INHOTIM : UN COIN DE PARADIS BRESILIEN

Capture d’écran 2018-10-28 à 19.32.53-Arte-Invitation aux voyages


L’image qui introduit la chronique audio a été saisie lors de la diffusion dimanche, sur la chaine Arte, d’un magnifique reportage sur l’Inhotim. Cet impressionnant télescope aux miroirs à multiples facettes, création originale d’un artiste sculpteur, se trouve en effet placé au coeur de ce lieu d’exposition magique qui s’étend sur plus de 1.000 hectares dans le sud-est du Brésil. Un site exceptionnel qui présente notamment pour particularité d’accueillir des œuvres contemporaines monumentales d’artistes du monde entier au milieu d’un immense espace botanique qui rassemble de nombreuses espèces tropicales rares. L’occasion de revenir en marge sur l’élection présidentielle qui a porté dimanche au pouvoir Jair Bolsonaro, objet d’une précédente chronique. Un évènement qui permet également d’apporter un éclairage sur le cinquième plus grand pays du monde qui au-delà des questions politiques et économiques qui le taraudent, bénéficie d’une biodiversité sans pareille qu’il se doit de protéger pour relever bien des défis à l’intérieur de ses frontières comme au niveau planétaire. Cliquez ici pour écouter la chronique audio de Patrick Gorgeon

BRESIL – VENEZUELA – ARGENTINE : UN TRIO DE CHOC EN AMERIQUE LATINE

Au cours du mois d’août, la webradio webtv indépendante AWI avait choisi de vous sensibiliser aux situations particulières traversées par trois grands pays d’Amérique latine : Brésil, Venezuela, Argentine.
Ces coups de projecteur s’appuyaient entre autres sur un certain nombre d’analyses de spécialistes et d’observateurs, proposées dans le numéro de Problèmes économiques publié à la Documentation française intitulé : « L’Amérique latine dans la tourmente »
Aujourd’hui, les derniers évènements d’actualité touchant cette région du monde nous conduisent à vous inviter à retrouver ces émissions qui avaient pour objectifs de révéler les forces et les faiblesses de ces pays émergents dont on ne peut négliger le rôle dans l’équilibre global.
Tout d’abord en constatant que le parfait déroulement des Jeux olympiques 2016 à Rio de Janeiro, n’aura pas permis à Dilma Rousseff de remporter une victoire au terme de la longue épreuve procédurale dont elle a été l’objet à l’instigation de trois juristes.
A l’issue de 5 jours de procès, la présidente du Brésil, élue en 2011, a finalement été officiellement destituée de ses fonctions mercredi. Accusée dés décembre 2015 d’avoir maquillé des comptes publics en 2014 et d’avoir engagé des dépenses publiques sans l’accord du Parlement, 61 sénateurs, soit plus des deux tiers requis, se sont prononcés en faveur de son éviction du pouvoir. Sa succession est assurée par Michel Temer, qui après avoir été président par intérim, a prêté serment au Sénat dans la foulée. Pourtant, cet homme demeure lui aussi menacé de huit ans d’inégibilité en raison de sa mise en cause dans l’opération « Lava jato », qui avait pour but de financer des campagnes électorales et se trouve éclaboussé par le scandale du géant pétrolier Petrobras.
Autant dire que le feuilleton politico financier qui rythme la vie du Brésil depuis de nombreuses années est loin d’être terminé.
Avec une récession qui devrait selon l’OCDE encore perdurer en 2017, un taux de chômage élevé ( 11,3% au deuxième trimestre), les mesures d’austérité adoptées depuis un an qui se traduisent par la baisse des dépenses publiques et la hausse des impôts permettront elles une éclaircie de l’économie avec une hausse sensible du PIB ? En l’état actuel, rien n’est moins sûr ! Le sommet du G20 organisé en Chine demandera donc à Michel Temer de sortir de solides preuves tangibles pour regagner la confiance des grandes puissances économiques mondiales qui restent pour le moins dubitatives.
Pour retrouver les émissions audio consacrées au Brésil, au Venezuela et à l’Argentine, il vous suffira de cliquer sur les liens qui accompagnent chaque illustration ci–après. Lire la suite

COUP DE PROJECTEUR SUR LE BRESIL ET L’ARGENTINE


Durant cette période estivale qui permet à la webradio webtv indépendante AWI de relâcher quelque peu son rythme d’émissions, deux pays, Brésil et Argentine, feront l’objet d’une attention particulière.
Ce choix s’explique tout d’abord pour deux raisons.
D’une part, les 31e JO de Rio de Janeiro qui font du Brésil la plus grande vitrine de nombreuses disciplines sportives au niveau mondial, et d’une part, le championnat du monde de polo dont les matchs de la Coupe d’Or se déroulent à Deauville, du 10 au 26 août, en présence des plus grands noms du polo international, un sport dans lequel excellent plus particulièrement des Argentins.
L’occasion pour nous de faire le point sur la situation économique, sociale et politique que connaissent ces deux importants pays d’Amérique du Sud. Lire la suite

LE VENEZUELA DANS LA TOURMENTE

Photo: ©REUTERS

Ecouter la chronique de Patrick Gorgeon


La chronique intitulée : «La mauvaise santé des BRICS peut-elle déstabiliser l’économie mondiale ?» proposée début septembre 2015 sur AWI1 n’a malheureusement rien perdu de son actualité en cette période de 2016.
Outre le Brésil: l’Argentine, Cuba et le Venezuela, pays émergents non membres des BRICS, sont en effet toujours en proie à des difficultés économiques dont les conséquences pourraient s’envenimer dans les temps à venir.
Le fait qu’après un léger raffermissement de ses cours en début d’année, le baril de brent a de nouveau plongé pour franchir la barre des 40 dollars, le 2 août, n’augure rien de bon.
Il n’est d’ailleurs pas certain que les Vénézuéliens se précipitent en masse chez leurs voisins Brésiliens pour assister JO de Rio.
En revanche, ils se ruent en Colombie pour acheter médicaments et alimentation.
Le Venezuela traverse depuis déjà un certain temps une grave crise économique, financière et politique.
Grégory Wilpert avait raison de tirer la sonnette d’alarme dans le numéro de janvier 2016 du Monde diplomatique en évoquant un avis de tempête au Venezuela. Après une décennie de prospérité qui, entre 2000 et 2010, a permis de diminuer notablement les inégalités et la pauvreté, plusieurs pays d’Amérique latine sont depuis quelques temps amenés à payer les pots cassés d’une brutale rupture de croissance économique particulièrement dynamique qui a eu des effets salutaires. Mais cette prospérité qui avait pour moteur l’exportation de matières premières au premier rang desquelles le pétrole, se trouve confrontée à un renversement de tendance particulièrement préjudiciable. Les leviers du progrès économique et social ne répondent plus !
De plus, outre l’influence néfaste du climat d’insécurité et de criminalité, des PIB qui se réduisent comme peau de chagrin, des endettements qui n’ont fait que croitre de plus belle, l’instabilité politique complique un peu plus la situation.
L’obtention par l’Argentine de pouvoirs d’emprunts sur les marchés financiers, risquent dans ce pays d’affaiblir durablement l’économie en dépit des politiques d’ajustement adoptées par le gouvernement de Mauricio Macri.
Au Brésil, Dilma Rousseff, réélue en octobre 2014, vient d’être écartée du pouvoir pour six mois dans le cadre d’une procédure de destitution et remplacée par son vice-président, Michel Temer. Au Venezuela, le Conseil national électoral (CNE) a validé, lundi 1er août, la demande de l’opposition d’organiser un référendum sur le départ du président socialiste Nicolas Maduro, élu en 2013 pour un mandat allant normalement jusqu’en 2019.
Autrement dit, le caractère « sportif « des enjeux qui troublent le développement à venir des pays d’Amérique latine membres des BRICS et contrarient leurs performances économiques et sociales, revient aujourd’hui au devant de la scène sur fonds d’asthénie prolongée de l’économie mondiale.
Le cas du Venezuela évoqué dans le numéro de Problèmes économiques qui a pour titre « l’Amérique latine dans la tourmente » fait l’objet de la chronique audio que vous êtes invités à écouter. Lire la suite

LA MAUVAISE SANTE DES « BRICS » PEUT ELLE DESTABILISER L’ECONOMIE MONDIALE ?


Alors que les BRICS qui rassemblent  la Chine, le Brésil, la Russie, l’Inde et l’Afrique du Sud, se trouvent à leur tour frappés d’accès de faiblesse, on est en droit de s’interroger sur les espoirs suscités par ces pays qui ont connu des taux de croissance élevés mais aussi sur l’impact que pourrait avoir la fissuration de ces moteurs de développement. Car la crise qui se traduit par un ralentissement économique et la chute des cours des matières premières n’est pas sans conséquences sur les places boursières particulièrement volatiles qui dévissent régulièrement. Cette situation représente t’elle une véritable menace pour les pays avancés, eux-mêmes en proie à de nombreuses difficultés depuis déjà plusieurs années, et qui se voyaient bien sortir la tête de l’eau à un horizon rapproché ? Les difficultés de ces pays aussi moteurs que prometteurs en terme de développement risquent elles d’avoir des conséquences sur l’équilibre économique mondial ? Autant de questions qui méritent d’être posées à l’heure où on apprend, non sans surprise, que le Canada, un grand pays développé qu’on pensait à l’abri des aléas économiques, reconnaît avoir traversé dernièrement une récession. Lire la suite

LE BRESIL UN PAYS SPORTIF EN MAL DE COMPETITIVITE

Fondée sur une composition rythmique syncopée, issue d’un mélange entre les traditions des noirs africains amenés en esclavage dans les plantations, celles des indigènes et celles des colons européens, la samba nous entraîne au Brésil, un pays champion parmi les émergents qui va prochainement dominer l’actualité la plus chaude. Avec ses 195 millions d’habitants, ce pays d’Amérique latine a en effet réussi à atteindre un taux de croissance de 7,5% en 2010 et à se hisser au rang de septième puissance économique mondiale.
Mais aujourd’hui, la crise qui est passée par là n’autorise plus d’aussi belles performances. Avec un taux de chômage de l’ordre 5,5% de la population active, le Brésil a tout fait pour tenter d’éliminer la pauvreté en créant de multiples bolsa et notamment la « bolsa Familia » qui a permis à 25 millions de brésiliens de sortir de l’extrême pauvreté. Une action qui a provoqué la montée en puissance d’une classe moyenne qui représente désormais plus de 45% de la population. Tout semblait donc bien parti pour que le Brésil remporte la victoire sur le terrain économique et social.
Mais l’année 2013 est l’année ou tout a basculé, le modèle fondé sur une croissance tirée par la consommation ayant marqué le pas. Car le Brésil est confronté à une série de difficultés : la fin du supercycle des prix des matières premières, le changement de cap monétaire de la banque centrale américaine (FED) , une balance commercial qui a atteint son plus bas niveau depuis treize ans, et son manque de compétitivité de son tissu industriel.
Néanmoins, dans quelques jours, le Brésil sera à l’honneur et à la fête. D’une part en raison du déroulement sur son sol, du 12 juin au 13 juillet, de la Coupe du monde de football et d’autre part du fait de la préparation des Jeux Olympiques de 2016. L’heure n’est donc pas au liquidaçao ( soldes) des grands principes qui ont fait leurs preuves. Dilma Roussef élue en 2010 qui a succédé à Lula n’envisage pas de changer de stratégie, même si la décision consistant à augmenter le prix du billet d’autobus de 20 centavos soit 7 centimes d’euros a mis, le 21 juin 2013, 1,5 million de manifestants dans les rues à travers le pays.
Le programme « Brasil sem Miseria » Brésil sans misère notamment a sans aucun doute permis d’éviter un mouvement de protestation révolutionnaire.
Mais si beaucoup a été fait, beaucoup reste à faire. Surtout au moment ou toutes les économies sont frappées par une crise qui n’épargne quasiment aucun pays développé ni aucun pays émergent. Quoi qu’il en soit, le Brésil porteur emblématique du ballon rond va d’ici quelques jours faire danser, chanter… la Terre entière. Lire la suite