QUAND LE BLACK SATURDAY SUCCEDE AU BLACK FRIDAY

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors que le Black Friday a pour objectif, une fois dans l’année, d’inciter y compris en France, les quidams du monde entier à surconsommer, les Black Saturday nés en France de revendications concernant l’augmentation de taxes, ont tendance à se succéder générant un climat délétère.
Quels que soient les motifs d’une manifeste contestation et pour aussi légitimes qu’ils soient, la violence assortie de casses est le plus sûr moyen de conduire à l’échec.
Face à la détermination affichée par l’exécutif comme par les « Gilets jaunes », un chemin de la raison existe sans nul doute.
La partie de bras de fer qui s’est engagée entre un mouvement qui se veut sans étiquette politique et le pouvoir en place, sur fond d’annonce d’une augmentation des taxes sur les carburants à compter du 1er janvier 2019, pour s’élargir à la dénonciation des différentes taxes amputant le pouvoir d’achat, ne peut rester sans issue, sans solutions.
Surtout lorsque ces dernières mettent à mal ceux qui peinent à boucler leurs fins de mois en dépit de leur activité professionnelle qui leur impose de parcourir de longs trajets quotidiens entre leur lieu d’habitation et de travail. La situation que connaissent nombre de ceux qui ne résident pas dans des villes ou agglomérations dotées de transports en commun leur permettant de se déplacer autrement qu’à l’aide leur véhicule personnel, ont assez logiquement l’impression qu’on les prive ainsi d’une liberté de mobilité chèrement acquise.
Conscients que nous vivons une période de profonde mutation des modes de vie et de travail sur fond de prise en considération d’enjeux climatiques au caractère vital pour l’humanité toute entière, l’indispensable transition énergétique à laquelle nous sommes tous soumis ne peut se faire qu’avec l’adhésion des peuples.
Un pays développé comme la France doit donc se montrer capable de relever les défis économiques, sociaux et environnementaux. Lire la suite