il en est un qui prône l’édification d’un pont destiné à renforcer les bonnes relations.
La différence est de taille, tant sur le plan symbolique que politique et pratique. Vous voulez certainement savoir pourquoi un « Brexit Bridge » serait un beau BB. Cliquez ici pour lire la suite puis écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon

ARE THERESA MAY AND NICOLA STURGEON WOMEN e-LIFE ?


Tout dépend ce que qu’on entend par e-life. Car si la Première ministre britannique demeure e-connectée et suit à la lettre les conséquences du référendum qui a voulu que le « Leave » l’emporte l’année dernière, au Royaume Uni, e-ropéenne elle ne peut plus guère se revendiquer. Quant à Nicola Sturgeon, Première ministre écossaise également visible sur cette photo, elle se montre pour sa part très connectée référendum dans son pays.
Il est notable que les évènements relatifs au divorce entre Royaume Uni et Union européenne ont tendance à s’accélérer. Theresa May écrira à l’Union européenne le 29 mars pour formellement annoncer la volonté du Royaume-Uni de sortir de l’UE. C’est du moins, selon l’agence Reuters, ce qu’a annoncé son porte-parole lundi, confirmant une information obtenue de sources européennes.
En vertu de l’article 50 du traité européen de Lisbonne, cette notification déclenchera un compte à rebours de deux ans pour trouver un accord sur le Brexit. Autant dire que ce sera long et qu’on a pas fini d’en reparler. Lire la suite

QUI A PEUR DU GRAND MECHANT BREXIT ?

Ecouter la chronique de Patrick Gorgeon

Qui a peur du grand méchant loup incarné depuis le 23 juin par la Grande Bretagne ? L’Europe !
C’est d’ailleurs ce qui explique qu’à l’occasion de leur rentrée politique, deux mois après le Brexit, les trois principaux leaders européens aient choisi de se réunir en un lieu symbolique. C’est en effet sur l’île de Ventotene en Italie que fût inhumé l’un des pères de l’Union européenne, Altiero Spinelli.
Confrontée notamment à la crise migratoire, au terrorisme et à la fêlure du vase européen, symbole d’union et de paix, provoquée par le vote des Britanniques en faveur du Out, le président français Francois Hollande, la Chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre italien Matteo Renzi se devaient d’apparaître forts et déterminés. Surtout à la veille du prochain sommet à 27 sur l’avenir de l’Europe qui aura lieu le 16 septembre à Bratislava en Slovaquie.
Outre les engagements du Plan Juncker, dont les premiers effets sur l’économie européenne se font toujours attendre, ce sont les questions de pouvoir et de crédibilité de l’Union européenne qui sont posées.
Le président du Conseil italien n’avait pas manqué de rappeler récemment :  » Si l’Europe est la plus grande victoire politique du XXe siècle, l’Europe est en danger d’effondrement si elle devient un ensemble d’intérêts »,
Or en choisissant de quitter l’Europe, les Britanniques ont taillé une brèche qui fragilise l’édifice et pourrait, si on n’y prend garde, donner des idées contagieuses à d’autres pays.
F. Hollande a beau affirmer : « l’Europe ne doit pas être vue comme le problème, mais bien comme la solution. » des doutes quant à son efficience subsistent.
D’ailleurs, Angela Merkel a pour sa part tenu à préciser : « l’Europe n’est pas encore l’endroit du monde le plus compétitif ». Il y a donc encore fort à faire !
Comment redonner confiance en l’Europe ? Sans doute en se tournant vers la jeunesse, qui en Angleterre notamment s’est montrée très anti-Brexit .
Il s’agit bien là dans tous les pays européens du public cœur de cible qui doit faire l’objet d’attentions particulières. C’est d’ailleurs ce qui justifie l’ambition affichée des dirigeants européens d’amplifier la mobilité et les possibilités de formation et d’emploi pour tous les jeunes à l’intérieur de l’Union européenne. Mais est ce suffisant ?
Après les discours, il faut des actes ! Et sans doute une communication qui sache valoriser le statut d’Européen auprès de générations qui vont avoir d’immenses défis à relever dans les temps à venir. Surtout à un moment clé de l’Histoire du XXIe siècle qui impose de repenser le mode de fonctionnement de nos sociétés, face à l’importance avérée de notions liées entre autres à l’environnement, l’énergie, la numérisation… qui augurent un changement radical du monde dans lequel il faudra vivre demain.
C’est peut être déjà dans ces différents domaines que l’Europe doit se distinguer pour prétendre s’ériger en un véritable nouveau modèle de développement et ainsi éviter d’être dévorée. Lire la suite

THERESA MAY PART FAVORITE POUR SUCCEDER A DAVID CAMERON AU POSTE DE PREMIER MINISTRE

Photo – REUTERS/Phil Noble

Alors que le Brexit provoque de manifestes incertitudes et remous bien au-delà du seul Royaume-Uni, Theresa May, ministre de l’Intérieur, part favorite parmi les trois candidats en lice pour succéder à David Cameron, Premier ministre démissionnaire à l’issue du référendum du 23 juin dernier. Après avoir reçu le soutien de la moitié des 330 députés conservateurs, soit 165 voix, Theresa May a déclaré être seule capable d’unir le Parti conservateur et d’assurer l’unité de la Grande-Bretagne. Mais qui est donc cette femme ? Tout d’abord une eurosceptique qui a finalement rejoint la campagne pro-UE. Concernant l’activation de l’article 50 visant à enclencher la procédure de divorce, Theresa May prône tout comme Michael Gove, ministre de la Justice et Andrea Leadsom, ministre de l’Energie, autres candidats au poste de Premier ministre, pour leur part foncièrement pro-Brexit, l’idée selon laquelle un « wait and see » s’impose, en dépit de la pression exercée par les Européens qui souhaitent un dénouement rapide. Faut-il voir en Theresa May une nouvelle Margaret Thatcher ? Quoi qu’il en soit, le résultat de cette course à l’investiture ne sera pas officiellement connu avant le 9 septembre. Le processus de sélection du Premier ministre doit en effet se poursuivre jeudi et mardi prochain, en attendant le vote des 150 000 militants conservateurs durant l’été qui permettra de départager les deux finalistes. Et c’est bien là que la situation se corse. Car le Brexit malmène l’économie britannique et génère une tension patente sur les places financières mondiales, la livre sterling ayant qui plus est atteint un nouveau plus bas depuis 31 ans en glissant sous 1,30 $. L’inquiétude gagne ! Et bien que Theresa May ait déclaré qu’un gros travail restait à faire pour unir son parti et le pays, mais aussi négocier le meilleur accord possible dans le cadre de la séparation avec l’UE, les mesures notamment fiscales annoncées jusqu’ici pour tenter de redresser la barre n’ont pour l’heure aucun impact et l’immobilier thermomètre révélateur penche sérieusement vers le mauvais temps. Nos précédentes émissions consacrées au Brexit demeurent consultables sur AWI. Dernier point d’actualité le 7 juillet en vidéo Lire la suite

FLEGME BRITANNIQUE POST BREXIT : WHAT ELSE ?

David Cameron, Premier ministre britannique, qui répondait lundi aux questions des députés à la Chambre des communes, s’est montré à la fois très serein et très déterminé. En dépit de questions parfois embarrassantes, il a su répondre en peu de mots, sans trahir le fond de son action et de sa pensée. Et hier en se rendant à Bruxelles, il savait devoir s’expliquer sur la conduite que compte observer son pays plongé après Brexit dans une demande de divorce à effets rebonds émanant des 27 autres pays membres de l’Union européenne. Mais il ne s’est pas démonté pour autant. Il a réaffirmé à ses interlocuteurs ce qu’il avait déjà clairement dit la veille, à savoir qu’il refusait tout recours à l’article 50 visant une sortie rapide de la Grande Bretagne de l’UE et, qu’il excluait catégoriquement l’idée consistant à procéder à un second référendum, le vote des Britanniques du 23 juin devant avant tout être respecté.
Habile, après avoir remis sa démission, il laisse à son successeur le soin de s’atteler aux tâches délicates qui l’attendent, la nomination de ce dernier devant intervenir avant le 2 septembre.
De quoi agacer certains chauds partisans d’une sortie rapide du Royaume-Uni comme la France et l’Italie, l’Allemagne adressant par la voix de Angela Merkel un message de fermeté, sans toutefois lancer d’ultimatum. Lire la suite